<FILE-date="2008/01/11/19">
<article-nb="2008/01/11/19-1">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-1">  Le  prsident PS de la rgion Ile-de-France rpond  Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris : &#38;#34;s&#38;#39;il s&#38;#39;agit de faire du billard politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est trs mal engage&#38;#34;, prvient-il.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-1">      N icolas Sarkozy a dfendu le projet de Grand Paris, lundi 7 janvier,
    en prvenant qu'il ne laissera pas ce projet s'enliser. Que lui
    rpondez-vous ?
 
    Si j'ai bien compris Nicolas Sarkozy est surtout proccup de grands
    gestes urbanistiques et architecturaux. Il souhaite laisser des traces
    de son passage. Il n'y a rien  redire  cela. C'est parfaitement
    lgitime que le chef de l'Etat s'intresse  l'image de la rgion
    capitale. Cela a mme t une pratique constante des monarques
    rpublicains clairs.
 
 
    Le fond de l'affaire concerne les moyens de dveloppement de la rgion.
    Je constate que, pour ce qui concerne les transports, la gestion est
    rgle dans un cadre rgional avec le STIF, sous l'autorit de la
    rgion. Que, pour ce qui est du foncier, nous avons galement les
    outils appropries. Qu'avec le schma directeur pour la rgion
    Ile-de-France nous avons une vision et un projet de dveloppement
    ambitieux. A quoi pourrait donc servir une structure supplmentaire ?
    Si certains veulent faire table rase de ce qui fonctionne, nous sommes
    plutt pour des cooprations renforces et pour faciliter les relations
    entre les partenaires.
 
    De deux choses l'une. O il veut aider la rgion capitale  franchir
    une tape dcisive dans son dveloppement, et il faut pour cela que
    l'Etat apporte de l'argent au pot. Nous ne pouvons pas nous contenter
    de dclarations d'amour. Les discours amoureux, c'est bien beau, mais
    nous prfrons des preuves d'amour. S'il s'agit de faire du billard
    politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est
    trs mal engage. En tout cas, je ne vois pas comment on pourrait
    mettre en place une instance de concertation sans commencer par
    entendre ce qu'ont  en dire les principaux intresss.
 
<article-nb="2008/01/11/19-2">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-2">  Dsireuses de briguer un fauteuil de maire aux lections municipales, cinq dputes de l&#38;#39;UMP ont d batailler face aux fortes rticences de leur parti.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-2">      D sireuses de briguer un fauteuil de maire aux lections municipales,
    cinq dputes de l'UMP ont d batailler face aux fortes rticences de
    leur parti. Avec des fortunes diverses. Une seule a jet l'ponge, en
    se disant "coeure" : Arlette Grosskost, dpute (UMP) du Haut-Rhin,
    qui avait espr conduire la liste de la droite face au secrtaire
    d'Etat  la coopration et maire sortant (ex-PS) de Mulhouse,
    Jean-Marie Bockel.
 
 
    Les autres ont refus de cder. Quitte  tre suspendues de leur parti,
    comme Marie-Anne Montchamp, candidate  Nogent-sur-Marne face au maire
    sortant, Jacques Martin, rinvesti par l'UMP. "Je n'ai pas voulu me
    mettre en cong, explique M^me Montchamp. Le maire sortant a un bilan
    critiquable, il constitue un risque pour notre famille. Je prends mes
    responsabilits."
 
    Selon la dpute de Seine-et-Marne, la mesure de suspension prise par
    la direction de l'UMP n'a pas affaibli sa campagne : "Cela a plutt eu
    l'effet inverse", assure-t-elle. Elle nourrit cependant quelques
    regrets d'avoir d en arriver l : "Je me dis parfois que, si j'tais
    un homme du mme ge (50 ans), avec le mme parcours, peut-tre qu'on
    m'entendrait mieux. Quand on est une femme, on est toujours suspecte
    d'tre au bord de la crise de nerfs, d'en faire trop, c'est moins
    facile de se faire entendre contre le courant dominant." L'ancienne
    secrtaire d'Etat aux personnes handicapes a reu le soutien de Simone
    Veil, tout comme son ex-collgue Catherine Vautrin, dpute de la
    Marne, qui a maintenu sa candidature  Reims malgr l'investiture
    donne par l'UMP  Renaud Dutreil.
 
