<FILE-date="2008/01/12/19">
<article-nb="2008/01/12/19-1">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-1">  Pour la candidate UMP  la Mairie de Paris, le prsident de la Rpublique est un alli aussi prcieux qu&#38;#39;encombrant. 
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-1">      P our Franoise de Panafieu, Nicolas Sarkozy est un alli aussi
    prcieux qu'encombrant. La candidate UMP  la Mairie de Paris a jug
    lors de ses voeux, jeudi 10 janvier  son local de campagne, qu'il
    devait y avoir une "juste mesure  trouver" dans l'implication du
    prsident de la Rpublique dans la campagne municipale  Paris.
    N'envisageant pas qu'il "ne s'implique pas du tout dans une lection
    avec de tels enjeux", elle souhaite toutefois qu'il y participe  "une
    juste place qui est la sienne, premier personnage de l'Etat".
 
 
    Lors de sa confrence de presse du 8 janvier, le chef de l'Etat s'en
    tait pris implicitement  Bertrand Delano en dclarant que "Paris
    doit retrouver son rayonnement, son attractivit, sa crativit" ; et
    en se faisant, une nouvelle fois, le chantre d'un futur "Grand Paris".
 
    Recevant M^m^e de Panafieu, il y a deux mois, M. Sarkozy lui avait fait
    part avec enthousiasme de son dsir de "s'investir" dans sa campagne.
    "Que tu t'intresses au Grand Paris, c'est parfait. Tu es dans ton
    rle. Mais pour le reste, laisse-moi faire !", lui avait rpliqu, en
    substance, la dpute du 17^e arrondissement.
 
    M^m^e de Panafieu redoute que les lecteurs utilisent leur vote aux
    municipales pour sanctionner le gouvernement. Un soutien trop direct de
    M. Sarkozy la priverait d'un lectorat qui - bien que critique envers
    M. Delano - prfrerait alors voter pour lui. "Il y a des gens qui ne
    voteront jamais pour moi, d'autres qui me sont acquis d'office et, au
    milieu, la grande masse de tous ceux qui hsitent", confie-t-elle au
    Monde.
 
    Soucieuse d'envoyer des signaux  cet lectorat de centre gauche, M^m^e
    de Panafieu a veill  faire savoir qu'elle n'avait pas vot, le 19
    septembre 2007, l'amendement instaurant un test ADN pour les candidats
    au regroupement familial. "Rcemment, ajoute-t-elle, j'ai dit  Brice
    (Hortefeux, ministre de l'immigration) que j'tais choque d'entendre
    que le nombre de reconduites  la frontire pouvait tre un critre
    d'valuation de son bilan ministriel."
 
    "COUPS DE MAIN"
 
    Mais M. Sarkozy n'a pas l'intention de se priver d'intervenir. "Nicolas
    ne laissera pas passer le convoi de Paris. Quand il y a une
    comptition, il ne peut s'empcher d'y aller !", remarque un conseiller
    de l'Elyse. Les occasions, jusqu'ici, n'ont pas manqu. Mme s'il
    s'agissait de nuire autant  Franois Bayrou que d'aider M^m^e de
    Panafieu, M. Sarkozy a contribu  convaincre Jean-Marie Cavada,
    transfuge du MoDem, de se prsenter dans le 12^e arrondissement sous la
    bannire UMP.
 
    En acceptant qu'elle l'accompagne en Chine, fin novembre 2007, M.
    Sarkozy a permis  M^m^e de Panafieu d'endosser, le temps du voyage,
    l'habit d'une future maire. Alors que Shangha accueillera, en 2010,
    l'Exposition universelle, elle s'est engage, sur place,  dfendre la
    candidature de Paris pour celle de 2020. M. Delano a t piqu au vif
    par cette nouvelle allusion  l'chec de la candidature de Paris aux
    JO.
 
    "On continuera  donner des coups de main", explique-t-on dans
    l'entourage de M. Sarkozy, o l'on estime que la victoire n'est "pas
    assure" mais n'est plus "impossible" : le duel Panafieu-Delano, c'est
    comme "la fable du livre et de la tortue, assure un proche du
    prsident. Delano ressemble un peu au livre."
 
    M. Delano veut tirer profit de cette implication du prsident,
    assortie de la candidature de plusieurs ministres, en prenant le
    gouvernement pour cible. "Si Christine Lagarde (ministre de l'conomie
    et numro deux sur la liste de M. Cavada) pouvait verser les 200
    millions que l'Etat doit  la Ville au titre notamment du remboursement
    des allocations du RMI et du financement de la couverture du
    priphrique, ce serait bien", ironise l'entourage de M. Delano, qui
    avait adress  M^m^e Lagarde une lettre en ce sens en novembre 2007.
    Les proches du maire estiment que M. Sarkozy s'intresse  Paris mais
    s'en dsengage financirement.
 
