<FILE-date="2008/01/13/19">
<article-nb="2008/01/13/19-1">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-1">  Autour de Cap Canaveral, les parcs d&#38;#39;attractions permettent de patienter.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-1">      C 'est, dit-on, un spectacle somptueux. Dans le ciel de Floride, 
    chaque fois, un son et lumire poustouflant. Suffisamment pour que, 
    chaque lancement de navette, tous les htels de la Space Coast - cette
    troite bande de terre  fleur d'eau, entre Palm Bay et Titusville -
    affichent invariablement complet. Et,  mesure qu'approche 2010, date
    de la mise au rencart d'Atlantis, d'Endeavour et de Discovery,
    l'engouement touristique pour cette rgion minuscule de la cte
    orientale du Sunshine State devrait encore monter en puissance.
 
 
 
 
           Formalits et accs
 
 
 
    Formalits. Etre en possession d'un passeport individuel  lecture
    optique en cours de validit et mis au plus tard le 25 octobre 2005 ou
    d'un passeport lectronique. A dfaut, l'obtention d'un visa reste
    obligatoire.
 
    Accs. Vols de Paris pour Orlando, via Atlanta, avec Air France (Tl. :
    3654) et Delta Airlines (Tl. : 0811-640-005), tous les jours  partir
    de 709 euros.
 
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Dplacements et tapes
 
 
 
    Dplacements. La location d'une voiture est une ncessit. Les tarifs 
    l'aroport sont un peu plus chers. Forfaits. Les spcialistes des
    Etats-Unis proposent des formules avion-htel-voiture  bons prix,
    notamment, Directours (www.directours.com), Jetset
    (www.jetset.to), Voyageurs aux Etats-Unis (vdm.com), Kuoni
    (www.vacancesfabuleuses.fr), la Maison des Etats-Unis
    (www.maisondesetatsunis.com) et la Compagnie des Etats-Unis
    (www.compagniesdumonde.com).
 
    Etapes. A Cocoa Beach, le Double Tree Hotel et le Hampton Inn, deux
    imposantes btisses sans charme, offrent des chambres confortables,
    souvent avec vue sur l'ocan (autour de 150 ). A Titusville, les htels
    sont meilleur march. Demander  voir la chambre avant de laisser une
    carte bancaire  l'accueil : le pire existe.
 
 
                                                             
 
 
       (fl-sq.gif)    Achats et office du tourisme
 
 
 
    Achats. A Orlando, les Premium Outlets (8200 Vineland Avenue) et Prime
    Outlets (4951 International Drive) sont les temples du vtement griff,
    o choix et prix dfient l'imagination. A Cocoa Beach, Ron Jon est le
    mythique magasin des sports de glisse, ouvert 24 heures sur 24 (4151
    North Atlantic Avenue, Tl. : 321-799-8820).
 
    Office du tourisme. www.office-tourisme-usa.com.
 
 
                                                             
 
 
 
    Prochain lancement : au plus tt le 24 janvier. Ensuite, il ne restera
    qu'une dizaine de tirs avant que la navette amricaine n'entre au
    muse. La vision de ces quelque 2 000 tonnes d'acier et d'ergols qui
    s'arrachent de terre appartiendra alors au pass. Il est donc temps.
    Mais faire le voyage de Floride pour admirer l'envol de l'un des trois
    derniers "oiseaux blancs" de la NASA peut aussi relever du sacerdoce.
    L'attraction ne se donne pas au premier venu. Elle se mrite. Bien
    souvent, il faut au touriste du temps, de la patience, un talent
    certain pour la planification et, surtout, une rsistance inoxydable 
    l'ennui.
 
    Il faut d'abord se tenir inform, sur Internet, du calendrier des
    lancements. Acheter en ligne, si l'on veut tre aux toutes premires
    loges, les tickets d'entre sur le site mme du Kennedy Space Center
    (KSC) et prvoir au moins une semaine de dlai entre leur commande et
    leur livraison. Il faut aussi savoir que les droits d'entre au KSC 
    l'occasion d'un tir ne sont pas rembourss en cas d'annulation ou
    d'ajournement.
 
