<FILE-date="2008/01/13/19">
<article-nb="2008/01/13/19-1">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Le maire PS de Paris a prsent, dimanche, son programme pour les municipales de mars, fond sur &#38;#34;une certaine conception de la dignit humaine, du progrs et de la solidarit&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      B ertrand Delano, maire PS de Paris et candidat  un deuxime mandat,
    a prsent dimanche 13 janvier son programme 2008-2014, ax sur le
    logement et la "circulation propre". Rappelant comme un leitmotiv
    l'"enjeu de civilisation" que porte la capitale, le premier dile a
    affirm que son projet tait fond sur "une certaine conception de la
    dignit humaine, du progrs et de la solidarit".
 
 
    Betrand Delano a fait du logement l'un des volets de "l'enjeu de
    civilisation" qu'il entend porter pour Paris autour de "trois ides
    majeures : la diversit, l'innovation et l'thique dmocratique". Avant
    l'arrive de la gauche  Paris en 2001, "l'UMP avait financ moins de 9
    000 logements sociaux" sur la dernire mandature et "la candidate de
    l'UMP propose 4 000 logements dont un tiers de sociaux". "J'ai fait les
    calculs : cela fait 7 800 sur la mandature (...) C'est un point de
    clivage tout  fait estimable dont je souhaite que les Parisiennes et
    les Parisiens le tranchent par leur vote des 9 et 16 mars", a-t-il
    dclar, entour de toutes ses ttes de liste d'arrondissement dans un
    caf du 3^e arrondissement.
 
    "40 000 LOGEMENTS SOCIAUX AVANT 2014"
 
    Entre 2001 et 2008, la majorit de gauche a construit 30 000 logements
    sociaux alors qu'elle en avait promis 20 000. "Je nous lance un dfi
    pour six ans : 40 000 logements sociaux avant 2014, ce qui signifie que
    l o nous devrions atteindre les 20 % de logements sociaux en 2020"
    comme le stipule la loi SRU, l'objectif sera atteint en 2014, s'est-il
    flicit. "C'est une ambitition passionnante et moi je vous dit si je
    suis rlu, je le mettrai en uvre", a-t-il ajout. La majorit de
    gauche veut galement mettre en construction 4 000 logements tudiants
    et 3 000 ddis aux jeunes salaris.
 
    Le maire de Paris, selon lequel "la diversit, c'est que les Parisiens
    puissent rester dans leur ville", a annonc "1 500 places
    supplmentaires d'accueil d'hbergement d'urgence" ainsi que la
    cration de "4 500 places en crches". Bertrand Delano a galement
    annonc un dispositif "spcifique pour les locataires de logements
    sociaux d'aide d'accession  la proprit mais pas dans le parc
    social".
 
    "LA RECONQUTE PROGRESSIVE DES VOIES SUR BERGES"
 
    Sur le volet de la circulation, et fort du succs du "Vlib", le maire
    a dtaill son projet de mise en place de "2 000 autos propres" en
    libre service, baptises "Autolib". "Je crois que ce sera une petite
    rvolution", a-t-il lanc. Parmi les autres mesures figurent aussi
    "l'amnagement de 200 km de pistes cyclables" et le "doublement du
    nombre de places de stationnement pour les deux roues" et "la
    reconqute progressive des voies sur berges".
 
    Il a chiffr son projet baptis "Paris, un temps d'avance"  "400
    millions d'euros supplmentaires de dpenses de fonctionnement" et
    "entre 6  7 milliards d'euros" de dpenses d'investissement pour les
    six prochaines annes. Ce qui devrait se traduire selon lui par une
    augmentation "trs modre" dans les deux premires annes du taux de
    la fiscalit demeur inchang depuis sept ans, a-t-il annonc.
 
