<FILE-date="2008/01/12/19">
<article-nb="2008/01/12/19-1">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1">  Syndicats et patronat ont achev, vendredi, la ngociation sur la &#38;#34;modernisation du march du travail&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1">      S yndicats et patronat ont achev, vendredi 11 janvier, la ngociation
    sur la "modernisation du march du travail". Le projet d'accord - 16
    articles sur 24 pages - pourrait instaurer une "flexiscurit"  la
    franaise : plus de flexibilit pour les entreprises sur le contrat et
    la rupture, plus de scurit sur certains droits pour les salaris. Les
    syndicats vont dterminer dans les prochains jours leur position - FO
    et CFTC lundi 14 janvier, CFE-CGC mardi, CFDT mercredi ou jeudi, et CGT
    le 29 janvier, cette dernire ayant dj indiqu qu'elle ne signerait
    probablement pas le texte. En cas d'accord, le gouvernement devrait en
    transposer les termes dans une loi d'ici  la fin du premier semestre.
    Voici les principaux points du projet :
 
 
 
 
           CHRONOLOGIE
 
 
 
    23 OCTOBRE 2006 :
    ouverture de la "dlibration sociale" propose par le Medef sur la
    scurisation des parcours professionnels, le contrat de travail et
    l'assurance-chmage. La CGT refuse de participer aux travaux.
 
    19 JUIN 2007 :
    tous les leaders syndicaux et patronaux se mettent d'accord pour
    l'ouverture d'une ngociation sur la "modernisation du march du
    travail".
 
    7 SEPTEMBRE :
    dbut de la ngociation.
 
    11 JANVIER 2008 :
    fin de la ngociation et rdaction d'un projet d'accord dont les termes
    doivent tre valids ou non par les cinq confdrations syndicales,
    entre le 14 (CFTC et FO) et le 29 janvier (CGT).
 
 
                                                              
 
 
 
    La priode d'essai. Pour les contrats de travail  dure indtermine
    (CDI), la priode d'essai est allonge : "pour les ouvriers et employs
    entre un et deux mois maximum, les agents de matrise et les
    techniciens entre deux et trois mois, les cadres entre trois et quatre
    mois", sauf si un accord de branche prvoit une dure suprieure. Cette
    priode pourra tre reconduite une fois par des accords de branche et
    les dures ne pourront excder quatre, six et huit mois. Une priode
    d'essai plus courte pourra tre fixe "dans la lettre d'engagement ou
    dans le contrat de travail".
 
    Rupture "conventionnelle" du CDI. Pour "privilgier les solutions
    ngocies  l'occasion des ruptures de contrat", un nouveau mode,
    "exclusif de la dmission et du licenciement", a t cr. Le salari
    et l'employeur pourront choisir les conditions de la fin du contrat qui
    les lie : un droit de rtractation existe "pendant un dlai de quinze
    jours suivant la signature de la convention" entre les deux parties.
    L'accord devra ensuite tre valid par le directeur dpartemental du
    travail. Le salari bnficiera d'une indemnit de rupture quivalant 
    un cinquime de mois par anne d'anciennet et accdera aux allocations
    chmage.
 
    Un nouveau contrat de travail. Il s'agit d'une sorte de contrat de
    mission, contrat  dure dtermine  "terme incertain", pour la
    "ralisation d'un objet dfini", rserv aux ingnieurs et aux cadres.
    La dure du projet doit tre comprise entre 18 et 36 mois, et le
    contrat est de 12 mois minimum non renouvelable. Le recours  ce
    contrat est subordonn  un accord de branche ou d'entreprise et "ne
    peut tre utilis pour faire face  un accroissement temporaire
    d'activit". Il peut tre rompu  la date anniversaire de sa signature
    "pour un motif rel et srieux". En cas de rupture, l'indemnit perue
    par le salari atteindra 10 % de la rmunration reue pendant le
    contrat.
 
    Nouvelle rupture. En cas d'"inaptitude d'origine non professionnelle"
    (longue maladie, accident), et si le salari ne peut tre reclass, les
    indemnits de rupture pourront tre prises en charge par un fonds de
    mutualisation  la charge des entreprises.
 
    Indemnits de licenciement. Le montant de l'indemnit
    interprofessionnelle de licenciement devient unique et d'un montant qui
    ne peut tre infrieur  un cinquime du salaire mensuel. Le texte
    prvoit que le lgislateur fixe "un plancher et un plafond" pour
    l'indemnit, en cas de contestation judiciaire d'un licenciement sans
    cause relle ni srieuse.
 
