<FILE-date="2008/01/12/19">
<article-nb="2008/01/12/19-1">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Le Kouomintang, favorable  un rapprochement avec Pkin, a obtenu 81 des 113 siges du Parlement lors des lections lgislatives du samedi 12 janvier. Le parti du prsident Chen Shui-bian, lui, ne remporte que 27 siges. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">      A Tawan, le Kouomintang, parti d'opposition favorable  un
    rapprochement avec Pkin, a remport une large victoire lors des
    lections lgislatives, en obtenant 81 des 113 siges du Parlement, a
    annonc la commission lectorale samedi 12 janvier. Le parti du
    prsident Chen Shui-bian, le Parti dmocratique progressiste (DPP), a
    lui subi un grave revers en remportant seulement 27 siges dans la
    nouvelle assemble, tandis que de petites formations allies du
    Kouomintang (KMT) ont dcroch un total de 5 siges, selon le prsident
    de la commission.
 
 
    Le prsident Chen Shui-bian,   qui est un fervent partisan d'une
    politique d'indpendance vis--vis de   la Chine, a concd sa dfaite,
    qu'il a qualifie de "pire revers" dans l'histoire de son parti. Il a
    ajout qu'il en assumait "toute la responsabilit" et a annonc sa
    dmission "immdiate" de son poste de prsident du DPP.
 
    "NOUS RESPECTERONS LA MINORIT AU PARLEMENT"
 
    Avant   mme que la commission lectorale n'annonce les rsultats, Wu
    Poh-hsiung, le prsident   du Kouomintang, avait revendiqu la victoire
    de son parti. "Je promets que nous n'abuserons pas du pouvoir que
    nous donne la majorit, mais que nous l'utiliserons  stabiliser la
    socit et  unir le peuple, et que nous respecterons la minorit au
    Parlement", s'est exclam M. Wu. Cette victoire du Kouomintang confre
    un srieux avantage  son candidat pour l'lection   prsidentielle du
    22 mars, l'ex-maire de Taipei Ma Ying-jeou, face    celui du parti du
    chef de l'Etat Frank Hsieh ; Chen Shui-bian ne   pouvant, lui, se
    reprsenter  l'issue de son second mandat.
 
    Le   Kouomintang a t au pouvoir pendant 51 ans  Taiwan jusqu'
    l'lection   en 2000 de M. Chen, rcemment touch par un vaste scandale
    de   corruption. Le parti du chef de l'Etat ptit en outre d'un
    ralentissement de l'conomie et d'un taux de chmage lev dans cette
     le de 23 millions d'habitants.
 
    Sous son nom officiel de Rpublique de Chine,   Tawan a perdu en 1971
    son sige  l'ONU, qui a t attribu  la Chine   populaire, dont elle
    avait fait scession aprs la guerre civile de   1949, quand les
    nationalistes de Tchang Ka-chek avaient d fuir devant   les
    communistes. Pkin considre l'le rebelle comme partie intgrante de
    son territoire et envisage de la runifier  la "mre patrie", y
    compris par la force.
 
<article-nb="2008/01/12/19-2">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  En faisant jouer la concurrence, les consommateurs obtiendraient une baisse des taux, estime la Commission de Bruxelles. Et les banquiers pourraient faire des conomies d&#38;#39;chelle s&#38;#39;ils n&#38;#39;avaient plus  respecter 27 cadres juridiques nationaux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      A u lendemain de la libration des otages colombiennes Clara Rojas et
    Consuelo Gonzalez de Perdomo, le prsident vnzulien Hugo Chavez a
    lanc un appel  la communaut internationale destin  rhabiliter les
    Forces armes rvolutionnaires de Colombie (FARC, extrme gauche) et
    l'Arme de libration nationale (ELN, castriste), considres par les
    Etats-Unis, l'Union europenne et le Canada comme des organisations
    terroristes.
 
 
    M. Chavez a choisi le cadre solennel de l'Assemble nationale, vendredi
    11 janvier,  Caracas, pour remettre en cause le statut des gurillas
    colombiennes. "Nous devons reconnatre ces forces insurges, car elles
    ont un projet politique bolivarien, que nous respectons ici au
    Venezuela", a-t-il dclar sous les applaudissements des
    parlementaires.
 
    Le gouvernement colombien a vivement ragi, en refusant qu'on accorde
    aux FARC et  l'ELN "le statut de belligrants". "Quelle arme
    assassine ou s'adonne au trafic de drogue ?", a demand l'ex-prsident
    colombien Andres Pastrana, qui avait accept de dmilitariser, pendant
    trois ans (1999-2002), la rgion du Caguan en vue de pourparlers de
    paix avec les FARC qui ont chou.
 
    Dans la soire de vendredi, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont
    dnonc, lors de leur premire confrence de presse  Caracas, les
    mthodes des FARC, qualifies d'"organisation criminelle" par M^me
    Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt. "La prise
    d'otages est un crime de "lse humanit". Ils disent qu'ils sont
    l'arme du peuple et on voit qu'ils entranent des gens  la prise
    d'otages", a-t-elle expliqu, en ajoutant avoir t enchane, un
    temps, aprs une tentative d'vasion manque, en pleine nuit, en
    compagnie d'Ingrid Betancourt. Selon Consuelo Gonzalez, "le seul fait
    de priver quelqu'un de sa libert peut tre considr comme de la
    torture (...) Nous tions trs affectes de voir les hommes enchans 
    un poteau au moment de dormir". Interroge sur la demande formule par
    Hugo Chavez, l'ex-parlementaire colombienne a estim que " le conflit
    est si grave que toute action qui nous permettrait de le surmonter est
    la bienvenue".
 
    A Bogota, trois procureurs enquteurs spcialiss, au Parquet, dans les
    droits de l'homme, ont bien voulu rpondre  nos questions sous couvert
    de l'anonymat. Ils estiment que les FARC violent les Conventions de
    Genve et le droit international humanitaire. "Les enlvements sont des
    crimes commis par les FARC au vu et au su de tout le monde, rappelle
    l'un d'eux. Les conditions inhumaines de captivit des squestrs,
    enferms dans des cages, enchans en permanence dans le cas des hommes
    comme l'a confirm M^me Perdomo, utiliss comme boucliers humains, sont
    contraires  toutes les rgles internationales."
 
