<FILE-date="2008/01/12/19">
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<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1">  Thomas Dandois et Pierre Creisson ont t arrts lundi avec leur chauffeur. Les autorits nigriennes leur reprochent d&#38;#39;avoir enfreint l&#38;#39;interdiction de se rendre sans autorisation officielle dans le nord du Niger lors d&#38;#39;un reportage pour ARTE sur la rbellion touareg.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-1">      D eux journalistes franais sont toujours sous les verrous au Niger. En
    reportage dans le pays pour la chane de tlvision franco-allemande
    ARTE, le journaliste Thomas Dandois et le cameraman Pierre Creisson,
    qui travaillent pour l'agence Camicas Productions, ont t arrts
    lundi 17 dcembre avec leur chauffeur. Les autorits leur reprochent
    d'avoir enfreint l'interdiction de se rendre sans autorisation
    officielle dans le nord du Niger pour un reportage sur la rbellion
    touareg.
 
 
    Ils ont t inculps pour"intelligence avec des 'bandes armes'",
    termes par lesquels   les autorits dsignent les rebelles touareg du
    Mouvement des Nigriens   pour la justice (MNJ), trs actifs depuis
    fvrier dans le nord du pays. Leur chauffeur, Al Hassane Abdourahmann,
    a lui t inculp de "complicit d'atteinte  la sret de l'Etat".
    Ecrous  Kollo,  une vingtaine de kilomtres au sud de Niamey, ils
    sont passibles de la peine de mort.
 
    Leur avocat a dnonc un grave recul pour la libert et de l'Etat de
    droit". "Que je sache, aucune information judiciaire n'a t ouverte
    contre (les dirigeants du MNJ) alors que tous ceux qui les approchent
    de prs ou de loin sont poursuivis pour les crimes les plus graves", a
    dplor M^e Moussa Coulibaly.
 
    DEUX AUTRES JOURNALISTES NIGRIENS ARRTS POUR LES MMES FAITS
 
    Reporters sans frontires (RSF) a dnonc pour sa part un chef
    d'inculpation "extrmement lourd"."Nous souhaitons qu'un arrangement
    rapide puisse permettre  Thomas Dandois et Pierre Creisson d'tre
    remis en libert", a indiqu l'association dans un communiqu.
 
    Deux journalistes nigriens, Moussa Kaka, correspondant de Radio France
    internationale (RFI), et Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel
    Ar-Info, sont dtenus respectivement depuis le 26 septembre et le 9
    octobre et galement accuss par les autorits de complicits avec les
    rebelles touareg du MNJ.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-2">
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2">  Prs de 800 journalistes ont assist, mardi 8 janvier,  la confrence de presse du prsident de la Rpublique. 
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2">      T rois cents... Six cents... Six cent cinquante... Avant mme la
    confrence de presse de Nicolas Sarkozy, mardi 8 janvier, radios et
    tlvisions avanaient des chiffres mirobolants sur le nombre de
    journalistes qui devaient assister  cet exercice prsidentiel.
    Finalement, selon les chiffres fournis par Franck Louvrier, conseiller
    en communication du chef de l'Etat, ils taient prs de 800
    journalistes prsents dans la salle des ftes de l'Elyse, dont une
    bonne centaine de techniciens. "Notre principe a t que tous les
    journalistes qui possdaient une carte de presse ont eu le droit de
    s'accrditer", prcise M. Louvrier. "Une confrence de presse est faite
    pour les journalistes et il n'y a aucune raison de faire une
    slection", poursuit-il.
 
 
    Ainsi, outre les reprsentants de la presse quotidienne nationale et
    rgionale, les grandes agences de presse (AFP, AP, Reuters...), presque
    tous les titres de la presse gnraliste taient prsents et, le plus
    souvent, en force.
 
    Parmi la presse nationale, c'est le quotidien conomique Les Echos qui
    a mobilis le plus grand nombre de journalistes (11 personnes), suivi
    par Le Monde (6 personnes). De nombreuses lettres spcialises
    (conomiques, mdias...) avaient envoy un collaborateur ainsi que la
    quasi-totalit des magazines (L'Express, Le Nouvel Observateur, Paris
    Match, Jeune Afrique, Tribune juive...). Les correspondants de la
    presse trangre  Paris taient galement dans la salle, et certains
    journaux trangers avaient envoy spcialement un journaliste. En tout,
    45 pays taient reprsents  l'Elyse. Sans oublier plusieurs
    chroniqueurs et de nombreux curieux venus "pour voir". Aucune place
    n'avait t rserve et ce sont donc les premiers arrivs qui ont pu
    s'asseoir derrire les membres du gouvernement installs au premier
    rang.
 