<article-nb="2008/01/13/19-2">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Le chef d&#38;#39;Etat est arriv, dimanche soir  Ryad, o il compte &#38;#34;donner une nouvelle dimension  notre partenariat stratgique avec l&#38;#39;Arabie saoudite&#38;#34;. Il sera lundi au Qatar et mardi aux Emirats arabes unis.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      N icolas Sarkozy a entam, dimanche 13 janvier, une visite de
    vingt-quatre heures en Arabie  saoudite, premire tape d'une tourne
    clair dans les pays du Golfe,   qui le conduira au Qatar lundi et 
    Abou Dhabi mardi. Dans une interview publie dimanche par Al-Hayat,
    quotidien saoudien bas  Londres, M. Sarkozy a qualifi l'Arabie
    saoudite d'"alli incontournable de la France dans la rgion", parce
    qu'elle est "un ple de modration et de stabilit". Il a aussi affirm
    que "l'objectif" de cette visite tait "de donner une nouvelle
    dimension  notre partenariat stratgique avec l'Arabie saoudite".
 
 
    Cette "visite de remise  plat et de reconstruction" des   relations
    bilatrales entre la France et le premier producteur mondial   de
    ptrole a t prpare depuis juin par un groupe de travail et la
    venue  Ryad de proches conseillers du prsident franais, dont le
    secrtaire gnral de l'Elyse, Claude Guant. Le chef de l'Etat   est
    accompagn par six ministres : Bernard Kouchner (affaires
    trangres), Christine Lagarde (conomie), Rachida Dati (justice),
    Xavier Darcos (ducation), Herv Morin (dfense) et Christine Albanel
     (culture). Sa dlgation compte galement une dizaine de patrons de
    grandes socits franaises, qui souhaitent prendre leur part dans plus
      de 500 milliards de dollars de projets  l'tude dans le royaume pour
      les vingt prochaines annes dans le domaine civil.
 
    RASSURER SUR LA LA POLITIQUE MOYEN-ORIENTALE DU NOUVEAU PRSIDENT
    FRANAIS
 
    En mars 2006, Jacques Chirac, alors prsident de la Rpublique, tait
    revenu pratiquement bredouille d'une visite   d'Etat dans le royaume
    wahabite. Cette fois, Paris a prfr couper   court  toute
    spculation. "Il n'est pas prvu de finaliser de contrats au cours de
    cette visite, ce n'est pas l'objectif", dclarait-on vendredi 
    l'Elyse. Quatre   accords intergouvernementaux devraient en revanche
    tre signs dimanche en   prsence des deux chefs d'Etat : sur
    "l'institutionalisation de la concertation politique" entre les deux
    pays ; sur la concertation sur les questions nergtiques ; sur une
    augmentation "substantielle" du nombre d'tudiants boursiers saoudiens
    en France ; et sur la formation professionnelle de Saoudiens en
    France.
 
    Nicolas   Sarkozy a galement confirm, dans son interview  Al-Hayat,
    que sa visite aux Emirats arabes unis "sera (...) l'occasion de signer
      un accord de coopration pour l'utilisation pacifique de l'nergie
    nuclaire". Vendredi, le quotidien Les Echos a affirm que les
    groupes nergtiques franais Total, Suez et   Areva s'taient associs
    pour proposer deux racteurs nuclaires de   troisime gnration EPR 
    Abou Dhabi. Une information qui n'a cependant pas t confirme par ces
    entreprises.
 
    Cette   tourne vise aussi  rassurer les partenaires de longue date de
    la   France dans la rgion sur la politique moyen-orientale du nouveau
      prsident franais. La France partage traditionnellement les
    proccupations de ces trois pays ptroliers situs au cur d'une des
    zones les plus instables du monde, en ce qui concerne les crises
    iranienne, irakienne, libanaise et isralo-palestienne. Mais
    l'insistance   de Nicolas Sarkozy  proclamer son amiti pour les
    Etats-Unis et Isral   y a cependant suscit, comme dans le reste du
    monde arabe, des   interrogations qu'il s'est dj efforc d'apaiser
    lors de sa visite en   Egypte, fin dcembre.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-3">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Le pouvoir craint que les dfenseurs des liberts et des droits de l&#38;#39;homme s&#38;#39;expriment pendant les JO.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      L e gouvernement chinois accentue la rpression contre les opposants au
    rgime,  quelques mois des Jeux olympiques de Pkin, au mois d'aot.
    Les dirigeants de la Rpublique populaire paraissent soucieux d'viter
    que les Jeux ne soient l'occasion, pour tous les dissidents chinois, de
    rappeler au monde entier que les liberts restent bafoues dans ce
    pays.
 