    Portabilit des droits. Le salari qui se retrouve au chmage pourra
    garder sa couverture prvoyance sant pendant une dure gale  un
    tiers de sa dure d'indemnisation du chmage, avec un minimum de trois
    mois. Pour la formation, le salari quittant l'entreprise gardera 100 %
    du solde des heures de formation acquise dans le cadre du droit
    individuel  la formation (DIF). En "accord avec le nouvel employeur",
    il pourra utiliser ce crdit d'heures "pendant les deux annes suivant
    (son) embauche".
 
    Moins de 25 ans sans emploi. Une prime forfaitaire paye par
    l'assurance-chmage est instaure pour les moins de 25 ans
    "involontairement privs d'emploi", qui n'ont pas assez travaill pour
    avoir accs aux allocations chmage.
 
    Formation. Les personnes "les plus loignes de l'emploi" pourront
    bnficier d'une formation dont le financement sera assur par un fonds
    dont le financement sera dfini lors de "la ngociation sur la
    formation professionnelle  venir".
 
    Accs aux droits. Pour bnficier de "l'indemnisation conventionnelle
    de la maladie", la condition d'anciennet est ramene de trois  un an.
    Le dlai de carence est ramen de 11  7 jours.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-2">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2">  Le mtal jaune profite  plein d&#38;#39;une conjoncture inquitante : embourbement amricain en Irak, menaces de rcession aux Etats-Unis, crise du systme bancaire occidental...
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2">      L 'once d'or a battu, vendredi 11 janvier, un nouveau record historique
    en touchant brivement le niveau de 900,10 dollars, sur le New York
    Mercantile Exchange. Le mtal prcieux avait fini  898 dollars 
    Hongkong et  897,90 dollars sur le London Bullion Exchange.
 
    En dollar constant, il faudrait que l'once atteigne prs de 2 100
    dollars pour enfoncer le record de 850 dollars du 21 janvier 1980, au
    moment o les armes russes envahissaient l'Afghanistan.
 
 
    Il n'empche que, depuis l'tiage de 250 dollars de 2001, on assiste 
    une vritable "rue vers l'or" : les 500 dollars ont t dpasss ds
    2005 et les 600 en 2006. En 2007, les cours de l'once ont progress de
    32 %.
 
    Tout alimente cette flambe. Valeur refuge par excellence, l'or profite
     plein d'une conjoncture inquitante : assassinat de Benazir Bhutto et
    craintes de voir des islamistes s'emparer de l'arme nuclaire
    pakistanaise, embourbement amricain en Irak, menaces de rcession aux
    Etats-Unis, crise du systme bancaire occidental et crise de liquidit,
    dprciation de l'immobilier et chute des Bourses qui dvaluent les
    actifs, etc.
 
    Les incohrences des banques centrales des pays occidentaux ont fait le
    reste. Les marchs sont persuads que celles-ci sont incapables de
    monter leurs taux directeurs, comme elles devraient le faire pour
    combattre l'inflation, en raison des risques de rcession. Ce qui
    signifie que l'inflation a de beaux jours devant elle et ces
    anticipations tirent le mtal vers le haut.
 
    Le patron de la Rserve fdrale amricaine (Fed) ayant annonc cette
    semaine une nouvelle baisse de taux pour soutenir l'activit et la
    Banque centrale europenne (BCE) entendant dfendre l'euro par un
    maintien des siens, le dollar a repris sa glissade et comme la
    corrlation est de 92 % entre l'volution du dollar et le prix de l'or,
    le mtal jaune a t dop une nouvelle fois.
 
    LA DEMANDE A CHANG
 
    Autre vent favorable pour l'or : la demande de la joaillerie. Les
    hausses successives ne dcouragent en rien les Indiennes et les
    Chinoises, premires consommatrices. Les statistiques font apparatre
    qu'au troisime trimestre 2007, la consommation mondiale a progress de
    16 %, la demande chinoise atteignant mme 25 %.
 
    Enfin, la demande a chang. Moins de particuliers  la recherche de
    lingots et de pices et plus d'investisseurs et d'pargnants qui
    profitent des nouveaux modles de fonds adosss  des stocks physiques
    d'or, les ETF ("Exchange Traded Fund"). Les Chinois ont aussi depuis
    cette semaine la possibilit d'accder  un march  terme de l'or.
    Autant de nouveaux "joueurs" qui poussent  la hausse.
 
    Certains se sont risqus  imaginer des quations permettant
    d'expliquer et d'anticiper les mouvements du prix de l'or. On a parl
    de la "loi de Raymond Barre", du nom de l'ancien premier ministre
    franais, qui voudrait que le prix de l'or s'quilibre  dix fois celui
    du baril de ptrole. Cette formule annoncerait  brve chance une
    once  1 000 dollars.
 
