<FILE-date="2008/01/12/19">
<article-nb="2008/01/12/19-1">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Le Kouomintang, favorable  un rapprochement avec Pkin, a obtenu 81 des 113 siges du Parlement lors des lections lgislatives du samedi 12 janvier. Le parti du prsident Chen Shui-bian, lui, ne remporte que 27 siges. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      A Tawan, le Kouomintang, parti d'opposition favorable  un
    rapprochement avec Pkin, a remport une large victoire lors des
    lections lgislatives, en obtenant 81 des 113 siges du Parlement, a
    annonc la commission lectorale samedi 12 janvier. Le parti du
    prsident Chen Shui-bian, le Parti dmocratique progressiste (DPP), a
    lui subi un grave revers en remportant seulement 27 siges dans la
    nouvelle assemble, tandis que de petites formations allies du
    Kouomintang (KMT) ont dcroch un total de 5 siges, selon le prsident
    de la commission.
 
 
    Le prsident Chen Shui-bian,   qui est un fervent partisan d'une
    politique d'indpendance vis--vis de   la Chine, a concd sa dfaite,
    qu'il a qualifie de "pire revers" dans l'histoire de son parti. Il a
    ajout qu'il en assumait "toute la responsabilit" et a annonc sa
    dmission "immdiate" de son poste de prsident du DPP.
 
    "NOUS RESPECTERONS LA MINORIT AU PARLEMENT"
 
    Avant   mme que la commission lectorale n'annonce les rsultats, Wu
    Poh-hsiung, le prsident   du Kouomintang, avait revendiqu la victoire
    de son parti. "Je promets que nous n'abuserons pas du pouvoir que
    nous donne la majorit, mais que nous l'utiliserons  stabiliser la
    socit et  unir le peuple, et que nous respecterons la minorit au
    Parlement", s'est exclam M. Wu. Cette victoire du Kouomintang confre
    un srieux avantage  son candidat pour l'lection   prsidentielle du
    22 mars, l'ex-maire de Taipei Ma Ying-jeou, face    celui du parti du
    chef de l'Etat Frank Hsieh ; Chen Shui-bian ne   pouvant, lui, se
    reprsenter  l'issue de son second mandat.
 
    Le   Kouomintang a t au pouvoir pendant 51 ans  Taiwan jusqu'
    l'lection   en 2000 de M. Chen, rcemment touch par un vaste scandale
    de   corruption. Le parti du chef de l'Etat ptit en outre d'un
    ralentissement de l'conomie et d'un taux de chmage lev dans cette
     le de 23 millions d'habitants.
 
    Sous son nom officiel de Rpublique de Chine,   Tawan a perdu en 1971
    son sige  l'ONU, qui a t attribu  la Chine   populaire, dont elle
    avait fait scession aprs la guerre civile de   1949, quand les
    nationalistes de Tchang Ka-chek avaient d fuir devant   les
    communistes. Pkin considre l'le rebelle comme partie intgrante de
    son territoire et envisage de la runifier  la "mre patrie", y
    compris par la force.
 
<article-nb="2008/01/12/19-2">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Le mtal jaune profite  plein d&#38;#39;une conjoncture inquitante : embourbement amricain en Irak, menaces de rcession aux Etats-Unis, crise du systme bancaire occidental...
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      L 'once d'or a battu, vendredi 11 janvier, un nouveau record historique
    en touchant brivement le niveau de 900,10 dollars, sur le New York
    Mercantile Exchange. Le mtal prcieux avait fini  898 dollars 
    Hongkong et  897,90 dollars sur le London Bullion Exchange.
 
    En dollar constant, il faudrait que l'once atteigne prs de 2 100
    dollars pour enfoncer le record de 850 dollars du 21 janvier 1980, au
    moment o les armes russes envahissaient l'Afghanistan.
 
 
    Il n'empche que, depuis l'tiage de 250 dollars de 2001, on assiste 
    une vritable "rue vers l'or" : les 500 dollars ont t dpasss ds
    2005 et les 600 en 2006. En 2007, les cours de l'once ont progress de
    32 %.
 