 
 
 
           Pkin surveille de prs le cinma chinois
 
 
 
    Dans le cadre de leur politique d'image avant les Jeux olympiques, les
    autorits de Pkin surveillent la programmation des films. La censure a
    ordonn, le 4 janvier, le retrait des crans du film Lost in Beijing de
    la ralisatrice Li Yu, prsent en 2007 au festival du film de Berlin,
    l'accusant de pornographie. L'un des autres griefs est d'avoir prsent
    une version non approuve par la censure. Portrait d'un Pkin en plein
    boom conomique qui attire des milliers de paysans drouts, le film
    montre comment l'argent et la pression sociale affectent la vie des
    couples et prsente des scnes d'amour trs crues pour les normes
    habituelles chinoises.
 
                                                              
 
 
 
    L'arrestation, le 27 dcembre, de Hu Jia, l'un des dfenseurs des
    droits de l'homme les plus en vue en Chine, illustre le choix de Pkin.
    En incarcrant cet activiste de 34 ans devenu le relais d'un rseau de
    dissidence et d'"avocats aux pieds nus" dans tout le pays, les
    autorits ont choisi d'envoyer un message fort  tous ceux qui seraient
    tents de suivre son exemple. "C'est un signal. Le gouvernement est en
    train d'instaurer un climat de peur pour s'assurer que les Jeux
    olympiques ne deviennent pas une plate-forme utilise par des
    dissidents", estime un observateur tranger  Pkin. "Le pouvoir estime
    qu'il a plus de raisons de durcir son attitude que d'assouplir sa
    politique", ajoute-t-il.
 
    La priorit, pour Pkin, semble ainsi d'empcher que puissent
    s'exprimer tous les gneurs susceptibles de gcher la fte du mois
    d'aot, qui est pour la Chine un motif de fiert nationale. En 2001,
    pourtant, le pouvoir chinois avait promis "d'normes avances" en
    matire de droits de l'homme si l'on attribuait les Olympiades 2008 
    Pkin, une promesse ritre en octobre par le vice-maire de la
    capitale, Liu Jingmin. C'est exactement le contraire qui est train de
    se passer.
 
    Hu Jia tait, depuis des mois, en rsidence surveille quasi
    permanente. Il est dsormais emprisonn dans un centre de dtention de
    Pkin et sa femme, Zeng Jinyan, qui a accouch d'une petite fille il y
    a deux mois, ne peut plus sortir de son appartement. Son tlphone est
    coup et ses ordinateurs ont t confisqus. L'arrestation a
    apparemment eu lieu de manire trs violente, si l'on en juge par une
    photographie circulant sur des sites de blogueurs : on y voit Hu Jia
    allong, maintenu par deux policiers en civil dont l'un lui crase la
    tte avec son pied. Derrire, une foule impassible observe l'vnement.
 
    Les journalistes ne peuvent pas se rendre au domicile de Hu Jia et de
    Zeng Jinyan, mme si des correspondants allemands ont pu s'entretenir
    brivement avec elle par une fentre de son appartement, le 8 janvier.
    Elle leur a indiqu tre "inquite" pour son mari et a affirm que la
    police empchait tous ses proches de la voir.
 
    L'un des avocats de Hu Jia, Li Jinsong, confie au tlphone ne pas
    pouvoir entrer en contact avec son client et ami, et ne pas avoir t
    autoris  consulter son dossier. Auparavant, l'un de ses confrres, Li
    Fangping, s'tait galement vu interdire par les policiers d'approcher
    Hu Jia au motif que son dossier est li  des "secrets d'Etat".
 
