<FILE-date="2008/01/12/19">
<article-nb="2008/01/12/19-1">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1">  Invit d&#38;#39;honneur du conseil national de l&#38;#39;UMP, samedi  Paris, l&#38;#39;ancien premier ministre britannique a fait sensation avec un discours sur le thme du changement. 
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1">      "A ux Etats-Unis je serais dmocrate, au Royaume-Uni, je suis
    travailliste, en France je serais.... probablement au gouvernement", a
    plaisant, dans la langue de Molire, l'ancien premier ministre
    britannique Tony Blair, dclenchant les rires des quelques 2500 cadres
    et militants de l'UMP runis au Palais des sports de Paris samedi 12
    janvier. "Non, je plaisante, s'est repris plus srieusement l'homme du
    New Labour (parti travailliste rnov), je serais au Parti socialiste,
    aux cts de ceux qui ont  cur de le transformer."
 
 
    Invit d'honneur du conseil national du parti majoritaire, M. Blair a
    fait sensation avec un discours plein d'humour sur le thme du
    changement : "Education, et non pas rglementation", un
    "Etat-providence actif et non passif", "un quilibre travail/vie
    prive, nouvelle frontire de l'Etat-providence", et des "syndicats
    partenaires du changement et non de la rsistance".
 
    
    sarkozy energetique
    envoy par Supertonton
 
    "J'AI BESOIN DE VOUS, DE VOTRE SOUTIEN"
 
    Nicolas Sarkozy a ensuite quitt son sige pour rejoindre sur scne
    l'ancien locataire du 10 Downing Street et saluer le public, une main
    leve dans la sienne. "Des socialistes comme a, ils ont toute leur
    place au gouvernement", lui a lanc le chef de l'Etat, en vantant une
    nouvelle fois le thme de l'ouverture politique. A deux mois des
    lections municipales et cantonales, M. Sarkozy n'a fait aucune
    allusion  ces chances, se contentant de demander le soutien de sa
    famille politique pour poursuivre le travail entam il y a huit mois.
    "Si je suis l, c'est que vous commenciez srieusement  me manquer",
    a-t-il plaisant au dbut de son intervention, qu'il a conclue ainsi :
    "J'ai besoin de vous, de votre soutien."
    Plus tt dans la matine, Franois Fillon avait, lui, nourri l'ide
    d'une politisation des scrutins du printemps, qui s'annoncent comme un
    test pour l'quipe au pouvoir : "Je serai  vos cts pour mener la
    bataille des municipales (...) J'y serai, avec le gouvernement, non pas
    pour dtourner ce scrutin de son vidente dimension locale, mais pour
    rappeler que ce qui se fait pour la France n'est pas dissociable de ce
    qui peut se faire dans nos communes."
 
    Les participants au conseil national ont approuv  86 % la liste des
    candidats investis ou soutenus par leur camp dans 281 villes celles de
    plus de 30 000 habitants et les chefs-lieux de dpartement. Y figurent
    vingt membres du Nouveau Centre, cinq candidats de la Gauche moderne du
    secrtaire d'Etat  la francophonie, Jean-Marie Bockel, et quelques
    membres du Mouvement dmocrate. Lors d'un second vote, le conseil
    national a adopt  92 % une charte nationale en dix points, o les
    candidats s'engagent notamment  "grer la commune de manire
    irrprochable" et  ne pas augmenter les impts locaux.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-2">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2">  Pour la candidate UMP  la Mairie de Paris, le prsident de la Rpublique est un alli aussi prcieux qu&#38;#39;encombrant. 
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2">      P our Franoise de Panafieu, Nicolas Sarkozy est un alli aussi
    prcieux qu'encombrant. La candidate UMP  la Mairie de Paris a jug
    lors de ses voeux, jeudi 10 janvier  son local de campagne, qu'il
    devait y avoir une "juste mesure  trouver" dans l'implication du
    prsident de la Rpublique dans la campagne municipale  Paris.
    N'envisageant pas qu'il "ne s'implique pas du tout dans une lection
    avec de tels enjeux", elle souhaite toutefois qu'il y participe  "une
    juste place qui est la sienne, premier personnage de l'Etat".
 
 
    Lors de sa confrence de presse du 8 janvier, le chef de l'Etat s'en
    tait pris implicitement  Bertrand Delano en dclarant que "Paris
    doit retrouver son rayonnement, son attractivit, sa crativit" ; et
    en se faisant, une nouvelle fois, le chantre d'un futur "Grand Paris".
 
    Recevant M^m^e de Panafieu, il y a deux mois, M. Sarkozy lui avait fait
    part avec enthousiasme de son dsir de "s'investir" dans sa campagne.
    "Que tu t'intresses au Grand Paris, c'est parfait. Tu es dans ton
    rle. Mais pour le reste, laisse-moi faire !", lui avait rpliqu, en
    substance, la dpute du 17^e arrondissement.
 
    M^m^e de Panafieu redoute que les lecteurs utilisent leur vote aux
    municipales pour sanctionner le gouvernement. Un soutien trop direct de
    M. Sarkozy la priverait d'un lectorat qui - bien que critique envers
    M. Delano - prfrerait alors voter pour lui. "Il y a des gens qui ne
    voteront jamais pour moi, d'autres qui me sont acquis d'office et, au
    milieu, la grande masse de tous ceux qui hsitent", confie-t-elle au
    Monde.
 