    Tout alimente cette flambe. Valeur refuge par excellence, l'or profite
     plein d'une conjoncture inquitante : assassinat de Benazir Bhutto et
    craintes de voir des islamistes s'emparer de l'arme nuclaire
    pakistanaise, embourbement amricain en Irak, menaces de rcession aux
    Etats-Unis, crise du systme bancaire occidental et crise de liquidit,
    dprciation de l'immobilier et chute des Bourses qui dvaluent les
    actifs, etc.
 
    Les incohrences des banques centrales des pays occidentaux ont fait le
    reste. Les marchs sont persuads que celles-ci sont incapables de
    monter leurs taux directeurs, comme elles devraient le faire pour
    combattre l'inflation, en raison des risques de rcession. Ce qui
    signifie que l'inflation a de beaux jours devant elle et ces
    anticipations tirent le mtal vers le haut.
 
    Le patron de la Rserve fdrale amricaine (Fed) ayant annonc cette
    semaine une nouvelle baisse de taux pour soutenir l'activit et la
    Banque centrale europenne (BCE) entendant dfendre l'euro par un
    maintien des siens, le dollar a repris sa glissade et comme la
    corrlation est de 92 % entre l'volution du dollar et le prix de l'or,
    le mtal jaune a t dop une nouvelle fois.
 
    LA DEMANDE A CHANG
 
    Autre vent favorable pour l'or : la demande de la joaillerie. Les
    hausses successives ne dcouragent en rien les Indiennes et les
    Chinoises, premires consommatrices. Les statistiques font apparatre
    qu'au troisime trimestre 2007, la consommation mondiale a progress de
    16 %, la demande chinoise atteignant mme 25 %.
 
    Enfin, la demande a chang. Moins de particuliers  la recherche de
    lingots et de pices et plus d'investisseurs et d'pargnants qui
    profitent des nouveaux modles de fonds adosss  des stocks physiques
    d'or, les ETF ("Exchange Traded Fund"). Les Chinois ont aussi depuis
    cette semaine la possibilit d'accder  un march  terme de l'or.
    Autant de nouveaux "joueurs" qui poussent  la hausse.
 
    Certains se sont risqus  imaginer des quations permettant
    d'expliquer et d'anticiper les mouvements du prix de l'or. On a parl
    de la "loi de Raymond Barre", du nom de l'ancien premier ministre
    franais, qui voudrait que le prix de l'or s'quilibre  dix fois celui
    du baril de ptrole. Cette formule annoncerait  brve chance une
    once  1 000 dollars.
 
    Plus srieux est le modle "Summers-Barsky". L'ancien secrtaire d'Etat
    au Trsor de Bill Clinton, Larry Summers, a modlis l'volution du
    prix de l'or de 1730  1985 en raction aux taux d'intrt, 
    l'inflation et au retour sur investissement.
 
    La leon qu'il en tire est claire, telle qu'elle est rapporte par le
    Financial Times du 12 janvier : on se tourne vers l'or quand
    l'investissement dans les autres actifs semble moins attractif.
    Autrement dit, l'or sert  prserver un capital, pas  l'augmenter.
    Retour donc  la fonction refuge du mtal prcieux.
 
    Et demain ? Peu d'analystes prdisent une poursuite de la hausse au
    rythme actuel. La Socit gnrale estime mme qu' court terme, le
    ralentissement de l'conomie mondiale devrait provoquer un retour en
    forme du dollar et une baisse du prix du ptrole. Elle parie sur un
    recul marqu de l'once d'or, aprs un premier trimestre 2008 agit.
 
<article-nb="2008/01/12/19-3">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  La volont de Nicolas Sarkozy de s&#38;#39;engager dans une campagne qu&#38;#39;il veut &#38;#34;politiser&#38;#34; se heurte  la volont de maires UMP de grandes villes qui privilgient les enjeux locaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      N icolas Sarkozy devait confirmer, samedi 12 janvier, lors du conseil
    national de l'UMP, son intention de "nationaliser" l'enjeu des
    municipales. Ce que redoutent plusieurs maires de grandes villes, qui
    ont reu l'investiture UMP mais ne sont pas presss de voir le
    prsident de la Rpublique faire campagne chez eux.
 
 
    Lors de sa confrence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait justifi
    sa position : "Je m'engagerai, parce que le concept mme d'lection
    dpolitise est absurde." Le premier ministre, Franois Fillon, avait
    tenu le mme discours quelques jours plus tt, le 4 janvier, en marge
    d'un dplacement aux Antilles. Et Patrick Devedjian, secrtaire gnral
    de l'UMP, a dclar que son parti ne voulait pas faire de ce scrutin
    "une affaire purement locale".
 
