<FILE-date="2008/01/14/19">
<article-nb="2008/01/14/19-1">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Les grands rseaux de convivialit amricains ont conquis le monde. Mais hors des Etats-Unis, la concurrence est vive pour Facebook et Myspace. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      V ous avez dirig une tude sur les rseaux sociaux. Leurs sites
    changent-ils la faon de se prsenter aux autres ? Ils prolongent et
    rendent plus explicites les identits : dans la vie relle, ma facette
    professionnelle est diffrente de celle que j'expose  mon club de
    rugby. Pourtant, c'est toujours moi, sans schizophrnie ni mensonge. Je
    peux afficher mon identit professionnelle sur LinkedIn ou Viadeo, la
    sparer de mon "moi personnel" sur FaceBook, voire intime sur le site
    de rencontres Meetic.
 
 
    Les membres de ces rseaux laborent-ils une nouvelle faon d'tablir
    et d'entretenir des relations ?
    Clairement, oui. Les rseaux sociaux ont invent des gestes virtuels
    qui donnent du sens  des actions anodines.Tout comme, dans la vie
    relle, offrir des roses a ses propres significations.
 
    Sur FaceBook, par exemple, je peux "poker" un ami (lui taper
    symboliquement sur l'paule sans rien avoir de particulier  lui dire),
    ou lui offrir un cadeau virtuel qui signifiera bien plus que les
    quelques pixels achets. Sur MySpace, on trouve les "thanks for the
    add" (remerciements  la personne qui vous a ajout parmi ses amis) ;
    sur LinkedIn, les recommandations (le tmoignage de collgues), etc.
 
    Leurs membres crent aussi une nouvelle relation au temps. Pour garder
    le contact avec mon rseau, je peux bloguer (publier une argumentation
    complte), microbloguer (fournir quelques mots indiquant mon tat
    d'esprit actuel), etc. Je suis ainsi en contact permanent avec mes
    amis, je sais ce qu'ils font ou expriment en direct, sans que cela me
    prenne trop de temps.
 
    On n'adhre pas non plus  l'un ou  l'autre de ces services pour les
    mmes raisons ni avec le mme but...
    S'il s'agit de se faire de nouveaux amis ou d'entretenir ses relations,
    il y a FaceBook, qui privilgie l'interaction, ou MySpace, qui sert
    davantage de vitrine  l'ego. Si l'on cherche  rencontrer l'me soeur,
    on prfrera Meetic ou Match.com, qui fonctionnent plutt comme des
    Bourses o chacun se "vend". Dans un objectif professionnel, on
    s'orientera vers le trs international LinkedIn pour des postes de
    direction, ou vers Viadeo, plus franais, pour des cadres moyens.
    Enfin, des sites comme Copains d'avant aident  entretenir des rseaux
    d'anciens lves.
 
    Les rseaux qui apportent le plus de bnfices  leurs utilisateurs
    sont les mieux cibls : le site Catster ne pourra jamais tre aussi
    gros que FaceBook mais satisfera les gens qui aiment les chats. Et les
    utilisateurs ont tendance  s'inscrire dans un rseau adapt  leur
    profil : MySpace est plutt frquent par des jeunes de classe moyenne,
    quand FaceBook s'adresse surtout aux 25-35 ans aiss.
 
<article-nb="2008/01/14/19-2">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Pour tre valide, un accord national interprofessionnel doit tre accept par trois organisations syndicales.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      L es syndicats CFTC et Force ouvrire ont annonc, lundi 14 janvier,
    qu'ils signeront le projet d'accord sur la "modernisation du march du
    travail" ngoci depuis septembre entre les partenaires sociaux. "Ce
    texte est quilibr, c'est un bon compromis qui va apporter des droits
    nouveaux aux salaris", a jug Jean-Claude Mailly,  secrtaire gnral
    de FO,  l'issue d'une runion de son bureau confdral.
 
 
    L'organisation s'est galement flicite de ce que "le CDI demeure la
    norme" et que "tout licenciement doit avoir un motif rel et srieux".
    Pour FO, "cela confirme la fin du CNE". En revanche, la centrale
    syndicale regrette que la rupture dite " l'amiable" ne soit pas
    soumise  l'homologation du conseil de prud'homme, ce qui pourrait
    "conduire  plusieurs types de recours judiciaires".
 