    Soucieuse d'envoyer des signaux  cet lectorat de centre gauche, M^m^e
    de Panafieu a veill  faire savoir qu'elle n'avait pas vot, le 19
    septembre 2007, l'amendement instaurant un test ADN pour les candidats
    au regroupement familial. "Rcemment, ajoute-t-elle, j'ai dit  Brice
    (Hortefeux, ministre de l'immigration) que j'tais choque d'entendre
    que le nombre de reconduites  la frontire pouvait tre un critre
    d'valuation de son bilan ministriel."
 
    "COUPS DE MAIN"
 
    Mais M. Sarkozy n'a pas l'intention de se priver d'intervenir. "Nicolas
    ne laissera pas passer le convoi de Paris. Quand il y a une
    comptition, il ne peut s'empcher d'y aller !", remarque un conseiller
    de l'Elyse. Les occasions, jusqu'ici, n'ont pas manqu. Mme s'il
    s'agissait de nuire autant  Franois Bayrou que d'aider M^m^e de
    Panafieu, M. Sarkozy a contribu  convaincre Jean-Marie Cavada,
    transfuge du MoDem, de se prsenter dans le 12^e arrondissement sous la
    bannire UMP.
 
    En acceptant qu'elle l'accompagne en Chine, fin novembre 2007, M.
    Sarkozy a permis  M^m^e de Panafieu d'endosser, le temps du voyage,
    l'habit d'une future maire. Alors que Shangha accueillera, en 2010,
    l'Exposition universelle, elle s'est engage, sur place,  dfendre la
    candidature de Paris pour celle de 2020. M. Delano a t piqu au vif
    par cette nouvelle allusion  l'chec de la candidature de Paris aux
    JO.
 
    "On continuera  donner des coups de main", explique-t-on dans
    l'entourage de M. Sarkozy, o l'on estime que la victoire n'est "pas
    assure" mais n'est plus "impossible" : le duel Panafieu-Delano, c'est
    comme "la fable du livre et de la tortue, assure un proche du
    prsident. Delano ressemble un peu au livre."
 
    M. Delano veut tirer profit de cette implication du prsident,
    assortie de la candidature de plusieurs ministres, en prenant le
    gouvernement pour cible. "Si Christine Lagarde (ministre de l'conomie
    et numro deux sur la liste de M. Cavada) pouvait verser les 200
    millions que l'Etat doit  la Ville au titre notamment du remboursement
    des allocations du RMI et du financement de la couverture du
    priphrique, ce serait bien", ironise l'entourage de M. Delano, qui
    avait adress  M^m^e Lagarde une lettre en ce sens en novembre 2007.
    Les proches du maire estiment que M. Sarkozy s'intresse  Paris mais
    s'en dsengage financirement.
 
<article-nb="2008/01/12/19-3">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3">  lors que, en dcembre, les deux partis taient parvenus  &#38;#34;limiter&#38;#34; les primaires  gauche  une douzaine de villes, dont quatre dans le 93, la reprise des discussions au lendemain des ftes s&#38;#39;est traduite par un regain de tensions.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3">      L es socialistes ont dcid d'en dcoudre avec le Parti communiste en
    Seine-Saint-Denis. Alors que, en dcembre, les deux partis taient
    parvenus  "limiter" les primaires  gauche  une douzaine de villes,
    dont quatre dans le 93, la reprise des discussions au lendemain des
    ftes s'est traduite par un regain de tensions.
 
 
 
 
           La gauche divise au Havre : une premire
    depuis 1965
 
 
 
    La gauche se prsentera divise au premier tour des lections
    municipales au Havre. Dans cette ville dirige par Antoine Rufenacht
    (UMP), le PS, les Verts et le PRG ont annonc, vendredi 11 janvier,
    qu'ils avaient pass un accord pour se prsenter ensemble derrire le
    socialiste Laurent Logiou. De son ct, le dput communiste Daniel
    Paul a dj annonc qu'il conduirait une liste dans cette ville, que
    son parti a gre de 1965  1995, tout en continuant  appeler la
    gauche  l'union. La dernire apparition autonome des socialistes au
    Havre remonte aux lections municipales de 1965, o leur liste conduite
    par le maire sortant PS Robert Monguillon avait t battue par celle
    mene par le communiste Ren Cance. - (AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    Aprs La Courneuve, Pierrefitte, Aubervilliers et Bagnolet, les
    socialistes avaient annonc la constitution d'une liste autonome 
    Villetaneuse. La convention nationale du 15 dcembre avait entrin ces
    primaires en continuant  proclamer "la recherche prioritaire de listes
    de rassemblement". Cela n'a pas suffi  modrer les apptits des
    socialistes dans ces "banlieues rouges".
 