    A l'inverse, Jean-Pierre Raffarin, dans un entretien au Parisien du 11
    janvier, met en garde contre une "nationalisation des enjeux". "Il est
    important de veiller  ce que la politique locale ne soit pas
    systmatiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp
    adverse", prvient l'ancien premier ministre. Un certain nombre de
    maires de droite font le mme constat.
 
    Le cas le plus flagrant est celui d'Alain Jupp,  Bordeaux (Gironde).
    L'ancien prsident de l'UMP, qui vite soigneusement de participer 
    des dbats sur des thmes nationaux, ne mettra pas le logo de son
    propre parti sur son matriel lectoral, ni sur sa permanence de
    campagne.
 
    Exit donc l'arbre sur fond bleu et rouge, avec ses feuilles et ses
    fruits. M. Jupp a cr son propre logo : son nom, dcor de deux
    feuilles, ou de deux ptales, qui rappellent l'emblme d'une clbre
    marque de yaourt. Les couleurs, vert et brun, donnent une petite touche
    cologiste. Le tout est accompagn d'un slogan : "Continuons le
    changement".
 
    Son adversaire, Alain Rousset, a renonc lui aussi  faire figurer le
    symbole socialiste de la rose et du poing sur son matriel de campagne.
    Le logo du candidat PS voque les quais de la Garonne dans des tons
    verts.
 
    A Toulouse (Haute-Garonne), le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, va
    encore plus loin puisqu'il affirme s'tre mis "en cong de l'UMP". Dans
    une ville plutt centriste, rpute voter  gauche aux scrutins
    nationaux et  droite aux scrutins locaux, l'intrt de M. Moudenc est
    de se prsenter comme le candidat du rassemblement. Aux lgislatives de
    juin 2007, son adversaire socialiste, Catherine Lemorton, n'avait
    cess, au cours de leurs dbats publics, de le renvoyer dans la
    majorit prsidentielle. Tirant les leons de son chec, M. Moudenc,
    mme s'il a effectivement reu l'investiture UMP, ne veut surtout plus
    apparatre comme le candidat de Nicolas Sarkozy.
 
    Le schma est comparable  Rouen (Seine-Maritime). Le maire sortant,
    Pierre Albertini (ex-UDF), avait appel  voter pour M. Sarkozy au
    second tour de l'lection prsidentielle, aprs avoir soutenu Franois
    Bayrou au premier tour. Sgolne Royal a recueilli 54 % des suffrages
    dans sa ville.
 
    Aujourd'hui, M. Albertini doit affronter la socialiste Valrie
    Fourneyron, lue dpute en juin. Tandis que celle-ci va mettre en
    avant son appartenance politique, dans une agglomration largement
    tenue par les fabiusiens, le maire veut apparatre comme le candidat du
    rassemblement. "J'ai rejoint le peuple des Franais sans parti !",
    aime-t-il dsormais rpter dans ses discours publics. M. Albertini,
    qui a obtenu l'investiture de l'UMP au niveau national, ne souhaite pas
    recevoir un appui visible de l'excutif.
 
    A Amiens (Somme), ville o Sgolne Royal a obtenu 54,5 % des
    suffrages, Gilles de Robien a intrt, lui aussi,  ne pas nationaliser
    les enjeux. L'ancien ministre de l'ducation nationale fait valoir
    qu'il a conserv son seul mandat de maire, et qu'il veut travailler
    exclusivement pour sa ville. A l'inverse,  Strasbourg (Bas-Rhin), la
    maire (UMP) Fabienne Keller aura bien besoin du soutien actif de
    l'excutif. A droite, elle doit affronter deux listes centristes, ainsi
    que la liste rgionaliste "Alsace d'abord".
 
<article-nb="2008/01/12/19-4">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Eric de Montgolfier a contest, samedi, avoir ordonn la prolongation de la dtention du voleur Jean Herrina qui lui a valu cette semaine une mise en examen pour &#38;#34;atteinte  la libert individuelle&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L e procureur de Nice Eric de Montgolfier a contest, samedi 12
    janvier, avoir ordonn la prolongation de la dtention de Jean Herrina
    qui lui a valu cette semaine une mise en examen pour "atteinte  la
    libert individuelle". "C'est le directeur de la maison d'arrt (de
    Nice) qui a pris objectivement la dcision de garder Herrina et ceci
    sans aucun document crit de ma part", a-t-il affirm.
 