    TOUT RESTE  FAIRE
 
    "C'est un accord acceptable", avait estim peu de temps auparavant
    Jacques Voisin, secrtaire gnral de la CFTC,   l'issue d'une runion
    des instances dirigeantes de son syndicat, "ce n'est pas un bon accord
    mais ce n'est pas un mauvais accord puisqu'on le signe. Tout reste 
    faire".
 
    Selon lui, il ne s'agit que de "la premire tape dans la scurisation
    des parcours professionnels". Le projet permet des "avances pour les
    droits des salaris" et ne traduit en aucun cas "une victoire du
    patronat". Il "encadre les dparts  l'amiable qui auparavant
    rsultaient de procdures officieuses".
 
    De son ct, la CGT a d'ores et dj annonc qu'elle ne signerait pas.
    Restent  connatre la position de la CFE-CGC qui s'exprimera mardi et
    celle de la CFDT jeudi. Pour tre valide, un accord national
    interprofessionnel doit tre accept par une majorit d'organisations
    syndicales, trois sur cinq en l'occurrence.
 
    L'accord doit permettre, selon le Medef, d'instaurer une "flexiscurit
     la franaise". Le gouvernement a indiqu qu'il le reprendrait sous
    forme de projet de loi, s'il tait sign.
 
<article-nb="2008/01/14/19-3">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Le tribunal correctionnel de Crteil a mis sa dcision en dlibr au 28 janvier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      L e procureur de Crteil a requis, lundi 14 janvier, une peine de
    substitution de huit ans d'emprisonnement  l'encontre des  six membres
    de L'Arche de Zo condamns au Tchad  huit ans de travaux   forcs
    pour tentative d'enlvement d'enfants. Lors de cette audience, le
    magistrat a estim qu'il n'y avait aucune autre option juridique alors
    que la dfense a plaid en faveur d'une annulation de la peine,
    celle-ci ayant t, selon les avocats, prononce par   un Etat non
    dmocratique.
 
 
 
 
           Eric Breteau se dit prt  mener sa grve de
    la faim "jusqu'au bout"
 
 
 
    Eric Breteau assure, dans une lettre rvle lundi par le magazine
    "VSD", qu'il mnera "jusqu'au bout" sa grve de la faim, entame lors
    de sa dtention au Tchad, si les cinq autres membres de L'Arche ne sont
    pas librs. "Je n'ai pas chang d'avis sur la suite, je donnerai ma
    vie pour que tous les cinq retrouvent la libert", affirme-t-il dans ce
    document envoy dbut janvier  Christine Pligat, pouse d'Alain
    Pligat, le logisticien de l'quipe. "Si a foire, alors je mnerai ma
    grve totale jusqu'au bout", ajoute-t-il dans son courrier, assurant
    que les membres de l'quipe condamns  ses cts "n'ont pas mrit a"
    et "sont tous les cinq des gens formidables". (Avec AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    Seuls cinq des six membres de l'ONG Eric Breteau, Dominique Aubry,
    Emilie Lelouch, Alain Pligat et Philippe Van Winkelberg taient
    prsents au tribunal. L'infirmire Nadia Merimi, "puise et
    hospitalise depuis la semaine dernire", selon son avocat, Mario
    Stasi, tait absente. Eric Breteau, toujours en grve de la faim, est
    quant  lui apparu trs faible et amaigri. Il a fallu l'assistance de
    deux policiers pour l'aider  prendre place dans le box de la   salle
    d'assises du palais de justice de Crteil, rquisitionne pour
    l'occasion.
 
    "IL NE S'AGIT PAS ICI DE TENIR UN NOUVEAU PROCS"
    Rappelant qu'au moment de leur rapatriement, les six condamns avaient
    "expressment reconnu le caractre dfinitif et excutoire" de la peine
    prononce au Tchad, le procureur de la Rpublique de Crteil,
    Jean-Jacques Bosc, a affirm que "la peine qui correspond le plus est
    la peine de huit ans de prison". M. Bosc a galement soulign que le
    tribunal n'avait pas ici  se prononcer sur les faits ou  porter
    d'apprciation sur la culpabilit des six Franais. "Il ne s'agit pas
    ici de tenir un nouveau procs (...). S'engager dans cette voie, ce
    serait porter atteinte  un principe fondamental, la non-ingrence",
    a-t-il lanc, mettant en garde contre toute dcision qui nuirait aux
    engagements pris par la France au niveau international. Sur le fond, le
    procureur a rappel que l'action mene par L'Arche de Zo tait
    illgale, soulignant les "difficults dans lesquelles les autorits
    franaises auraient t mises si l'opration avait t conduite  son
    terme".
 