    Les navettes sont fatigues et ces reports ne sont pas rares. Le matin,
    tous les indicateurs (mtorologiques, techniques) peuvent tre
    favorables avant que, l'aprs-midi, un nuage isol ou un capteur
    capricieux remette au lendemain l'vnement. Il faut le savoir : depuis
    la chute de Columbia, dbut 2003, cette valse-hsitation peut durer.
    Voire s'terniser. Et, d'un report l'autre, on attend.
 
    Que faire ? Avoir fait le choix d'un htel  Cocoa Beach plutt qu'
    Titusville offre l'accs  des plages qui, au mieux, peuvent divertir
    une poigne d'heures. La faune, elle, est exceptionnelle. Se poster au
    bord d'une route, attendre et observer, peut permettre d'apercevoir des
    ratons laveurs (Procyon lotor) aussi peu farouches que les cureuils
    des parcs londoniens, des tortues de Floride (Trachemys scripta
    elegans), voire des alligators d'Amrique (Alligator mississippiensis).
    Pour le voyageur qui se pique d'ornithologie, le National Wildlife
    Refuge de la presqu'le de Merritt Island - o est galement install
    le KSC - est un paradis. Plus de 300 espces d'oiseaux peuvent y tre
    observes et photographies : rapaces en tout genre, oiseaux d'eau,
    migrateurs en transit ou en hivernage...
 
    Mais, pour celui que les btes laissent froid, ce coin de Floride est
    d'une platitude  peu prs parfaite. C'est un paysage de forts basses
    et buissonnantes, une dense vgtation de mangrove qui semble avoir
    pris pied sur l'intrieur des terres et que vient gayer, parfois, une
    plantation d'agrumes, un tang d'eau saumtre ou quelques palmiers de
    rigueur. Les routes sont d'une rectitude assommante ; les parkings sont
    pleins et les trottoirs sont vides. De pitons, nulle part.
    L'automobile, dont la climatisation tient les hommes  l'abri de la
    chaleur, souvent crasante, est partout.
 
    Aller  Miami qui, parat-il, prsente un intrt, est tentant. Hlas !
    La grande ville, qui fait face  Cuba est  prs de 350 km de la Space
    Coast. Et lorsque les ingnieurs de la NASA reportent le lancement
    d'une journe sur l'autre, il est impossible de partir au matin vers la
    pointe sud de la pninsule floridienne et d'en revenir au soir.
 
    Pour voir une ville, pas le choix. Il faut aller  Orlando,  seulement
    60 km vers l'ouest. Mais s'il est une cit o l'on peut prir d'ennui,
    ce peut tre ici. Un centre-ville y existe pourtant ; il se rsume 
    une portion de cinquante mtres de rue, dans Church Street, qui seule
    garde le cachet surann des villes amricaines du dbut du sicle
    dernier. L'ancienne gare a t conserve. Une antique locomotive 
    vapeur est expose l, face  quelques restaurants et quelques bars
    installs dans de vieilles et lgantes btisses restaures. Et c'est
    tout. Ailleurs dans la ville, lorsqu'il s'y dplace, l'Europen
    propuls ici ignore souvent s'il est encore dans une rue ou dj sur
    une autoroute.
 
    Si Orlando est une destination touristique majeure, ce n'est pas pour
    la ville, mais pour ce qu'il y a tout autour. Aucun autre endroit au
    monde ne peut se targuer d'une telle densit de parcs  thmes. Le
    Magic Kingdom de Disney, le Disney's Hollywood Studios, le Disney
    Animal Kingdom, le Disney's Typhoon Lagoon, Seaworld, l'Islands of
    Adventure, Wet'n Wild, l'Universal Studio Florida...
 
    Au hasard, on tente le dernier. Rien de trs diffrent de ce que l'on
    trouve dans tous les parcs  thmes du monde. A un dtail prs : la
    nourriture. Elle est partout. Dans l'enceinte du parc, pas moins de
    dix-sept restaurants et dbits alimentaires en tout genre. Le
    Finnegan's Bar & Grill, le Lombard's Seafood Grill, le San Francisco
    Pastry Company, le Bone Chillers, le Kid Zone Pizza Company, le Midway
    Grill, etc. Sans compter les innombrables cahutes disperses un peu
    partout, o l'on peut se procurer une cuisse de dinde rtie, une crme
    glace ou un soda.
 