 
    Jean Herrina, surnomm "l'mir" ou le "sultan", tait
    internationalement connu pour ses vols de bijoux de grand luxe. Il
    s'est suicid en mars 2007,  50 ans,  la prison de Draguignan (Var).
    En septembre 2002, il avait t plac en dtention provisoire  Nice
    pour un vol commis dans une bijouterie de Saint-Jean-Cap-Ferrat
    (Alpes-Maritimes). Le 13 janvier 2003, un juge de la libert et de la
    dtention avait dcid de ne pas prolonger son maintien en dtention
    mais Jean Herrina n'avait pas t pas remis en libert immdiatement.
 
    "JE NE ME VOIS PAS DIRE ORALEMENT 'GARDEZ-LE'"
 
    Selon Eric de Montgolfier, l'ancien directeur de la maison d'arrt de
    Nice, galement mis en examen dans ce dossier, "affirme qu'il m'a
    appel et que je lui ai donn l'ordre par tlphone de ne pas remettre
    Herrina en libert, notamment en raison d'une erreur de procdure
    commise par le juge de la libert". Affirmant n'avoir aucun souvenir de
    ce coup de fil, le procureur de Nice a ajout: "Je ne me vois pas dire
    oralement 'gardez-le'. D'ailleurs, je n'ai jamais vu un directeur de
    maison d'arrt mettre quelqu'un dehors, ou le garder, sur un simple
    coup de tlphone."
 
    Quelques jours aprs cet pisode contest, une nouvelle mise en examen
    pour le vol de deux bagues en diamants  Hongkong avait t signifie 
    Jean Herrina par un juge d'instruction de Nice, permettant son maintien
    en dtention. "S'il y a eu manuvre judiciaire, elle concerne cette
    seconde procdure manifestement ouverte pour 'rattraper' Herrina qui,
    contre toute attente, chappait au juge d'instruction", a comment le
    procureur.
 
    Jean Herrina avait dpos dans cette affaire une plainte avec
    constitution de partie civile aujourd'hui relaye par sa fille et
    instruite par deux juges de Lyon qui ont mis en examen le procureur de
    Nice en milieu de semaine. "C'est une phase de la procdure, a n'en
    est pas la fin. Je vais prendre ceci avec le dtachement que donnent
    les nouvelles expriences. Je vais pouvoir observer ce que de l'autre
    ct on ressent dans ce cas-l", a comment Eric de Montgolfier.
 
<article-nb="2008/01/12/19-5">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Vendredi, tard dans la soire, un communiqu de Matignon annonait la dcision d&#38;#39;activer la clause de sauvegarde sur le mas transgnique de Monsanto MON 810.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      V endredi 11 janvier, tard dans la soire, un communiqu de Matignon
    annonait la dcision d'activer la clause de sauvegarde sur le mas
    transgnique de Monsanto MON 810. Ce mas destin  l'alimentation
    animale tant le seul cultiv en France, le moratoire sur les cultures
    d'OGM est effectif.
 
    Le gouvernement s'appuie sur les "faits scientifiques nouveaux"
    invoqus par la Haute Autorit sur les OGM, qui concernent la
    pollinisation croise entre les cultures et les effets sur la faune.
    L'Autorit fait galement tat d'"interrogations" sur les consquences
    environnementales, sanitaires et conomiques de la culture du MON 810.
    "Les doutes sur cet OGM ne condamnent pas l'intrt de cette
    technologie pour relever les dfis alimentaires et environnementaux",
    ajoute Matignon. Un plan d'investissement de 45 millions d'euros dans
    les biotechnologies est annonc.
 
 
    La mesure a t salue par les cologistes. L'altermondialiste Jos
    Bov a interrompu sa grve de la faim, commence le jeudi 3 janvier.
    Monsanto dispose de quinze jours pour prsenter ses arguments, avant la
    transmission du dossier  Bruxelles. L'Agence europenne de scurit
    des aliments devra se prononcer sur le dossier franais. La France
    rejoint l'Autriche, la Hongrie et la Grce, qui ont galement activ
    cette clause.
 