    Jeudi 10 janvier, les militants PS de Saint-Denis ont refus l'accord
    propos par Didier Paillard, maire de la ville. La motion, vote en
    prsence de Bruno Le Roux, secrtaire national aux lections, explique
    que "la section de Saint-Denis considre que les propositions
    prsentes par le PCF ne sont pas acceptables en l'tat". La section
    exige une nouvelle ngociation "boucle le 17 janvier au plus tard".
 
    "Si nous ne trouvons pas de solution, on partira en primaire", assure
    Georges Sali, premier socialiste. "Nous accompagnerons nos camarades
    dans leur dtermination car leurs demandes sont lgitimes", confirme
    Philippe Guglielmi, secrtaire fdral PS. Le PCF propose  ses allis
    quinze lus - ils taient dix sortants -, le PS en exige seize.
 
    Au PCF, on affiche une incomprhension totale. "Nous avons augment de
    50 % la reprsentation des socialistes et intgr toutes leurs
    propositions dans le projet municipal sauf une, la vidosurveillance.
    Rien ne justifie un tel blocage", juge Stphane Peu, adjoint au maire.
    "C'est dtestable de laisser croire aux gens que la ville se porterait
    mieux sans les communistes", renchrit M. Paillard en s'appuyant sur
    les rsultats de sondages.
 
    "ATTERRE"
 
    Le schma est identique  Saint-Ouen, o la maire PCF, Jacqueline
    Rouillon, "atterre", peine  convaincre les socialistes de faire
    quipe avec elle. Ses propositions ont t juges "inacceptables et
    humiliantes" par les socialistes locaux, selon M. Guglielmi. L aussi,
    la direction du PS soutient ses troupes. "A Saint-Denis comme 
    Saint-Ouen, les propositions ne refltent pas les rapports de force 
    gauche", argumente M. Le Roux.
 
    La liste des couacs ne s'arrte pas l : les socialistes annoncent
    qu'ils pourraient faire cavalier seul  Tremblay-en-France et Sevran.
    Le Blanc-Mesnil, la ville de la secrtaire nationale du PCF,
    Marie-George Buffet, n'est pas pargn : les socialistes la menacent
    d'une primaire s'ils n'obtiennent pas plus de places. "Le Blanc-Mesnil
    n'est pas dans le lot prioritaire", glisse toutefois le premier
    secrtaire fdral PS.
 
    Derrire cette brusque crispation, le PS cache mal son envie de mettre
    la main sur Plaine Commune, premire communaut d'agglomration de la
    rgion parisienne, prside par le communiste Patrick Braouezec. Bruno
    Le Roux s'y verrait bien. Attendu  Epinay, il envisage d'tre prsent
    sur la liste PS  Saint-Ouen. "En cas de primaires".
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-4">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4">  La constitution de listes incluant des reprsentants du parti centriste ne constitue certes pas la rgle gnrale mais elle s&#38;#39;intgre dans la stratgie de plusieurs maires socialistes, dont Franois Rebsamen  Dijon ou encore  Michel Destot  Grenoble.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4">      S ujet de virulentes empoignades rue de Solfrino - comme en tmoignent
    les critiques essuyes par Sgolne Royal pour avoir rencontr Franois
    Bayrou entre les deux tours de l'lection prsidentielle -, la question
    des alliances avec le MoDem n'meut gure certains candidats
    socialistes aux lections municipales. La constitution de listes
    incluant des reprsentants du parti centriste ne constitue certes pas
    la rgle gnrale. Mais elle s'intgre dans la stratgie de plusieurs
    maires sortants PS. Et non des moindres.
 
 
    "Ces convergences, qui visent  largir les listes de gauche,
    permettent d'associer des personnalits qui peuvent tre membres du
    MoDem mais ne figurent pas au titre d'un accord conclu de parti 
    parti", prcise Bruno Le Roux. Ces prcautions prises, le secrtaire
    national du PS aux lections se frotte les mains. "Le MoDem est plus
    demandeur d'alliances avec les socialistes qu'avec l'UMP, alors que
    nous pensions qu'il pencherait nettement  droite", assure M. Le Roux.
 
    Ce dernier voque "un fond anti-sarkozyste trs fort au sein du MoDem",
    citant en exemple "les ractions hostiles des centristes bordelais au
    soutien apport par Franois Bayrou  Alain Jupp". Au PS, on observe
    que c'est dans les villes o l'influence des anciens tnors issus de
    l'UDF est la moins prgnante que les contacts se nouent le plus
    facilement avec le MoDem.
 
    "DISCUTER SANS ATTENDRE"
 
    Franois Rebsamen, numro deux du Parti socialiste et maire de Dijon,
    o Nicolas Sarkozy est arriv en tte au second tour de la
    prsidentielle, met une dernire main  sa liste, qui comprendra
    plusieurs adhrents du MoDem. "A priori, je tablais sur un accord au
    second tour, mais on m'a propos de discuter sans attendre",
    indique-t-il. Aprs avoir constat qu'un consensus se dessinait autour
    d'un programme municipal - "y compris sur la matrise de la dette de la
    ville" -, le maire a obtenu de ses nouveaux allis qu'ils renoncent 
    leur pralable : l'absence de communistes sur la liste. Simultanment,
    il a fallu convaincre le PCF de faire un peu de place aux centristes et
    de renoncer  ce que ces derniers apparaissent sous le vocable -
    quelque peu surann - de "rpublicains de progrs". Fin janvier, la
    liste devrait tre officiellement boucle. Et M. Rebsamen ne dsespre
    pas d'tre lu ds le premier tour.
 