    Comme souvent dans les parcs d'attractions, la journe s'achve sur une
    parade. Majorettes, fanfares, baudruches gantes retenues au sol par
    des attelages d'employs en uniforme, dfil de chars inspirs des
    personnages emblmatiques des studios Universal... Rien, l encore, qui
    diffre vraiment de ce qui se fait ailleurs. Les couleurs sont
    peut-tre un peu plus vives ; on lsine moins sur les cotillons. A 17
    heures, la parade s'tiole. Les foules migrent lentement vers les
    niveaux du parking gant. Il est temps de rentrer. La navette dcollera
    peut-tre demain.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-2">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-2">  Avec les &#38;#34;5 tridents&#38;#34;, l&#38;#39;htelier abandonne quelques-unes de ses traditions pour attirer une clientle haut de gamme
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-2">      P our le premier htel de sa nouvelle gamme, classe "5 tridents", le
    Club Mditerrane a choisi l'le Maurice, une destination rpute "de
    rve" dans l'ocan Indien.
 
    C'est au coeur d'une ancienne plantation de canne  sucre au nord-ouest
    de l'le que le nouveau club a t construit, dans une zone vierge de
    complexes hteliers mais proche de la capitale Port-Louis. "Une
    vritable fort, o lorsque je suis venu la premire fois il fallait
    presque se faire un chemin au coupe-coupe", s'amuse  raconter Henri
    Giscard d'Estaing, PDG du Club Mditerrane.
 
 
    L'endroit tait tellement sauvage qu'il a fallu dblayer 100 tonnes de
    rochers pour y btir le village et y amnager une plage. Une manire de
    se tenir  l'cart de l'exploitation intensive des ctes de cette le
    apprcie pour son climat, ses paysages exotiques et la quasi-absence
    de dcalage horaire avec l'Europe et l'Asie. Une implantation qui,
    aussi, rduit encore les kilomtres de ctes intactes de l'le.
 
    L'Albion a t conue pour accueillir une clientle "haut de gamme".
    Une bouteille de champagne est prvue pour recevoir le nouvel arrivant
    dans une suite quipe d'une tlvision  cran plat, d'une chane
    hi-fi, d'un minibar et d'un lit de deux mtres de large. Le confort
    spartiate des cases de la cration du Club Mditerrane n'est dsormais
    plus qu'un lointain souvenir.
 
    Les 5-tridents doivent remplir un certain nombre de conditions. Un site
    exceptionnel tout d'abord, ce qui est une tradition au Club Med, dont
    les villages ont souvent t ouverts, il y a longtemps, dans des
    rgions qui taient alors peu ou pas exploites touristiquement.
    L'hbergement doit tre spacieux et luxueux. Le confort des chambres
    est divis en trois catgories : "club" pour la plus petite (42 m^2)
    "deluxe" (50 m^2) et la suite enfin (70 m^2).
 
    Les clients sont toujours des "gentils membres" (GM), mais ils ont
    droit  un traitement de faveur avec un transfert spcifique entre
    l'aroport et le village. Moyennant finances, ils peuvent mme s'y
    rendre par hlicoptre. Et si l'accueil par les "gentils organisateurs"
    (GO) se veut toujours dtendu, plus question nanmoins de tutoyer
    systmatiquement les clients, le vouvoiement est dsormais de rigueur.
 
    Fini aussi les tables destines  rapprocher les GM : il est dsormais
    possible de prendre ses repas en tte  tte,  une table de deux
    personnes. La tradition des buffets perdure, mais ceux qui se sont
    offert une suite ont la possibilit de prendre leur petit djeuner en
    chambre. Un "room service" complet pourrait d'ailleurs tre rapidement
    mis en place. Une rvolution pour le club qui revendiquait, il y a
    quelques annes, la manire galitaire de traiter ses clients.
 