    Le choix du gouvernement intervient aprs une semaine de confusion.
    Retour sur l'imbroglio des derniers jours.
 
    Mardi 8 janvier, 11 heures : Nicolas Sarkozy prend les devants. "Si la
    Haute autorit sur les OGM, qui se prononce demain, soulve des doutes
    srieux sur les OGM actuellement cultivs en France, je suis dispos 
    recourir  la clause de sauvegarde", dit le chef de l'Etat. Les mots
    ont t choisis avec le ministre de l'cologie, Jean-Louis Borloo, qui
    joue sa crdibilit. La suspension du MON 810 fait partie des promesses
    du Grenelle de l'environnement, comme la loi sur la coexistence entre
    les cultures, ainsi que la cration d'une Haute autorit sur les OGM
    pluridisciplinaire et ouverte aux socioprofessionnels. Mais le ministre
    rencontre de grosses rsistances. Les pro-OGM - semenciers et
    craliers de la FNSEA - mobilisent leur rseau. M. Borloo est
    dsormais certain que sa position sera suivie, contre celle de Franois
    Fillon et du ministre de l'agriculture, Michel Barnier, qui
    prfreraient temporiser.
 
    16 heures : Jean-Louis Borloo surprend. Le ministre de l'cologie
    annonce aux snateurs le report de l'examen du projet de loi sur les
    OGM, qui tait imminent. Les pro-OGM sonnent l'alarme. Le gouvernement
    s'tait engag  faire adopter une loi avant les lections
    municipales... et les semis de mas, en avril. La date du 5 fvrier
    sera finalement fixe,  la demande expresse de M. Barnier.
 
    21 heures : interrogations autour du buffet. Aprs la projection du
    film cologiste de Leonardo DiCaprio  l'Assemble nationale, des
    exgtes interprtent le report de la loi. Si on ne lgifre plus dans
    l'urgence, avant les semis, cela veut dire que la clause de sauvegarde
    est invitable : le MON 810 interdit, il n'y aura plus d'OGM  semer.
    "Jos Bov va pouvoir recommencer  manger demain", lance un lu.
 
    Mercredi matin : ambiance crispe  la Haute Autorit. La phrase de
    Nicolas Sarkozy et le report de la loi tournent dans les ttes. Le
    dput Philippe Martin (PS, Gers) prend la parole : "La dcision
    politique est dj prise, le comit risque d'tre instrumentalis",
    dit-il en substance. Une heure de discussion sur ce thme suit, dans
    une ambiance tendue. La journe ressemble  un marathon. Le texte de
    l'avis est pluch ligne  ligne. La mention de "doutes" est dbattue
    et carte, au motif qu'elle ne relve pas du langage scientifique. Le
    texte voque des "faits scientifiques nouveaux" et des
    "interrogations".
 
    19 heures : on reparle de "doutes srieux".
 
    Avec deux heures de retard, Jean-Franois Le Grand prsente l'avis : "
    Il y a des lments scientifiques nouveaux. Il y a des doutes srieux"
    sur le MON 810, dclare-t-il. La "dcision officielle" sera annonce
    "d'ici 24  48 heures", souligne M. Borloo, sans en dire plus. M.
    Sarkozy a demand communication du texte. Il a assur au prsident de
    la FNSEA, Jean-Michel Lemtayer, reu l'aprs-midi mme  l'Elyse,
    qu'il prendrait le temps suffisant avant toute dcision.
 
    Jeudi 10 janvier : changes de courriels. Les membres de l'Autorit
    entendent en boucle les "doutes srieux" dans les mdias. Herv
    Guyomard, conomiste  l'INRA, envoie un courriel aux autres
    participants voquant "l'impression d'instrumentalisation".
 
    "Selon moi, crit-il, il y a matire  un correctif public rappelant
    exactement les termes crits de notre projet d'avis". La quasi totalit
    du comit scientifique le signera. Beaucoup reprochent  M. Le Grand de
    ne pas avoir respect les formes en ne distinguant pas le contenu de
    l'avis de sa propre apprciation. Certains pensent que le travail a t
    men trop vite sur le fond, et que les critres de l'expertise
    collective ne sont pas respects. Tous veulent rester dans leur rle
    d'experts qui clairent les politiques, mais ne tranchent pas.
 