    A Grenoble, Michel Destot sollicite un troisime mandat en rassemblant
    au-del de la majorit de gauche. Le maire, qui met en exergue la
    prparation de la candidature de la ville pour les Jeux olympiques
    d'hiver de 2018, dit vouloir "rconcilier la dmocratie et la
    politique". "Du ct du MoDem, on tait galement demandeur", assure M.
    Destot qui, aprs avoir plaid la cause de l'ouverture auprs de
    partenaires communistes plutt rticents, pense conclure un accord sans
    tarder. Le maire de Grenoble veut largir son assise politique face 
    la droite - au sein de laquelle l'ancien maire Alain Carignon a laiss
    la place  Fabien De Sans Nicolas, prsident des jeunes de l'UMP -,
    mais aussi aux Verts, qui prsenteront leur propre liste et,
    accessoirement,  l'extrme gauche.
 
    L'agglomration de Tours semble tre une terre propice aux confluences
    socialo-centristes. "Apparemment, il existe un tropisme prosocialiste
    au sein du MoDem dpartemental : ce sont eux qui viennent vers nous",
    constate Jean-Patrick Gille, dput et premier secrtaire fdral
    d'Indre-et-Loire. A Tours, le maire (PS) Jean Germain ngocie une
    alliance au premier tour avec des centristes, mais la situation est
    juge "complexe" du fait de "l'htrognit" du MoDem local et des
    divisions qui l'affectent. A Jou-ls-Tours, deuxime ville du
    dpartement, un accord a dj t conclu pour intgrer des centristes
    dans la liste du maire PS. De mme qu' Ballan-Mir (7 000 habitants),
    ville de l'agglomration tourangelle o M. Bayrou a ralis un bon
    score, et que la gauche compte ravir  l'UMP.
 
<article-nb="2008/01/12/19-5">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5">  La volont de Nicolas Sarkozy de s&#38;#39;engager dans une campagne qu&#38;#39;il veut &#38;#34;politiser&#38;#34; se heurte  la volont de maires UMP de grandes villes qui privilgient les enjeux locaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5">      N icolas Sarkozy devait confirmer, samedi 12 janvier, lors du conseil
    national de l'UMP, son intention de "nationaliser" l'enjeu des
    municipales. Ce que redoutent plusieurs maires de grandes villes, qui
    ont reu l'investiture UMP mais ne sont pas presss de voir le
    prsident de la Rpublique faire campagne chez eux.
 
 
    Lors de sa confrence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait justifi
    sa position : "Je m'engagerai, parce que le concept mme d'lection
    dpolitise est absurde." Le premier ministre, Franois Fillon, avait
    tenu le mme discours quelques jours plus tt, le 4 janvier, en marge
    d'un dplacement aux Antilles. Et Patrick Devedjian, secrtaire gnral
    de l'UMP, a dclar que son parti ne voulait pas faire de ce scrutin
    "une affaire purement locale".
 
    A l'inverse, Jean-Pierre Raffarin, dans un entretien au Parisien du 11
    janvier, met en garde contre une "nationalisation des enjeux". "Il est
    important de veiller  ce que la politique locale ne soit pas
    systmatiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp
    adverse", prvient l'ancien premier ministre. Un certain nombre de
    maires de droite font le mme constat.
 
    Le cas le plus flagrant est celui d'Alain Jupp,  Bordeaux (Gironde).
    L'ancien prsident de l'UMP, qui vite soigneusement de participer 
    des dbats sur des thmes nationaux, ne mettra pas le logo de son
    propre parti sur son matriel lectoral, ni sur sa permanence de
    campagne.
 
    Exit donc l'arbre sur fond bleu et rouge, avec ses feuilles et ses
    fruits. M. Jupp a cr son propre logo : son nom, dcor de deux
    feuilles, ou de deux ptales, qui rappellent l'emblme d'une clbre
    marque de yaourt. Les couleurs, vert et brun, donnent une petite touche
    cologiste. Le tout est accompagn d'un slogan : "Continuons le
    changement".
 
    Son adversaire, Alain Rousset, a renonc lui aussi  faire figurer le
    symbole socialiste de la rose et du poing sur son matriel de campagne.
    Le logo du candidat PS voque les quais de la Garonne dans des tons
    verts.
 
    A Toulouse (Haute-Garonne), le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, va
    encore plus loin puisqu'il affirme s'tre mis "en cong de l'UMP". Dans
    une ville plutt centriste, rpute voter  gauche aux scrutins
    nationaux et  droite aux scrutins locaux, l'intrt de M. Moudenc est
    de se prsenter comme le candidat du rassemblement. Aux lgislatives de
    juin 2007, son adversaire socialiste, Catherine Lemorton, n'avait
    cess, au cours de leurs dbats publics, de le renvoyer dans la
    majorit prsidentielle. Tirant les leons de son chec, M. Moudenc,
    mme s'il a effectivement reu l'investiture UMP, ne veut surtout plus
    apparatre comme le candidat de Nicolas Sarkozy.
 