    Ct images, c'est France 2 qui assurait la retransmission, en direct,
    de la confrence de presse. La chane publique, charge cette
    semaine-l d'assurer "le pool" de l'Elyse en alternance avec TF1, a
    fourni l'essentiel des images avec plusieurs camras mobiles dans la
    salle. Les autres tlvisions, qui reprenaient les images de France 2,
    taient installes sur un praticable au fond de la salle avec des
    camras fixes en compagnie des nombreux photographes. "Il tait
    impossible de laisser oprer plusieurs quipes de tlvision en mme
    temps parce que, tout simplement, il n'y avait pas assez d'espace",
    explique M. Louvrier.
 
    Cette confrence de presse tait aussi en rupture avec la tradition un
    peu baroque qui, sous les prcdentes prsidences, voulait que ce soit
    la presse qui vienne prsenter ses voeux au chef de l'Etat sous l'gide
    de l'Association de la presse prsidentielle (APP). Souhaitant allger
    la longue priode de crmonie de voeux qui s'tale tout au long du
    mois de janvier, M. Sarkozy a donc remplac cette tradition par une
    confrence de presse.
 
    Mais, pour faire la passerelle entre l'"ancienne" et la "nouvelle"
    poque, le chef de l'Etat a "offert" la premire question  Mireille
    Lemaresquier, chef du service tranger  France Info et nouvelle
    prsidente de l'APP qui l'a interrog sur... la protection des sources
    des journalistes.
 
    Par la suite, et en une heure et demie, les journalistes n'ont pu poser
    que vingt-deux questions. Affaires publiques (35 heures, pouvoir
    d'achat, audiovisuel public, etc.) et vie prive (mariage avec Carla
    Bruni) ont t abordes sans que les journalistes se concertent au
    pralable pour se rpartir les questions.
 
    C'est M. Louvrier qui menait le bal des micros, aid par quatre
    attaches de presse. "J'ai essay de rpartir les questions, mais il
    tait impossible de donner la parole  tout le monde", a assur le
    conseiller en communication du chef de l'Etat. Ainsi, les journalistes
    de la presse trangre en ont t pour leurs frais avec une seule
    question. "C'est vrai qu'ils ont d tre frustrs, reconnat M.
    Louvrier, mais cette confrence tournait surtout autour de la politique
    intrieure."
 
    Trs  l'aise dans la joute oratoire, le prsident de la Rpublique a,
    comme  son habitude, personnalis les rponses selon ses
    interlocuteurs. A une question du directeur de Libration, Laurent
    Joffrin, qui lui reprochait d'avoir instaur une "monarchie lective",
    M. Sarkozy a rpondu, sarcastique (Le Monde du 10 janvier) : "Mais
    monsieur Joffrin, c'est une obsession ; le pouvoir personnel, vous en
    parliez dj  propos du gnral de Gaulle. C'est du recyclage,
    monsieur Joffrin. On est dans la socit du dveloppement durable,
    mettez-vous au got du jour. Vous n'avez donc trouv que a ?"
 
    Priv de micro aprs avoir pos sa question, M. Joffrin n'a pas pu lui
    rpondre... Et lorsque la journaliste de la tlvision prive BFMTV l'a
    interrog sur le "malaise" croissant des Franais visiblement li,
    selon elle,  sa "manire d'afficher sa vie prive", M. Sarkozy lui a
    rtorqu schement : "J'ai bien compris que a vous gnait, donc, par
    consquent, vous n'enverrez plus de reporter pour me suivre partout o
    je vais." Le prsident de la Rpublique a profit de la moindre
    maladresse dans la formulation des questions ou de leur caractre
    parfois ditorialisant pour viter de rpondre sur le fond. C'est le
    risque de cet exercice pour la presse. Il faut arriver avec des
    questions simples. Toute critique sous-jacente est interprte par M.
    Sarkozy comme une agression dont il se sert pour charger sa rponse
    d'une certaine violence. "Ce genre de confrence de presse est un
    thtre o l'acteur et les spectateurs jouent chacun leur rle", note
    Philippe Ridet, journaliste au service politique du Monde.
 
