<FILE-date="2008/01/11/19">
<article-nb="2008/01/11/19-1">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1">  Tandis que le prsident de la rserve fdrale amricaine promet une nouvelle baisse  des taux directeurs, dmocrates et rpublicains divergent sur les moyens de stimuler l&#38;#39;activit.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1">      P atron de la Rserve fdrale amricaine (Fed), Ben Bernanke a laiss
    entrevoir, jeudi 10 janvier, une prochaine baisse des taux directeurs,
    la quatrime depuis septembre 2007, et d'une dimension suprieure aux
    deux prcdentes (d'un quart de point). Il a motiv une "action
    supplmentaire substantielle" de la Fed par les "risques pesant sur la
    croissance".
 
 
    Alors que certains conomistes estiment que les Etats-Unis connaissent
    d'ores et dj les prmices d'une rcession, lui a rfut cette vision
    "la Fed ne prvoit pas de rcession", a-t-il dit , mais il a signal,
    pour fonder son diagnostic d'un "ralentissement" prononc de la
    croissance, la flambe des prix du ptrole, les consquences de
    l'clatement de la bulle immobilire et la baisse des marchs des
    actions. Il a ajout que "si l'emploi se dtriore, les risques sur les
    dpenses de consommation crotront".
 
    En ralit, mentalement, l'Amrique se place dj dans la perspective
    d'une rcession. Les indicateurs abondent en ce sens : le volume du
    crdit en chute libre, les chiffres trs dcevants des ventes au dtail
    en dcembre, le recul des prix de l'immobilier et enfin l'emploi le
    taux de chmage est pass de 4,4 % en mars 2007  5 % en dcembre. "On
    ne peut plus tenir la croissance pour garantie", a admis le prsident
    George W. Bush le 5 janvier aprs avoir rpt, des mois durant, que
    "les fondamentaux de l'conomie amricaine" contiendraient toute
    rcession.
 
    L'ENJEU DU SCRUTIN PRSIDENTIEL
 
    Que faire pour parer aux risques ? Le dbat est engag aux Etats-Unis.
    Elment-cl : il a lieu en anne lectorale, alors que la campagne pour
    la dsignation des candidats rpublicain et dmocrate bat son plein.
    L'enjeu du scrutin prsidentiel, qui aura lieu le 4 novembre, influe
    largement sur les options des divers intervenants. La Maison Blanche
    devrait privilgier une baisse accrue et substantielle des impts, tant
    pour les particuliers que pour les entreprises, justifie par la
    ncessit de librer des liquidits pour relancer la consommation. "On
    ne peut rien faire de plus intelligent que de continuer  baisser les
    impts", dclarait encore M. Bush.
 
    Mais, pour rpondre aux attentes des classes moyennes dans les domaines
    de la couverture sociale et mdicale, de l'abaissement du cot de
    l'ducation, de la facilitation de l'accs au crdit et de la
    protection des victimes de la crise immobilire, les dmocrates, eux,
    privilgieront une rorganisation de l'assiette fiscale, incluant une
    augmentation de la pression sur les plus fortuns. Et parce qu'ils ont
    accd aux demandes du prsident quant aux augmentations des dpenses
    militaires, et que M.Bush a us de son veto pour faire barrage  une
    srie de projets de loi qu'ils ont prsente, les dmocrates ne sont
    gure enclins, aujourd'hui, au compromis avec la Maison Blanche.
 
    En mme temps, ils apparaissent diviss, entre ceux qui privilgient la
    "discipline budgtaire", comme l'ancien secrtaire au Trsor de Bill
    Clinton, Bob Rubin, et ceux qui appellent  une intervention massive de
    l'Etat fdral. Le premier a parl d'un "paquet" de mesures d'urgence
    de 75 milliards de dollars (50,8 milliards d'euros), les seconds
    envisagent une somme avoisinant 250 milliards de dollars, incluant
    diverses aides aux plus dmunis et le lancement de "grands chantiers"
    publics pour amliorer les infrastructures.
 