    La dcoration et l'amnagement des chambres ont t confis  Marc
    Hertrich, qui a depuis supervis la rnovation de plusieurs htels du
    Club Med. "Nous avons ralis un endroit authentique, pas anonyme comme
    certains autres htels de l'le, luxueux sans tre ostentatoire",
    explique-t-il. Le mlange des styles africain, indien, asiatique et
    europen se veut " l'image de Maurice", selon le dcorateur. Plus de
    90 % de l'ameublement et de la dcoration ont d'ailleurs t raliss
    sur place.
 
    L'ouverture de ce village est la concrtisation d'une stratgie de
    repositionnement du club mene, depuis 2004, par Henri Giscard
    d'Estaing. En trois ans, 70 villages ont t rnovs. Trente, comme le
    village de cases de Caprera en Sardaigne ferm ainsi que ceux qui ne
    disposaient que de deux tridents. Seuls trois villages appartiennent
    dsormais  cette catgorie et ont vocation  tre rnovs ou... 
    fermer. Prs d'une trentaine de clubs ont, par ailleurs, t ouverts,
    la plupart sont des quatre-tridents.
 
    Quelques nouveaux villages haut de gamme devraient tre prochainement
    inaugurs. Le Riad de Marrakech, situ dans le club de la Palmeraie, va
    tre gratifi des 5 tridents d'ici  mai. Une fois pass au carnage en
    octobre, le voilier Club-Med-2 appartiendra aussi  cette nouvelle
    catgorie. A plus long terme, Valmorel ou la Sicile sont cits pour
    accueillir ces nouveaux tablissements.
      __________________________________________________________________
 
    Rservations :  partir de 2 700 euros par personne pour une chambre
    club, vol compris, de Paris. Sur Internet : www.clubmed.fr.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-3">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-3">  Sacre capitale culturelle de l&#38;#39;Europe en 2008, la ville des Beatles et du foot renat. Visite guide.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-3">      T oute la ville en parle. Entre excitation et nostalgie, les Scousers
    (habitants de Liverpool) attendent le grand retour de deux enfants du
    coin. Ringo Starr ouvrira le bal le 11 janvier pour fter
    l'inauguration officielle de l'Arena, gigantesque salle de spectacles
    plante prs des docks.
 
    Le 1^er juin  l'autre bout de la ville, sur la pelouse du stade
    d'Anfield, fief des Reds du Liverpool Football Club depuis 1892, ce
    sera au tour de Paul McCartney de donner un concert en hommage  la
    ville de son coeur, dsigne il y a quatre ans capitale culturelle
    europenne pour l'anne 2008.
 
 
 
 
           Accs et information
 
 
 
    Accs. Vols directs avec Easyjet de Paris et de Nice,  partir de 71
    euros l'aller-retour. Et avec Ryanair, de Carcassonne, Grenoble,
    Limoges, Nmes (www.easyjet.com, www.ryanair.com).
    Information. Office du tourisme de Grande-Bretagne,
    www.visitbritain.com/fr. L'agenda 2008 est sur Internet :
    www.liverpool08.com et www.enjoyengland.fr/liverpool08.
 
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Etapes et tables
 
 
 
    Etapes.
    - Malmaison, sur Princes Dock : adresse de charme, chambres design et
    bar rput,  partir de 145 livres (195 euros),
    www.malmaison-liverpool.com.
    - Parr Street Hotel : dans le btiment des clbres studios
    d'enregistrement, 12 chambres,  partir de 90 livres,
    www.parrstreet.co.uk/Hotel.html.
    - Hard Day's Night Hotel : ouverture le 1^er fvrier 2008 sur North
    John Street, btisse de 1884 amnage sur le thme des Beatles, 100
    chambres consacres  l'histoire du groupe, autour de 145 livres.
    www.harddaysnighthotel.com.
 
    Tables.
    - Alma de Cuba, dans Seel Street, dans une ancienne glise polonaise
    vieille de deux sicles, cuisine russie et stars locales, musiciens et
    footballeurs.
    - The London Carriage Works, 40 Hope Street, ouvert par Paul Askew,
    chef en vue  Liverpool, entre brasserie et gastronomie.
 