<article-nb="2008/01/12/19-2">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-2">  lors que, en dcembre, les deux partis taient parvenus  &#38;#34;limiter&#38;#34; les primaires  gauche  une douzaine de villes, dont quatre dans le 93, la reprise des discussions au lendemain des ftes s&#38;#39;est traduite par un regain de tensions.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-2">      L es socialistes ont dcid d'en dcoudre avec le Parti communiste en
    Seine-Saint-Denis. Alors que, en dcembre, les deux partis taient
    parvenus  "limiter" les primaires  gauche  une douzaine de villes,
    dont quatre dans le 93, la reprise des discussions au lendemain des
    ftes s'est traduite par un regain de tensions.
 
 
 
 
           La gauche divise au Havre : une premire
    depuis 1965
 
 
 
    La gauche se prsentera divise au premier tour des lections
    municipales au Havre. Dans cette ville dirige par Antoine Rufenacht
    (UMP), le PS, les Verts et le PRG ont annonc, vendredi 11 janvier,
    qu'ils avaient pass un accord pour se prsenter ensemble derrire le
    socialiste Laurent Logiou. De son ct, le dput communiste Daniel
    Paul a dj annonc qu'il conduirait une liste dans cette ville, que
    son parti a gre de 1965  1995, tout en continuant  appeler la
    gauche  l'union. La dernire apparition autonome des socialistes au
    Havre remonte aux lections municipales de 1965, o leur liste conduite
    par le maire sortant PS Robert Monguillon avait t battue par celle
    mene par le communiste Ren Cance. - (AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    Aprs La Courneuve, Pierrefitte, Aubervilliers et Bagnolet, les
    socialistes avaient annonc la constitution d'une liste autonome 
    Villetaneuse. La convention nationale du 15 dcembre avait entrin ces
    primaires en continuant  proclamer "la recherche prioritaire de listes
    de rassemblement". Cela n'a pas suffi  modrer les apptits des
    socialistes dans ces "banlieues rouges".
 
    Jeudi 10 janvier, les militants PS de Saint-Denis ont refus l'accord
    propos par Didier Paillard, maire de la ville. La motion, vote en
    prsence de Bruno Le Roux, secrtaire national aux lections, explique
    que "la section de Saint-Denis considre que les propositions
    prsentes par le PCF ne sont pas acceptables en l'tat". La section
    exige une nouvelle ngociation "boucle le 17 janvier au plus tard".
 
    "Si nous ne trouvons pas de solution, on partira en primaire", assure
    Georges Sali, premier socialiste. "Nous accompagnerons nos camarades
    dans leur dtermination car leurs demandes sont lgitimes", confirme
    Philippe Guglielmi, secrtaire fdral PS. Le PCF propose  ses allis
    quinze lus - ils taient dix sortants -, le PS en exige seize.
 
    Au PCF, on affiche une incomprhension totale. "Nous avons augment de
    50 % la reprsentation des socialistes et intgr toutes leurs
    propositions dans le projet municipal sauf une, la vidosurveillance.
    Rien ne justifie un tel blocage", juge Stphane Peu, adjoint au maire.
    "C'est dtestable de laisser croire aux gens que la ville se porterait
    mieux sans les communistes", renchrit M. Paillard en s'appuyant sur
    les rsultats de sondages.
 
    "ATTERRE"
 
    Le schma est identique  Saint-Ouen, o la maire PCF, Jacqueline
    Rouillon, "atterre", peine  convaincre les socialistes de faire
    quipe avec elle. Ses propositions ont t juges "inacceptables et
    humiliantes" par les socialistes locaux, selon M. Guglielmi. L aussi,
    la direction du PS soutient ses troupes. "A Saint-Denis comme 
    Saint-Ouen, les propositions ne refltent pas les rapports de force 
    gauche", argumente M. Le Roux.
 
    La liste des couacs ne s'arrte pas l : les socialistes annoncent
    qu'ils pourraient faire cavalier seul  Tremblay-en-France et Sevran.
    Le Blanc-Mesnil, la ville de la secrtaire nationale du PCF,
    Marie-George Buffet, n'est pas pargn : les socialistes la menacent
    d'une primaire s'ils n'obtiennent pas plus de places. "Le Blanc-Mesnil
    n'est pas dans le lot prioritaire", glisse toutefois le premier
    secrtaire fdral PS.
 
    Derrire cette brusque crispation, le PS cache mal son envie de mettre
    la main sur Plaine Commune, premire communaut d'agglomration de la
    rgion parisienne, prside par le communiste Patrick Braouezec. Bruno
    Le Roux s'y verrait bien. Attendu  Epinay, il envisage d'tre prsent
    sur la liste PS  Saint-Ouen. "En cas de primaires".
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-3">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-3">  La constitution de listes incluant des reprsentants du parti centriste ne constitue certes pas la rgle gnrale mais elle s&#38;#39;intgre dans la stratgie de plusieurs maires socialistes, dont Franois Rebsamen  Dijon ou encore  Michel Destot  Grenoble.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-3">      S ujet de virulentes empoignades rue de Solfrino - comme en tmoignent
    les critiques essuyes par Sgolne Royal pour avoir rencontr Franois
    Bayrou entre les deux tours de l'lection prsidentielle -, la question
    des alliances avec le MoDem n'meut gure certains candidats
    socialistes aux lections municipales. La constitution de listes
    incluant des reprsentants du parti centriste ne constitue certes pas
    la rgle gnrale. Mais elle s'intgre dans la stratgie de plusieurs
    maires sortants PS. Et non des moindres.
 