    RSIDENCE SURVEILLE
 
    L'organisation Reporters sans frontires (RSF) a par ailleurs diffus
    un communiqu, samedi, pour rvler que Li Jinsong a brivement t
    plac en rsidence surveille, le 10 janvier, pour avoir rencontr des
    correspondants trangers. Hu Jia est accus d'"incitation  la
    subversion du pouvoir d'Etat", une charge qui pourrait lui valoir
    plusieurs annes de prison. Avant son arrestation, il avait particip
    sur Internet  une confrence sur les droits de l'homme organise par
    l'Union europenne,  Bruxelles. Il en avait profit pour dnoncer la
    rpression renouvele du rgime  l'approche des Jeux.
 
    Fin 2007, plusieurs avocats et activistes ont t incarcrs et carts
    de la vie publique sans autre forme de procs. Parmi eux, Guo Feixiong
    a t emprisonn pour cinq ans, en novembre, aprs avoir rvl des cas
    de corruption de cadres du Parti communiste en Chine du Sud. Au mois de
    dcembre, le blogueur Wang Dejia a t arrt pour avoir crit des
    articles critiquant le non-respect des droits de l'homme par le rgime
    chinois. "Durant les deux dernires semaines, la police a commenc 
    arrter et  placer en rsidence surveille des douzaines d'activistes,
    d'intellectuels et d'avocats des droits de l'homme", soutient, de son
    ct, l'organisation China Human Rights Defenders (CHRD). "Le
    harclement et les incarcrations d'activistes vont probablement
    s'intensifier au fur et  mesure que l'on se rapproche de la date des
    Jeux olympiques", ajoute le communiqu de cette association de
    militants des droits de l'homme base  l'tranger.
 
    Ragissant  l'aggravation de la situation, 57 activistes connus en
    Chine ont crit, le 7 janvier, une ptition demandant "aux pays libres
    et aux organisations internationales des droits de l'homme de faire
    pression sur le gouvernement chinois pour que la loi soit respecte et
    les promesses tenues."
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-4">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Un incendie, vite circonscrit, s&#38;#39;est dclar  l&#38;#39;Assemble territoriale, qui tait occupe des centaines de militants nationalistes. En fin de soire, une explosion a vis un btiment de la dlgation militaire dpartementale  Bastia. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      U n attentat  l'explosif a vis samedi en fin de soire le btiment de
    la dlgation militaire dpartementale  Bastia, sans faire de victime
    et en provoquant des dgts lgers, a-t-on appris auprs des services
    de scurit intrieure de l'le. Peu avant minuit, dans le quartier de
    la citadelle, une charge d'environ 150  200 g, dpose devant la porte
    d'entre du btiment, a bris cette dernire et souffl plusieurs
    vitres des habitations alentour.
 
 
    Plus tt dans l'aprs-midi,  l'issue d'une manifestation  l'appel de
    dix-huit mouvements, partis   et syndicats nationalistes corses, ayant
    pour mot d'ordre "resistenza  liberta", des manifestants
    nationalistes avaient occup l'Assemble territoriale de la Corse, 
    Ajaccio, o un incendie, rapidement circonscrit, s'est dclar dans les
    bureaux de la prsidence. Les manifestant ont occup l'hmicycle de
    l'Assemble de Corse jusqu'aux environs de 22 heures. Alors qu'ils
    dbattaient de la poursuite de leur occupation, un incendie s'est
    dclench au 3e et dernier tage du btiment, dans les bureaux d'Ange
    Santini, prsident du conseil excutif de Corse, d'o une paisse fume
    et quelques petites flammes s'chappaient.
 
    Le btiment tait alors vacu par les manifestants et le sinistre
    rapidement circonscrit par les pompiers. Mme Michle Alliot-Marie a
    fait part dimanche de son "indignation" face aux "exactions" commises.
    Dans un communiqu commun, Ange Santini et Camille de Rocca-Serra,
    prsident de l'Assemble de Corse, ont galement condamn "avec la plus
    grande fermet l'envahissement et les actes de vandalisme dont a t la
    cible la Collectivit territoriale de Corse".
 