    Aussi bien les FARC et l'ELN que les milices paramilitaires d'extrme
    droite sont responsables du dplacement forc de populations, que
    certaines ONG chiffrent  deux millions de personnes. Ces trois
    fonctionnaires, en premire ligne dans la lutte contre les violations
    des droits de l'homme commises en Colombie par des agents de l'Etat ou
    par les groupes irrguliers, se montrent pessimistes quant aux
    perspectives de paix. "Il y a trop d'intrts en jeu, trop de gens
    vivent de l'conomie de guerre", dit l'un d'entre eux, tandis que les
    autres approuvent d'un signe de tte.
 
<article-nb="2008/01/12/19-3">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Ce texte prvoit la reprise du ravitaillement des navires de la coalition mene par les Amricains dans l&#38;#39;ocan Indien pour des oprations en Afghanistan.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L e gouvernement japonais a choisi de passer en force pour faire
    adopter la nouvelle loi antiterroriste. Ce texte prvoit la reprise du
    ravitaillement des navires de la coalition mene par les Amricains
    dans l'ocan Indien pour des oprations en Afghanistan. Son adoption en
    deuxime lecture par la Chambre basse, vendredi 11 janvier, est
    intervenue peu aprs son rejet par la Chambre haute, domine par
    l'opposition depuis les lections de juillet 2007.
 
 
    Le choix du premier ministre Yasuo Fukuda et de sa formation, le Parti
    libral-dmocrate (PLD), de passer outre la dcision de la Chambre
    haute tmoigne de l'importance de la question pour le chef du
    gouvernement. Depuis l'arrt des ravitaillements, le 1^er novembre,
    plusieurs pays, Etats-Unis en tte, pressaient le Japon de les
    reprendre.
 
    Avant de devenir premier ministre en septembre, M. Fukuda a critiqu
    l'attaque amricaine de l'Irak. Il tient cependant  mnager le premier
    alli de l'Archipel et s'est engag, en novembre, auprs du prsident
    George Bush,  obtenir la reprise de la mission.
 
    Le vote met galement fin  plusieurs mois de querelles de politique
    intrieure. Ds la victoire de juillet, le Parti dmocrate du Japon
    (PDJ) et son dirigeant, Ichiro Ozawa, se sont prononcs contre la
    prolongation de la loi antiterroriste, la jugeant inconstitutionnelle
    et prnant une intervention directe en Afghanistan sous la forme d'une
    aide  la reconstruction.
 
    Le PDJ a empch la prorogation du texte avant son chance, le 1^er
    novembre. Le gouvernement a d prolonger deux fois la session
    parlementaire pour le faire adopter. Entre-temps, le premier ministre a
    propos  M. Ozawa la cration d'une coalition parlementaire runissant
    majorit et opposition. Une controverse a clat sur les quantits
    exactes de carburant fournies et sur le fait que certains navires
    amricains ravitaills taient engags dans des oprations en Irak. La
    loi japonaise limite l'aide  ceux oprant sur le thtre afghan.
 
    La PDJ a tent de jouer de ces arguments pour empcher la prolongation.
    Profitant de sa dynamique de victoire et du faible taux de soutien du
    gouvernement, il souhaitait aussi obtenir des lgislatives anticipes.
    En vain. Ces efforts infructueux pourraient mme hypothquer son
    avenir. Le quotidien Asahi, pourtant proche du PDJ, estime, dans son
    dition du 11 janvier, que le parti traverse "une crise qui soulve des
    questions srieuses sur sa capacit  gouverner".
 
<article-nb="2008/01/12/19-4">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Avant l&#38;#39;annonce, le 30 dcembre, de la rupture des contacts avec Damas, Nicolas Sarkozy avait donn, sur ce dossier, une large latitude au secrtaire gnral de l&#38;#39;Elyse, Claude Guant
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      L 'un des efforts diplomatiques les plus marquants de la prsidence de
    Nicolas Sarkozy,  savoir son ouverture au rgime syrien de Bachar
    Al-Assad afin de l'inciter  contribuer  un dnouement de la crise
    politique au Liban, s'est sold par un chec. Le chef de l'Etat en a
    pris acte le 30 dcembre 2007, en annonant la rupture des contacts
    politiques avec Damas jusqu' nouvel ordre.
 
 
 
 
           Douzime report de l'lection prsidentielle
    libanaise
 
 
 
    La runion du Parlement libanais qui devait tre consacre, samedi 12
    janvier,  l'lection d'un prsident de la Rpublique a t reporte au
    21 janvier. C'est le douzime report depuis fin septembre. Il vise 
    donner une chance aux efforts dploys par le secrtaire gnral de la
    Ligue arabe, Amr Moussa, pour dnouer la crise. Charg d'examiner avec
    la majorit et l'opposition parlementaires les modalits de la mise en
    oeuvre d'une "feuille de route" propose par la Ligue arabe, M. Moussa
    conduit, depuis mercredi, une navette marathon entre les uns et les
    autres. Jusqu' prsent sans rsultats.
 
    Cette "feuille de route" prvoit, dans le respect des procdures
    constitutionnelles, l'lection  la prsidence du commandant en chef de
    l'arme, le gnral Michel Sleimane, la formation d'un gouvernement au
    sein duquel le prsident ferait fonction d'arbitre via les ministres
    qu'il aurait lui-mme choisis, et l'adoption d'une nouvelle loi
    lectorale. Les quilibres proposs pour la future quipe
    gouvernementale sont le seul ajout apport par le plan arabe  la
    "feuille de route" que le ministre franais des affaires trangres,
    Bernard Kouchner, avait propose aux protagonistes. - (Corresp.)
 