 
    "Ces convergences, qui visent  largir les listes de gauche,
    permettent d'associer des personnalits qui peuvent tre membres du
    MoDem mais ne figurent pas au titre d'un accord conclu de parti 
    parti", prcise Bruno Le Roux. Ces prcautions prises, le secrtaire
    national du PS aux lections se frotte les mains. "Le MoDem est plus
    demandeur d'alliances avec les socialistes qu'avec l'UMP, alors que
    nous pensions qu'il pencherait nettement  droite", assure M. Le Roux.
 
    Ce dernier voque "un fond anti-sarkozyste trs fort au sein du MoDem",
    citant en exemple "les ractions hostiles des centristes bordelais au
    soutien apport par Franois Bayrou  Alain Jupp". Au PS, on observe
    que c'est dans les villes o l'influence des anciens tnors issus de
    l'UDF est la moins prgnante que les contacts se nouent le plus
    facilement avec le MoDem.
 
    "DISCUTER SANS ATTENDRE"
 
    Franois Rebsamen, numro deux du Parti socialiste et maire de Dijon,
    o Nicolas Sarkozy est arriv en tte au second tour de la
    prsidentielle, met une dernire main  sa liste, qui comprendra
    plusieurs adhrents du MoDem. "A priori, je tablais sur un accord au
    second tour, mais on m'a propos de discuter sans attendre",
    indique-t-il. Aprs avoir constat qu'un consensus se dessinait autour
    d'un programme municipal - "y compris sur la matrise de la dette de la
    ville" -, le maire a obtenu de ses nouveaux allis qu'ils renoncent 
    leur pralable : l'absence de communistes sur la liste. Simultanment,
    il a fallu convaincre le PCF de faire un peu de place aux centristes et
    de renoncer  ce que ces derniers apparaissent sous le vocable -
    quelque peu surann - de "rpublicains de progrs". Fin janvier, la
    liste devrait tre officiellement boucle. Et M. Rebsamen ne dsespre
    pas d'tre lu ds le premier tour.
 
    A Grenoble, Michel Destot sollicite un troisime mandat en rassemblant
    au-del de la majorit de gauche. Le maire, qui met en exergue la
    prparation de la candidature de la ville pour les Jeux olympiques
    d'hiver de 2018, dit vouloir "rconcilier la dmocratie et la
    politique". "Du ct du MoDem, on tait galement demandeur", assure M.
    Destot qui, aprs avoir plaid la cause de l'ouverture auprs de
    partenaires communistes plutt rticents, pense conclure un accord sans
    tarder. Le maire de Grenoble veut largir son assise politique face 
    la droite - au sein de laquelle l'ancien maire Alain Carignon a laiss
    la place  Fabien De Sans Nicolas, prsident des jeunes de l'UMP -,
    mais aussi aux Verts, qui prsenteront leur propre liste et,
    accessoirement,  l'extrme gauche.
 
    L'agglomration de Tours semble tre une terre propice aux confluences
    socialo-centristes. "Apparemment, il existe un tropisme prosocialiste
    au sein du MoDem dpartemental : ce sont eux qui viennent vers nous",
    constate Jean-Patrick Gille, dput et premier secrtaire fdral
    d'Indre-et-Loire. A Tours, le maire (PS) Jean Germain ngocie une
    alliance au premier tour avec des centristes, mais la situation est
    juge "complexe" du fait de "l'htrognit" du MoDem local et des
    divisions qui l'affectent. A Jou-ls-Tours, deuxime ville du
    dpartement, un accord a dj t conclu pour intgrer des centristes
    dans la liste du maire PS. De mme qu' Ballan-Mir (7 000 habitants),
    ville de l'agglomration tourangelle o M. Bayrou a ralis un bon
    score, et que la gauche compte ravir  l'UMP.
 
<article-nb="2008/01/12/19-4">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-4">  La volont de Nicolas Sarkozy de s&#38;#39;engager dans une campagne qu&#38;#39;il veut &#38;#34;politiser&#38;#34; se heurte  la volont de maires UMP de grandes villes qui privilgient les enjeux locaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-4">      N icolas Sarkozy devait confirmer, samedi 12 janvier, lors du conseil
    national de l'UMP, son intention de "nationaliser" l'enjeu des
    municipales. Ce que redoutent plusieurs maires de grandes villes, qui
    ont reu l'investiture UMP mais ne sont pas presss de voir le
    prsident de la Rpublique faire campagne chez eux.
 
 
    Lors de sa confrence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait justifi
    sa position : "Je m'engagerai, parce que le concept mme d'lection
    dpolitise est absurde." Le premier ministre, Franois Fillon, avait
    tenu le mme discours quelques jours plus tt, le 4 janvier, en marge
    d'un dplacement aux Antilles. Et Patrick Devedjian, secrtaire gnral
    de l'UMP, a dclar que son parti ne voulait pas faire de ce scrutin
    "une affaire purement locale".
 