    Plus srieux est le modle "Summers-Barsky". L'ancien secrtaire d'Etat
    au Trsor de Bill Clinton, Larry Summers, a modlis l'volution du
    prix de l'or de 1730  1985 en raction aux taux d'intrt, 
    l'inflation et au retour sur investissement.
 
    La leon qu'il en tire est claire, telle qu'elle est rapporte par le
    Financial Times du 12 janvier : on se tourne vers l'or quand
    l'investissement dans les autres actifs semble moins attractif.
    Autrement dit, l'or sert  prserver un capital, pas  l'augmenter.
    Retour donc  la fonction refuge du mtal prcieux.
 
    Et demain ? Peu d'analystes prdisent une poursuite de la hausse au
    rythme actuel. La Socit gnrale estime mme qu' court terme, le
    ralentissement de l'conomie mondiale devrait provoquer un retour en
    forme du dollar et une baisse du prix du ptrole. Elle parie sur un
    recul marqu de l'once d'or, aprs un premier trimestre 2008 agit.
 
<article-nb="2008/01/12/19-3">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3">  La fdration des syndicats pharmaceutiques franais (FSPF) a dnonc, mercredi, la hausse des prix au 1er janvier d&#38;#39;un certain nombre de mdicaments qui avaient t sortis courant 2007 des produits remboursables par la Scurit sociale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3">      L a fdration des syndicats pharmaceutiques franais (FSPF) a dnonc,
    mercredi 9 janvier, la hausse des prix au 1^er janvier d'un certain
    nombre de mdicaments qui avaient t sortis courant 2007 des produits
    remboursables par la Scurit sociale. La liste des principaux
    mdicaments tablie par la FSPF (prix hors taxes) concerne
    principalement des veinotoniques, lesquels reprsentent 90 millions de
    botes vendues par an pour un chiffre d'affaires global de 400 millions
    d'euros.
 
 
    Il s'agit du Daflon (Servier), qui passe de 3,94  5,23 euros (+ 33 %),
    de l'Endotelon (Sanofi-Aventis), de 2,80  2,98 euros (+ 6 %), du sirop
    Pneumorel (un antitussif de Servier) qui augmente de 294 %  3,47
    euros, ou encore du Pneumorel en comprim, qui a t port  5,78 euros
    (+ 64 %). Sont aussi concerns : l'Esberiven (Abbott), qui a t amen
     4,02 euros (+ 16 %), le Difrarel (Leurquin Mediolan), qui grimpe 
    3,60 euros (+ 70 %), le Praxinor (Merck), qui augmente de 7 %  1,63
    euro, ou encore l'Hirucreme (Bayer), qui passe de 2,48  4,67 euros (+
    88 %).
 
    Lehning, qui coule chaque anne 900 000 botes du veinotonique
    Climaxol, a modifi le conditionnement du mdicament et propose
    maintenant le flacon de 60 ml (30 ml auparavant)  3,47 euros, contre
    0,85 euro hors taxe. "C'est un produit qu'on gardait pour faire plaisir
    aux clients, note Antoine Giovannangeli, directeur commercial de
    Lehning. Le dremboursement va faire chuter les ventes de 80 % : il est
    donc naturel d'augmenter les prix."
 
    PEUR DES RSEAUX D'OFFICINES
 
    Un raisonnement que tous les laboratoires ne suivent pas : certains,
    comme Sanofi-Aventis, qui anticipent une chute des ventes, ont juste
    report sur le client la hausse des cots de production ; d'autres,
    comme GTF ou Pierre Fabre, ne veulent pas brimer le patient. Ainsi, le
    prix de Ginkor (GTF) est rest inchang  4,41 euros, tandis que celui
    du Cyclo 3 (Pierre Fabre) baisse de 13 % (3,63 euros, contre 4,16) pour
    que la hausse de la TVA conscutive au dremboursement ne soit pas
    inflige au patient en sus d'une hausse des prix.
 
    La vraie surprise vient de la FSPF. Philippe Gaertner, son prsident,
    aurait pu se rjouir que la marge des pharmaciens augmente
    mcaniquement au prorata des hausses de prix. Mais la Fdration qui
    reprsente l'"artisan pharmacien", propritaire de son officine, estime
    que ces hausses excessives travaillent contre elle.
 
    En effet, la FSPF sait que le gouvernement souhaite restructurer la
    distribution des mdicaments. Elle craint fortement les pressions de
    Bruxelles concernant l'ouverture du capital des officines et la
    constitution d'authentiques rseaux de pharmacies. Dans cette
    perspective, le laboratoire qui multiplie ses prix par cinq consentira
    des remises importantes aux centrales d'achat des rseaux, et  elles
    seulement. Le risque tant ensuite que le client aille l o
    l'automdication est la moins chre.
 