                                                              
 
 
 
    Entre-temps, les relations entre Paris et Washington, o
    l'administration Bush considrait que les Franais "s'avanaient trop"
    auprs des Syriens, ont connu, fin 2007, une phase de tensions
    discrtes, qui s'est rsorbe avec le nouveau durcissement de ton de M.
    Sarkozy  l'gard de Damas.
 
    La France, qui depuis des mois se trouvait en premire ligne dans
    l'affaire libanaise, a rcemment vu son rle de principal mdiateur
    supplant par un autre acteur : la Ligue arabe. Son secrtaire gnral,
    Amr Moussa, devait quitter Beyrouth, samedi 12 janvier, au terme d'un
    sjour marqu par un nouveau report du scrutin prsidentiel au Liban.
 
    Lance dbut novembre 2007, lorsque M. Sarkozy avait mis ostensiblement
    fin  l'isolement diplomatique impos  la Syrie par Jacques Chirac
    depuis 2005, la tentative de l'Elyse auprs du rgime du prsident
    syrien Bachar Al-Assad semble ainsi avoir fait long feu.
 
    Les dtails de cet effort, tels qu'ils sont dcrits par des sources
    diplomatiques concordantes, mettent en vidence plusieurs traits de
    l'action extrieure de Nicolas Sarkozy et de son quipe : un recours
    intensif aux contacts nous avec les services secrets trangers quand
    M. Sarkozy tait ministre de l'intrieur (2002-2004 et 2005-2007), une
    propension au passage en force, un got du secret et de l'action en
    solo, au dtriment parfois de la cohsion du message franais. S'y
    ajoute une tendance  croire que les complexits d'un dossier, les
    lourdeurs du pass et du rapport de force politique peuvent tre
    balayes par un simple sursaut de dynamisme prsidentiel.
 
    Sur le dossier libanais, Nicolas Sarkozy a voulu tout acclrer en
    faisant entrer en jeu son homme de confiance, le secrtaire gnral de
    l'Elyse, Claude Guant. Le 4 novembre 2007, ce dernier s'est rendu 
    Damas pour parler  Bachar Al-Assad, en compagnie du conseiller
    diplomatique de M. Sarkozy, Jean-David Levitte.
 
    Jusque-l, le dossier libanais avait t gr par le ministre des
    affaires trangres, Bernard Kouchner, paul par un spcialiste
    reconnu du Moyen-Orient, le diplomate Jean-Claude Cousseran. Tous deux
    avaient conu une stratgie d'ensemble s'adressant aux forces
    politiques libanaises et aux pays de la rgion, faite d'une patiente
    recherche de compromis.
 
    Habitu des rseaux policiers et du monde du renseignement, Claude
    Guant a pour sa part cherch  tirer profit des relations noues avec
    les services syriens dans "l'antiterrorisme" - notamment avec le chef
    du renseignement militaire Assaf Shawkat, qui se trouve tre le
    beau-frre de Bachar Al-Assad. M. Guant se serait aussi appuy sur des
    intermdiaires syro-libanais du monde des affaires.
 
    Le Qatar, o le prsident franais se rend la semaine prochaine en
    visite d'Etat dans la cadre de sa tourne dans le Golfe, a aussi jou
    un rle. L'mirat, en trs bons termes avec Damas, a beaucoup courtis
    M. Sarkozy (contrat avec Airbus, "mdiation" dans l'affaire des
    infirmires bulgares en Libye) dans l'espoir qu'il noue des contacts au
    plus haut niveau avec la Syrie.
 
    Claude Guant a pouss assez loin ses changes avec Damas, multipliant
    les appels tlphoniques. Il semble tre entr avec les Syriens dans
    une discussion dtaille sur la composition d'un nouveau gouvernement
    libanais. Mais  Beyrouth, au fil des semaines, aucun accord politique
    ne prenait rellement forme.
 
    Mme quand Nicolas Sarkozy a franchi une nouvelle tape en tlphonant
    lui-mme  Bachar Al-Assad, aucune contrepartie syrienne ne s'est
    profile. Au Liban, il semblait qu' chaque fois qu'une formule tait
    suggre pour sortir de l'impasse sur l'lection prsidentielle, une
    nouvelle cause de blocage surgissait.
 
    Bernard Kouchner, tout en se dpensant en ngociations marathon 
    Beyrouth, bouillonnait d'agacement contre l'Elyse, qui ne le mettait
    pas toujours dans la confidence.
 
    A Washington, l'administration Bush s'est aussi nerve. Elle avait
    dj eu des doutes sur la visite de MM. Guant et Levitte  Damas, mais
    elle patientait, et prparait la runion d'Annapolis, dans le Maryland
    (27 novembre 2007), sur le processus de paix au Proche-Orient, 
    laquelle avait t convie la Syrie. Mi-dcembre,  l'occasion d'une
    runion  Paris sur le Liban, les Amricains laissent clater leur
    colre.
 
    La secrtaire d'Etat, Condoleezza Rice, et le conseiller pour la
    scurit nationale, Steven Hadley, demandent que les contacts cessent
    avec Damas, qui selon eux berne ses interlocuteurs. Jean-David Levitte,
    diplomate habile, s'emploie  les rassurer. Puis, le 30 dcembre, alors
    qu'il est en visite en Egypte, M. Sarkozy annonce publiquement ce qu'il
    a dit dj en priv aux Amricains : la fin de la partie a sonn avec
    Bachar Al-Assad.
 
    La Syrie a-t-elle jamais eu l'intention d'viter un vide institutionnel
    au Liban qui pourrait lui profiter ? L'Elyse a-t-il pch par navet
    ? Par prcipitation ? La polarisation au Liban, qui met en jeu
    l'affrontement plus large au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et
    l'Iran, pouvait-elle tre dpasse par le simple fait de parler  Damas
    ? La Syrie a prtendu qu'un document avait t labor avec M. Guant
    sur un scnario politique au Liban, ce que Paris ne confirme pas. Le 2
    janvier, le ministre syrien des affaires trangres, Walid Mouallem, a
    accus la France de n'avoir pas su tenir sa part du march en pesant
    sur la majorit parlementaire libanaise.
 