    A l'inverse, Jean-Pierre Raffarin, dans un entretien au Parisien du 11
    janvier, met en garde contre une "nationalisation des enjeux". "Il est
    important de veiller  ce que la politique locale ne soit pas
    systmatiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp
    adverse", prvient l'ancien premier ministre. Un certain nombre de
    maires de droite font le mme constat.
 
    Le cas le plus flagrant est celui d'Alain Jupp,  Bordeaux (Gironde).
    L'ancien prsident de l'UMP, qui vite soigneusement de participer 
    des dbats sur des thmes nationaux, ne mettra pas le logo de son
    propre parti sur son matriel lectoral, ni sur sa permanence de
    campagne.
 
    Exit donc l'arbre sur fond bleu et rouge, avec ses feuilles et ses
    fruits. M. Jupp a cr son propre logo : son nom, dcor de deux
    feuilles, ou de deux ptales, qui rappellent l'emblme d'une clbre
    marque de yaourt. Les couleurs, vert et brun, donnent une petite touche
    cologiste. Le tout est accompagn d'un slogan : "Continuons le
    changement".
 
    Son adversaire, Alain Rousset, a renonc lui aussi  faire figurer le
    symbole socialiste de la rose et du poing sur son matriel de campagne.
    Le logo du candidat PS voque les quais de la Garonne dans des tons
    verts.
 
    A Toulouse (Haute-Garonne), le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, va
    encore plus loin puisqu'il affirme s'tre mis "en cong de l'UMP". Dans
    une ville plutt centriste, rpute voter  gauche aux scrutins
    nationaux et  droite aux scrutins locaux, l'intrt de M. Moudenc est
    de se prsenter comme le candidat du rassemblement. Aux lgislatives de
    juin 2007, son adversaire socialiste, Catherine Lemorton, n'avait
    cess, au cours de leurs dbats publics, de le renvoyer dans la
    majorit prsidentielle. Tirant les leons de son chec, M. Moudenc,
    mme s'il a effectivement reu l'investiture UMP, ne veut surtout plus
    apparatre comme le candidat de Nicolas Sarkozy.
 
    Le schma est comparable  Rouen (Seine-Maritime). Le maire sortant,
    Pierre Albertini (ex-UDF), avait appel  voter pour M. Sarkozy au
    second tour de l'lection prsidentielle, aprs avoir soutenu Franois
    Bayrou au premier tour. Sgolne Royal a recueilli 54 % des suffrages
    dans sa ville.
 
    Aujourd'hui, M. Albertini doit affronter la socialiste Valrie
    Fourneyron, lue dpute en juin. Tandis que celle-ci va mettre en
    avant son appartenance politique, dans une agglomration largement
    tenue par les fabiusiens, le maire veut apparatre comme le candidat du
    rassemblement. "J'ai rejoint le peuple des Franais sans parti !",
    aime-t-il dsormais rpter dans ses discours publics. M. Albertini,
    qui a obtenu l'investiture de l'UMP au niveau national, ne souhaite pas
    recevoir un appui visible de l'excutif.
 
    A Amiens (Somme), ville o Sgolne Royal a obtenu 54,5 % des
    suffrages, Gilles de Robien a intrt, lui aussi,  ne pas nationaliser
    les enjeux. L'ancien ministre de l'ducation nationale fait valoir
    qu'il a conserv son seul mandat de maire, et qu'il veut travailler
    exclusivement pour sa ville. A l'inverse,  Strasbourg (Bas-Rhin), la
    maire (UMP) Fabienne Keller aura bien besoin du soutien actif de
    l'excutif. A droite, elle doit affronter deux listes centristes, ainsi
    que la liste rgionaliste "Alsace d'abord".
 
<article-nb="2008/01/12/19-5">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-5">  Le  prsident PS de la rgion Ile-de-France rpond  Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris : &#38;#34;s&#38;#39;il s&#38;#39;agit de faire du billard politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est trs mal engage&#38;#34;, prvient-il.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-5">      N icolas Sarkozy a dfendu le projet de Grand Paris, lundi 7 janvier,
    en prvenant qu'il ne laissera pas ce projet s'enliser. Que lui
    rpondez-vous ?
 
    Si j'ai bien compris Nicolas Sarkozy est surtout proccup de grands
    gestes urbanistiques et architecturaux. Il souhaite laisser des traces
    de son passage. Il n'y a rien  redire  cela. C'est parfaitement
    lgitime que le chef de l'Etat s'intresse  l'image de la rgion
    capitale. Cela a mme t une pratique constante des monarques
    rpublicains clairs.
 