 
                                                             
 
 
       (fl-sq.gif)    Parcours rock
 
 
 
    Parcours rock.
    - Matthew Street : ce quartier central abrite les bars et le mythique
    Cavern Club qui fte ses 50 ans et o ont dbut les Beatles.
    - The Beatles Story : sur l'Albert Dock, muse consacr  l'histoire du
    groupe et aux annes 1960 (www.beatlesstory.com).
    - Magical Mystery Tour : en bus  impriale, deux heures avec un
    spcialiste sur les traces des Beatles pour 30 lieux emblmatiques de
    Penny Lane  Strawberry Fields (www.cavern-liverpool.co.uk).
    - The Picket : une des salles de concert les plus connues de Liverpool
    (www.savethepicket.com).
    - Korova : concerts live 7 jours sur 7 sept, et bar-restaurant trs
    rock (www.korova-liverpool.com).
    - Barfly : programmation musicale clectique dont la clbre Chibuku
    Shake Shake Club Night (www.barflyclub.com).
    - The Magnet : bar-lounge et groupes en vogue tous les mardis soir
    (www.magnetliverpool.uk).
    - Bumper : tout nouveau club et bonne musique tendance The Killers
    (www.bumperliverpool.co.uk).
    - BabyCream : restaurant-bar situ sur Albert Dock, bonne table,
    cocktails de qualit et musique  la mode (www.babycream.co.uk).
 
 
                                                             
 
 
 
    Le dernier concert des Beatles  Liverpool date de 1965, dans la salle
    old fashion de l'Empire, sur Lime Street. Depuis, les Scarabes ont
    conquis le monde mais n'ont jamais oubli la ville de leur enfance et
    adolescence. En 1971, John Lennon dclarait : "Mon amour de New York a
    quelque chose en commun avec mon amour pour Liverpool. On retrouve dans
    ces deux villes la mme nergie positive..." Une nergie qui s'est
    manifeste sur les bords de la Mersey  travers la scne musicale. Des
    Beatles aux Dead 60's en passant par Gerry and the Pacemakers, Echo and
    the Bunnymen ou The Icicle Works, les groupes de Liverpoool ont souvent
    fait parler d'eux.
 
    Le Cavern Club dans Matthew Street, o les Beatles firent leurs dbuts
    en fvrier 1961, reste videmment un endroit de plerinage, mme si ce
    club en sous-sol a t reconstruit ( l'identique) en 1984. Mais
    d'autres endroits lis  la musique valent le dplacement comme les
    Parr Studios. Ses cinq studios d'enregistrement sont rputs pour leur
    acoustique exceptionnelle.
 
    Murs en bois dans l'un, en pierre dans l'autre, en moquette dans un
    troisime... De Deep Purple  Coldplay en passant par Echo and the
    Bunnymen ou New Order, nombreux sont les groupes clbres  y avoir
    travaill. Aujourd'hui, d'autres stars de la pop ou de musique
    classique continuent d'y venir. "La scne musicale locale a toujours
    t ouverte et vivante. L'hritage des Beatles n'est pas pesant, il est
    stimulant", explique Matt, chanteur du groupe Dead 60's et pur Scouser.
 
    Si John Lennon, qui a donn son nom  l'aroport international situ
    dans le quartier de Speke,  deux pas de sa maison natale, pouvait
    revenir  Liverpool, il retrouverait instantanment cette nergie
    positive. Et serait stupfait par les changements intervenus au bord
    des eaux souvent agites de la Mersey.
 
    Chantiers gigantesques, immeubles flambant neufs, lofts  bobos, docks
    qui aprs avoir t laisss  l'abandon sont devenus lieux de
    promenades agrables : la grande cit du nord-ouest de l'Angleterre,
    autrefois prospre puis longtemps montre du doigt pour sa violence et
    sa misre sociale, change d'image. Elue capitale europenne de la
    culture 2008, classe au Patrimoine mondial de l'Unesco en 2004, la
    ville redevient  la mode.
 
    Liverpool la grise laisse dsormais place  "Livercool", ville qui
    vient de fter son 800^e anniversaire et o il fait de nouveau bon
    vivre. O l'on trouve du travail sans trop de mal. O l'argent qui
    avait disparu, parfois au profit de la voisine et ternelle rivale
    Manchester, est de retour. Et o les amateurs de culture n'ont pas 
    attendre les festivits lies  la nomination de la ville comme
    capitale culturelle europenne pour faire le plein d'motions.
 