    "C'tait jou d'avance", dplore l'ancienne ministre de la cohsion
    sociale et de la parit. M^me Vautrin s'est donc mise en cong de son
    parti. Depuis, elle a reu le soutien du maire sortant (divers droite),
    Jean-Louis Schneiter, qui avait dcid de ne pas se reprsenter, et du
    Mouvement dmocrate, dont le candidat, Jean-Marie Beaupuy, a dcid de
    se retirer pour faire liste commune avec elle.
 
    Marie-Jo Zimmermann, dpute (UMP) de la Moselle, aura elle aussi d
    batailler jusqu' la dernire commission d'investiture de l'UMP,
    mercredi 9 janvier, pour convaincre son parti d'apporter son "soutien"
     la liste qu'elle conduira  Metz face au maire sortant, Jean-Marie
    Rausch (divers droite) qui brigue un septime mandat conscutif. "
    C'est une investiture de fait", se flicite M^me Zimmermann, alors
    qu'une partie des dirigeants de l'UMP, et notamment le dput voisin et
    maire de Woippy, Franois Grosdidier, avaient mis tout leur poids dans
    la balance pour l'en empcher. "Il a t furieux de cette dcision",
    relve la prsidente de la dlgation de l'Assemble nationale aux
    droits des femmes.
 
    "NI COUTE, NI SOUTIEN"
 
    Les candidats de l'UMP qui figureront sur la liste du maire sortant
    bnficient toutefois de la bienveillance de leur parti. "On n'y touche
    pas, indique Alain Marleix, responsable des investitures. Il y aura une
    primaire au premier tour entre les deux listes. La meilleure
    l'emportera."
 
    Henriette Martinez, dpute des Hautes-Alpes, a envoy, le 15 dcembre
    2007, sa lettre de dmission de l'UMP. Elle soutenait la candidature, 
    Gap, de Vronique Schreiber, qui avait dj port les couleurs de son
    parti aux lgislatives. L'UMP, au nom de l'ouverture, a prfr
    soutenir le maire sortant, Roger Didier (PRG). "Engage depuis 1984 au
    RPR puis  l'UMP, (...) ne bnficiant ni de votre coute ni de votre
    soutien, ni mme de votre considration, je quitte sans regrets un
    parti politique pour lequel j'ai beaucoup donn sans rien obtenir en
    retour", crit M^me Martinez dans sa lettre de dmission.
 
<article-nb="2008/01/11/19-3">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-3">  Le secrtaire gnral adjoint de l&#38;#39;UMP, Dominique Paill, est venu soutenir jeudi le dput du Nord, condamn l&#38;#39;an dernier pour avoir notamment affirm que l&#38;#39;homosexualit tait &#38;#34;infrieure  l&#38;#39;htrosexualit&#38;#34;.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-3">      L e secrtaire gnral adjoint de l'UMP, Dominique Paill, a assur
     Tourcoing (Nord), jeudi 10 janvier, que "sans hsiter une seule
    seconde, sans qu'il ait t ncessaire de dlibrer", la commission
    d'investiture de l'UMP a "accord (son) soutien plein et entier 
    Christian Vanneste" pour les municipales de mars.
 
 
 
 
           Le PS dnonce un soutien "indigne"
 
 
 
    Le PS a exprim jeudi sa "plus vive indignation", aprs les
    dclarations de soutien de M. Paill  Christian Vanneste. Dans un
    communiqu, Razzy Hammadi, secrtaire national  la riposte, juge la
    dcision "indigne d'un parti se disant respectueux des valeurs
    rpublicaines, au moment o le vivre ensemble n'a jamais t aussi
    fragile". "Si le projet de civilisation de Nicolas Sarkozy s'accommode
    de l'homophobie et de la haine de l'autre, alors plus que jamais, la
    gauche s'y oppose", ajoute-t-il. (Avec AFP.)
 
 
                                                              
 
 
 
    Le parti majoritaire a la mmoire courte : M. Vanneste a t condamn
    en janvier 2006  3 000 euros d'amende pour avoir notamment affirm que
    l'homosexualit tait "infrieure  l'htrosexualit". Nicolas
    Sarkozy, alors prsident de l'UMP, avait indiqu que le dput du Nord
    ne serait pas investi aux lgislatives de juin. Mais celui-ci s'est
    finalement prsent sous l'tiquette CNI-UMP, et a t rlu."COMBAT
    EMBLMATIQUE"
 
    Si l'UMP l'a cette fois dsign pour ravir la mairie aux socialistes
    lors du scrutin de mars, c'est d'abord pour ses "qualits d'homme","ses
    qualits de conviction personnelle, d'nergie, de volont, de
    dtermination, de clairvoyance", a indiqu M. Paill. "La fidlit
    qu'il a toujours tmoigne  l'gard de son parti et l'amiti que nous
    avons toujours nourrie nous ont conduits  regarder ses qualits avec
    cette objectivit qui fait que nous savions ne pas nous tromper en le
    choisissant", a-t-il ajout.
 