 
    Le fond de l'affaire concerne les moyens de dveloppement de la rgion.
    Je constate que, pour ce qui concerne les transports, la gestion est
    rgle dans un cadre rgional avec le STIF, sous l'autorit de la
    rgion. Que, pour ce qui est du foncier, nous avons galement les
    outils appropries. Qu'avec le schma directeur pour la rgion
    Ile-de-France nous avons une vision et un projet de dveloppement
    ambitieux. A quoi pourrait donc servir une structure supplmentaire ?
    Si certains veulent faire table rase de ce qui fonctionne, nous sommes
    plutt pour des cooprations renforces et pour faciliter les relations
    entre les partenaires.
 
    De deux choses l'une. O il veut aider la rgion capitale  franchir
    une tape dcisive dans son dveloppement, et il faut pour cela que
    l'Etat apporte de l'argent au pot. Nous ne pouvons pas nous contenter
    de dclarations d'amour. Les discours amoureux, c'est bien beau, mais
    nous prfrons des preuves d'amour. S'il s'agit de faire du billard
    politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est
    trs mal engage. En tout cas, je ne vois pas comment on pourrait
    mettre en place une instance de concertation sans commencer par
    entendre ce qu'ont  en dire les principaux intresss.
 
<article-nb="2008/01/12/19-6">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-6">  Dsireuses de briguer un fauteuil de maire aux lections municipales, cinq dputes de l&#38;#39;UMP ont d batailler face aux fortes rticences de leur parti.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-6">      D sireuses de briguer un fauteuil de maire aux lections municipales,
    cinq dputes de l'UMP ont d batailler face aux fortes rticences de
    leur parti. Avec des fortunes diverses. Une seule a jet l'ponge, en
    se disant "coeure" : Arlette Grosskost, dpute (UMP) du Haut-Rhin,
    qui avait espr conduire la liste de la droite face au secrtaire
    d'Etat  la coopration et maire sortant (ex-PS) de Mulhouse,
    Jean-Marie Bockel.
 
 
    Les autres ont refus de cder. Quitte  tre suspendues de leur parti,
    comme Marie-Anne Montchamp, candidate  Nogent-sur-Marne face au maire
    sortant, Jacques Martin, rinvesti par l'UMP. "Je n'ai pas voulu me
    mettre en cong, explique M^me Montchamp. Le maire sortant a un bilan
    critiquable, il constitue un risque pour notre famille. Je prends mes
    responsabilits."
 
    Selon la dpute de Seine-et-Marne, la mesure de suspension prise par
    la direction de l'UMP n'a pas affaibli sa campagne : "Cela a plutt eu
    l'effet inverse", assure-t-elle. Elle nourrit cependant quelques
    regrets d'avoir d en arriver l : "Je me dis parfois que, si j'tais
    un homme du mme ge (50 ans), avec le mme parcours, peut-tre qu'on
    m'entendrait mieux. Quand on est une femme, on est toujours suspecte
    d'tre au bord de la crise de nerfs, d'en faire trop, c'est moins
    facile de se faire entendre contre le courant dominant." L'ancienne
    secrtaire d'Etat aux personnes handicapes a reu le soutien de Simone
    Veil, tout comme son ex-collgue Catherine Vautrin, dpute de la
    Marne, qui a maintenu sa candidature  Reims malgr l'investiture
    donne par l'UMP  Renaud Dutreil.
 
    "C'tait jou d'avance", dplore l'ancienne ministre de la cohsion
    sociale et de la parit. M^me Vautrin s'est donc mise en cong de son
    parti. Depuis, elle a reu le soutien du maire sortant (divers droite),
    Jean-Louis Schneiter, qui avait dcid de ne pas se reprsenter, et du
    Mouvement dmocrate, dont le candidat, Jean-Marie Beaupuy, a dcid de
    se retirer pour faire liste commune avec elle.
 
    Marie-Jo Zimmermann, dpute (UMP) de la Moselle, aura elle aussi d
    batailler jusqu' la dernire commission d'investiture de l'UMP,
    mercredi 9 janvier, pour convaincre son parti d'apporter son "soutien"
     la liste qu'elle conduira  Metz face au maire sortant, Jean-Marie
    Rausch (divers droite) qui brigue un septime mandat conscutif. "
    C'est une investiture de fait", se flicite M^me Zimmermann, alors
    qu'une partie des dirigeants de l'UMP, et notamment le dput voisin et
    maire de Woippy, Franois Grosdidier, avaient mis tout leur poids dans
    la balance pour l'en empcher. "Il a t furieux de cette dcision",
    relve la prsidente de la dlgation de l'Assemble nationale aux
    droits des femmes.
 
    "NI COUTE, NI SOUTIEN"
 
    Les candidats de l'UMP qui figureront sur la liste du maire sortant
    bnficient toutefois de la bienveillance de leur parti. "On n'y touche
    pas, indique Alain Marleix, responsable des investitures. Il y aura une
    primaire au premier tour entre les deux listes. La meilleure
    l'emportera."
 