    Toiles de Bonnard, Degas ou Picasso  la Tate Gallery, annexe de la
    vnrable institution londonienne et installe sur Albert Dock depuis
    bientt vingt ans, passionnant Muse de l'esclavage ouvert en aot
    2007, expos photo dissmines dans plusieurs btiments du centre-ville,
    sans oublier les multiples salles de concerts, des caves rock  la
    Philarmonie, rpute pour son acoustique et chre au chef Simon Rattle,
    autre clbre Scouser, il y en a pour tous les gots. Liverpool n'est
    plus seulement la ville du foot et des Beatles. Elle est redevenue une
    ville dynamique sur le plan conomique et une place forte de la
    culture, populaire ou plus pointue.
 
    Liverpool revient de loin. De 800 000 habitants dans les annes 1950,
    elle n'en comptait plus que 477 000 en 2000. Dsindustrialisation,
    chmage massif (25 % dans certains quartiers), violences urbaines, le
    grand port du Merseyside a pris des coups. Mais  partir du milieu des
    annes 1980, la politique volontariste des responsables politiques
    allie  l'afflux de subventions europennes aident  renverser la
    tendance.
 
    De grands travaux de rnovations sont entrepris. Des centres de
    recherche scientifique viennent s'installer au bord de la Mersey. Entre
    les effets positifs de ce vaste regeneration program et l'argent
    investi dans les quipements culturels depuis 2003, Liverpool retrouve
    une image dynamique.
 
    Dtail significatif : pour la premire fois depuis prs d'un
    demi-sicle, la population du centre-ville augmente et frle dsormais
    490 000 habitants. Le taux de chmage est tomb  5,6 %, les pubs,
    restaurants et salles de spectacles ne dsemplissent pas, et les
    tudiants reviennent en masse, attirs par la qualit des
    tablissements locaux d'enseignement suprieur et par une ville o
    faire la fte n'est pas une notion floue. Pour s'en convaincre, il
    suffit de se promener le soir dans les artres pitonnes du
    centre-ville, entre Bold et Henry Street.
 
    De tous les pubs aligns cte  cte, de toutes les nombreuses botes
    (du Barfly au Korova en passant par le Bumper ou le Magnet), la musique
    dferle dans la rue. En dpit de tempratures extrieures peu
    clmentes, beaucoup de filles sont en minijupe, les garons en
    tee-shirt et l'ambiance trs chaude.
 
    "A Manchester, les prix des htels chutent le week-end. A Liverpool,
    c'est le contraire !" rsume Gary Millar, responsable des Parr Studios,
    qui, outre leurs cinq salles d'enregistrement abritent un petit htel
    avec douze chambres de charme et un resto-pub  l'ambiance chaleureuse.
 
    "Le prochain big business  Liverpool concernera l'industrie htelire.
    Il faut augmenter la capacit de 4 000  6 000 chambres", estime cet
    entrepreneur ambitieux, conscient que la ville est en train de devenir
    une destination touristique de plus en plus populaire. Mrite ? Of
    course.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-4">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-4">  Dans ce sud peu frquent de l&#38;#39;Amrique, la traverse se fait entre fjords abrupts et volcans de neige ternelle.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-4">      L a Patagonie chilienne est mal connue, au contraire de l'autre
    Patagonie, l'Argentine, trs  la mode. Coince entre la cordillre des
    Andes et l'ocan Pacifique, elle sduit les amateurs de grands espaces,
    de solitude et de paysages grandioses. Parfois inhospitalire et
    inquitante, elle est aussi envotante que devaient l'tre les terres
    vierges au lendemain du Big Bang.
 
 
 
 
           Carnet de route
 
 
 
    Accs. Vol quotidien direct entre Paris et Santiago du Chili par Air
    France  partir de 948 euros (tl. : 3654). De Santiago, des compagnies
    ariennes locales assurent quotidiennement plusieurs correspondances
    pour Puerto Montt (entre 110 et 145 euros).
 