    M. Vanneste "a russi autour de lui  faire l'union" (UMP, CNI, NC), ce
    qui est "dj en soi le gage d'un succs potentiel", a aussi justifi
    l'adjoint de Patrick Devedjian  la tte de l'UMP. "Christian aura tous
    les appuis ncessaires dans le combat qui est le sien (...), mais nous
    fondons sur lui normment d'espoir", a-t-il prvenu, augurant d'un
    "combat emblmatique". Une victoire de M. Vanneste pourrait en effet
    assurer  l'UMP la succession de Pierre Mauroy (PS)  la prsidence de
    la Communaut urbaine de Lille, galement convoite par la maire
    socialiste de Lille, Martine Aubry.
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-4">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-4">  Le maire sortant divers droite Jean-Louis Schneiter a renonc jeudi  se prsenter, pour soutenir l&#38;#39;ancienne ministre, &#38;#34;en cong de l&#38;#39;UMP&#38;#34;, plutt qu&#38;#39;un autre ancien ministre, Renaud Dutreil, investi par l&#38;#39;UMP.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-4">      L e maire sortant divers droite Jean-Louis Schneiter s'est retir,
    jeudi 10 janvier, de la course  la mairie de Reims, au profit de la
    dpute Catherine Vautrin, ancienne ministre, "en cong de l'UMP". "Ma
    dcision tait prise depuis quelque temps (...) de ne pas briguer un
    mandat supplmentaire", a annonc M. Schneiter, maire de la ville
    depuis 1999, qui avait pourtant annonc en septembre qu'il tait
    candidat  sa propre succession. "Je n'aurais pas voulu, dans une
    bagarre municipale, apparatre comme celui qui a men la ville  des
    luttes fratricides", a expliqu cet ancien UDF g de 75 ans, qui avait
    soutenu Franois Bayrou au premier tour de l'lection prsidentielle
    avant de se rallier du bout des lvres  Nicolas Sarkozy entre les deux
    tours.
 
 
    6 % D'INTENTIONS DE VOTE
 
    "Je soutiendrai, si elle me le demande, la liste conduite par Catherine
    Vautrin, du moins pour le premier tour", a prcis M. Schneiter, 
    propos de l'ancienne ministre dlgue  la cohsion sociale. Celle-ci
    a maintenu sa candidature dans la douzime ville de France aprs que
    l'UMP a investi l'ancien ministre des PME, Renaud Dutreil, considr
    comme un proche de Nicolas Sarkozy. Le maire sortant a exclu de
    soutenir M. Dutreil, avec lequel il avait notamment eu des diffrents
    sur son projet de tramway.
 
    Dans un sondage publi en dcembre par le quotidien rgional   L'Union,
    Jean-Louis Schneiter n'tait crdit que de 6 % des intentions   de
    vote au premier tour, derrire Catherine Vautrin (20 %) et Renaud
    Dutreil, qui faisait alors jeu gal avec la candidate socialiste
    Adeline   Hazan (32 %). Celle-ci n'tait donne gagnante au second tour
      qu' la faveur d'une triangulaire.
 
<article-nb="2008/01/11/19-5">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-5">  Pour le secrtaire national aux lections du PS, &#38;#34;avant de s&#38;#39;occuper des consquences d&#38;#39;une grve, et de se transformer en ministre de la garderie, M. Darcos ferait bien d&#38;#39;tre vraiment celui de l&#38;#39;ducation nationale.&#38;#34;
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-5">      X avier Darcos veut exprimenter un service minimum d'accueil dans les
    coles pour la grve dans la fonction publique le 24 janvier. Que
    pensez vous de cette proposition  deux mois des municipales ?
 