    Henriette Martinez, dpute des Hautes-Alpes, a envoy, le 15 dcembre
    2007, sa lettre de dmission de l'UMP. Elle soutenait la candidature, 
    Gap, de Vronique Schreiber, qui avait dj port les couleurs de son
    parti aux lgislatives. L'UMP, au nom de l'ouverture, a prfr
    soutenir le maire sortant, Roger Didier (PRG). "Engage depuis 1984 au
    RPR puis  l'UMP, (...) ne bnficiant ni de votre coute ni de votre
    soutien, ni mme de votre considration, je quitte sans regrets un
    parti politique pour lequel j'ai beaucoup donn sans rien obtenir en
    retour", crit M^me Martinez dans sa lettre de dmission.
 
<article-nb="2008/01/12/19-7">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-7">  Le secrtaire gnral adjoint de l&#38;#39;UMP, Dominique Paill, est venu soutenir jeudi le dput du Nord, condamn l&#38;#39;an dernier pour avoir notamment affirm que l&#38;#39;homosexualit tait &#38;#34;infrieure  l&#38;#39;htrosexualit&#38;#34;.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-7">      L e secrtaire gnral adjoint de l'UMP, Dominique Paill, a assur
     Tourcoing (Nord), jeudi 10 janvier, que "sans hsiter une seule
    seconde, sans qu'il ait t ncessaire de dlibrer", la commission
    d'investiture de l'UMP a "accord (son) soutien plein et entier 
    Christian Vanneste" pour les municipales de mars.
 
 
 
 
           Le PS dnonce un soutien "indigne"
 
 
 
    Le PS a exprim jeudi sa "plus vive indignation", aprs les
    dclarations de soutien de M. Paill  Christian Vanneste. Dans un
    communiqu, Razzy Hammadi, secrtaire national  la riposte, juge la
    dcision "indigne d'un parti se disant respectueux des valeurs
    rpublicaines, au moment o le vivre ensemble n'a jamais t aussi
    fragile". "Si le projet de civilisation de Nicolas Sarkozy s'accommode
    de l'homophobie et de la haine de l'autre, alors plus que jamais, la
    gauche s'y oppose", ajoute-t-il. (Avec AFP.)
 
 
                                                              
 
 
 
    Le parti majoritaire a la mmoire courte : M. Vanneste a t condamn
    en janvier 2006  3 000 euros d'amende pour avoir notamment affirm que
    l'homosexualit tait "infrieure  l'htrosexualit". Nicolas
    Sarkozy, alors prsident de l'UMP, avait indiqu que le dput du Nord
    ne serait pas investi aux lgislatives de juin. Mais celui-ci s'est
    finalement prsent sous l'tiquette CNI-UMP, et a t rlu."COMBAT
    EMBLMATIQUE"
 
    Si l'UMP l'a cette fois dsign pour ravir la mairie aux socialistes
    lors du scrutin de mars, c'est d'abord pour ses "qualits d'homme","ses
    qualits de conviction personnelle, d'nergie, de volont, de
    dtermination, de clairvoyance", a indiqu M. Paill. "La fidlit
    qu'il a toujours tmoigne  l'gard de son parti et l'amiti que nous
    avons toujours nourrie nous ont conduits  regarder ses qualits avec
    cette objectivit qui fait que nous savions ne pas nous tromper en le
    choisissant", a-t-il ajout.
 
    M. Vanneste "a russi autour de lui  faire l'union" (UMP, CNI, NC), ce
    qui est "dj en soi le gage d'un succs potentiel", a aussi justifi
    l'adjoint de Patrick Devedjian  la tte de l'UMP. "Christian aura tous
    les appuis ncessaires dans le combat qui est le sien (...), mais nous
    fondons sur lui normment d'espoir", a-t-il prvenu, augurant d'un
    "combat emblmatique". Une victoire de M. Vanneste pourrait en effet
    assurer  l'UMP la succession de Pierre Mauroy (PS)  la prsidence de
    la Communaut urbaine de Lille, galement convoite par la maire
    socialiste de Lille, Martine Aubry.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-8">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-8">  Le maire sortant divers droite Jean-Louis Schneiter a renonc jeudi  se prsenter, pour soutenir l&#38;#39;ancienne ministre, &#38;#34;en cong de l&#38;#39;UMP&#38;#34;, plutt qu&#38;#39;un autre ancien ministre, Renaud Dutreil, investi par l&#38;#39;UMP.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-8">      L e maire sortant divers droite Jean-Louis Schneiter s'est retir,
    jeudi 10 janvier, de la course  la mairie de Reims, au profit de la
    dpute Catherine Vautrin, ancienne ministre, "en cong de l'UMP". "Ma
    dcision tait prise depuis quelque temps (...) de ne pas briguer un
    mandat supplmentaire", a annonc M. Schneiter, maire de la ville
    depuis 1999, qui avait pourtant annonc en septembre qu'il tait
    candidat  sa propre succession. "Je n'aurais pas voulu, dans une
    bagarre municipale, apparatre comme celui qui a men la ville  des
    luttes fratricides", a expliqu cet ancien UDF g de 75 ans, qui avait
    soutenu Franois Bayrou au premier tour de l'lection prsidentielle
    avant de se rallier du bout des lvres  Nicolas Sarkozy entre les deux
    tours.
 