    La dfense a choisi de concentrer ses attaques sur le Tchad, un "Etat
    totalitaire" dont la dcision juridique ne devrait pas s'appliquer en
    France. M^e Gilbert Collard, dfenseur d'Eric Breteau, Emilie Lelouch
    et Philippe van Winkelberg, a demand que les juges n'appliquent pas
    une peine sans savoir si le jugement la fondant est "valable". "Les
    dmocrates tchadiens attendent que l'on donne (au prsident   tchadien
    Idriss) Dby, l'inventeur des enfants soldats, une leon de
    dmocratie", a plaid M^e Collard. M^e Simon Miravette, avocat d'Alain
    Pligat, a pour sa part qualifi l'affaire de "dossier en tat
    d'apesanteur", le tribunal correctionnel n'ayant, selon lui, "aucun
    cadre pour statuer en toute quitude".
 
    La justice franaise devrait refuser de convertir la peine en
    s'appuyant sur la Convention europenne des droit de l'homme, selon la
    dfense, le document rendant impossible un tel procd. Auparavant, le
    procureur avait fait valoir que cette Convention "n'a pas de valeur
    suprieure"  la convention judiciaire franco-tchadienne de 1976 qui a
    permis le transfrement des accuss. "On ne peut pas refuser
    d'appliquer un trait en en invoquant un autre", a-t-il expliqu.
 
    Le tribunal correctionnel de Crteil a mis sa dcision en dlibr au
    28 janvier. S'il suivait les rquisitions du parquet, les membres de
    L'Arche de Zo, actuellement incarcrs  Fresnes, n'auraient comme
    seul espoir qu'une grce du prsident tchadien, Idriss   Dby, Nicolas
    Sarkozy n'ayant pas de pouvoir en la matire.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-4">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Franois Fillon a annonc, lundi, un plan de rforme de sept des neuf ports autonomes franais, qui prvoit notamment la privatisation des activits de manutention.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      F ranois Fillon a annonc, lundi 14 janvier, un plan de rforme des
    ports autonomes franais pour le printemps : un dossier explosif,
    longtemps repouss, qui prvoit notamment la privatisation des
    activits de manutention. "Il est ncessaire de transfrer les
    activits de manutention exerces par les ports  des oprateurs
    privs", a dclar depuis Marseille le chef du gouvernement, qui a
    tent de rassurer les personnels en prenant "l'engagement" que
    "personne ne sera(it) laiss sur le bord de la route par la rforme".
    "Un ambitieux plan d'investissement", au montant encore inconnu, a
    galement t annonc.
 
 
    Selon le premier ministre, les discussions s'engageront port par port,
    afin que chaque "solution particulire" soit prise en compte.
    L'objectif du gouvernement est de passer, d'ici  2015, de 3,6 millions
    de conteneurs  10 millions dans les ports franais et de crer 30 000
    emplois. Au terme de ce plan, qui concernera sept des neuf ports
    autonomes franais (Paris et Pointe--Pitre faisant l'objet d'une
    rflexion spare), le secteur priv sera charg de la gestion des
    quais, l'Etat n'assurant plus que ses missions rgaliennes (gestion des
    domaines portuaires, scurit, etc.).
 
    "IL N'Y A PLUS RIEN  DISCUTER"
 
    Les grands acteurs du monde maritime rclament cette rforme de longue
    date alors que les ports franais sont  la trane face  leurs
    concurrents europens. En vingt ans, Marseille, premier port autonome
    franais, a recul de la premire place en Mditerrane pour le
    transport de conteneurs  la onzime.
 
