<FILE-date="2008/01/13/19">
<article-nb="2008/01/13/19-1">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1">  Un incendie, vite circonscrit, s&#38;#39;est dclar  l&#38;#39;Assemble territoriale, qui tait occupe des centaines de militants nationalistes. En fin de soire, une explosion a vis un btiment de la dlgation militaire dpartementale  Bastia. 
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1">      U n attentat  l'explosif a vis samedi en fin de soire le btiment de
    la dlgation militaire dpartementale  Bastia, sans faire de victime
    et en provoquant des dgts lgers, a-t-on appris auprs des services
    de scurit intrieure de l'le. Peu avant minuit, dans le quartier de
    la citadelle, une charge d'environ 150  200 g, dpose devant la porte
    d'entre du btiment, a bris cette dernire et souffl plusieurs
    vitres des habitations alentour.
 
 
    Plus tt dans l'aprs-midi,  l'issue d'une manifestation  l'appel de
    dix-huit mouvements, partis   et syndicats nationalistes corses, ayant
    pour mot d'ordre "resistenza  liberta", des manifestants
    nationalistes avaient occup l'Assemble territoriale de la Corse, 
    Ajaccio, o un incendie, rapidement circonscrit, s'est dclar dans les
    bureaux de la prsidence. Les manifestant ont occup l'hmicycle de
    l'Assemble de Corse jusqu'aux environs de 22 heures. Alors qu'ils
    dbattaient de la poursuite de leur occupation, un incendie s'est
    dclench au 3e et dernier tage du btiment, dans les bureaux d'Ange
    Santini, prsident du conseil excutif de Corse, d'o une paisse fume
    et quelques petites flammes s'chappaient.
 
    Le btiment tait alors vacu par les manifestants et le sinistre
    rapidement circonscrit par les pompiers. Mme Michle Alliot-Marie a
    fait part dimanche de son "indignation" face aux "exactions" commises.
    Dans un communiqu commun, Ange Santini et Camille de Rocca-Serra,
    prsident de l'Assemble de Corse, ont galement condamn "avec la plus
    grande fermet l'envahissement et les actes de vandalisme dont a t la
    cible la Collectivit territoriale de Corse".
 
    Samedi en fin de soire, le procureur de la Rpublique d'Ajaccio a
    indiqu qu'une enqute de flagrance avait t ouverte pour "destruction
    de bien public  l'aide d'un moyen dangereux pour les personnes en
    runion"."L'origine criminelle de cet incendie ne fait aucun doute.
    L'enqute permettra d'tablir les responsabilits des personnes l'ayant
    commis durant cette occupation illgale", a affirm le reprsentant du
    parquet.
 
    Les organisateurs de cette occupation dnonaient la "rpression" qui
    serait, selon eux, exerce en Corse avec une soixantaine
    d'interpellations assorties de prises d'ADN en quelques semaines, pour
    seulement quelques mises en examen. Le porte-parole du Comit
    anti-rpression, Jean-Philippe Antolini, avait ritr ses principales
    revendications : rapprochement puis libration des prisonniers, arrt
    des prises d'ADN sur les personnes interpelles et contestation de la
    condamnation d'Yvan Colonna.
 
<article-nb="2008/01/13/19-2">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2">  &#38;#34;Un homme&#38;#34; est mort de froid cinq jours avant Nol, sur la plus belle place de la capitale. Qui tait-il ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2">      I l aurait pu s'appeler " X" pour toujours c'est comme a qu'on
    enregistre les SDF inconnus  l'Institut mdico-lgal. Se retrouver
    enterr parmi tant d'autres, sous une tombe blanche sans nom, dans
    l'ancien "carr des indigents" du cimetire parisien de Thiais. Au
    mieux, il aurait t "un homme", entre " Titi", " Le Polac", "Joli
    Coeur de Passy", " Sans Dents " ou "Cahouette", sur les faire-part
    collectifs de la valeureuse association Les morts de la rue. Car
    l'homme dcd place de la Concorde, le 20 dcembre 2007, n'avait ni
    papiers, ni camarades d'infortune vagabonde, ni habitudes de maraudes.
    Donc, pas de petit nom.
 
