<FILE-date="2008/01/11/19">
<article-nb="2008/01/11/19-1">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1">  Aprs l&#38;#39;annonce de la suppression de la publicit sur le service public, le premier ministre a donn des assurances sur la prennit du groupe.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-1">      "C 'est une dcision trs forte... et j'espre dfinitive." Invite,
    jeudi 10 janvier, du "20 heures" de France 2, Christine Albanel,
    ministre de la culture et de la communication, a confirm, timidement,
    l'annonce de Nicolas Sarkozy sur la suppression de la publicit sur
    France Tlvisions. Selon la ministre, un projet de loi pourrait tre
    dpos "aprs les lections municipales" et "vot avant l't". Elle a
    raffirm que les 800 millions d'euros de manque  gagner pour la
    tlvision publique seraient intgralement compenss "de manire
    dynamique sur un systme de taxation qui augmentera", le but tant que
    France Tlvisions ait "les moyens de ses ambitions".
 
 
    Pourtant, pour le moment, M^me Albanel admet ne pas avoir "d'ide" sur
    le montant de la taxe qui sera applique sur les recettes publicitaires
    des chanes prives et les oprateurs de tlphonie mobile qui
    bnficieront mcaniquement de ce transfert du march publicitaire.
    M^me Albanel a toutefois tent de rassurer les personnels de France
    Tlvisions en affirmant qu'il n'y aurait pas de changement de
    primtre pour le groupe public (qui runit France 2, France 3, France
    4, France 5 et France ).
 
    Une assurance que Patrick de Carolis, PDG de la holding, avait reue
    quelques heures plus tt du premier ministre Franois Fillon. Ce
    dernier lui a confirm que France Tlvisions conserverait "la totalit
    de son primtre actuel" et que la compensation d'un ventuel abandon
    de la publicit serait "intgrale". Dans l'aprs-midi, M. de Carolis,
    accompagn de Patrice Duhamel, directeur gnral de France Tlvisions,
    l'a annonc aux personnels de France 2 runis en assemble gnrale 
    l'appel de la Socit des journalistes (SDJ) de la chane.
 
    Prs de 400 personnes, dont de nombreux cadres de la rdaction, ont
    exprim leurs inquitudes face aux projets gouvernementaux. Quelles
    seront les garanties financires ? Quelles sont les ambitions pour les
    programmes ? Quel avenir pour les chanes ? Selon Nicolas Chateauneuf,
    prsident de la SDJ, de nombreux journalistes ont souhait qu'une
    explication soit donne aux tlspectateurs.
 
    "QUANTIT NGLIGEABLE"
 
    L'inquitude est aussi particulirement vive au sein de la rgie
    publicitaire de France Tlvisions. Les 300 collaborateurs de cette
    entit, qui ont appris la nouvelle de la suppression de leur activit
    en regardant la confrence de presse du chef de l'Etat  la tlvision,
    mardi, sont sous le choc. " Dans tous les bureaux, l'impression d'tre
    une quantit ngligeable... qui pse tout de mme quelque 800 millions
    d'euros !", crit Dominique Salvi, dlgue syndicale USNA-CFTC dans un
    communiqu publi jeudi. Le syndicat demande " un engagement de la
    prsidence sur le reclassement prioritaire des personnels de la rgie
    au sein du groupe, le calendrier et les conditions d'accompagnement",
    en prambule du comit de groupe du 11 janvier. M. de Carolis s'est
    engag, dans un message qu'il a adress aux salaris de la rgie,  les
    rencontrer personnellement.
 
    Avant mme les ngociations entre France Tlvisions et son principal
    actionnaire, l'Etat, le secrtaire gnral de l'UMP, Patrick Devedjian,
    a jug qu'il y avait "peut-tre un peu beaucoup" de chanes dans
    l'audiovisuel public et a suggr la possibilit de faire des
    "regroupements" et "quelques privatisations" pour conserver "un grand
    service public, original et de qualit". Stphane Le Foll, directeur de
    cabinet de Franois Hollande, a vu dans les propos de M. Devedjian la
    preuve que Nicolas Sarkozy et la majorit prparaient "la privatisation
    du secteur public de l'audiovisuel".
 
<article-nb="2008/01/11/19-2">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2">  Laurence Parisot a annonc, mercredi 9 janvier, son intention de quitter la prsidence de cette socit, dont elle dtient 75 % du capital.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2">      U ne page est en train de se tourner pour l'institut de sondage IFOP
    (Institut franais d'opinion publique). Laurence Parisot a annonc,
    mercredi 9 janvier, son intention de quitter la prsidence de cette
    socit, dont elle dtient 75 % du capital.
 
    Ce sera au tour de Stphane Truchi, qui a quitt fin 2007 ses fonctions
    de directeur gnral d'Ipsos France, qu'il exerait depuis 2000, de
    reprendre en main les destines de l'IFOP.
 
 
    A cette occasion, les rgles de gouvernance de l'entreprise ont t
    modifies. Le conseil d'administration a t remplac par un conseil de
    surveillance et un directoire. M. Truchi est nomm prsident du
    directoire dont M^me Parisot sera membre. A la faveur de cette nouvelle
    organisation, la prsidente du Medef prend du champ avec l'IFOP et
    prpare la transition.
 
    En effet, M^me Parisot, en tant que prsidente du Medef, se doit d'tre
    chef d'entreprise. Elle ne peut donc se sparer de l'institut de
    sondage tant que son mandat  la tte de l'organisation patronale n'est
    pas achev. L'chance est a priori fixe  juin 2010.
 