    Samedi en fin de soire, le procureur de la Rpublique d'Ajaccio a
    indiqu qu'une enqute de flagrance avait t ouverte pour "destruction
    de bien public  l'aide d'un moyen dangereux pour les personnes en
    runion"."L'origine criminelle de cet incendie ne fait aucun doute.
    L'enqute permettra d'tablir les responsabilits des personnes l'ayant
    commis durant cette occupation illgale", a affirm le reprsentant du
    parquet.
 
    Les organisateurs de cette occupation dnonaient la "rpression" qui
    serait, selon eux, exerce en Corse avec une soixantaine
    d'interpellations assorties de prises d'ADN en quelques semaines, pour
    seulement quelques mises en examen. Le porte-parole du Comit
    anti-rpression, Jean-Philippe Antolini, avait ritr ses principales
    revendications : rapprochement puis libration des prisonniers, arrt
    des prises d'ADN sur les personnes interpelles et contestation de la
    condamnation d'Yvan Colonna.
 
<article-nb="2008/01/13/19-5">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  A Tbilissi, ils taient au moins 35 000 - 50 000 selon l&#38;#39;AFP -  manifester,  l&#38;#39;appel de l&#38;#39;opposition, pour contester la victoire du prsident sortant Mikhel Saakachvili  la prsidentielle du 5 janvier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      A Tbilissi, les Gorgiens sont descendus massivement dans la rue, 
    l'appel de l'opposition, pour contester la victoire du prsident
    sortant Mikhel Saakachvili  la prsidentielle du 5 janvier. La
    marche, qui runissait 35 000 personnes selon Reuters, 50 000 personnes
    selon l'AFP et 100 000 selon l'opposition, s'est droule dans le
    calme. Aucune mobilisation massive de la police n'tait visible lors de
    cette  manifestation autorise, qui a rveill les craintes de
    violences aprs   les manifestations rprimes de novembre 2007,
    suivies de neuf jours   d'tat d'urgence et de la convocation de cette
    prsidentielle anticipe.
 
 
    "En dpit de la violence et de l'injustice, nous avons gagn. La
    Gorgie a gagn", a lanc le candidat d'opposition Levan
    Gatchetchiladz  la foule masse sur l'avenue Roustaveli avant
    d'appeler les Gorgiens  redescendre dans la rue jusqu' ce que le
    pouvoir finisse par accepter un second tour. Mais avec la publication
    quelques heures plus tt des rsultats dfinitifs, l'hypothse d'un
    second tour est hautement improbable. D'autant que les autorits ne
    donnent pas de signe de concession, prparant dj la crmonie
    d'investiture de M. Saakachvili, prvue le 20 ou le 21 janvier. Ces
    rsultats, publi in extremis au dernier jour prvu par la loi,
    confirment la victoire de ce dernier avec 53,47% des voix contre 25,69%
     M. Gatchetchiladz.
 
    UN TEST POUR L'OPPOSITION
 
    L'opposition juge la rlection du prsident sortant frauduleuse malgr
    l'avis favorable des observateurs occidentaux, notamment de
    l'Organisation pour la scurit et la coopration en Europe (OSCE).
    "L'OSCE soutient des lections truques", "Les Etats-Unis, partisans de
    la dictature", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants ayant
    rpondu  l'appel d'une opposition pourtant pro-occidentale.
 
    A l'approche de lgislatives prvues au printemps, l'ampleur de cette
    manifestation fait surtout figure de test pour cette opposition qui
    runit nombre de dus de la politique de M. Saakachvili. L'opposition
    a russi en cela son pari dimanche, mobilisant autant que lors de sa
    manifestation du 2 novembre 2007, plus importante contestation
    populaire dans cette ex-rpublique sovitique du Caucase depuis la
    Rvolution de la rose de novembre 2003 qui a port au pouvoir M.
    Saakachvili.
 