    On devrait mieux connatre les "recettes" proposes par la Maison
    Blanche lors du discours sur "l'tat de l'Union", que M.Bush prononcera
    le 28 janvier. D'ici l, on doit s'attendre  une offensive politique
    des dmocrates pour favoriser l'adoption au plus tt d'un "paquet" de
    mesures destines  soutenir les revenus moyens et faibles. La
    prsidente de la Chambre, la dmocrate Nancy Pelosi, a form un "groupe
    d'experts" (parmi lesquels l'ancien secrtaire au Trsor Lawrence
    Summers et le banquier d'affaires Felix Rohatyn) chargs de lui
    prsenter un "plan d'action" en cas d'aggravation de la situation
    conomique.
 
    Quant aux candidats rpublicains  l'lection prsidentielle, ils
    balancent entre le maintien de l'tendard de la rduction du train de
    vie de l'Etat et la crainte qu'une politique au long terme ne les
    plonge, dans l'immdiat, dans la difficult. Si l'Amrique entrait en
    rcession, le candidat rpublicain, quel qu'il soit, devrait
    logiquement en ptir politiquement.
 
    D'ores et dj, ils se heurtent, dans leur propre base,  une attente
    accrue d'une intervention des pouvoirs publics pour garantir une
    couverture mdicale universelle. "Nous avons le meilleur systme de
    protection mdicale au monde", dclarait le candidat rpublicain Rudy
    Giuliani lors d'un dbat le 5 dcembre 2007. Le lendemain, les
    commentateurs indiquaient que les Amricains en taient de moins en
    moins convaincus. Si l'emploi et le pouvoir d'achat connaissaient une
    baisse encore plus substantielle dans les mois  venir, les
    rpublicains peuvent lgitimement craindre que toute leur "philosophie"
    conomique en serait rendue responsable par l'opinion.
 
<article-nb="2008/01/11/19-2">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2">  Le cours de l&#38;#39;once a augment de 35 % depuis aot 2007.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2">      L 'or est  la mode. Le cours de l'once de mtal jaune a atteint un
    sommet historique de 882 dollars mardi 8 janvier. Encore une histoire
    de croissance asiatique ? Pas vraiment. Les prix de l'or montent parce
    que les investisseurs inquiets cherchent  difier un rempart ultime
    contre l'inflation.
 
    Le ptrole est parfois appel or noir, mais les deux matires premires
    suivent des modles diffrents. La demande pour les deux augmente quand
    la croissance conomique est forte : mais le ptrole nourrit la
    croissance tandis que l'or de joaillerie en est une rcompense.
 
 
    Leur raction  une hausse des prix diffre aussi. Le ptrole est vital
    - les demandes de transport et d'nergie sont corrles - donc son
    utilisation ne peut pas baisser beaucoup en cas de progression des
    cours.
 
    Inversement, le prix a un effet important sur les achats de bijoux. Des
    prix locaux stables ont entran en 2007 une augmentation rapide de la
    demande de "bling" en Chine, en Inde, au Moyen-Orient et en Russie. Au
    contraire, lors des deux annes prcdentes des prix levs avaient
    fait reculer les achats.
 
    L'or de joaillerie est un signe de sant mais l'investissement en or
    est un signe de crainte montaire. La meilleure explication  la hausse
    de 35 % du cours de l'once depuis aot 2007 vient du souci des
    investisseurs face aux baisses de taux d'intrt aux Etats-Unis et au
    Royaume-Uni qui pourraient accentuer les tensions inflationnistes.
 
    Mme si les rendements des emprunts restent encore bas, tout se passe
    comme si les investisseurs n'avaient plus confiance dans le march
    obligataire. Les transactions d'or sur l'Exchange Traded Funds, un
    moyen facile pour parier sur les cours de l'or, ont fortement
    progress.
 