    Mais le contexte dans lequel volue l'IFOP change trs vite. Le
    mouvement de consolidation s'est acclr ces dernires annes. "Le
    march s'est bipolaris avec, d'un ct, des grands groupes mondiaux
    qui dveloppent des "process" pour rpondre aux exigences de leurs
    clients internationaux et, de l'autre, une srie d'acteurs locaux",
    explique M. Truchi.
 
    ACCLRER LA CROISSANCE
 
    L'IFOP, qui fte ses soixante-dix ans cette anne, ralise un chiffre
    d'affaires de 35 millions d'euros, dont 80 % en France. "Dans une
    premire tape, nous allons donner un coup d'acclrateur  la
    croissance en dveloppant notre expertise du luxe, notre analyse du
    consommateur avec une dimension plus prospective. Dans un second temps
    nous allons revoir notre stratgie", affirme M. Truchi.
 
    Ce sera peut-tre le moment de s'adosser  un groupe. Comme l'a fait
    l'institut CSA avec le groupe Bollor. M. Bollor devrait prendre le
    contrle majoritaire de l'institut cette anne. En parallle, il
    poursuit sa monte au capital de l'amricain Harris Interactive, dont
    il dtient 9,3 %.
 
<article-nb="2008/01/11/19-3">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3">  &#38;#34;L&#38;#39;anne 2007 a t celle du sauvetage. 2008 sera celle de la reconqute&#38;#34;, a affirm  la presse, jeudi 10 janvier, Laurent Joffrin, PDG de &#38;#34;Libration&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3">      "L 'anne 2007 a t celle du sauvetage. 2008 sera celle de la
    reconqute", a affirm  la presse, jeudi 10 janvier, Laurent Joffrin,
    PDG de Libration. Le titre a ramen son dficit d'exploitation  3
    millions d'euros en 2007 (13 millions en 2006). Et prvoit de parvenir
     l'quilibre en 2008, a indiqu M. Joffrin. Cette amlioration s'est
    faite au prix d'un plan d'conomies, qui a vu le dpart de 80 personnes
    et la rengociation des contrats.
 
 
    En 2007, le chiffre d'affaires brut est rest stable,  54 millions
    d'euros, a prcis Denis Pierrard, le directeur gnral du quotidien. A
    l'instar de l'ensemble de la presse crite, les recettes publicitaires
    ont chut - de 20 % en 2007 pour Libration - et ne reprsentent plus
    que 10 millions d'euros (18 % du chiffre d'affaires). Il est donc fort
    probable que Libration entre dans la catgorie des quotidiens  faible
    ressource publicitaire pour 2007, comme La Croix ou L'Humanit, titres
    qui bnficient d'une aide de l'Etat.
 
    HAUSSE DE LA DIFFUSION
 
    La diffusion de Libration a augment de 3,5 % en 2007 (127 687
    exemplaires en diffusion France paye en 2006), et les ventes au numro
    de 4,5 %, s'est flicit M. Joffrin, soulignant l'effet des lections
    et le "bon accueil" de la nouvelle formule, lance en octobre 2007. En
    2008, le journal table sur un rsultat stable, avec une stabilit des
    ventes et de la publicit, et un rsultat  l'quilibre, a expliqu M.
    Pierrard. Grce notamment au secteur Internet, dont le chiffre
    d'affaires devrait atteindre 2,7 millions d'euros en 2008 (2 millions
    en 2007) et qui a bnfici d'innovations (maquette, nouveaux sites et
    moteur de recherche...), pour un investissement de 500 000 euros.
 
    Le tribunal de commerce a accept, mi-dcembre 2007, la sortie de la
    procdure de sauvegarde ouverte en octobre 2006 en raison des
    difficults financires. Elle a permis de rduire l'endettement de 30 
    15 millions d'euros, qui devront tre rembourss sur dix ans. La fin de
    la procdure va permettre d'augmenter le capital, de 15 millions
    d'euros.
 
    Edouard de Rothschild reste le premier actionnaire (38 %), Carlo
    Carracciolo, cofondateur de La Repubblica (33 %), va investir 5
    millions d'euros, Carlo Perrone, actionnaire du groupe de presse
    Mercurio, 500 000 euros. Les autres actionnaires sont la holding de La
    Libre Belgique, Suez, Path, et plusieurs personnalits, dont
    Bernard-Henri Lvy, Pierre Berg et Andr Rousselet, "amis de
    "Libration"". Environ 7 millions ont t investis en compte courant.
    La Socit civile des personnels (SCPL) a vu sa part rduite  moins de
    1 % mais conserve un poste au conseil d'administration.
 
    Sur le plan rdactionnel, Libration se veut en 2008 "le lieu d'une
    alternative constructive  tout ce que fait Sarkozy", a indiqu M.
    Joffrin. Il s'agit de "revendiquer l'esprit d'invention et de
    changement de Mai 68", dont ce sera le 40^e anniversaire, a-t-il
    expliqu. "L'indpendance du titre est largement dmontre",
    assure-t-il. "2008 sera aussi l'anne du plurimdia" et du
    "dcentrement vers des activits nouvelles", avec les sites Internet et
    le mensuel Next, a-t-il ajout. Le journal lance ainsi des "plus
    produits", et propose,  compter du 12 janvier, une collection de 10
    films sur le thme des road-movies.
 
    "Nous avons retrouv l'essentiel de ce qui fait "Lib", la crativit
    et la surprise, grce  l'quipe qui a une vraie dynamique", s'est
    flicit Didier Pourquery, directeur dlgu de la rdaction.
 