    Midi : feu sur la Haute Autorit.
 
    Pour le prsident de l'Assemble Bernard Accoyer, la Haute Autorit "a
    t nomme avec peut-tre un peu de prcipitation".
 
    Il rclame des expertises "indiscutables". Dans l'aprs-midi, les
    communiqus des craliers et semenciers pleuvent, voquant une
    "prsentation biaise", une synthse "prfabrique". "Les scientifiques
    voulaient viter d'tre utiliss par un camp, ils l'ont t par
    l'autre", commente un membre de l'Autorit. Le snateur Le Grand
    affirme que le travail men a t "honnte, sincre et vrai" et
    condamne les "lobbies"  l'oeuvre selon lui.
 
<article-nb="2008/01/12/19-6">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  &#38;#34;Laure a manifest le dsir de venir sur Mulhouse et nous sommes en pleine discussion (...), a avance gentiment&#38;#34;, a dclar, samedi, l&#38;#39;entraneur du club, Lionel Horter.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L aure Manaudou devrait rejoindre Mulhouse pour s'entraner sous la
    houlette de Lionel Horter, entraneur national qui avait men Roxana
    Maracineanu vers un titre mondial en 1998. "Laure a manifest le dsir
    de venir sur Mulhouse et nous sommes en pleine discussion (...), a
    avance gentiment",   a dclar, samedi 12 janvier, Lionel Horter sur
    France Bleu Alsace. Les   contacts qui se poursuivent actuellement avec
    les agents de la nageuse   se sont nous  Font Romeu, o la championne
    olympique s'entrane avec   l'quipe de France.
 
 
    A la question de savoir si ces discussions ont des chances d'aboutir
    dans les "deux, trois jours" comme le laissent entendre les quotidien
    alsaciens (les DNA et L'Alsace) dans leur dition de samedi,
    Laurent Horter a rpondu : "Normalement, oui." "Vous   savez, Laure
    Manaudou c'est une star, pas seulement une sportive et   donc il y a
    des choses que nous n'avons pas tellement l'habitude de   traiter. Donc
    a va de soi que a nous pose quelques petits problmes   mais bon,
    c'est en train de se rgler tranquillement", a-t-il ajout.
 
    Laure   Manaudou, recordwoman mondiale du 200 et du 400 mtres,
    s'entrane   actuellement  Ambrieu-en-Bugey, dans l'Ain, avec son
    frre, aprs une   anne 2007 marque par la rupture avec Philippe
    Lucas, l'entraneur qui   l'a mene au sommet, puis avec le club de
    Turin o elle avait trouv   refuge. A huit mois des Jeux olympiques de
    Pkin, elle se   rapprocherait  Mulhouse d'un club qui a form Roxana
    Maracineanu et o   voluent notamment Aurore Mongel et le nouveau
    compagnon de Laure   Manaudou, Benjamin Stasiulis, espoir de la
    natation franaise.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-7">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  En faisant jouer la concurrence, les consommateurs obtiendraient une baisse des taux, estime la Commission de Bruxelles. Et les banquiers pourraient faire des conomies d&#38;#39;chelle s&#38;#39;ils n&#38;#39;avaient plus  respecter 27 cadres juridiques nationaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      A u lendemain de la libration des otages colombiennes Clara Rojas et
    Consuelo Gonzalez de Perdomo, le prsident vnzulien Hugo Chavez a
    lanc un appel  la communaut internationale destin  rhabiliter les
    Forces armes rvolutionnaires de Colombie (FARC, extrme gauche) et
    l'Arme de libration nationale (ELN, castriste), considres par les
    Etats-Unis, l'Union europenne et le Canada comme des organisations
    terroristes.
 
 
    M. Chavez a choisi le cadre solennel de l'Assemble nationale, vendredi
    11 janvier,  Caracas, pour remettre en cause le statut des gurillas
    colombiennes. "Nous devons reconnatre ces forces insurges, car elles
    ont un projet politique bolivarien, que nous respectons ici au
    Venezuela", a-t-il dclar sous les applaudissements des
    parlementaires.
 