    Depuis le dernier pic de 1980, les investisseurs avaient gnralement
    retrouv confiance dans la capacit des banques centrales  garder les
    prix sous contrle. Cela semble tre en train de changer, pour de
    bonnes raisons. Les autorits montaires semblent plus proccupes par
    le soutien  la croissance que par le maintien de la stabilit des
    prix. La hausse rcente des cours de l'or sonne comme une sirne dans
    la nuit - un signal indiquant l'arrive d'un srieux problme
    d'inflation.
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<article-nb="2008/01/11/19-3">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3">  Louis Gallois entend ramener la part d&#38;#39;Airbus dans le chiffre d&#38;#39;affaires du groupe de 65 % aujourd&#38;#39;hui  50 % d&#38;#39;ici  2020
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3">      P our tenir sa premire confrence de presse de l'anne, jeudi 10
    janvier, Louis Gallois, le patron d'EADS a choisi l'usine allemande du
    fabricant d'hlicoptres Eurocopter, situe  Donauwrth en Bavire.
    Une manire d'illustrer la volont du groupe d'aronautique et de
    dfense de rechercher un meilleur quilibre de ses activits. Sa
    filiale Airbus reprsente 65 % du chiffre d'affaires du groupe, le
    reste se rpartit entre les hlicoptres, l'espace, et la dfense.
 
 
    EADS veut rduire sa dpendance envers l'aviation civile, une activit
    cyclique qui ncessite d'importants investissements. Il s'agit de
    compenser ces fluctuations par des revenus plus stables  l'image du
    concurrent Boeing dont le chiffre d'affaires de la division aviation
    commerciale reprsente seulement 47 % du total.
 
    "Notre objectif est d'arriver  une rpartition de 50-50", a indiqu M.
    Gallois, en prsentant les grands axes du plan "Vision 2020" d'EADS.
    Cela passera "par une croissance interne, des partenariats et des
    acquisitions".
 
    Il a galement souhait "un meilleur quilibre entre la production et
    les services". Le groupe veut faire passer la part des services de 10 %
     25 %  l'horizon 2020.
 
    Les activits seront galement mieux rparties. Aujourd'hui 97 % des
    salaris sont en Europe et 57 % du chiffre d'affaires se fait hors de
    cette zone. A l'horizon 2020, la configuration gographique devrait
    voluer avec 20 % des effectifs hors d'Europe ainsi que 40 % des
    achats. Pour cela, il s'agit de dvelopper les partenariats afin
    accder  d'autres marchs et pour bnficier de productions  bas
    cots. "Notre objectif principal, ce sont les Etats-Unis et l'Asie", a
    ajout le patron d'EADS. Le groupe espre acheter une entreprise
    amricaine de taille moyenne d'environ 1 milliard de dollars (680
    millions d'euros) dans la dfense, la scurit ou les services.
 
    COMMANDES RECORDS
 
    Cette politique d'acquisition s'avre d'autant plus indispensable pour
    rquilibrer le poids face  Airbus qu'au mme moment le constructeur
    aronautique profite de la croissance de son march.
 
    Tout comme Boeing, l'avionneur europen a connu en 2007 une anne
    record en terme de prises de commandes. "Airbus a vendu plus de 1 300
    avions cette anne  des prix meilleurs que prvu", a prcis le
    prsident d'EADS. Qui de Boeing avec 1 413 prises de commandes ou
    d'Airbus sera le premier mondial ? "Cela se joue dans un mouchoir de
    poche", a estim M. Gallois laissant le soin au patron d'Airbus, Thomas
    Enders, de l'annoncer le 16 janvier.
 
    Ces commandes records ne doivent pas masquer les difficults lies  la
    force de l'euro face au dollar. Les mesures additionnelles au plan
    "Power 8" lanc en fvrier 2007 pour rattraper les retards de l'A380,
    ne seront pas connues "immdiatement" et viseront des conomies
    "structurelles pour les annes 2011  2013", a-t-il expliqu. Le plan
    avait t adopt sur la base de 1 euro  1,35 dollar alors qu'il
    s'change aujourd'hui entre 1,45 et 1,50 dollar.
 
    Les ventes d'Airbus ont nanmoins permis  EADS de finir l'anne 2007
    avec une trsorerie de plus de 5 milliards d'euros, suprieure  ce qui
    tait prvu. Enfin, M. Gallois a raffirm que le premier vol du futur
    avion de transport militaire europen (A400M) aurait lieu cet t,
    conformment au calendrier modifi en octobre 2007, intgrant un retard
    de six  douze mois.
 