    Mais l'annonce de ce plan provoque l'inquitude des responsables
    syndicaux. "Nous sommes fortement opposs  ce qui vient d'tre
    annonc", a dclar le secrtaire gnral de la CGT du port autonome de
    Marseille, Pascal Galeot. "Il n'y a plus rien  discuter", dplore la
    secrtaire de l'Union dpartementale-CGT des Bouches-du-Rhne, Mireille
    Chessa. "Ce   qui me choque, c'est que le premier ministre annonce
    cette   privatisation des activits de manutention, sans aucune
    discussion avec   les organisations syndicales", a-t-elle dclar. "Une
      fois de plus, les partenaires sociaux sont pris  contre-pied".
 
    Des   dtails sur la rforme propose par M. Fillon devraient tre
    fournis   lors d'une runion prvue mardi matin avec Dominique
    Bussereau, le secrtaire d'Etat aux transports charg de prparer le
    plan de relance,  laquelle participera une   dlgation de la CGT.
 
<article-nb="2008/01/14/19-5">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Six rgions ont refus de recevoir des dchets en provenance de Campanie, o le systme de traitement des dchets est satur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      L es Napolitains ne peuvent gure compter sur la solidarit nationale
    pour rsorber les 120 000 tonnes d'ordures qui jonchent depuis Nol les
    rues de Naples et l'arrire-pays. Six rgions ont refus de recevoir
    des dchets en provenance de Campanie, o le systme de traitement des
    dchets est satur. Et les prsidents de celles qui ont donn leur
    accord au gouvernement doivent faire face  de fortes oppositions
    locales.
 
 
    L'arrive par la mer d'un premier chargement de 1 500 tonnes en
    Sardaigne a provoqu de violentes chauffoures  Cagliari dans la nuit
    du 11 au 12 janvier. Un millier de manifestants s'en sont pris aux
    camions de dchets et  la rsidence du prsident de la rgion, Renato
    Soru (centre-gauche). Les heurts avec la police ont fait une vingtaine
    de blesss. Neuf "casseurs" ont t interpells au cours du week-end.
    La protestation s'est dplace, dimanche, en Sicile, o un bateau de
    dchets a t dcharg prs d'Agrigente, malgr un barrage mis en place
    par des habitants. Dans les Pouilles et les Abruzzes, des
    manifestations hostiles ont devanc l'arrive des convois et des
    cordons se sont organiss  l'entre des dcharges prvues. En
    Emilie-Romagne, le maire d'Imola, commune qui doit accueillir une
    partie des 5 000 tonnes acceptes par la rgion, a reu des menaces de
    mort.
 
    "POUR NE PAS AVOIR  S'EN OCCUPER"
 
    Dans le nord, la Ligue du Nord, formation xnophobe et populiste,
    refuse toute forme de collaboration : "Au nom de la solidarit, nous
    devrions prendre la situation en charge en attendant la prochaine crise
    ? Non merci", affirme l'ancien ministre Roberto Maroni. Dirige par le
    centre-droit, la Lombardie subordonne son aide  des "conditions
    conomiques et environnementales" draconiennes. Dans le Pimont
    (centre-gauche), des dirigeants locaux s'opposent  la dcision de la
    prsidente de la rgion, du mme bord politique : "Nous touchons le
    fond, il faut retrouver le sens de l'Etat, s'est indigne Mercedes
    Bresso dans La Stampa. Au nom de peurs presque toujours infondes et de
    la dfense d'intrts personnels ou locaux, les groupes politiques, les
    diverses associations et mme l'Eglise ont toujours cherch  renvoyer
    ou transfrer le problme - en Allemagne, en Suisse, n'importe o mais
    loin de chez soi - pour ne pas avoir  s'en occuper."
 
    Le chef du gouvernement, Romano Prodi, s'est insurg contre ce manque
    de coopration : "Nous sommes tous italiens, a-t-il dclar. Nous
    sommes un pays civilis, s'il existe des points de faiblesse, nous
    devons chercher  soulager la souffrance de ceux qui en sont victimes."
    Il semble avoir t entendu par son prdcesseur, Silvio Berlusconi :
    le chef de Forza Italia s'est dclar, dimanche, en faveur d'une
    "collaboration", non sans avoir regrett que la crise des ordures de
    Campanie ait "relgu l'Italie au niveau d'un pays du tiers-monde". Une
    manifestation organise par les partis de droite a runi prs de 10 000
    personnes, samedi,  Naples, devant le sige de la rgion, pour
    demander la dmission de son prsident de centre-gauche.
 