    Le schma est comparable  Rouen (Seine-Maritime). Le maire sortant,
    Pierre Albertini (ex-UDF), avait appel  voter pour M. Sarkozy au
    second tour de l'lection prsidentielle, aprs avoir soutenu Franois
    Bayrou au premier tour. Sgolne Royal a recueilli 54 % des suffrages
    dans sa ville.
 
    Aujourd'hui, M. Albertini doit affronter la socialiste Valrie
    Fourneyron, lue dpute en juin. Tandis que celle-ci va mettre en
    avant son appartenance politique, dans une agglomration largement
    tenue par les fabiusiens, le maire veut apparatre comme le candidat du
    rassemblement. "J'ai rejoint le peuple des Franais sans parti !",
    aime-t-il dsormais rpter dans ses discours publics. M. Albertini,
    qui a obtenu l'investiture de l'UMP au niveau national, ne souhaite pas
    recevoir un appui visible de l'excutif.
 
    A Amiens (Somme), ville o Sgolne Royal a obtenu 54,5 % des
    suffrages, Gilles de Robien a intrt, lui aussi,  ne pas nationaliser
    les enjeux. L'ancien ministre de l'ducation nationale fait valoir
    qu'il a conserv son seul mandat de maire, et qu'il veut travailler
    exclusivement pour sa ville. A l'inverse,  Strasbourg (Bas-Rhin), la
    maire (UMP) Fabienne Keller aura bien besoin du soutien actif de
    l'excutif. A droite, elle doit affronter deux listes centristes, ainsi
    que la liste rgionaliste "Alsace d'abord".
 
<article-nb="2008/01/12/19-6">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6">  Les ngociations en cours depuis trois jours ont dbouch vendredi sur un projet d&#38;#39;accord pour concilier flexibilit pour les entreprises et scurit pour les salaris. La CGT a dj annonc sa probable intention de ne pas le signer.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6">      L es ngociations marathon sur la rforme du march du travail, en
    cours depuis trois jours au sige du Medef  Paris, devaient s'achever
    vendredi 11 janvier au soir. Aprs de nouvelles concessions des
    organisations patronales, les partenaires sociaux sont parvenus 
    finaliser le projet d'accord destin  concilier flexibilit pour les
    entreprises et scurit pour les salaris.
 
 
    Parmi les concessions apportes par le patronat (Medef, CGPME, UPA),
    figure un allongement de la priode d'essai des CDI : deux mois au lieu
    d'un pour les ouvriers-employs, trois mois au lieu de deux pour la
    matrise et quatre mois au lieu de trois pour les cadres, soit un
    allongement infrieur aux propositions initiales (trois mois pour les
    non cadres et six mois pour les   cadres). Selon Maryse Dumas,
    secrtaire confdrale de la CGT, le projet prvoit   galement la
    cration  titre exprimental d'un CDD (et non plus d'un   CDI comme
    initialement propos par le patronat)  objet prcis pour une   dure
    de 18  36 mois.
 
       Dans les "points positifs" noncs par la CGT se trouvent le
    versement d'une prime aux demandeurs d'emploi de moins de 25 ans, "mais
    ce n'est pas une allocation, et elle ne concerne pas les
    primo-demandeurs d'emploi". Il sera galement possible pour les
    salaris devenus chmeurs de conserver le bnfice de la couverture
    complmentaire sant/prvoyance, mais pendant seulement un tiers du
    temps de leurs droits  l'indemnisation chmage.
 
    "PLUS DE DANGERS QUE DE POINTS POSITIFS"
 
    En revanche, selon la CGT,   le document n'voluera pas sur les points
    les plus conflictuels comme   la priode d'essai, la rupture
    conventionnelle des contrats et le   contrat de projet. Le patronat n'a
    pas accept de modifier le mode de validation des ruptures de CDI "
    l'amiable"   qui seront donc homologues par la direction
    dpartementale du travail.   L'absence de rponse au bout de quinze
    jours vaudra acceptation. Les   syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC,
    CFE-CGC) souhaitaient, eux, une validation par le conseil des
    prud'hommes.
 
    "La partie patronale a enfin boug car les organisations syndicales ont
    su peser ensemble jusqu'au bout", a dit Maryse Dumas  la presse. Elle
    a cependant jug que le texte est "dsquilibr", favorisant la
    flexibilit au dtriment de la scurisation des parcours. "Il   y a
    dans cet accord plus de dangers que de points positifs et je crois
    pouvoir dire que la dlgation CGT proposera aux organisations CGT de
     ne pas signer cet accord", a-t-elle ajout.
 
    Cette ngociation, dbute en septembre et concernant 18 millions   de
    salaris du secteur priv, doit dboucher sur un projet de loi qui,
    en cas d'accord, reprendra son contenu et en cas d'chec, relvera de
     la responsabilit du gouvernement. Les autres syndicats et les
    organisations patronales ne s'taient pas exprims dans l'immdiat.
 