    Par bateau, les croisires se font de septembre  fin avril  bord du
    Skorpios-II, qui part tous les samedis (matin) de Puerto Montt pour une
    croisire de six jours. Confortable avec plusieurs types de cabine :
    single ou suite le prix de la croisire oscille entre 690 et 1 174
    suivant la saison (chambre, consommations et repas compris), et 50 % de
    rduction pour les moins de 12 ans s'ils partagent la cabine des
    parents. La taxe portuaire d'embarquement est de 12 dollars (8,30 ). La
    compagnie Skorpios offre d'autres croisires, dont une de six jours,
    encore plus au sud de la Patagonie chilienne, de Puerto Natales
    jusqu'au glacier Pio XI.
 
    Gastronomie. Cuisine raffine, idale pour faire une cure de poissons
    et de fruits de mer, le tout arros d'excellents vins chiliens. Plat
    typique, le "curanto",  base de fruits de mer, viande de porc,
    saucisses et pommes de terre. Un peu lourd, mais efficace pour
    affronter le vent et le froid ! Ct cocktail, le traditionnel "pico
    sour".
 
    Lecture. Charles Darwin, Voyage d'un naturaliste autour du monde. Fait
     bord du navire le Beagle de 1831  1836 (d. La Dcouverte, 2006, 552
    p., 14,50 ). Antonio Pigafetta, Magellan. Le Premier Tour du monde (d.
    Tallandier, 2005, 25 ) et Le Voyage de Magellan, 1519-1522 (d.
    Chandeigne, 2007, 2 vol., 68,50 ). Romans et nouvelles de l'crivain
    chilien Francisco Coloane, qui ont t traduits en franais. Les Terres
    de dcembre (Lucien Souny ditions, 2007, 16 ), d'Olivier Page, un beau
    rcit sur la Patagonie chilienne par un rdacteur du Guide du routard.
 
    Artisanat. Castro abrite un des plus beaux marchs artisanaux du Sud
    chilien : objets en bois, cramiques, paniers de fibre vgtale,
    tissus, chandails et poupes en laine.
 
    Informations. L'ambassade du Chili en France, www.amb-chili.fr. Pour
    les croisires, www.skorpios.cl. Agence de voyage : Mer et Voyages,
    9, rue Notre-Dame-des-Victoires, 75002 Paris,
    www.mer-et-voyages.com.
 
                                                              
 
 
 
    Une des faons de la dcouvrir est de naviguer dans cette "mer
    intrieure" qui s'tend de Puerto Montt,  1 000 km au sud de Santiago
    du Chili, jusqu'au cap Horn. "C'est le royaume du vent, du froid et de
    la pluie", avertit Luis Antonio Kochifas, le capitaine du bateau
    Skorpios-II en route pour une croisire de 800 milles jusqu'aux Campos
    de Hielo Norte (Champs de glace Nord)  travers les archipels de
    Llanquihue, Chilo, Chonos et Aysn. Un labyrinthe de lacs et de canaux
    aux eaux limpides et calmes. Pas de danger pour ceux qui n'ont pas le
    pied marin. La traverse se fait entre lots sauvages, fjords abrupts,
    volcans de neige ternelle et sombres forts. Le crachin de ce bout du
    monde dcouvert en 1520 par Fernand de Magellan se rvle vivifiant.
 
    Il fait bon rver sur le pont balay par les rafales du vent austral.
    Les claircies sont nombreuses. Le ciel est alors d'un bleu cristallin.
    La mer prend une couleur turquoise digne des Carabes et les couchers
    de soleil sur la cordillre des Andes sont poustouflants. A tout
    moment, il est possible de rendre visite au capitaine dans la cabine de
    pilotage. C'est le meilleur poste d'observation. Les compagnons de
    voyage sont nombreux : phoques, dauphins, baleines bleues, plicans,
    cormorans et albatros chers  Charles Baudelaire.
 
    On comprend pourquoi le milliardaire amricain Douglas Tompkins, ancien
    businessman pris d'cologie, s'est offert le parc Pumalin, 250 000
    hectares de nature sauvage que l'on aperoit  bbord en traversant le
    golfe d'Ancud. Un achat qui a suscit une violente polmique au Chili,
    certains accusant Tompkins de vouloir s'approprier une des rserves
    d'eau douce les plus importantes de la plante.
 