    Peu aprs Nol, M. Guant avait tent un "coup" : faire venir  Paris,
    dans les 48 heures qui suivaient, trois protagonistes libanais de
    premier plan, le sunnite Saad Hariri (chef de file de la majorit
    parlementaire), et deux figures de l'opposition, le chiite Nabih Berri
    (prsident du Parlement) et le chrtien Michel Aoun - auquel Damas
    s'intresserait de prs pour la prsidentielle. Mais le carrousel
    politique libanais a chapp  l'Elyse, et l'invitation fut dcline.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-5">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Quatre-vingts personnes ont t arrtes  Washington au cours d&#38;#39;une manifestation rclamant la fermeture de la prison, qui abrite encore 275 dtenus
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      L es associations de dfense des droits de l'homme font pression sur
    les candidats  l'lection prsidentielle amricaine pour qu'ils
    s'engagent  fermer la prison de Guantanamo et  interdire les prisons
    secrtes. "Il ne suffit pas de dire qu'ils sont contre la torture ou
    qu'ils vont fermer la prison. Il faut un plan prcis", explique
    Josefina Salomon, d'Amnesty International.
 
 
    A l'occasion du sixime anniversaire de l'arrive des vingt premiers
    "ennemis combattants" au camp de Guantanamo, plusieurs manifestations
    ont eu lieu, vendredi 11 janvier, aux Etats-Unis, pour rclamer la
    fermeture de la prison tablie sur la base militaire amricaine  Cuba.
    Aprs avoir compt jusqu' 680 dtenus, elle en abrite encore 275, dont
    une centaine de Ymnites. A Washington, Amnesty International a fourni
    des combinaisons orange aux participants pour rappeler les uniformes
    dans lesquels l'arme amricaine amenait les prisonniers d'Afghanistan
    en 2002. Les manifestants se sont dirigs vers le Congrs. Quatre-vingt
    ont pntr dans la Cour suprme et ont t arrts.
 
    Le Center for Constitutional Rights (CCR), qui mne depuis six ans la
    lutte contre les dtentions extra-judiciaires, a lanc une ptition
    pour forcer les candidats  prciser leurs intentions. Jusqu' prsent,
    tous les candidats dmocrates ont pris position pour la fermeture.
    "John Edwards l'a fait ds son investiture, dit Michael Ratner,
    prsident du CCR. Mais ni Barack Obama ni Hillary Clinton n'ont vot au
    Congrs en faveur du plan de fermeture prsent par le snateur (de
    l'Iowa) Tom Harkin. Les mots ne cotent pas cher. Les actions c'est
    autre chose."
 
    "DOUBLER LA TAILLE" DE LA BASE
 
    Selon ce projet de loi, dpos en mai par M. Harkin, la fermeture de la
    prison interviendrait 120 jours au plus tard aprs le vote. Les dtenus
    qui ne seraient pas passibles de poursuites criminelles seraient
    renvoys dans leur pays ou un pays tiers. Les autres seraient
    incarcrs dans une prison de haute scurit au Kansas. "Les dmocrates
    n'ont jamais essay de couper les fonds pour Guantanamo", reproche M.
    Ratner. En 2005, le doyen dmocrate du Snat Robert Byrd avait prsent
    un amendement refusant les crdits pour la construction  Cuba d'une
    prison de scurit maximale "supermax". Le texte avait t repouss :
    dix-sept dmocrates, dont Barack Obama, Hillary Clinton et John Kerry,
    avaient vot avec les rpublicains.
 
    Du ct rpublicain, le clivage est net entre ceux qui, comme
    l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani, ou l'homme d'affaires Mitt
    Romney, voudraient "doubler la taille de Guantanamo" - comme dit avec
    ironie M. Ratner -, et ceux qui estiment que les consquences sont trop
    lourdes pour l'image des Etats-Unis : le snateur de l'Arizona John
    McCain, le reprsentant du Texas Ron Paul.
 
    Dans le dernier dbat rpublicain, jeudi, les dtentions de Guantanamo
    sont venues indirectement dans la discussion. L'acteur Fred Thomson
    s'est moqu des ides "de gauche" dfendues par son rival, Mike
    Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas. "Il veut fermer Guantanamo !",
    a-t-il dit. Sur son site de campagne, M. Huckabee explique sa position.
    Ayant visit la base, il a t convaincu que les dtenus jouissaient de
    "soins de bonne qualit". Mais il pense que la fermeture permettrait
    d'viter les controverses autour de "Gitmo".
 
    M. Ratner n'est "pas trs optimiste" sur les chances de succs de sa
    campagne, mais il reconnat que des progrs ont t enregistrs. En
    2004, le candidat John Kerry avait affirm qu'il ferait respecter les
    Conventions de Genve s'il tait lu, mais n'avait pas os prendre
    position pour la fermeture de Guantanamo.
 
<article-nb="2008/01/12/19-6">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  Une centaine de maisons ont ainsi t dtruites dans la capitale des Philippines, le 3 janvier, par un incendie parti d&#38;#39;un atelier textile avant de se propager  tout le voisinage, dont une gare.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      U n chien assis sous un  parapluie sur les vestiges noircis d'un
    escalier... C'est ce qui reste, samedi 12 janvier, d'une maison d'un
    quartier commerant de Manille, ravag par le feu quelques jours
    auparavant.
 
    Une centaine de maisons ont ainsi t dtruites dans la capitale des
    Philippines, le 3 janvier, par un incendie parti d'un atelier textile
    avant de se propager  tout le voisinage, dont une gare. Des centaines
    de personnes se retrouvent sans abri. Les pompiers, aids par des
    hlicoptres, ont mis prs de dix heures  matriser le sinistre.
 
 
    Manille est rgulirement victime de ce genre de catastrophe. En avril
    2007, plus de 1 200 familles s'taient dj retrouves sans abri aprs
    qu'un incendie, attis par des vents violents qui soufflent
    habituellement sur les Philippines durant la saison chaude, et presque
    entirement dtruit un bidonville de la capitale.
 