    S'il s'agit de coincer les municipalits qui se sont prononces contre
    ce dispositif, c'est essayer de trouver une bien grosse ficelle !
    L'accueil des enfants lors des mouvements de grve des enseignants
    n'est pas un sujet de difficult pour les lus : c'est mme une
    obligation qui se fait dans beaucoup de municipalits. Trs
    franchement, les parents d'lves savent que les enseignants ne font
    pas grve par plaisir et sont bien souvent solidaires. Ils savent
    s'organiser et toutes les coles ne sont pas fermes.
 
 
    Pousser  mettre en place un service de prise en charge des lves par
    d'autres personnels de garderie  la place des enseignants est une ide
    dangereuse. Elle tend  faire croire que le ministre de l'ducation
    nationale ne se soucie des lves qu'au moment des grves. Il devrait
    s'en soucier tous les jours, et s'occuper de ceux qui n'ont pas
    d'enseignants pour leur faire cours  cause des non remplacements. Dans
    ma commune,  pinay sur Seine (Seine-Saint-Denis), il y a aujourd'hui
    14 enseignants non remplacs et nous en avons en moyenne 10 par jour.
    Seulement par manque de moyens ! Avant de s'occuper des consquences
    d'une grve, et de se transformer en ministre de la garderie, M. Darcos
    ferait bien d'tre vraiment celui de l'ducation nationale.
 
<article-nb="2008/01/11/19-6">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-6">  Invit en &#38;#34;chat&#38;#34; sur Le Monde.fr, le maire de Bordeaux, candidat  sa rlection, a tir les leons de son chec aux lgislatives de juin 2007. A un internaute qui l&#38;#39;interrogeait sur ses ambitions nationales, il a rpondu qu&#38;#39;il y renonait &#38;#34;tant qu&#38;#39;il sera maire&#38;#34;.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-6">      S auvage 84 : Comment faites-vous avec un bilan globalement positif
    pour vous retrouver en si mauvaise posture  chaque lection ?
 
    Alain Jupp : Curieuse question. Je vous rappelle que le 8 octobre
    2006, j'ai t rlu dans une lection municipale partielle avec 56 %
    des voix ds le premier tour. C'est de nature  vous rassurer. Il est
    vrai qu'en juin j'ai perdu 670 voix, mais je suis trs confiant pour le
    9 mars prochain.
 
 
    Luc : Vous tes en train de faire de Bordeaux un petit paradis pour
    nous, les bobos, les bien-ns,les bien-logs,les bien-aims...
    Accessoirement, si vous tes rlu, comment comptez-vous acclrer le
    repli vers les banlieues des mal-ns, des mal-logs, des mal-aims ?
 
    Alain Jupp : Je me demande si vous connaissez bien Bordeaux. Nous
    sommes en train de raliser dans le cur historique de la ville une
    opration de rnovation qui permettra de maintenir toute la population
    de ces quartiers trs populaires et colors au cur de la cit. On ne
    fera pas  Bordeaux ce qu'on a fait par exemple  Paris dans le
    quartier du Marais.
 
    Je signale d'ailleurs que depuis une dizaine d'annes, ce sont 15 000
    habitants supplmentaires qui sont venus s'installer  Bordeaux, de
    tous ges, de toutes catgories sociales.
 
    Sitting : Vous avez dclar vouloir "reconqurir la place Saint-Michel"
    (quartier populaire du centre-ville). Cela signifie-t-il clairement
    qu'il faut expulser les populations les plus modestes vers les cits
    des banlieues ?
 
    Alain Jupp : J'ai indiqu de manire rpte et claire que ce qui fait
    la spcificit de Saint-Michel, notamment la prsence le samedi et le
    dimanche d'un march trs color, sera prserv, et mme dvelopp. Je
    vous fais remarquer que si telle tait ma politique, je serais sans
    doute rlu triomphalement  chaque lection.
 
    Moned : A quand la grande mosque de Bordeaux ?
 
    Alain Jupp : Nous sommes en discussion avec la communaut musulmane.
    Nous avons d'excellentes relations avec ses principaux leaders. J'ai
    dj indiqu qu'un terrain leur serait propos. Ils sont en train
    d'laborer leur projet, qui, je l'espre, pourra se raliser dans les
    prochaines annes.
 
    Jean Bauer : Deuxime port ngrier et premier port colonial, la ville
    de Bordeaux a bti une partie de sa fortune sur le commerce des
    esclaves. Que fait la mairie de Bordeaux pour rpondre  ce devoir de
    mmoire ?
 