    Le gouvernement colombien a vivement ragi, en refusant qu'on accorde
    aux FARC et  l'ELN "le statut de belligrants". "Quelle arme
    assassine ou s'adonne au trafic de drogue ?", a demand l'ex-prsident
    colombien Andres Pastrana, qui avait accept de dmilitariser, pendant
    trois ans (1999-2002), la rgion du Caguan en vue de pourparlers de
    paix avec les FARC qui ont chou.
 
    Dans la soire de vendredi, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont
    dnonc, lors de leur premire confrence de presse  Caracas, les
    mthodes des FARC, qualifies d'"organisation criminelle" par M^me
    Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt. "La prise
    d'otages est un crime de "lse humanit". Ils disent qu'ils sont
    l'arme du peuple et on voit qu'ils entranent des gens  la prise
    d'otages", a-t-elle expliqu, en ajoutant avoir t enchane, un
    temps, aprs une tentative d'vasion manque, en pleine nuit, en
    compagnie d'Ingrid Betancourt. Selon Consuelo Gonzalez, "le seul fait
    de priver quelqu'un de sa libert peut tre considr comme de la
    torture (...) Nous tions trs affectes de voir les hommes enchans 
    un poteau au moment de dormir". Interroge sur la demande formule par
    Hugo Chavez, l'ex-parlementaire colombienne a estim que " le conflit
    est si grave que toute action qui nous permettrait de le surmonter est
    la bienvenue".
 
    A Bogota, trois procureurs enquteurs spcialiss, au Parquet, dans les
    droits de l'homme, ont bien voulu rpondre  nos questions sous couvert
    de l'anonymat. Ils estiment que les FARC violent les Conventions de
    Genve et le droit international humanitaire. "Les enlvements sont des
    crimes commis par les FARC au vu et au su de tout le monde, rappelle
    l'un d'eux. Les conditions inhumaines de captivit des squestrs,
    enferms dans des cages, enchans en permanence dans le cas des hommes
    comme l'a confirm M^me Perdomo, utiliss comme boucliers humains, sont
    contraires  toutes les rgles internationales."
 
    Aussi bien les FARC et l'ELN que les milices paramilitaires d'extrme
    droite sont responsables du dplacement forc de populations, que
    certaines ONG chiffrent  deux millions de personnes. Ces trois
    fonctionnaires, en premire ligne dans la lutte contre les violations
    des droits de l'homme commises en Colombie par des agents de l'Etat ou
    par les groupes irrguliers, se montrent pessimistes quant aux
    perspectives de paix. "Il y a trop d'intrts en jeu, trop de gens
    vivent de l'conomie de guerre", dit l'un d'entre eux, tandis que les
    autres approuvent d'un signe de tte.
 
<article-nb="2008/01/12/19-8">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Syndicats et patronat ont achev, vendredi, la ngociation sur la &#38;#34;modernisation du march du travail&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      S yndicats et patronat ont achev, vendredi 11 janvier, la ngociation
    sur la "modernisation du march du travail". Le projet d'accord - 16
    articles sur 24 pages - pourrait instaurer une "flexiscurit"  la
    franaise : plus de flexibilit pour les entreprises sur le contrat et
    la rupture, plus de scurit sur certains droits pour les salaris. Les
    syndicats vont dterminer dans les prochains jours leur position - FO
    et CFTC lundi 14 janvier, CFE-CGC mardi, CFDT mercredi ou jeudi, et CGT
    le 29 janvier, cette dernire ayant dj indiqu qu'elle ne signerait
    probablement pas le texte. En cas d'accord, le gouvernement devrait en
    transposer les termes dans une loi d'ici  la fin du premier semestre.
    Voici les principaux points du projet :
 
 
 
 
           CHRONOLOGIE
 
 
 
    23 OCTOBRE 2006 :
    ouverture de la "dlibration sociale" propose par le Medef sur la
    scurisation des parcours professionnels, le contrat de travail et
    l'assurance-chmage. La CGT refuse de participer aux travaux.
 
    19 JUIN 2007 :
    tous les leaders syndicaux et patronaux se mettent d'accord pour
    l'ouverture d'une ngociation sur la "modernisation du march du
    travail".
 
    7 SEPTEMBRE :
    dbut de la ngociation.
 
    11 JANVIER 2008 :
    fin de la ngociation et rdaction d'un projet d'accord dont les termes
    doivent tre valids ou non par les cinq confdrations syndicales,
    entre le 14 (CFTC et FO) et le 29 janvier (CGT).
 