 
    6 % D'INTENTIONS DE VOTE
 
    "Je soutiendrai, si elle me le demande, la liste conduite par Catherine
    Vautrin, du moins pour le premier tour", a prcis M. Schneiter, 
    propos de l'ancienne ministre dlgue  la cohsion sociale. Celle-ci
    a maintenu sa candidature dans la douzime ville de France aprs que
    l'UMP a investi l'ancien ministre des PME, Renaud Dutreil, considr
    comme un proche de Nicolas Sarkozy. Le maire sortant a exclu de
    soutenir M. Dutreil, avec lequel il avait notamment eu des diffrents
    sur son projet de tramway.
 
    Dans un sondage publi en dcembre par le quotidien rgional   L'Union,
    Jean-Louis Schneiter n'tait crdit que de 6 % des intentions   de
    vote au premier tour, derrire Catherine Vautrin (20 %) et Renaud
    Dutreil, qui faisait alors jeu gal avec la candidate socialiste
    Adeline   Hazan (32 %). Celle-ci n'tait donne gagnante au second tour
      qu' la faveur d'une triangulaire.
 
<article-nb="2008/01/12/19-9">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-9">  Pour le secrtaire national aux lections du PS, &#38;#34;avant de s&#38;#39;occuper des consquences d&#38;#39;une grve, et de se transformer en ministre de la garderie, M. Darcos ferait bien d&#38;#39;tre vraiment celui de l&#38;#39;ducation nationale.&#38;#34;
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-9">      X avier Darcos veut exprimenter un service minimum d'accueil dans les
    coles pour la grve dans la fonction publique le 24 janvier. Que
    pensez vous de cette proposition  deux mois des municipales ?
 
    S'il s'agit de coincer les municipalits qui se sont prononces contre
    ce dispositif, c'est essayer de trouver une bien grosse ficelle !
    L'accueil des enfants lors des mouvements de grve des enseignants
    n'est pas un sujet de difficult pour les lus : c'est mme une
    obligation qui se fait dans beaucoup de municipalits. Trs
    franchement, les parents d'lves savent que les enseignants ne font
    pas grve par plaisir et sont bien souvent solidaires. Ils savent
    s'organiser et toutes les coles ne sont pas fermes.
 
 
    Pousser  mettre en place un service de prise en charge des lves par
    d'autres personnels de garderie  la place des enseignants est une ide
    dangereuse. Elle tend  faire croire que le ministre de l'ducation
    nationale ne se soucie des lves qu'au moment des grves. Il devrait
    s'en soucier tous les jours, et s'occuper de ceux qui n'ont pas
    d'enseignants pour leur faire cours  cause des non remplacements. Dans
    ma commune,  pinay sur Seine (Seine-Saint-Denis), il y a aujourd'hui
    14 enseignants non remplacs et nous en avons en moyenne 10 par jour.
    Seulement par manque de moyens ! Avant de s'occuper des consquences
    d'une grve, et de se transformer en ministre de la garderie, M. Darcos
    ferait bien d'tre vraiment celui de l'ducation nationale.
 
<article-nb="2008/01/12/19-10">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-10">  Invit en &#38;#34;chat&#38;#34; sur Le Monde.fr, le maire de Bordeaux, candidat  sa rlection, a tir les leons de son chec aux lgislatives de juin 2007. A un internaute qui l&#38;#39;interrogeait sur ses ambitions nationales, il a rpondu qu&#38;#39;il y renonait &#38;#34;tant qu&#38;#39;il sera maire&#38;#34;.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-10">      S auvage 84 : Comment faites-vous avec un bilan globalement positif
    pour vous retrouver en si mauvaise posture  chaque lection ?
 
    Alain Jupp : Curieuse question. Je vous rappelle que le 8 octobre
    2006, j'ai t rlu dans une lection municipale partielle avec 56 %
    des voix ds le premier tour. C'est de nature  vous rassurer. Il est
    vrai qu'en juin j'ai perdu 670 voix, mais je suis trs confiant pour le
    9 mars prochain.
 
 
    Luc : Vous tes en train de faire de Bordeaux un petit paradis pour
    nous, les bobos, les bien-ns,les bien-logs,les bien-aims...
    Accessoirement, si vous tes rlu, comment comptez-vous acclrer le
    repli vers les banlieues des mal-ns, des mal-logs, des mal-aims ?
 
    Alain Jupp : Je me demande si vous connaissez bien Bordeaux. Nous
    sommes en train de raliser dans le cur historique de la ville une
    opration de rnovation qui permettra de maintenir toute la population
    de ces quartiers trs populaires et colors au cur de la cit. On ne
    fera pas  Bordeaux ce qu'on a fait par exemple  Paris dans le
    quartier du Marais.
 
    Je signale d'ailleurs que depuis une dizaine d'annes, ce sont 15 000
    habitants supplmentaires qui sont venus s'installer  Bordeaux, de
    tous ges, de toutes catgories sociales.
 
    Sitting : Vous avez dclar vouloir "reconqurir la place Saint-Michel"
    (quartier populaire du centre-ville). Cela signifie-t-il clairement
    qu'il faut expulser les populations les plus modestes vers les cits
    des banlieues ?
 