<article-nb="2008/01/12/19-7">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7">  Le  prsident PS de la rgion Ile-de-France rpond  Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris : &#38;#34;s&#38;#39;il s&#38;#39;agit de faire du billard politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est trs mal engage&#38;#34;, prvient-il.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7">      N icolas Sarkozy a dfendu le projet de Grand Paris, lundi 7 janvier,
    en prvenant qu'il ne laissera pas ce projet s'enliser. Que lui
    rpondez-vous ?
 
    Si j'ai bien compris Nicolas Sarkozy est surtout proccup de grands
    gestes urbanistiques et architecturaux. Il souhaite laisser des traces
    de son passage. Il n'y a rien  redire  cela. C'est parfaitement
    lgitime que le chef de l'Etat s'intresse  l'image de la rgion
    capitale. Cela a mme t une pratique constante des monarques
    rpublicains clairs.
 
 
    Le fond de l'affaire concerne les moyens de dveloppement de la rgion.
    Je constate que, pour ce qui concerne les transports, la gestion est
    rgle dans un cadre rgional avec le STIF, sous l'autorit de la
    rgion. Que, pour ce qui est du foncier, nous avons galement les
    outils appropries. Qu'avec le schma directeur pour la rgion
    Ile-de-France nous avons une vision et un projet de dveloppement
    ambitieux. A quoi pourrait donc servir une structure supplmentaire ?
    Si certains veulent faire table rase de ce qui fonctionne, nous sommes
    plutt pour des cooprations renforces et pour faciliter les relations
    entre les partenaires.
 
    De deux choses l'une. O il veut aider la rgion capitale  franchir
    une tape dcisive dans son dveloppement, et il faut pour cela que
    l'Etat apporte de l'argent au pot. Nous ne pouvons pas nous contenter
    de dclarations d'amour. Les discours amoureux, c'est bien beau, mais
    nous prfrons des preuves d'amour. S'il s'agit de faire du billard
    politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est
    trs mal engage. En tout cas, je ne vois pas comment on pourrait
    mettre en place une instance de concertation sans commencer par
    entendre ce qu'ont  en dire les principaux intresss.
 
<article-nb="2008/01/12/19-8">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8">  L&#38;#39;intgralit du dbat avec Roland Coutanceau, psychiatre, vendredi 11 janvier 2008.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8">      F anfan :  Comment les psychiatres dcleront-ils une "particulire
    dangerosit caractrise par un risque particulirement lev de
    commettre  nouveau une infraction" ? Est-ce  dire que la peine aprs
    la peine pourra tre dcide sur le simple pronostic de troubles de la
    personnalit ?
 
 
    Roland Coutanceau :  Non, effectivement, c'est une question pertinente,
    puisque l'lment essentiel est justement de pouvoir valuer ce qu'on
    appelle la dangerosit criminologique. Il y a deux manires de
    l'valuer. L'une est statistique, par exemple, le fait d'avoir dj t
    condamn deux fois pour le mme dlit, le fait d'tre un pdophile
    exclusif, le fait d'tre obsd par ses fantasmes, le fait de
    s'attaquer  un enfant en dehors de la famille, de s'attaquer  un
    enfant anonyme, qu'on ne connat pas, sont statistiquement des critres
    de dangerosit.
 
    Paralllement, il peut y avoir une valuation qualitative, qui est
    simplement la manire dont un homme est capable de parler de faon
    mature de son passage  l'acte, par exemple, la qualit de
    reconnaissance des faits, le fait de reconnatre ou non sa
    responsabilit, de reconnatre ou non la contrainte, ce qu'on ressent
    d'avoir fait a (indiffrence, vague malaise, honte ou culpabilit), le
    fait de s'intresser aux consquences pour la victime, enfin la manire
    de se positionner par rapport  la loi sociale, la loi des hommes qui
    vous interpellent, sont une manire d'valuer l'volution de l'homme
    aprs son acte.
 
    Finalement, il y a donc une valuation quantitative et une valuation
    qualitative. Et de mon point de vue, c'est l'ensemble des deux qui
    permet de donner une valuation de la dangerosit criminologique, soit
    faible, soit moyenne, soit forte.
 
    Michal :  La rtention de sret ne montrerait-elle pas l'chec de la
    socit dans son "devoir" de rinsertion, car certes, le criminel doit
    tre condamn au nom de la socit, mais celle-ci ne doit-elle pas
    permettre la rinsertion ?
 
    Roland Coutanceau :  Bien sr, et il y a donc deux manires de voir le
    centre de rtention. L'une fait qu'on pourrait craindre que ce soit un
    lieu o restent  dure indtermine des sujets que l'on craint, mais
    l'autre, plus positive, et comme le souligne la loi, fait que cette
    orientation vers un centre de rtention (mesure de sret aprs la
    peine) ne puisse se faire que si, pralablement, on a tout fait pendant
    le temps de dtention pour proposer  l'intress une prise en charge
    visant  diminuer sa dangerosit suppose.
 