    En ville, la situation n'empire plus grce  l'intervention du gnie et
    les premires vacuations de dchets hors de Campanie. Mais la tension
    persiste dans le quartier de Pianura, o le commissaire spcial nomm
    par le gouvernement avec les pleins pouvoirs veut faire rouvrir une
    dcharge contre l'avis des habitants. La plupart des coles taient
    encore fermes, lundi matin 14 janvier, en raison des risques
    sanitaires.
 
<article-nb="2008/01/14/19-6">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  La ministre de l&#38;#39;intrieur a prsent lundi son &#38;#34;plan scurit&#38;#34; visant  faire du dpartement francilien un &#38;#34;laboratoire d&#38;#39;excellence&#38;#34;, en y crant trois &#38;#34;units territoriales de quartier&#38;#34;. La ministre se dfend pourtant de &#38;#34;refaire des postes de police de proximit&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L a ministre de l'intrieur, Michle Alliot-Marie, a annonc, lundi 14
    janvier, la cration de trois "units territoriales de quartier", dans
    le cadre d'un "plan scurit" qui sera expriment en Seine-Saint-Denis
    "ds le mois de mars". Ces units doivent permettre d'"assurer une
    prsence visible et dissuasive et d'identifier et interpeller les
    dlinquants", a prcis la ministre. Il s'agira, dans un premier temps,
    d'un "dispositif exprimental", runissant trente volontaires ayant au
    moins deux ans d'anciennet dans la police et qui seront rpartis, 
    raison de dix volontaires par unit, sur trois primtres gographiques
    : "plusieurs  quartiers de Clichy/Montfermeil, dont le Chne pointu, le
    Bois du temple   et les Bosquets, le Franc-Moisin/Bel-air, 
    Saint-Denis, et les 4 000    la Courneuve".
 
 
    M^me Alliot-Marie se dfend pourtant de "refaire des postes de police
    de proximit", un projet cher  la gauche et auquel le prsident
    Nicolas Sarkozy s'est oppos  plusieurs reprises. "Ce qui compte, ce
    n'est pas le nom, c'est le contenu", prcise la ministre dans un
    entretien au Parisien/Aujourd'hui en France du 14 janvier. Michelle
    Alliot-Marie refuse "une fausse proximit", "une mission ambigu" et
    "une police qui joue le rle des associations", mais entend que la
    police "soit proche des gens". La ministre compte faire de la
    Seine-Saint-Denis, qui avait connu d'importantes violences lors de la
    crise des banlieues fin 2005, un "laboratoire d'excellence de la police
    moderne".
 
    TOURNANT OU "OPRATION COSMTIQUE" ?
 
    La ministre compte aussi dvelopper "un partenariat avec l'ducation
    nationale" pour mieux faire connatre les mtiers de la scurit  des
    jeunes issus des quartiers populaires en difficult, poursuit-elle dans
    son entretien au Parisien. M^me Alliot-Marie veut aussi dgager les
    policiers des tches administratives et promet qu'"en deux ans, cent
    policiers en seront librs pour rejoindre le terrain en
    Seine-Saint-Denis. Sur toute la France, ce sont au total 3 500
    policiers qui retrouveront ainsi leur cur de mtier".
 
    Pour inciter les policiers  rester dans les quartiers difficiles, la
    ministre veut "aller vers un concours rgionalis", afin que les promus
    de la rgion parisienne aient vocation  y rester "entre huit et dix
    ans". Elle annonce un encadrement "renforc par des policiers
    d'exprience" et "des contreparties" , telles que "des promotions plus
    rapides" et des mesures avec les communes, "facilitant la vie
    quotidienne" en matire de logement, de garde d'enfants, etc.
 
    La dpute PS Delphine Batho, secrtaire nationale charge de la
    scurit, a ragi lundi  l'annonce faite par M^me Alliot-Marie, se
    demandant s'il s'agissait d'un "tournant ou d'une opration cosmtique
    sans lendemain". "Pour que cela marche, il faut des moyens nouveaux et
    substantiels", relve M^me Batho, qui s'interroge "sur les intentions
    relles du gouvernement alors que tous nos amendements en ce sens ont
    t rejets" lors de l'examen du budget 2008.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-7">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Montchavin et la Plagne ont accueilli, de jeudi 10  samedi 12 janvier, une tape de la Coupe du monde. Pour une premire victoire franaise chez les hommes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      I l y a certains sports dont la raret, conjugue  un certain
    litisme, fait tout le charme. Leur dveloppement, ds lors, relve de
    la quadrature du cercle. Le tlmark, avec son lgance dsute, est un
    bel exemple de cette catgorie.
 