<article-nb="2008/01/13/19-6">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Christine Albanel est avertie : comme celui de ses collgues, son avenir sera jug sur la base d&#38;#39;une batterie d&#38;#39;indicateurs. Matignon l&#38;#39;a annonc :  l&#38;#39;heure du remaniement, une srie de critres serviront  valuer les ministres (Le Monde du 4 janvier).
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      C hristine Albanel est avertie : comme celui de ses collgues, son
    avenir sera jug sur la base d'une batterie d'indicateurs. Matignon l'a
    annonc :  l'heure du remaniement, une srie de critres serviront 
    valuer les ministres (Le Monde du 4 janvier). Ces critres, le cabinet
    de consultants en stratgie Mars & Co, charg d'encadrer l'opration,
    ne les a pas tablis seul. Inspirs des lettres de mission de Nicolas
    Sarkozy, ils ont t construits avec l'aide des cabinets ministriels.
    Aprs "de nombreux allers et retours", indique l'entourage de M^me
    Albanel, Mars & Co en a retenu seize, censs offrir "un focus sur les
    objectifs donns par le prsident".
 
 
    M. Sarkozy avait fait de l'ducation artistique sa priorit ? Deux
    indicateurs suivront la "proportion de jeunes d'ge scolaire qui ont
    bnfici d'une action ducative et culturelle de la part d'une
    structure subventionne par le ministre" et le "nombre
    d'tablissements scolaires qui intgrent un volet artistique  leur
    projet d'tablissement".
 
    De mme, le prsident avait fait de l'adquation entre l'offre et la
    demande et de la dmocratisation culturelle l'un des axes de sa feuille
    de route. Quatre critres ont t retenus. Deux concernent la gratuit
    exprimente dans quatorze muses nationaux depuis le 1^er janvier,
    "l'volution de la frquentation" et "l'volution de la composition des
    publics". Les deux autres entendent mesurer l'impact des subventions du
    ministre, "frquentation totale des lieux subventionns" (muses,
    monuments, salles de spectacle) et frquentation "par les jeunes
    publics".
 
    Dans sa lettre de mission, le prsident de la Rpublique souhaitait
    voir le piratage sur Internet vigoureusement combattu... Aprs les
    propositions faites par Denis Olivennes, PDG de la Fnac, on valuera
    "l'volution du nombre de fichiers pirats". M. Sarkozy voulait aussi
    doper la France dans la comptition culturelle internationale... La
    "part de march des films franais en France", la "part des
    transactions mondiales du march de l'art ralises en France", ou
    encore, le "volume d'exportation des produits culturels" figurent dans
    les critres retenus. Tout comme le "nombre d'heures de programmes
    culturels sur les chanes publiques" et leur audience.
 
    Parent traditionnellement rogn de la culture, le patrimoine fait
    l'objet d'attention puisque sera mesur le "volume dpens dans les
    palais et monuments historiques par l'Etat et les partenaires"
    (collectivits locales et mcnes). Encore faut-il que ces sommes
    fassent la preuve de leur utilit : Matignon entend observer l'impact
    des rnovations sur les niveaux de frquentation.
 
    "PART DE MARCH"
 
    Pour marquer encore la ncessaire "culture du rsultat", deux derniers
    indicateurs ont t retenus : les "ressources propres autres que de
    billetterie" dans les muses et monuments nationaux et la "part de
    march des entreprises franaises dans l'ensemble des industries
    culturelles". Faon pour le premier de prparer un ventuel passage 
    la gratuit, pour le second, de mesurer l'impact des aides accordes
    aux entreprises culturelles.
 