    Le haut lieu du voyage est le glacier San Rafael, vieux de 30 000 ans
    et situ sur le 46^e parallle. On s'en approche  bord de petites
    embarcations, en naviguant parmi des icebergs, vritables sculptures
    flottantes finement ciseles de cristaux bleu indigo ou vert meraude.
    Spectacle magique et silence imposant, rgulirement bris par le bruit
    assourdissant des pans entiers de la muraille de glace qui s'effondrent
    et s'engouffrent dans les eaux froides comme des monstres marins se
    retournant sur eux-mmes jusqu' ce qu'ils trouvent leur quilibre.
 
    "Aujourd'hui, la richesse c'est le ptrole, mais demain l'eau sera la
    ressource la plus prise du monde", pointe le guide Fernando Huichaman
    qui rappelle que la Patagonie est la troisime rserve d'eau de la
    plante aprs l'Antarctique et l'Arctique. "Il faut se dpcher de
    venir admirer le glacier, car il est menac de disparition", soupire le
    guide. A cause du rchauffement climatique, la fonte s'est acclre
    ces dernires annes et le glacier recule de 60  80 mtres par an.
 
    La lagune de San Rafael a t dcouverte en 1674 par l'Espagnol
    Bartolom Diaz Gallardo. Une expdition de jsuites s'y aventura en
    1766 et 1767  la recherche de la mythique cit des Csars qui, selon
    une lgende, abritait des trsors d'or et de pierres prcieuses,
    rescaps du naufrage d'un navire espagnol.
 
    Pendant toute la traverse, on aperoit au large des levages de
    saumon. Le Chili en est le deuxime producteur au monde aprs la
    Norvge. Les escales sont les bienvenues pour les marcheurs. A Puerto
    Aguirre, des enfants se proposent comme guides du petit port de pche.
    Sur fond de collines verdoyantes, le village est de toute beaut, avec
    ses humbles maisons en bois peintes de couleurs vives qui semblent
    dfier le gris du ciel. A Quiltraco, les thermes s'inscrivent au milieu
    d'une vgtation exubrante, piscines couvertes ou  l'air libre, eau 
    36 degrs.
 
    Chilo, l'le aux 150 chapelles, est la terre natale de l'crivain
    Francisco Coloane, le Jack London chilien. En la visitant en 1835, le
    naturaliste anglais Charles Darwin s'tait merveill de la varit de
    la faune et de la flore. Aprs le port de Queilen, pourvu de relais
    pour les portables et Internet, une escale de plusieurs heures permet
    de visiter Castro, la capitale de l'le.
 
    Fonde en 1567, Castro, maintes fois occupe par de redoutables
    corsaires, est un lieu de lgendes. C'est la troisime ville la plus
    ancienne du Chili, aprs Santiago et La Serena. Depuis 1988, elle
    abrite un Muse d'art moderne (MAM), riche de la plus importante
    collection d'art contemporain du pays, et un muse rgional dot d'une
    collection d'objets et d'instruments musicaux illustrant la culture du
    bois. Castro possde les derniers exemplaires de "palafitos", typiques
    maisons en bois construites sur pilotis au bord de l'eau. Il faut
    gravir les ruelles escarpes pour visiter l'glise San Francisco, de
    style nogothique, construite tout en bois par des bnistes locaux,
    entre 1910 et 1912, et qui a t dclare patrimoine de l'humanit. En
    redescendant sur les quais, il faut se perdre dans les ddales du grand
    march artisanal, le plus important du Sud chilien.
 
    De retour  Puerto Montt, avant de remonter dans l'avion pour Santiago,
    prendre le temps de flner  travers le pittoresque march de fruits de
    mer et de poissons d'Angelmo, qui approvisionne les petits restaurants
    voisins ayant vue sur la baie surplombe de volcans. Le port, qui
    abrite aujourd'hui 160 000 habitants, fut au XIX^e sicle la terre
    d'asile de milliers d'immigrants allemands. Mais aussi celle d'une
    aventurire bretonne originaire de Riec-sur-Belon (Finistre), Laurence
    de Solminihac, qui implanta l'ostriculture au Chili et fit fortune.
    Elle avait retrouv le crachin de son pays natal.
 
 