<article-nb="2008/01/12/19-7">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Le pouvoir craint que les dfenseurs des liberts et des droits de l&#38;#39;homme s&#38;#39;expriment pendant les JO.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      L e gouvernement chinois accentue la rpression contre les opposants au
    rgime,  quelques mois des Jeux olympiques de Pkin, au mois d'aot.
    Les dirigeants de la Rpublique populaire paraissent soucieux d'viter
    que les Jeux ne soient l'occasion, pour tous les dissidents chinois, de
    rappeler au monde entier que les liberts restent bafoues dans ce
    pays.
 
 
 
 
           Pkin surveille de prs le cinma chinois
 
 
 
    Dans le cadre de leur politique d'image avant les Jeux olympiques, les
    autorits de Pkin surveillent la programmation des films. La censure a
    ordonn, le 4 janvier, le retrait des crans du film Lost in Beijing de
    la ralisatrice Li Yu, prsent en 2007 au festival du film de Berlin,
    l'accusant de pornographie. L'un des autres griefs est d'avoir prsent
    une version non approuve par la censure. Portrait d'un Pkin en plein
    boom conomique qui attire des milliers de paysans drouts, le film
    montre comment l'argent et la pression sociale affectent la vie des
    couples et prsente des scnes d'amour trs crues pour les normes
    habituelles chinoises.
 
                                                              
 
 
 
    L'arrestation, le 27 dcembre, de Hu Jia, l'un des dfenseurs des
    droits de l'homme les plus en vue en Chine, illustre le choix de Pkin.
    En incarcrant cet activiste de 34 ans devenu le relais d'un rseau de
    dissidence et d'"avocats aux pieds nus" dans tout le pays, les
    autorits ont choisi d'envoyer un message fort  tous ceux qui seraient
    tents de suivre son exemple. "C'est un signal. Le gouvernement est en
    train d'instaurer un climat de peur pour s'assurer que les Jeux
    olympiques ne deviennent pas une plate-forme utilise par des
    dissidents", estime un observateur tranger  Pkin. "Le pouvoir estime
    qu'il a plus de raisons de durcir son attitude que d'assouplir sa
    politique", ajoute-t-il.
 
    La priorit, pour Pkin, semble ainsi d'empcher que puissent
    s'exprimer tous les gneurs susceptibles de gcher la fte du mois
    d'aot, qui est pour la Chine un motif de fiert nationale. En 2001,
    pourtant, le pouvoir chinois avait promis "d'normes avances" en
    matire de droits de l'homme si l'on attribuait les Olympiades 2008 
    Pkin, une promesse ritre en octobre par le vice-maire de la
    capitale, Liu Jingmin. C'est exactement le contraire qui est train de
    se passer.
 
    Hu Jia tait, depuis des mois, en rsidence surveille quasi
    permanente. Il est dsormais emprisonn dans un centre de dtention de
    Pkin et sa femme, Zeng Jinyan, qui a accouch d'une petite fille il y
    a deux mois, ne peut plus sortir de son appartement. Son tlphone est
    coup et ses ordinateurs ont t confisqus. L'arrestation a
    apparemment eu lieu de manire trs violente, si l'on en juge par une
    photographie circulant sur des sites de blogueurs : on y voit Hu Jia
    allong, maintenu par deux policiers en civil dont l'un lui crase la
    tte avec son pied. Derrire, une foule impassible observe l'vnement.
 
    Les journalistes ne peuvent pas se rendre au domicile de Hu Jia et de
    Zeng Jinyan, mme si des correspondants allemands ont pu s'entretenir
    brivement avec elle par une fentre de son appartement, le 8 janvier.
    Elle leur a indiqu tre "inquite" pour son mari et a affirm que la
    police empchait tous ses proches de la voir.
 
    L'un des avocats de Hu Jia, Li Jinsong, confie au tlphone ne pas
    pouvoir entrer en contact avec son client et ami, et ne pas avoir t
    autoris  consulter son dossier. Auparavant, l'un de ses confrres, Li
    Fangping, s'tait galement vu interdire par les policiers d'approcher
    Hu Jia au motif que son dossier est li  des "secrets d'Etat".
 
    RSIDENCE SURVEILLE
 
    L'organisation Reporters sans frontires (RSF) a par ailleurs diffus
    un communiqu, samedi, pour rvler que Li Jinsong a brivement t
    plac en rsidence surveille, le 10 janvier, pour avoir rencontr des
    correspondants trangers. Hu Jia est accus d'"incitation  la
    subversion du pouvoir d'Etat", une charge qui pourrait lui valoir
    plusieurs annes de prison. Avant son arrestation, il avait particip
    sur Internet  une confrence sur les droits de l'homme organise par
    l'Union europenne,  Bruxelles. Il en avait profit pour dnoncer la
    rpression renouvele du rgime  l'approche des Jeux.
 
    Fin 2007, plusieurs avocats et activistes ont t incarcrs et carts
    de la vie publique sans autre forme de procs. Parmi eux, Guo Feixiong
    a t emprisonn pour cinq ans, en novembre, aprs avoir rvl des cas
    de corruption de cadres du Parti communiste en Chine du Sud. Au mois de
    dcembre, le blogueur Wang Dejia a t arrt pour avoir crit des
    articles critiquant le non-respect des droits de l'homme par le rgime
    chinois. "Durant les deux dernires semaines, la police a commenc 
    arrter et  placer en rsidence surveille des douzaines d'activistes,
    d'intellectuels et d'avocats des droits de l'homme", soutient, de son
    ct, l'organisation China Human Rights Defenders (CHRD). "Le
    harclement et les incarcrations d'activistes vont probablement
    s'intensifier au fur et  mesure que l'on se rapproche de la date des
    Jeux olympiques", ajoute le communiqu de cette association de
    militants des droits de l'homme base  l'tranger.
 