    Alain Jupp :  Fort heureusement, les Bordelais sont tourns vers
    l'avenir, et non vers le pass, comme vous semblez l'tre. Cela dit, ce
    pass, nous l'assumons pleinement. Aprs Nantes, effectivement,
    Bordeaux a t une ville ngrire.
 
    Une commission de rflexion, anime par l'crivain Denis Tillinac, a
    travaill sur ce sujet. Des gestes forts ont dj t raliss pour
    rappeler ce pass : l'amnagement d'un site ddi  Toussaint
    Louverture, par exemple. Et d'ici quelques mois, une salle entire de
    notre Muse d'Aquitaine sera consacre  la traite et  cette priode
    de notre histoire.
 
    Mais mon projet pour Bordeaux, c'est 2013-2015, ce n'est pas le XVIII^e
    sicle, si je peux me permettre de vous le faire remarquer.
 
    Davy : Quand Bordeaux deviendra-t-elle une ville verte, tant au niveau
    du traitement des dchets (tri slectif) qu'au niveau des espaces verts
    (implantations d'arbres en centre-ville) ? Pourriez-vous prendre des
    mesures pour inciter les Bordelais  investir dans les nergies
    renouvelables, la rcupration d'eau, etc. ? Quels sont vos projets
    dans le domaine cologique pour notre belle ville si les Bordelais vous
    renouvellent leur confiance aux municipales de 2008 ?
 
    Alain Jupp : Je voudrais vous inviter  visiter avec moi le cours du
    Chapeau-Rouge ou les quais de Bordeaux, o des milliers d'arbres
    viennent d'tre plants.
 
    Le tri slectif sera gnralis dans Bordeaux d'ici  la mi-2009, et
    dj la moiti de la ville est desservie. Je rappelle que c'est de la
    responsabilit non pas de la ville, mais de la Communaut urbaine de
    Bordeaux.
 
    D'autre part, je vous invite samedi 19 janvier  l'Athne municipal de
    Bordeaux, pour la grande rencontre cocitoyenne qui va conclure le
    cycle de concertation qui s'est droul dans Bordeaux depuis septembre
    dernier, et qui nous permettra d'laborer notre Agenda 21.
 
    D'ores et dj, la ville s'est dote d'une charte municipale d'cologie
    urbaine qui nous a permis de diminuer notre consommation d'lectricit
    dans les btiments municipaux, de diviser par deux la consommation
    d'eau dans nos trs vastes espaces verts, de diminuer de manire
    importante notre consommation de papier, d'acheter des vhicules
    hybrides lectriques, etc.
 
    Le prochain grand quartier de Bordeaux, qui va s'appeler Bastide-Niel,
    sur la rive droite, sera un quartier, je l'espre, exemplaire en termes
    de dveloppement durable. J'tais rcemment  Fribourg en Allemagne
    pour m'inspirer des meilleures ides dans ce domaine.
 
    Scaramouche : Comment pouvez-vous prtendre  l'exemplarit cologique
    avec ce projet de pont pharaonique, le pont Bacalan-Bastide, qui,
    n'ayant plus rien d'urbain, va polluer tout un quartier et encourager
    l'usage exponentiel de l'automobile ?
 
    Alain Jupp : Pour l'instant, aucun coup de chapeau  l'extraordinaire
    mtamorphose de Bordeaux depuis douze ans ? Aucune rfrence au
    classement de Bordeaux dans le Patrimoine mondial de l'Unesco ? Aucune
    rfrence  notre qualification parmi les quatre plus grandes villes
    franaises ayant vocation  devenir capitale culturelle europenne en
    2013 ? Je voudrais quand mme un peu "positiver".
 
    Cela dit, si nous prtendons dans certains domaines  l'exemplarit
    cologique, c'est que nous avons 44 km de tramway qui ont permis de
    rduire trs significativement la circulation automobile dans le centre
    de Bordeaux. Il n'y a pas d'autre ville de France qui, en dix ans, ait
    ralis 44 km de tramway. Aucune.
 