    Au cabinet de la ministre, on se flicite de la cohrence de ce
    "tableau de bord", cens clairer l'Elyse, Matignon et la Rue de
    Valois. Professeur de science politique  Paris-X et auteur d'un
    rapport sur l'valuation des politiques culturelles, Emmanuel Wallon
    est moins enthousiaste. "Il y a trop de contradictions, souligne-t-il.
    Avec les indicateurs dj tablis dans le cadre de la loi organique
    relative aux lois de finances. Avec la rvision gnrale des politiques
    publiques, qui recommande  l'Etat d'abandonner ses missions de gestion
    au profit de l'orientation stratgique. Avec la lettre de mission de
    Sarkozy qui insistait sur le soutien  la cration, un aspect
    totalement absent. Sans compter le ct Pre Fouettard de l'opration."
 
    Car, au-del du suivi des politiques, c'est bien d'une valuation des
    ministres qu'il s'agit. Avec un premier rendez-vous fin janvier, suivi
    de runions trimestrielles qui voquent immanquablement les conseils de
    classe. " C'est un peu enfantin, soupire M^me Albanel. Quelle influence
    ai-je sur la part de films franais dans les salles ? Je ne dcide pas
    s'il faut faire Les Visiteurs 3 ou pas, or c'est a qui dcide des
    bonnes et des mauvaises annes." Bonne nouvelle quand mme pour l'lve
    Albanel : Astrix aux Jeux olympiques sort le 30 janvier.
 
<article-nb="2008/01/13/19-7">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Le Comit consultatif national d&#38;#39;thique (CCNE) prend ses distances avec la recommandation de la Haute autorit de sant (HAS) de gnraliser progressivement le dpistage nonatal de la surdit.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      D ans un avis rendu jeudi 10 janvier, le Comit consultatif national
    d'thique (CCNE) prend ses distances avec la recommandation de la Haute
    autorit de sant (HAS) de gnraliser progressivement le dpistage
    nonatal de la surdit.
 
 
    Saisi, en fvrier 2007, par la Fdration nationale des sourds de
    France et le Rseau d'actions mdico-psychologiques et sociales pour
    enfants sourds, le CCNE considre que "les conditions thiques d'une
    gnralisation du dpistage ne sont pas runies", et "redoute une
    mdicalisation excessive de la surdit qui la rduirait  sa seule
    dimension fonctionnelle et organique, polarisant du mme coup la prise
    en charge sur l'appareillage technologique". Environ 800  1 000 bbs
    sourds naissant chaque anne en France, dont 90 % dans une famille
    d'entendants. Actuellement, l'ge moyen de diagnostic de surdit
    profonde (seize mois) "demeure beaucoup trop tardif", souligne le
    Comit. Mais de l  systmatiser le dpistage ds les premiers jours
    de vie, il y a un pas que le CCNE refuse de franchir.
 
    D'abord parce que la courte dure du sjour en maternit conduirait 
    raliser un dpistage au premier ou deuxime jour de l'enfant, ge o
    les tests manquent terriblement de fiabilit. "L'enfant serait tatou
    sourd ou pas avec des possibilits d'erreurs manifestes", prvient le
    professeur Didier Sicard, prsident du CCNE. Ensuite parce que
    l'accompagnement psychologique des parents confronts  une annonce
    "traumatisante" et le suivi des enfants restent  organiser. Si le test
    rvle une surdit, la possibilit de poser un implant cochlaire (aide
    auditive) ne peut tre faite qu' partir du neuvime mois de l'enfant.
    "La France a la culture du dpistage mais n'a pas celle de la prise en
    charge", dplore le professeur Sicard.
 