    De quoi s'agit-il ? De pratiquer le ski  l'ancienne - mais avec du
    matriel moderne - comme il se dveloppa il y a cent quarante ans en
    Norvge, bien avant l'avnement des chaussures aux coques rigides. Un
    pied talon lev, le genou arrivant presque au contact de la spatule du
    ski amont, l'autre pied  plat, solidement camp sur le ski aval, le
    skieur de tlmark offre l'image d'un danseur, silhouette dlie. Cette
    discipline, longtemps oublie, a d'abord t remise au got du jour aux
    Etats-Unis, avant de revenir en Scandinavie au dbut des annes 1990,
    o les adeptes sont aujourd'hui plus nombreux que partout ailleurs.
 
 
 
 
           Jean-Baptiste Grange en tte de la Coupe du
    monde de slalom
 
 
 
    Jean-Baptiste a pris la tte de la Coupe du monde de slalom aprs sa
    victoire  Wengen, en Suisse, samedi 12 janvier. La veille, le skieur
    franais s'tait impos dans le super-combin. Depuis le dbut de la
    saison, Jean-Baptiste Grange, 23 ans, a remport trois preuves de
    Coupe du monde. Bode Miller a, lui, sign son deuxime succs de la
    saison en remportant la descente de Wengen devant le Suisse Didier
    Cuche. Cette victoire permet  l'Amricain de prendre au Suisse la
    deuxime place du classement de la Coupe du monde, toujours domin par
    l'Autrichien Benjamin Raich. Jean-Baptiste Grange occupe, lui, la 5^e
    place.
 
                                                              
 
 
 
    Le parcours n'est pas sans faire sourire : le tlmark, bel anctre, se
    retrouve aujourd'hui rang dans les "nouvelles glisses", catgorie un
    peu fourre-tout, bien pratique en ces temps o les sports d'hiver se
    trouvent chaque anne de nouvelles expressions.
 
    Montchavin et la Plagne, stations lies de la valle de la Tarentaise,
    ont offert, de jeudi 10  samedi 12 janvier, en accueillant une tape
    de la Coupe du monde de tlmark, une rare occasion d'apprcier cette
    discipline, qui se dessine donc tout en paradoxes. Ses adeptes
    comptiteurs, pour la plupart, offrent des profils d'esthtes : dots
    d'une solide formation acquise sur les champs de course du ski alpin,
    ils ont bifurqu  l'adolescence, ne voulant, ou ne pouvant, s'ouvrir
    les portes du grand cirque blanc. "J'accueille souvent des gamins qui
    adorent le ski, mais qui, les jours d'preuve, en alpin, se trouvaient
    toutes les excuses pour ne pas aller se frotter aux piquets, qui
    refusaient vraiment la comptition, explique Sbastien Mansart, l'un
    des deux entraneurs de l'quipe de France, qui officie aux Houches.
    Avec le tlmark, comme par miracle, ils ont trouv un terrain qui leur
    plat."
 
    Philippe Lau, 21 ans, vainqueur de l'une des trois preuves disputes
    durant le week-end - une premire en Coupe du monde pour un Franais -,
    raconte une histoire personnelle exemplaire : "J'en avais vraiment
    marre de l'ambiance de l'alpin, et je me suis bless au moment o
    j'aurais pu intgrer la section sport-tudes du lyce de Moutiers. Le
    tlmark m'a ouvert une autre voie."
 
    En France, la discipline vit avec des bouts de ficelle. La fdration
    de ski lui alloue un budget annuel qui n'excde pas 10 000 euros. Avec
    les dplacements, le cot d'une saison, pour un seul athlte, est
    pourtant d'environ 7 000 euros. La plupart, les sponsors tant rares,
    payent la majeure partie de leurs poches - ou de celles de leurs
    parents.
 