 
    Lorsque Dominique Chantreux, employ au service des parcs et jardins de
    la Mairie de Paris, prend son travail, ce jeudi 20 dcembre,  8
    heures, il commence par sortir ses cls et ouvrir la porte de l'enclos
    grillag situ au bas des Champs-Elyses,  l'angle de l'avenue
    Edward-Tuck et du cours de la Reine. C'est l que les jardiniers du
    secteur ont l'habitude d'entreposer leur matriel des palettes de bois
    aprs la livraison de nouvelles boutures d'arbres, des conteneurs verts
    pour les feuilles et les branches mortes. On y trouve aussi des grands
    pans de tissu jaune d'or, rcuprs chaque t sur les tribunes du Tour
    de France. Les jardiniers affects aux "Champs" l'un des secteurs les
    plus convoits s'en font des chiffons qu'ils glissent dans leurs
    poches, pour essuyer le manche d'un rteau ou des doigts trop terreux.
 
    Un peu plus loin,  quelques mtres de la porte, deux fines alles
    d'herbe pitine traversent le grillage. Aux premiers jours d'octobre,
    "aprs la fte des Jardins", se souvient Dominique,"un homme", la
    quarantaine, s'est install au "dpt Tuck", petit enclos  ciel ouvert
    d'environ dix mtres sur trois, juste derrire la voie express. Les
    jardiniers de la Ville de Paris ont pris l'habitude le retrouver,
    chaque matin, sur deux palettes de bois installes ct  ct, afin de
    s'isoler du froid. Les bosquets le protgeaient du froid, et le soleil,
    venu de la Seine, tidissait sa paillasse de bois.
 
    Pour ranger les huit couvertures qu'il superposait sur lui  la nuit
    tombe, il avait choisi une poubelle, et les jardiniers avaient ferm
    les yeux. C'est l aussi que l'aprs-midi, quand il allait se promener,
    cet homme qui parlait peu et dont ils ne savaient rien cachait son
    petit sac  dos. Tous les jours, face  lui, la place de la Concorde,
    et au fond, sur le ciel, cette grande roue qui tourne sans s'arrter,
    comme le cirque des voitures autour de l'oblisque : "Il avait la plus
    belle vue de Paris ", dit Dominique Chantreux.
 
    "Un homme" ne semblait pas franais. Il "ronchonnait" quand, de temps
    en temps, les jardiniers le priaient de dgager le terrain, parce
    qu'ils avaient besoin de la place qu'il occupait. Il disait "bonjour"
    avec un accent qui leur semblait "de l'Est". Sur les Champs, les SDF
    viennent souvent de l'autre ct du Rhin. Balayeurs de rue, policiers,
    jardiniers et associatifs le savent : les Afghans, les Kurdes, les
    Irakiens et les Iraniens se retrouvent dans le 10e arrondissement,
    entre la gare de l'Est et la place du Colonel-Fabien ; les Roumains,
    gare du Nord ; les ex-Yougoslaves et les exils de l'Est, entre
    l'Etoile et les Tuileries.
 
    La nuit du 19 au 20 dcembre a t l'une des plus froides de ce dbut
    d'hiver : moins trois degrs  Paris. Ce matinl, l'air est piquant et
    le gel redonne aux frondaisons une couleur verte strile.
    Immdiatement, le jardinier comprend qu'"un homme" ne va pas bien. Il y
    a quelques jours, dj, dans la rue Tronchet toute proche, Dominique le
    jardinier avait secou par les paules un SDF qui dormait ventre 
    l'air : "Il a cri, j'tais content qu'il me fasse peur." "Un homme",
    lui, gt recroquevill, loin de son lit de fortune. "Il n'avait que ses
    habits sur lui : trois pulls chauds, un blouson, deux pantalons, un
    bonnet. Gris. Oui, il me semble, gris."  Sous le rai du lampadaire qui,
    en cette heure matinale, claire encore le petit enclos, son corps
    semble  Dominique Chantreux comme "irraliste : trs luisant, tout
    brillant". Le froid a recouvert les vtements d'une couche de givre.
 