    Finalement, ce qui est essentiel, c'est que cette exceptionnelle mesure
    de rtention puisse catalyser le dveloppement en milieu carcral de
    centre pnitentiaire o il y a pour tous les sujets qui le souhaitent,
    et bien sr, pour ceux qui apparatraient dangereux aux yeux de la
    socit, la possibilit d'tre suivis, d'tre pris en charge, et
    accompagns dans une volution pendant le temps de peine. Finalement,
    donner du sens, donner du contenu  la peine elle-mme.
 
    Sarah PACA :  M. Debr a propos que le traitement hormonal, qui est
    dj possible pour les dlinquants sexuels, devienne obligatoire. Ce
    traitement n'est-il pas illusoire ? Les patients qui le reoivent
    souffrent d'impuissance mais il est reconnu qu'ils n'en perdent pas
    moins le dsir sexuel... et leurs fantasmes. Comment pouvons-nous
    croire alors qu'un traitement hormonal pourrait gurir des pdophiles
    et les empcher d'agir ?
 
    Roland Coutanceau :  L encore, je rpondrai en tant que mdecin. Au
    fond, le traitement hormonal antiandrogne, dit castration chimique,
    n'est pas un traitement miracle. Il peut tre utile, surtout d'ailleurs
    s'il est bien compris et accept par la personnalit de celui  qui on
    le prescrit.
 
    Quelles sont les indications de ce traitement hormonal ? C'est le fait
    d'tre un pdophile exclusif, i.e. centr au niveau de ses fantasmes
    exclusivement sur des enfants. C'est aussi que cette fantasmatique soit
    obsdante et permanente. C'est enfin que la personnalit en elle-mme
    est trs gocentrique, ou dit autrement, mgalomaniaque.
 
    C'est quand les individus prsentent au moins un de ces critres que,
    en ce qui me concerne, je souhaite leur prescrire le traitement
    antiandrogne. Encore faut-il que, dans la dontologie mdicale, je
    puisse convaincre l'intress de prendre le traitement.
 
    Il y a dans la prise en charge de quelqu'un qui a une dangerosit
    potentielle un dialogue d'homme  homme, o il faut d'une certaine
    manire le convaincre d'accepter dans son intrt bien compris ce qu'on
    lui propose.
 
    Voil la ralit de terrain de prescription des anti-hormones : c'est
    intressant, c'est utile, c'est souvent bien accept par les individus,
    mais en mme temps, comme tout traitement mdical, il y a des effets
    secondaires, des contre-indications, et donc le mdecin a besoin d'un
    minimum d'adhsion, ou simplement d'acceptation, de l'intress.
 
    Florence Duthil :  Certains criminels sont reconnus responsables de
    leurs actes au moment des faits. Ils prsentent pourtant de graves
    troubles psychologiques et sont soigns en consquence pendant leur
    incarcration. Est-ce qu'ils auraient d en fait tre reconnus
    irresponsables et tre interns dans un hpital psychiatrique ?
 
    Roland Coutanceau :  Les troubles mentaux sont trs variables. Il y a
    des troubles mentaux qui font discuter l'abolition du discernement, et
    donc qui orientent vers l'irresponsabilit pnale, et donc
    l'hospitalisation en milieu psychiatrique. Ces troubles sont la
    schizophrnie en pousse dlirante, la dpression grave accompagne
    d'lments dlirants, la dtrioration mentale du sujet g, et la
    dbilit moyenne ou profonde. Dans ces cas, il peut y avoir abolition
    du discernement.
 
    A un moindre degr, si le sujet est schizophrne mais stabilis par un
    traitement, si quelqu'un a fait une dpression simple, ou encore si on
    est au dbut d'une dtrioration, ou si l'on prsente une dbilit
    lgre, l, l'expert conclura  l'altration du discernement. Le sujet
    sera jug, mais, bien sr, il faudra amnager la peine en le traitant
    de faon mdicopsychologique, mme s'il rpond de ses actes, et donc
    qu'il fera une peine de prison si les actes sont graves.
 
<article-nb="2008/01/12/19-9">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9">  Nicolas Sarkozy devait adresser ses voeux, vendredi 11 janvier, aux corps constitus et aux fonctionnaires, depuis la prfecture de rgion de Lille.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9">      N icolas Sarkozy devait adresser ses voeux, vendredi 11 janvier, aux
    corps constitus et aux fonctionnaires, depuis la prfecture de rgion
    de Lille. Pour l'occasion, les prfets, sur instruction du secrtaire
    gnral de l'Elyse, Claude Guant, ont t somms d'organiser dans
    chaque dpartement une coute collective de la crmonie,  laquelle
    devaient tre invits les parlementaires.
 
 
    Les dputs et les snateurs ont ainsi reu des prfets de leurs
    dpartements une lettre leur demandant d'tre prsents lors de la
    retransmission de ces voeux prsidentiels. "Eu gard  la porte du
    message que le chef de l'Etat souhaite adresser aux agents des trois
    fonctions publiques, une rception sera organise dans chaque
    prfecture, afin d'assister au discours du prsident de la Rpublique,
    qui sera retransmis en direct sur une chane tlvise. Il me serait
    agrable que vous acceptiez de vous associer  cette rception", crit
    un de ces reprsentants de l'Etat dans un courrier adress aux lus de
    son dpartement.
 