    Venu "en curieux" dans la salle, Serge Moati, ralisateur, producteur
    et animateur du magazine "Ripostes" sur France 5, avoue avoir t
    "fascin" par le spectacle auquel il a assist. "Je me suis rendu 
    cette confrence de presse avec une gourmandise "voyeuriste",
    reconnat-il. J'ai assist  un numro de haute voltige o l'on sent, 
    chaque seconde, que quelque chose de surprenant peut arriver. En le
    regardant virevolter entre les 35 heures et Carla Bruni, j'ai eu le
    double sentiment de la fascination et de l'incrdulit. Avec Sarkozy,
    nous sommes passs au postmoderne, surtout dans le rapport qu'il
    entretient avec l'autre, prcise le ralisateur. Quant  la
    transparence, on ne peut que s'en fliciter au regard de ce qui se
    passait avant, notamment sous la prsidence de Mitterrand. Mais il y a
    aussi un danger : trop de transparence peut tre dangereux pour la
    dmocratie."
 
<article-nb="2008/01/12/19-3">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3">  Une srie documentaire sur Arte pour vrifier si les scnaristes sont aussi fous que leurs inventions
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3">      M itraillettes, sige jectable, vitres pare-balles, assistance  la
    conduite... La mythique Aston Martin DB5 de James Bond, dans
    Goldfinger, est ce qu'on appelle un vhicule toutes options. Du moins
    au cinma. Car seuls quelques-uns de ces gadgets appartiennent au champ
    du possible. Les autres sont ns de l'imagination dbride des
    scnaristes de la srie pour pater les spectateurs des aventures de
    l'espion de Sa Majest. Entre fiction et ralit, il existe pourtant
    des passerelles que se propose d'explorer Arte avec une srie
    documentaire en quatre parties intitule "La science vue par
    Hollywood".
 
 
    Comment les studios se sont-ils inspirs des travaux de scientifiques
    et vice versa ? Quels sont les gadgets mis au point pour le 7^e art et
    qui ont fini par entrer dans notre vie quotidienne ? O se situe la
    frontire entre fantasmes et ralisations concrtes ? Le premier
    pisode ouvre ainsi les portes des grands studios de cinma et propose
    un bel inventaire des bolides les plus clbres du grand cran. A
    commencer par ceux de 007. L'occasion de constater que le systme de
    cartographie embarqu dans l'Aston Martin n'est rien d'autre que
    l'anctre de nos GPS d'aujourd'hui. En 1964, une telle option
    paraissait pourtant utopique. On en trouve dsormais dans tous les
    supermarchs.
 
    A LA POURSUITE DE TOM CRUISE
 
    Les mitraillettes installes dans les phares, une ide inspire par
    l'aviation militaire, relvent par contre de la pure utopie. "Trop
    lourd et dangereux pour la tenue de route", estiment les ingnieurs.
    Sans compter que l'utilit quotidienne d'un tel quipement reste 
    dmontrer pour qui n'est pas espion...
 
    Plus raliste, Steven Spielberg a exig que la plupart des objets
    prsents dans son film d'anticipation Minority Report, sorti en 2002,
    et dont l'histoire se droule en 2054, reposent sur des technologies
    existantes. Les voitures du film fonctionnent ainsi avec la
    sustentation magntique, une technologie bien relle mais encore loin
    de faire fonctionner des vhicules individuels grand public. Les
    vaisseaux volants des policiers chargs de poursuivre Tom Cruise,
    empruntent quant  eux le principe des hydroglisseurs pour se faufiler
    au milieu des gratte-ciel.
 
    C'est sans doute sous l'eau que scnaristes et scientifiques ont le
    plus troitement rapproch leurs travaux. Le sous-marin futuriste du
    film Abyss, de James Cameron , a ainsi pris forme une dizaine
    d'annes plus tard pour le tournage de Titanic, du mme James Cameron.
    Comme quoi les lois de la physique et de la science peuvent parfois
    faire bon mnage avec les spectaculaires impratifs hollywoodiens.
      __________________________________________________________________
 
    "La science vue par Hollywood",
 
    du lundi 14 au jeudi 17 janvier
 
     20 h 15 sur Arte
 