<article-nb="2008/01/11/19-7">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-7">  Jean-Nol Gurini, qui veut ravir la mairie  Jean-Claude Gaudin, sera tte de liste aux municipales dans un &#38;#34;secteur-cl&#38;#34;, regroupant les 4e et 5e arrondissements, remport en 2001 par l&#38;#39;UMP avec presque 20 points d&#38;#39;avance sur la gauche.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-7">      J ean-Nol Gurini, candidat socialiste  la mairie de Marseille face 
    Jean-Claude Gaudin (UMP), jouera quitte ou double. Il a annonc,
    mercredi 9 janvier, qu'il sera tte de liste dans le 3^e secteur,
    regroupant les 4^e et 5^e arrondissements de la ville. Au risque de
    perdre face au premier adjoint UMP actuel, Renaud Muselier, qui l'avait
    emport en 2001 avec prs de 20 points d'avance sur la gauche.
 
 
    "Quand on est un chef, un leader, il faut aller dans un secteur qui
    n'est pas facile pour la gauche", a expliqu M. Gurini. Un choix qui
    l'expose " un double risque, la perte de Marseille par dfaite devant
    Jean-Claude Gaudin et la perte de son propre secteur", a comment M.
    Muselier sur France 3 Mditerrane.
 
    Jean-Nol Gurini a prsent ses ttes de liste dans les sept autres
    secteurs de la ville : Samia Ghali (8^e secteur : 15^e et 16^e arr.),
    vice-prsidente du conseil rgional; Sylvie Andrieu (7^e secteur : 13^e
    et 14^e arr.), dput de la 7^e circonscription; Christophe Masse (6^e
    secteur : 11^e et 12^e arr.), conseiller gnral; Ren Olmeta, ancien
    candidat aux municipales 2001 (5^e secteur : 9^e et 10^e arr.);
    Franois Franceschi (4^e secteur : 6^e et 8^e arr.), candidat
    d'ouverture, ex-membre du bureau national de l'UMP; Lisette Narducci
    (2^e secteur : 2^e et 3^e arr.), vice-prsidente du conseil gnral; et
    Patrick Mennucci (1^er secteur : 1^er et 7^e arr.), prsident du groupe
    socialiste  la mairie. Ce dernier se prsente lui aussi dans un
    secteur-cl pour la conqute de la ville. Et si lui l'emportait et pas
    Jean-Nol Gurini, ce dernier, qui est prsident du conseil gnral et
    snateur, verrait sa position affaiblie, souligne La Provence.
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-8">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-8">  Marielle de Sarnez, chef de file du parti de Franois Bayrou dans la capitale, a prsent ses candidats par arrondissement, dont l&#38;#39;ex-prsident du Crdit lyonnais Jean Peyrelevade et trois anciens Verts.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-8">      D ans un simple communiqu, la candidate du Mouvement dmocrate (MoDem)
     la Mairie de Paris, Marielle de Sarnez, a fait l'annonce, jeudi 10
    janvier, des ttes de liste dans les 20 arrondissements.
 
    L'ex-prsident du Crdit lyonnais Jean Peyrelevade se prsente dans le
    16^e. Ancien  directeur-adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, il avait
     soutenu Franois Bayrou lors de la prsidentielle, et particip  la
     rdaction de son programme conomique.
 
 
 
 
           Les ttes de listes par arrondissement
 
 
 
    1^er : Paule Champetier de Ribes
    2^e : Franois Guliana
    3^e : Raphale Bidault-Waddington
    4^e : Fadila Mehal
    5^e : Philippe Meyer
    6^e : Anne-Sophie Godfroy-Genin
    7^e : Vronique Delvolv-Rosset
    8^e : Monique Luanghy Baruti
    9^e : Grgory Perrin
    10^e : Graldine Martiano
    11^e : Olivier Pags
    12^e : Corinne Lepage
    13^e : Eric Azire
    14^e : Marielle de Sarnez
    15^e : Elisabeth de Fresquet
    16^e : Jean Peyrelevade
    17^e : Pierre-Emmanuel Portheret
    18^e : Syrine Catahier
    19^e : Violette Baranda
    20^e : Didier Bariani
 
                                                              
 
 
 
    Trois anciens Verts mneront des listes du parti centriste :  Olivier
    Pags dans le 11^e, Syrine Catahier dans le 18^e et Violette Baranda
    dans le 19^e. Comme annonc mercredi, c'est la prsidente du mouvement
    cologiste Cap 21 et ancienne ministre de l'environnement d'Alain Jupp
    Corinne Lepage qui affrontera dans le 12^e Jean-Marie Cavada, ancien du
    MoDem qui y conduira une liste soutenue par l'UMP.
 