    Si un "reprage des troubles des capacits auditives" doit tre
    dvelopp "au cours des premiers mois de la vie", le CCNE plaide, avec
    force, en faveur d'une "ducation bilingue" des enfants sourds, base
    sur l'enseignement du langage des signes et l'apprentissage du langage
    oral grce  un appareillage appropri. Dans un prcdent avis, le
    Comit avait dj soulign l'importance de la complmentarit entre
    implant et langue des signes. "On peut regretter que ces
    recommandations n'aient pas t suivies d'effet, alors que les
    rsultats scolaires et universitaires des sourds dans les pays
    scandinaves plaident en faveur du bilinguisme", insiste le CCNE.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-8">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Le prsident amricain a affirm, dimanche, l&#38;#39;engagement des Etats-Unis  assurer la scurit dans le Golfe face  l&#38;#39;Iran.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      "L 'Iran est aujourd'hui le principal Etat  parrainer le terrorisme
    dans le monde." Une nouvelle fois, dimanche 13 janvier, le prsident
    amricain George W. Bush s'en est pris  l'Iran dans un discours
    prononc  Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, alli rgional des
    Etats-Unis mais qui  constituent l'un des principaux partenaires
    commerciaux de Thran.
 
 
 
 
           Nuclaire iranien : 4 semaines pour clarifier
    les questions en suspens
 
 
 
    L'Agence internationale de l'nergie atomique (AIEA) a annonc,
    dimanche, qu'elle s'tait mise d'accord avec l'Iran sur un dlai de
    quatre semaines pour rsoudre tous les problmes en suspens sur son
    programme nuclaire. Au cours d'entretiens  Thran vendredi et
    samedi, le directeur gnral de l'AIEA, Mohamed El-Baradei, le guide
    suprme iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le prsident Mahmoud
    Ahmadinejad se sont mis d'accord pour que le "document de travail"
    destin  clarifier toutes les questions en suspens "devra tre achev
    dans les quatre prochaines semaines", a dclar l'agence onusienne dans
    un communiqu publi  Vienne. (avec AFP)
 
                                                              
 
 
 
    "Les actions de l'Iran menacent la scurit des pays  travers le
    monde", a-t-il affirm. "Les   Etats-Unis renforcent donc leur vieil
    engagement en matire de scurit   auprs de leurs amis dans le Golfe
    et rassemblent des amis dans le   monde pour faire face  ce danger
    avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il ajout. Un   regain de tension
    est intervenu dans la rgion aprs un incident naval   qui a oppos les
    marines amricaine et iranienne dans le dtroit   d'Ormuz, une voie
    majeure des exportations de ptrole, le 6 janvier.
 
    "VOTRE GOUVERNEMENT MENACE LA PAIX ET LA STABILIT DE VOS VOISINS"
 
    L'un   des principaux objectifs de la tourne de M. Bush dans les
    Emirats et   trois autres pays du Golfe (Kowet, Bahren et Arabie
    saoudite) est de   rassurer ses allis arabes sunnites de la rgion sur
    la dtermination   de son pays  continuer de les protger face  la
    monte en   puissance de l'Iran, accus de vouloir se doter de l'arme
    nuclaire.
 
    S'adressant   d'autre part directement aux Iraniens, sur l'autre rive
    du Golfe, le   prsident amricain a appel le rgime de Thran 
    "couter (la) volont" du peuple iranien et  rendre des comptes 
    celui-ci. "Vous   avez le droit de vivre sous un rgime qui est 
    l'coute de vos   souhaits, respecte vos talents et vous permet de
    btir une vie   meilleure pour vos familles", a-t-il dclar.
    "Malheureusement, votre gouvernement vous refuse ces chances et menace
    la paix et la stabilit de vos voisins", a-t-il dit.
 
    Il   a enfin appel les dirigeants arabes  soutenir les efforts de
    paix   entre Isral et les Palestiniens, l'autre grand dossier de sa
    tourne. "Nous   vous appelons  nous rejoindre en engageant les
    ressources (ncessaires) pour aider les Palestiniens  btir les
    institutions   d'une socit libre", a-t-il lanc dans ce discours au
    cinquime jour de sa tourne. M.   Bush, dont le mandat s'achve en
    janvier 2009, souhaite que les   ngociations de paix
    isralo-palestiniennes aboutissent  un rglement   du conflit d'ici la
    fin de son mandat en 2008.
 
 
<article-nb="2008/01/13/19-9">
<filnamedate="20080113"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080113"><AAMMJJHH="2008011319">
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<article-nb="2008/01/13/19-10">
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