    Ragissant  l'aggravation de la situation, 57 activistes connus en
    Chine ont crit, le 7 janvier, une ptition demandant "aux pays libres
    et aux organisations internationales des droits de l'homme de faire
    pression sur le gouvernement chinois pour que la loi soit respecte et
    les promesses tenues."
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-8">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Selon le quotidien &#38;#34;Les Echos&#38;#34; Total, Suez et Areva se sont associs pour proposer deux racteurs nuclaires de troisime gnration EPR  Abou Dhabi. &#38;#34;Un partenariat exclusif &#38;#34; aurait t conclu vendredi entre les trois groupes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      L a France et la fdration des Emirats arabes unis signeront mardi un
    accord-cadre de coopration dans le domaine du nuclaire civil lors de
    la visite du prsident Nicolas Sarkozy  Abou Dhabi, a confirm
    vendredi l'Elyse. "Ce sera le troisime accord dans ce domaine avec le
    monde arabe aprs la Libye et l'Algrie. C'est un contrat qui porte sur
    le dveloppement et les utilisations de l'nergie nuclaire civile",
    a-t-on ajout de mme source. Le chef de l'Etat effectue de dimanche 
    mardi une visite dans trois pays du Golfe, l'Arabie saoudite, le Qatar
    et Abou Dhabi.
 
 
 
 
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    AREVA (CI)
                                17:37 - 11/01/2008
 
 
 
 
 
 
    702,50 EUR
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    TOTAL
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    SUEZ
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    46,41 EUR
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    Selon le quotidien Les Echos sur son site internet, les groupes
    nergtiques franais Total, Suez et Areva se sont associs pour
    proposer deux racteurs nuclaires de troisime gnration EPR  Abou
    Dhabi. "Un partenariat exclusif en vue de construire, puis d'exploiter
    deux racteurs nuclaires de troisime gnration dans l'mirat" a t
    conclu vendredi entre les trois groupes, selon le journal. "Cet accord,
    qui devrait tre officialis lundi, concide avec la visite de Nicolas
    Sarkozy dans trois monarchies du Golfe (...) Il est surtout le fruit
    d'un longue ngociation entame  la demande des Emiratis eux-mmes",
    crivent Les Echos.
 
    Contact par l'AFP, "Areva ne fait aucun commentaire sur ce dossier", a
    dclar un porte-parole du groupe. "Mais il est important de noter que
    des grands pays ptroliers comme les Emirats arabes unis s'intressent
    dsormais au nuclaire pour leurs besoins lectriques  venir. C'est un
    changement dterminant dans le paysage nergtique mondial. Ces pays
    vont devenir des marchs importants pour Areva", a-t-il cependant
    ajout.
 
    De son ct, une porte-parole de Total, sans faire de commentaire sur
    cette information, a soulign que le groupe ptrolier "dit depuis
    longtemps qu'il compte s'intresser au nuclaire". Suez n'tait pas
    joignable dans l'immdiat. Pour Les Echos, "Total, Suez et Areva se
    tiennent donc prts. Le moment venu, grce au partenariat qui vient
    d'tre scell, le trio tricolore remettra une offre commune aux
    autorits locales". L'Autorit d'Abou Dhabi de l'eau et de
    l'lectricit (l'ADWEA) avait fait savoir"voil quelques temps dj" 
    ses interlocuteurs franais qu'elle entendait se doter "de deux
    tranches nuclaires pour rpondre  la forte croissance de la demande
    lectrique locale, et fournir l'nergie ncessaire aux procds de
    dessalement d'eau de mer", relvent Les Echos.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-9">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  L&#38;#39;ancien dictateur indonsien Suharto, au pouvoir entre 1965 et 1998, risque de mourir sans avoir rpondu des faits de corruption et de dtournement de fonds qui lui sont reprochs.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      L 'ancien dictateur indonsien Suharto, au pouvoir entre 1965 et 1998,
    risque de mourir sans avoir rpondu des faits de corruption et de
    dtournement de fonds qui lui sont reprochs. Dix ans aprs avoir t
    chass du pouvoir, Suharto, g de 86 ans, se trouve, depuis le 4
    janvier, dans un tat qualifi de "critique"  l'hpital Pertamina, 
    Djakarta. Aprs avoir connu un lger mieux, sa sant s'est  nouveau
    dtriore mardi 8 janvier. Il souffre de troubles du coeur, des reins
    et des poumons. M. Suharto reste en mesure de s'exprimer, mais les
    visites d'officiels  son chevet ont t suspendues.
 
 
    Depuis son hospitalisation, l'actuel chef de l'Etat, Susilo Bambang
    Yudhoyono, et plusieurs dignitaires du rgime, ainsi que des figures en
    vue du clerg musulman se sont rendus auprs de celui qui a dirig le
    pays pendant prs de trente-deux ans aprs avoir pris le pouvoir lors
    d'un coup d'Etat en 1965. Les autorits prparent son ventuel dcs :
    cinq avions militaires sont prts  dcoller de Djakarta pour le
    ramener dans la province de Java, dont il est originaire. La solennit
    entourant la fin de sa vie contraste avec les manifestations populaires
    d'hostilit qui ont provoqu sa chute en 1998.
 
    Son retrait du pouvoir lui a garanti, de facto, une immunit inavoue
    qui n'a donn lieu qu' des protestations limites d'une petite partie
    du spectre politique. Toutes les poursuites en justice pnale pour
    complicit dans des cas de violation des droits de l'homme pratique 
    grande chelle ont t abandonnes en 2007 en raison de son tat de
    sant. Sous son rgime, des centaines de milliers de personnes ont t
    tues, blesses ou emprisonnes dans des oprations militaires et de
    police menes contre toute forme d'opposition.
 
    Suharto reste sous le coup d'accusations de la justice civile pour des
    appropriations de fonds publics et privs atteignant des sommes
    ingales. L'organisation non gouvernementale (ONG) Transparency
    International a avanc le chiffre de 40 milliards de dollars (27
    milliards d'euros) ponctionns sur la richesse nationale au fil des ans
    par le dictateur et son clan.
 