    Le format de comptition est spectaculaire. Un parcours de slalom
    gant, coup d'un saut, agrment d'un ou deux "loom(s)" - un virage 
    360 degrs ralis  pleine vitesse - et d'un ou deux parcours en
    skating, sur plat ou en lgre monte. Le tout est assez ludique et
    franchement "casse-pattes". Diverses pnalits sont prvues pour qui ne
    respecteraient pas les gestes ondulants du tlmark et serait tent
    d'utiliser ses skis  la manire des alpins.
 
    "ETAT D'ESPRIT"
 
    Lo Pavelic, 16 ans, est l'un des espoirs tricolores. Petit prodige de
    la glisse, il a la chance d'tre suivi depuis son enfance par un
    sponsor qui n'est pas rebut par le tlmark. Il construit, lui, son
    parcours en dehors des sentiers battus, pousant l'air du temps qui
    voit les quipementiers communiquer sur les grands espaces, de glace et
    de poudreuse. Sa vie suit son cours sur les cimes,  l'cart de tout
    carcan - il n'a jamais t scolaris, suivant des cours par
    correspondance qui lui permettent aujourd'hui d'tre en premire
    scientifique. Chaque t, avec son pre, il part en expdition en
    Himalaya, pour des sessions d'alpinisme et de ski extrme. Il dtient
    ce qui semble tre un record de prcocit :  9 ans, il a gravi un 6
    000 mtres. "Le tlmark, c'est avant tout un tat d'esprit, une
    ambiance", sourit-il.
 
    Dans les diffrentes tapes de la Coupe de France, il n'est pas rare
    d'observer des courses o se ctoient des enfants et des "anciens", des
    sportifs de haut niveau et des amateurs  peine clairs. Le charme
    opre, mais les organisateurs et les meilleurs, qui veulent lutter
    contre des adversaires souvent mieux lotis, cherchent des fonds. En
    Norvge, certaines comptitions sont diffuses  la tlvision en
    direct.
 
    Un avenir financier radieux passerait par une prsence olympique. "Ce
    sera long, mais ce n'est pas impossible", affirme Anthony Favre,
    responsable de la discipline  la FIS, la fdration internationale. Le
    tlmark, discipline de tradition, ne veut pas tre une simple mode.
 
 
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<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Le chef du gouvernement, Jos Luis Zapatero, doit affronter les critiques du leader de l&#38;#39;opposition, Mariano Rajoy, sur la situation conomique du pays.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      A vec la dissolution du Parlement, l'Espagne est entre, lundi 14
    janvier, dans la dernire ligne droite avant les lections lgislatives
    du 9 mars. Le chef de gouvernement, Jos Luis Rodriguez Zapatero,
    candidat  un second mandat de quatre ans, est oppos pour ces
    lections au leader de la droite, le prsident du Parti populaire (PP),
    Mariano Rajoy.
 
 
    Dans les sondages, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) est
    crdit d'une lgre avance sur le PP (43 % contre 40 %) qui   ne le
    met pas  l'abri d'une   mauvaise surprise. Les derniers sondages font
    d'ailleurs tat d'un resserrement   des carts.
 
    LA SITUATION CONOMIQUE AU CENTRE DES DBATS
 
    Lors d'une confrence de presse lundi, M. Zapatero a dress un bilan
    flatteur de son mandat, insistant sur les rsultats conomiques du
    pays, sur la srie de rformes de socit (dont le mariage homosexuel)
    menes par son gouvernement et sur la modernisation institutionnelle
    (avec des nouveaux statuts d'autonomie largie pour six rgions
    espagnoles).
 
    La conjoncture instable lie  la crise des "subprimes" et au fort
    ralentissement du secteur immobilier espagnol jettent cependant depuis
    quelques semaines des ombres sur le tableau conomique espagnol. Le
    leader de la droite, Mariano Rajoy, s'est attach  cibler ses attaques
    contre le gouvernement sur la perte de pouvoir d'achat et sur les taux
    de remboursement en hausse pour les emprunts immobiliers. Le
    gouvernement de Zapatero est "un danger pour l'conomie des familles
    espagnoles", a ainsi dclar M. Rajoy lors d'un meeting dimanche.
 
    La campagne lectorale officielle dbutera le 22 fvrier et durera
    jusqu'au 7 mars.
 
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<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9">  Retrouvez l'ensemble des d&#233;p&#234;ches sur http://www.lemonde.fr
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