    Nombre de parlementaires en ont t choqus, estimant que leur fonction
    ne les obligeait pas  faire office de "figurants convoqus pour
    couter religieusement la parole prsidentielle", ainsi que le dnonce
    le prsident du groupe socialiste de l'Assemble nationale, Jean-Marc
    Ayrault, dput de Loire-Atlantique. "C'est invraisemblable, s'indigne
    Jacqueline Gourault (MoDem), snatrice de Loir-et-Cher et prsidente de
    l'Association des maires. O va-t-on ? A croire que Nicolas Sarkozy
    considre les lus comme des fonctionnaires, mobilisables pour le
    service de sa communication." Il risque d'y avoir des chaises vides
    dans les prfectures.
 
<article-nb="2008/01/12/19-10">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10">  Dsireuses de briguer un fauteuil de maire aux lections municipales, cinq dputes de l&#38;#39;UMP ont d batailler face aux fortes rticences de leur parti.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10">      D sireuses de briguer un fauteuil de maire aux lections municipales,
    cinq dputes de l'UMP ont d batailler face aux fortes rticences de
    leur parti. Avec des fortunes diverses. Une seule a jet l'ponge, en
    se disant "coeure" : Arlette Grosskost, dpute (UMP) du Haut-Rhin,
    qui avait espr conduire la liste de la droite face au secrtaire
    d'Etat  la coopration et maire sortant (ex-PS) de Mulhouse,
    Jean-Marie Bockel.
 
 
    Les autres ont refus de cder. Quitte  tre suspendues de leur parti,
    comme Marie-Anne Montchamp, candidate  Nogent-sur-Marne face au maire
    sortant, Jacques Martin, rinvesti par l'UMP. "Je n'ai pas voulu me
    mettre en cong, explique M^me Montchamp. Le maire sortant a un bilan
    critiquable, il constitue un risque pour notre famille. Je prends mes
    responsabilits."
 
    Selon la dpute de Seine-et-Marne, la mesure de suspension prise par
    la direction de l'UMP n'a pas affaibli sa campagne : "Cela a plutt eu
    l'effet inverse", assure-t-elle. Elle nourrit cependant quelques
    regrets d'avoir d en arriver l : "Je me dis parfois que, si j'tais
    un homme du mme ge (50 ans), avec le mme parcours, peut-tre qu'on
    m'entendrait mieux. Quand on est une femme, on est toujours suspecte
    d'tre au bord de la crise de nerfs, d'en faire trop, c'est moins
    facile de se faire entendre contre le courant dominant." L'ancienne
    secrtaire d'Etat aux personnes handicapes a reu le soutien de Simone
    Veil, tout comme son ex-collgue Catherine Vautrin, dpute de la
    Marne, qui a maintenu sa candidature  Reims malgr l'investiture
    donne par l'UMP  Renaud Dutreil.
 
    "C'tait jou d'avance", dplore l'ancienne ministre de la cohsion
    sociale et de la parit. M^me Vautrin s'est donc mise en cong de son
    parti. Depuis, elle a reu le soutien du maire sortant (divers droite),
    Jean-Louis Schneiter, qui avait dcid de ne pas se reprsenter, et du
    Mouvement dmocrate, dont le candidat, Jean-Marie Beaupuy, a dcid de
    se retirer pour faire liste commune avec elle.
 
    Marie-Jo Zimmermann, dpute (UMP) de la Moselle, aura elle aussi d
    batailler jusqu' la dernire commission d'investiture de l'UMP,
    mercredi 9 janvier, pour convaincre son parti d'apporter son "soutien"
     la liste qu'elle conduira  Metz face au maire sortant, Jean-Marie
    Rausch (divers droite) qui brigue un septime mandat conscutif. "
    C'est une investiture de fait", se flicite M^me Zimmermann, alors
    qu'une partie des dirigeants de l'UMP, et notamment le dput voisin et
    maire de Woippy, Franois Grosdidier, avaient mis tout leur poids dans
    la balance pour l'en empcher. "Il a t furieux de cette dcision",
    relve la prsidente de la dlgation de l'Assemble nationale aux
    droits des femmes.
 
    "NI COUTE, NI SOUTIEN"
 
    Les candidats de l'UMP qui figureront sur la liste du maire sortant
    bnficient toutefois de la bienveillance de leur parti. "On n'y touche
    pas, indique Alain Marleix, responsable des investitures. Il y aura une
    primaire au premier tour entre les deux listes. La meilleure
    l'emportera."
 
    Henriette Martinez, dpute des Hautes-Alpes, a envoy, le 15 dcembre
    2007, sa lettre de dmission de l'UMP. Elle soutenait la candidature, 
    Gap, de Vronique Schreiber, qui avait dj port les couleurs de son
    parti aux lgislatives. L'UMP, au nom de l'ouverture, a prfr
    soutenir le maire sortant, Roger Didier (PRG). "Engage depuis 1984 au
    RPR puis  l'UMP, (...) ne bnficiant ni de votre coute ni de votre
    soutien, ni mme de votre considration, je quitte sans regrets un
    parti politique pour lequel j'ai beaucoup donn sans rien obtenir en
    retour", crit M^me Martinez dans sa lettre de dmission.
 