    Dans le 7^e, c'est une adjointe divers droite du maire,   Vronique
    Delvolv-Rosset, qui dfendra les couleurs du MoDem face    Rachida
    Dati pour l'UMP.
 
    "COLORATION DVELOPPEMENT DURABLE"
 
    Didier Bariani, un fidle prsident du groupe MoDem au Conseil de
    Paris, conduira la liste du 20^e arrondissement.
 
    Les ttes de listes refltent le "rajeunissement" (le plus jeune
    candidat, Franois Guliana dans le 2^e, a 26 ans), la "fminisation"
    (12 femmes), la "diversit sociologique" et une "coloration
    dveloppement durable", a comment M^me de Sarnez, conseillre de Paris
    et dpute europenne, qui sera elle-mme tte de liste dans le 14^e
    arrondissement. Elle a soulign que deux autres ex-Verts, conseillers
    de Paris, seront numro deux sur les listes du MoDem, dont Danile
    Auffray, adjointe au maire PS Bertrand Delano pour les nouvelles
    technologies, dans le 13^e.
 
    Fadila Mehal, prsidente-fondatrice de l'association Les Marianne de la
    diversit, sera tte de liste dans le 4^e, et le journaliste Philippe
    Meyer dans le 5^e.
 
    L'ex-candidat MoDem aux lgislatives Grgory Perrin conduira la liste
    dans le 9^e. Dans les 10^e, 13^e et 15^e arrondissements, le parti a
    investi  des conseillers de Paris, tout comme dans le 17^e, en la
    personne de Pierre-Emmanuel Portheret, collaborateur de Franois Bayrou
    depuis dix ans.
 
    M^me de Sarnez organise lundi en fin de matine,  l'Entrept dans le
    14^e arrondissement, une rencontre des ttes de liste avec la presse.
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-9">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-9">  M. Peyrat est oppos  M. Estrosi, candidat investi par l&#38;#39;UMP, aux prochaines lections municipales.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-9">      L e maire de Nice, Jacques Peyrat, qui se prsente pour un troisime
    mandat contre Christian Estrosi (UMP) aux prochaines lections
    municipales, a t suspendu de l'UMP, a annonc le parti, dans un
    communiqu paru mercredi 9 janvier. "M. Peyrat ne peut se prvaloir du
    soutien de l'UMP, ni procder  l'utilisation du sigle UMP  l'occasion
    de la campagne pour les lections municipales et cantonales des 9 et 16
    mars", indique ainsi Patrick Devedjian, le secrtaire gnral du parti
    de la majorit."CE QUE JE VEUX, C'EST NICE"
 
 
    Dbut novembre, l'UMP avait investi le secrtaire d'Etat  l'outre-mer,
    Christian Estrosi, galement prsident du conseil gnral des
    Alpes-Maritimes, comme son candidat  la mairie de Nice. M. Peyrat, 76
    ans, a refus de s'incliner et mne depuis une campagne dissidente aux
    accents parfois acerbes.       Connu pour son franc-parler, le maire de
    Nice a refus un accord  l'amiable qui lui avait t propos :
    renoncer  se prsenter  la mairie et demeurer snateur avec, en
    contrepartie, la prsidence de la commission de dfense et des forces
    armes du Snat. "Un plat de lentilles", avait-il ragi, "ce que je
    veux, c'est Nice".
 
    Alors qu'une enqute publie le 23 novembre dans Nice-Matin donne 14 %
    des intentions de vote  Jacques Peyrat contre 51 %  Christian
    Estrosi, le maire de Nice enregistre dfection sur dfection. Sa
    premire adjointe, M^me Juliana Chichmanian-Delpy, a ainsi rcemment
    dmissionn de ses dlgations aux finances et aux affaires juridiques.
    Ancien militant du Front national, M. Peyrat avait dcroch son premier
    mandat en 1995, sous l'tiquette DVD, contre le candidat officiellement
    investi par le RPR. En 2001, il avait t rlu avec l'tiquette UMP.
 
<article-nb="2008/01/11/19-10">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-10">  Lors de l&#38;#39;mission le &#38;#34;Tlphone sonne&#38;#34;, mercredi soir sur France-Inter, en partenariat avec &#38;#34;Le Monde&#38;#34;, le politologue Jean Petaux et le journaliste Alain Pags ont estim que &#38;#34;rien n&#38;#39;est jou&#38;#34; pour les municipales de mars  Bordeaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-10">   
 
 