    Quand le jardinier s'approche, inquiet, il sait dj qu'"un homme" est
    mort. Pudiquement, il recouvre du drap jaune du Tour de France le corps
    dfunt, puis son "calme et beau visage". "Je le verrai toujours,
    raconte le jardinier comme l'Aurlien d'Aragon qui parlerait de sa
    noye de la Seine, autre inconnue dont les traits si beaux avaient t
    mouls  la morgue. Il avait les lvres rouges. Ce n'tait pas le
    visage de quelqu'un de terrifi ou de foudroy." Pourquoi"un homme"
    s'estil laiss mourir, ce soir-l ? Pourquoi n'a-t-il pas sorti ses
    couvertures ? Pourquoi n'a-t-il pas t se coucher  l'autre bout du
    dpt, sur le compost, l o se rchauffent les souris et les mulots ?
    Pourquoi, avec le briquet et les allumettes qu'on a retrouvs sur lui,
    n'a-t-il pas allum un feu les palettes brlent bien ? "Un homme" avait
    choisi de vivre dans un enclos,  l'abri des regards. Il n'aimait pas
    qu'on le drange.
 
    Un feu l'aurait fait remarquer par les policiers du commissariat du 8e
    arrondissement tout proche. Jamais les jardiniers n'ont retrouv de
    cadavres de bouteilles autour de lui. Pourtant, ce soir-l, a tabli le
    mdecin lgiste, "un homme" avait bu, beaucoup bu avant de rentrer
    mourir dans ses bosquets,  l'heure o s'endormaient, sous le kiosque 
    musique du jardin, les deux SDF auxquels il ne disait jamais rien. A
    l'heure sans doute o s'loignaient, derrire son dos, au bord des
    Champs-Elyses enguirlands pour les ftes, les derniers dneurs du
    restaurant Ledoyen.
 
    Mourir seul, sans papiers,  quelques mtres de l'Assemble nationale,
    au bord de la place o Nicolas Sarkozy a ft sa victoire : en deux
    brves et trois blogs, "un homme" devient malgr lui "l'inconnu de la
    Concorde". Il est dj le quatrime SDF franais  mourir de froid
    depuis le 9 novembre 2007, mais le premier  avoir l'impudence de le
    faire  l'picentre du pouvoir et  la veille d'une proche bataille
    pour les lections municipales. "Ce dcs sur la plus belle place du
    monde () est un vnement indigne et intolrable", accuse Pierre
    Lellouche, candidat UMP  la mairie du 8e arrondissement. "La Ville de
    Paris n'a aucune leon  recevoir de Pierre Lellouche qui, en sept ans,
    ne s'est jamais intress de prs ou de loin  la question des
    sans-abri", rpond l'Htel de Ville.
 
<article-nb="2008/01/13/19-3">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3">  Le secrtaire d&#38;#39;Etat aux transports veut mettre la pression sur les automobilistes et souhaite  atteindre un total de 4 500 radars en 2012, selon &#38;#34;Le Parisien&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3">      L e secrtaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, aurait
    dcid d'accentuer la pression sur les automobilistes en dployant 500
    radars supplmentaires cette anne et autant les annes suivantes afin
    d'atteindre un total de 4 500 en 2012, indique le
    Parisien/Aujourd'hui en France dimanche 13 janvier. Cette mesure
    serait destine  faire baisser le nombre de tus sur les routes.
 
 
    Ccile Petit, dlgue interministrielle  la scurit routire, avait
    annonc, jeudi 10 janvier, le lancement prochain d'"un nouveau chantier
    de la scurit routire", en vue de ramener le nombre annuel de morts
    sous la barre des 3 000  l'horizon 2012. Un Conseil interministriel
    sur la scurit routire (CISR) devrait en donner le coup d'envoi,
    "dans quelques semaines".
 