    ABUS DE BIENS SOCIAUX
 
    Aprs son hospitalisation, le premier parti politique indonsien, le
    Golkar, dont il est le fondateur, a demand "l'abandon de toute
    procdure judiciaire"  son encontre. L'Etat rclame 1,4 milliard de
    dollars de dommages et intrts pour abus de biens sociaux par le biais
    d'une fondation "caritative" contrle par la famille de Suharto.
 
    La chambre intermdiaire de justice de Djakarta saisie du cas a rejet,
    mardi, toute suspension de la procdure, qui doit, selon le
    gouvernement, se poursuivre  l'encontre de sa famille aprs le dcs
    du dictateur "dans l'intrt du public". De nombreux opposants et
    observateurs politiques doutent de la volont de l'administration du
    prsident Susilo, et de celle du chef de l'Etat, de mener  bien ce
    grand nettoyage politico-financier qui risquerait d'avoir des retombes
    plus tendues que celles pesant sur le seul clan familial de Suharto.
 
<article-nb="2008/01/12/19-10">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Il a rpt qu&#38;#39;une diminution du nombre de soldats dploys sur place dpendrait de la situation. Le gnral David Petraeus, commandant des forces amricaines en Irak, doit rendre un avis en mars prochain. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L e prsident amricain George W. Bush a indiqu, samedi 12 janvier,
    qu'aucune dcision n'avait t prise concernant un ventuel retrait
    d'Irak de troupes supplmentaires. Il a rpt qu'une diminution du
    nombre de soldats dploys sur place dpendrait de la situation. Le
    gnral David Petraeus, commandant des forces amricaines en Irak, doit
    rendre un avis en mars prochain. ''S'il ne veut pas poursuivre le
    retrait, cela m'ira'', a dclar George W. Bush au Kowet. ''La seule
    chose que je peux vous dire, c'est que nous sommes sur la voie que nous
    nous tions fixs''.
 
 
    Il a affirm que "l'espoir revenait" en Irak et qu'il pensait atteindre
    son objectif de rduction des troupes amricaines en juillet, tout en
    avertissant l'Iran de cesser ses ingrences dans ce pays. "Il n'y a
    aucun doute dans mon esprit que nous allons russir" en Irak, a lanc
    M. Bush dans une brve allocution prononce devant quelque 1 500
    soldats rassembls au pied d'un immense drapeau amricain au camp
    Arifjan, la principale base amricaine au Kowet, par o passent les
    soldats allant en Irak ou en revenant.
 
    MESSAGE  L'IRAN
 
    Il a exhort l'Iran  "cesser de soutenir les milices" qui attaquent
    les forces de la Coalition et les troupes irakiennes et a appel la
    Syrie  "rduire encore plus le flot de terroristes" qui franchissent
    sa frontire avec l'Irak pour combattre les soldats amricains et leur
    allis irakiens. Sa visite au camp Arifjan s'est produite presqu'un an
    jour pour jour aprs qu'il eut annonc une nouvelle stratgie
    controverse pour empcher l'Irak de sombrer dans la guerre civile. M.
    Bush se prvaut aujourd'hui avec prudence de la russite de ce plan,
    qui consistait essentiellement  envoyer environ 30 000 soldats
    supplmentaires en Irak. Avant de parler aux soldats, il avait reu un
    rapport sur la situation en Irak lors d'une rencontre avec le
    commandant des troupes amricaines dans ce pays, le gnral David
    Petraeus, et l'ambassadeur des Etats-Unis  Bagdad, Ryan Crocker.
 
    "Le niveau de violence (en Irak) a t rduit de manire
    significative", a-t-il dit  la presse. "L'espoir revient  Bagdad et
    l'espoir revient dans les villes et villages  travers l'Irak", a-t-il
    poursuivi, admettant toutefois que la branche irakienne du rseau
    Al-Qada "(restait) dangereuse", malgr les "coups svres" qui lui ont
    t infligs. "Ces amliorations permettent  certains soldats
    amricains de rentrer chez eux", a-t-il dit.
 
    Vendredi, M. Bush avait affirm que la prsence militaire amricaine en
    Irak "pourrait facilement" se prolonger pendant 10 ans ou plus. Au camp
    Arifjan, il s'est content de dire que l'engagement amricain en Irak
    pour assurer la scurit de ce pays irait "au-del de (sa) prsidence",
    qui s'achve en janvier 2009.
 
<article-nb="2008/01/12/19-11">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Plus de deux ans aprs la fin de l&#38;#39;enqute sur son programme &#38;#34;Ptrole contre nourriture&#38;#34;, en Irak, l&#38;#39;ONU n&#38;#39;en a pas fini avec les &#38;#34;affaires&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      P lus de deux ans aprs la fin de l'enqute sur son programme "Ptrole
    contre nourriture", en Irak, l'ONU n'en a pas fini avec les "affaires".
    Le Bureau des services de contrle interne (BSCI) de l'organisation
    enqute toujours sur 290 dossiers suspects qui, dans les deux tiers des
    cas, sont lis aux missions de maintien de la paix dployes  travers
    le monde. "Nous ne nous attendions pas  dcouvrir un tel niveau de
    fraude, de corruption et de mauvaise gestion", a dclar, jeudi 10
    janvier, Inga-Britt Ahlenius, secrtaire gnrale adjointe de l'ONU, en
    charge du BSCI.
 
 
    Dans plus de la moiti des cas, selon l'ONU, de grandes firmes
    multinationales sont mises en cause. Un groupe de travail spcialis du
    BSCI, dirig par Robert Appleton, un ancien procureur fdral
    amricain, a examin des contrats douteux, d'un montant de 1,4 milliard
    de dollars, conclus entre 2001 et 2007. Il a pu tablir qu'une
    trentaine de ces contrats, d'un montant de 610 millions de dollars,
    taient entachs de fraude et de corruption. Prs de 25 millions de
    dollars ont galement t dtourns.
 