 
                                                              
 
 
 
    La priode d'essai. Pour les contrats de travail  dure indtermine
    (CDI), la priode d'essai est allonge : "pour les ouvriers et employs
    entre un et deux mois maximum, les agents de matrise et les
    techniciens entre deux et trois mois, les cadres entre trois et quatre
    mois", sauf si un accord de branche prvoit une dure suprieure. Cette
    priode pourra tre reconduite une fois par des accords de branche et
    les dures ne pourront excder quatre, six et huit mois. Une priode
    d'essai plus courte pourra tre fixe "dans la lettre d'engagement ou
    dans le contrat de travail".
 
    Rupture "conventionnelle" du CDI. Pour "privilgier les solutions
    ngocies  l'occasion des ruptures de contrat", un nouveau mode,
    "exclusif de la dmission et du licenciement", a t cr. Le salari
    et l'employeur pourront choisir les conditions de la fin du contrat qui
    les lie : un droit de rtractation existe "pendant un dlai de quinze
    jours suivant la signature de la convention" entre les deux parties.
    L'accord devra ensuite tre valid par le directeur dpartemental du
    travail. Le salari bnficiera d'une indemnit de rupture quivalant 
    un cinquime de mois par anne d'anciennet et accdera aux allocations
    chmage.
 
    Un nouveau contrat de travail. Il s'agit d'une sorte de contrat de
    mission, contrat  dure dtermine  "terme incertain", pour la
    "ralisation d'un objet dfini", rserv aux ingnieurs et aux cadres.
    La dure du projet doit tre comprise entre 18 et 36 mois, et le
    contrat est de 12 mois minimum non renouvelable. Le recours  ce
    contrat est subordonn  un accord de branche ou d'entreprise et "ne
    peut tre utilis pour faire face  un accroissement temporaire
    d'activit". Il peut tre rompu  la date anniversaire de sa signature
    "pour un motif rel et srieux". En cas de rupture, l'indemnit perue
    par le salari atteindra 10 % de la rmunration reue pendant le
    contrat.
 
    Nouvelle rupture. En cas d'"inaptitude d'origine non professionnelle"
    (longue maladie, accident), et si le salari ne peut tre reclass, les
    indemnits de rupture pourront tre prises en charge par un fonds de
    mutualisation  la charge des entreprises.
 
    Indemnits de licenciement. Le montant de l'indemnit
    interprofessionnelle de licenciement devient unique et d'un montant qui
    ne peut tre infrieur  un cinquime du salaire mensuel. Le texte
    prvoit que le lgislateur fixe "un plancher et un plafond" pour
    l'indemnit, en cas de contestation judiciaire d'un licenciement sans
    cause relle ni srieuse.
 
    Portabilit des droits. Le salari qui se retrouve au chmage pourra
    garder sa couverture prvoyance sant pendant une dure gale  un
    tiers de sa dure d'indemnisation du chmage, avec un minimum de trois
    mois. Pour la formation, le salari quittant l'entreprise gardera 100 %
    du solde des heures de formation acquise dans le cadre du droit
    individuel  la formation (DIF). En "accord avec le nouvel employeur",
    il pourra utiliser ce crdit d'heures "pendant les deux annes suivant
    (son) embauche".
 
    Moins de 25 ans sans emploi. Une prime forfaitaire paye par
    l'assurance-chmage est instaure pour les moins de 25 ans
    "involontairement privs d'emploi", qui n'ont pas assez travaill pour
    avoir accs aux allocations chmage.
 
    Formation. Les personnes "les plus loignes de l'emploi" pourront
    bnficier d'une formation dont le financement sera assur par un fonds
    dont le financement sera dfini lors de "la ngociation sur la
    formation professionnelle  venir".
 
    Accs aux droits. Pour bnficier de "l'indemnisation conventionnelle
    de la maladie", la condition d'anciennet est ramene de trois  un an.
    Le dlai de carence est ramen de 11  7 jours.
 
 
<article-nb="2008/01/12/19-9">
<filnamedate="20080112"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080112"><AAMMJJHH="2008011219">
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<article-nb="2008/01/12/19-10">
<article-nb="2008/01/12/19-11">
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