    Lors du conseil restreint sur la scurit routire tenu fin dcembre,
    "le prsident a t trs clair : il a raffirm sa volont d'ouvrir un
    deuxime chantier sur la scurit routire avec l'objectif ambitieux de
    moins de 3 000 morts sur les routes par an" d'ici 2012, "ce qui
    signifierait que nous serions les premiers en Europe", a indiqu Mme
    Petit lors d'une confrence de presse. Elle a prcis que le chef de
    l'Etat avait donn des "orientations" : l'alcool, la rduction de la
    mortalit des jeunes, les motos et deux-roues motoriss. Il y aura
    "plus d'une cinquantaine de mesures", a-t-elle prcis. Elle a
    galement indiqu que l'instauration du contrle technique pour les
    deux-roues sera aussi  l'ordre du jour de ce CISR. "Un rapport
    recommande une visite technique pour les deux-roues motoriss. J'y suis
    favorable" et "c'est une proposition que nous faisons dans le cadre du
    prochain CISR", a dclar Mme Petit.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-4">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4">  Eric de Montgolfier a contest, samedi, avoir ordonn la prolongation de la dtention du voleur Jean Herrina qui lui a valu cette semaine une mise en examen pour &#38;#34;atteinte  la libert individuelle&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4">      L e procureur de Nice Eric de Montgolfier a contest, samedi 12
    janvier, avoir ordonn la prolongation de la dtention de Jean Herrina
    qui lui a valu cette semaine une mise en examen pour "atteinte  la
    libert individuelle". "C'est le directeur de la maison d'arrt (de
    Nice) qui a pris objectivement la dcision de garder Herrina et ceci
    sans aucun document crit de ma part", a-t-il affirm.
 
 
    Jean Herrina, surnomm "l'mir" ou le "sultan", tait
    internationalement connu pour ses vols de bijoux de grand luxe. Il
    s'est suicid en mars 2007,  50 ans,  la prison de Draguignan (Var).
    En septembre 2002, il avait t plac en dtention provisoire  Nice
    pour un vol commis dans une bijouterie de Saint-Jean-Cap-Ferrat
    (Alpes-Maritimes). Le 13 janvier 2003, un juge de la libert et de la
    dtention avait dcid de ne pas prolonger son maintien en dtention
    mais Jean Herrina n'avait pas t pas remis en libert immdiatement.
 
    "JE NE ME VOIS PAS DIRE ORALEMENT 'GARDEZ-LE'"
 
    Selon Eric de Montgolfier, l'ancien directeur de la maison d'arrt de
    Nice, galement mis en examen dans ce dossier, "affirme qu'il m'a
    appel et que je lui ai donn l'ordre par tlphone de ne pas remettre
    Herrina en libert, notamment en raison d'une erreur de procdure
    commise par le juge de la libert". Affirmant n'avoir aucun souvenir de
    ce coup de fil, le procureur de Nice a ajout: "Je ne me vois pas dire
    oralement 'gardez-le'. D'ailleurs, je n'ai jamais vu un directeur de
    maison d'arrt mettre quelqu'un dehors, ou le garder, sur un simple
    coup de tlphone."
 
    Quelques jours aprs cet pisode contest, une nouvelle mise en examen
    pour le vol de deux bagues en diamants  Hongkong avait t signifie 
    Jean Herrina par un juge d'instruction de Nice, permettant son maintien
    en dtention. "S'il y a eu manuvre judiciaire, elle concerne cette
    seconde procdure manifestement ouverte pour 'rattraper' Herrina qui,
    contre toute attente, chappait au juge d'instruction", a comment le
    procureur.
 
    Jean Herrina avait dpos dans cette affaire une plainte avec
    constitution de partie civile aujourd'hui relaye par sa fille et
    instruite par deux juges de Lyon qui ont mis en examen le procureur de
    Nice en milieu de semaine. "C'est une phase de la procdure, a n'en
    est pas la fin. Je vais prendre ceci avec le dtachement que donnent
    les nouvelles expriences. Je vais pouvoir observer ce que de l'autre
    ct on ressent dans ce cas-l", a comment Eric de Montgolfier.
 