    L'ONU est-elle corrompue ? Selon le BSCI, les contrats frauduleux
    restent minoritaires. "La vaste majorit des employs de l'ONU sont
    trs dvous  leur organisation", a dclar Inga-Britt Ahlenius,
    rejetant la faute sur quelques "brebis galeuses". "Je ne dirais pas que
    la fraude et la corruption sont omniprsentes dans toutes les missions
    de l'ONU mais, si l'on examine aussi les violations des rgles, les
    gaspillages et la mauvaise gestion, il y a des problmes trs srieux",
    explique Robert Appleton.
 
    Les oprations de maintien de la paix de l'ONU emploient plus de 100
    000 personnes, dployes dans 20 missions, pour un cot estim de prs
    de 7 milliards de dollars. "Quand on gre une population de cette
    taille dans un environnement aussi incertain, quelques individus
    cherchent malheureusement  en profiter", explique Jean-Marie Guhenno,
    chef des oprations de maintien de la paix. "C'est inacceptable",
    poursuit-il, affirmant que l'ONU a fait de "grands progrs" pour punir
    les fautifs, mais admettant qu'elle doit "faire plus".
 
    En termes d'image, le dommage pour l'ONU est difficile  quantifier.
    L'organisation enqute dj sur 80 affaires d'exploitation sexuelle
    impliquant des casques bleus. Le rapport de Paul Volcker (ancien patron
    de la Rserve fdrale amricaine) sur l'affaire "Ptrole contre
    nourriture", qui avait rvl la corruption d'une poigne de
    fonctionnaires et des dtournements massifs, a aussi laiss des traces.
 
    A la suite du rapport, l'un des responsables du service des achats de
    l'ONU, Alexander Yakovlev, avait plaid coupable, en 2005, aprs avoir
    reu prs d'un million de dollars de pots-de-vin. L'ONU avait suspendu
    huit fonctionnaires et cr l'quipe spciale de Robert Appleton, un
    ancien de la commission Volcker, qui a notamment permis, en juin 2007,
    de faire inculper Sanjaya Bahel, un fonctionnaire accus d'avoir
    favoris une entreprise d'Etat indienne dans l'attribution de 100
    millions de dollars de marchs.
 
    Selon une enqute du Washington Post du 18 dcembre, ces derniers mois,
    dix responsables du service des achats de l'ONU ont t accuss de
    fraude ou de corruption. Un rapport confidentiel affirme, selon le
    journal, que la branche de ce service en Rpublique dmocratique du
    Congo fait l'objet d'une "corruption largement rpandue et
    intrinsque". A la demande de l'Assemble gnrale de l'ONU, le BSCI
    examine par ailleurs un contrat de 250 millions de dollars accord sans
    appel d'offres  l'entreprise amricaine Lockheed Martin pour la
    construction de 5 bases au Darfour.
 
<article-nb="2008/01/12/19-12">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Cette opration entame ds le 24 dcembre, a t mene en Mauritanie, au Sngal et en Guine-Bissau par des &#38;#34;quipes&#38;#34; de la DGSE. Des policiers franais, pourvus de l&#38;#39;habilitation de police judiciaire dont ne disposent pas les membres du service Action de la DGSE, ont galement t associs  l&#38;#39;opration.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      L es arrestations vendredi en Guine-Bissau de deux assassins prsums
    des quatre touristes franais tus le 24 dcembre en Mauritanie, sont
    le "rsultat d'une vaste opration mene par des quipes de la
    Direction gnrale de la scurit extrieure" (DGSE), a-t-on appris
    samedi 12 janvier  Paris de source proche des services de
    renseignements franais.
 
 
    Cette opration, prcise-t-on de mme source, entame le 24 dcembre, a
    t mene en Mauritanie, au Sngal et en Guine-Bissau par des
    "quipes" de la DGSE. Pour un responsable franais de l'antiterrorisme,
    s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, cette opration constitue un
    "signal fort aux terroristes sur le thme "si vous attaquez des
    Franais, nous irons vous chercher"". Selon Eric Denc, auteur du
    livre Forces spciales, l'avenir de la guerre ?,   le service Action
    appartient  la Direction des oprations, l'une des   directions de la
    DGSE, et compte prs de 500 hommes et femmes d'lite   rompus 
    l'action clandestine : parachutistes, nageurs de combat,   pilotes
    d'hlicoptres et d'avions de transports. Des policiers   franais de
    la Direction de la surveillance du territoire (DST),   pourvus de
    l'habilitation de police judiciaire dont ne disposent pas   les membres
    du service Action de la DGSE, ont galement t associs 
    l'opration.
 
    Les deux Mauritaniens, assassins prsums des quatre Franais et
    prsents comme des proches de la Branche d'Al-Qada au Maghreb (Baqmi)
    ont t arrts dans la nuit de jeudi  vendredi au Bissau Palace
    Htel, un htel cinq toiles, prs de l'aroport de Guine-Bissau.
    Selon un responsable de la police bissau-guinenne, les deux hommes ont
    ensuite avou aux enquteurs avoir tir sur les cinq Franais, en tuant
    quatre, dclarant n'avoir "aucun remord" d'avoir tu des "infidles et
    des allis des Amricains".
 
    Les interrogatoires des deux Mauritaniens ont t boucls vendredi
    soir. Ils pourraient tre extrads ds samedi vers la Mauritanie. "Nous
    allons tout faire pour les extrader samedi", a dclar jeudi soir 
    l'AFP la directrice de la police judiciaire Lucinda Barboza Ahukari.
 
      Depuis plusieurs annes, les services de renseignements franais
    alertent rgulirement le gouvernement sur les activits de la Branche
      d'Al-Qada au Maghreb islamique, le Groupe salafiste pour la
    prdication et le combat (GSPC), rebaptis Baqmi il y a tout juste un
     an, dans la zone dsertique  cheval sur la Mauritanie, le Mali,
    l'Algrie et le Niger.
 
    Selon les services secrets franais, ce   groupe compte 500 hommes
    arms, dont 400 en Algrie et une centaine se   dplaant dans la zone
    sahlienne entre la Mauritanie, le Mali et le   Niger.
 