    Alain Jupp : J'ai indiqu de manire rpte et claire que ce qui fait
    la spcificit de Saint-Michel, notamment la prsence le samedi et le
    dimanche d'un march trs color, sera prserv, et mme dvelopp. Je
    vous fais remarquer que si telle tait ma politique, je serais sans
    doute rlu triomphalement  chaque lection.
 
    Moned : A quand la grande mosque de Bordeaux ?
 
    Alain Jupp : Nous sommes en discussion avec la communaut musulmane.
    Nous avons d'excellentes relations avec ses principaux leaders. J'ai
    dj indiqu qu'un terrain leur serait propos. Ils sont en train
    d'laborer leur projet, qui, je l'espre, pourra se raliser dans les
    prochaines annes.
 
    Jean Bauer : Deuxime port ngrier et premier port colonial, la ville
    de Bordeaux a bti une partie de sa fortune sur le commerce des
    esclaves. Que fait la mairie de Bordeaux pour rpondre  ce devoir de
    mmoire ?
 
    Alain Jupp :  Fort heureusement, les Bordelais sont tourns vers
    l'avenir, et non vers le pass, comme vous semblez l'tre. Cela dit, ce
    pass, nous l'assumons pleinement. Aprs Nantes, effectivement,
    Bordeaux a t une ville ngrire.
 
    Une commission de rflexion, anime par l'crivain Denis Tillinac, a
    travaill sur ce sujet. Des gestes forts ont dj t raliss pour
    rappeler ce pass : l'amnagement d'un site ddi  Toussaint
    Louverture, par exemple. Et d'ici quelques mois, une salle entire de
    notre Muse d'Aquitaine sera consacre  la traite et  cette priode
    de notre histoire.
 
    Mais mon projet pour Bordeaux, c'est 2013-2015, ce n'est pas le XVIII^e
    sicle, si je peux me permettre de vous le faire remarquer.
 
    Davy : Quand Bordeaux deviendra-t-elle une ville verte, tant au niveau
    du traitement des dchets (tri slectif) qu'au niveau des espaces verts
    (implantations d'arbres en centre-ville) ? Pourriez-vous prendre des
    mesures pour inciter les Bordelais  investir dans les nergies
    renouvelables, la rcupration d'eau, etc. ? Quels sont vos projets
    dans le domaine cologique pour notre belle ville si les Bordelais vous
    renouvellent leur confiance aux municipales de 2008 ?
 
    Alain Jupp : Je voudrais vous inviter  visiter avec moi le cours du
    Chapeau-Rouge ou les quais de Bordeaux, o des milliers d'arbres
    viennent d'tre plants.
 
    Le tri slectif sera gnralis dans Bordeaux d'ici  la mi-2009, et
    dj la moiti de la ville est desservie. Je rappelle que c'est de la
    responsabilit non pas de la ville, mais de la Communaut urbaine de
    Bordeaux.
 
    D'autre part, je vous invite samedi 19 janvier  l'Athne municipal de
    Bordeaux, pour la grande rencontre cocitoyenne qui va conclure le
    cycle de concertation qui s'est droul dans Bordeaux depuis septembre
    dernier, et qui nous permettra d'laborer notre Agenda 21.
 
    D'ores et dj, la ville s'est dote d'une charte municipale d'cologie
    urbaine qui nous a permis de diminuer notre consommation d'lectricit
    dans les btiments municipaux, de diviser par deux la consommation
    d'eau dans nos trs vastes espaces verts, de diminuer de manire
    importante notre consommation de papier, d'acheter des vhicules
    hybrides lectriques, etc.
 
    Le prochain grand quartier de Bordeaux, qui va s'appeler Bastide-Niel,
    sur la rive droite, sera un quartier, je l'espre, exemplaire en termes
    de dveloppement durable. J'tais rcemment  Fribourg en Allemagne
    pour m'inspirer des meilleures ides dans ce domaine.
 
    Scaramouche : Comment pouvez-vous prtendre  l'exemplarit cologique
    avec ce projet de pont pharaonique, le pont Bacalan-Bastide, qui,
    n'ayant plus rien d'urbain, va polluer tout un quartier et encourager
    l'usage exponentiel de l'automobile ?
 
    Alain Jupp : Pour l'instant, aucun coup de chapeau  l'extraordinaire
    mtamorphose de Bordeaux depuis douze ans ? Aucune rfrence au
    classement de Bordeaux dans le Patrimoine mondial de l'Unesco ? Aucune
    rfrence  notre qualification parmi les quatre plus grandes villes
    franaises ayant vocation  devenir capitale culturelle europenne en
    2013 ? Je voudrais quand mme un peu "positiver".
 
    Cela dit, si nous prtendons dans certains domaines  l'exemplarit
    cologique, c'est que nous avons 44 km de tramway qui ont permis de
    rduire trs significativement la circulation automobile dans le centre
    de Bordeaux. Il n'y a pas d'autre ville de France qui, en dix ans, ait
    ralis 44 km de tramway. Aucune.
 
