<FILE-date="2008/01/11/19">
<article-nb="2008/01/11/19-1">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1">  La Russie doit reconstruire sa flotte militaire afin de se faire  nouveau respecter par le reste du monde, a estim le vice-premier ministre, Dmitri Medvedev.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1">      L a Russie doit reconstruire sa flotte militaire afin de se faire 
    nouveau respecter par le reste du monde, a dclar, vendredi 11
    janvier, le vice-premier ministre et grand favori de l'lection
    prsidentielle, Dmitri Medvedev, en visitant la base navale de
    Mourmansk, sur les rives de la mer de Barents. Une zone
    particulirement sensible, objet de convoitises internationales en
    raison des rserves d'hydrocarbures de l'Arctique, et thtre aussi de
    rivalits entre marins pcheurs russes et norvgiens.
 
 
    "Il est vital de faire renatre notre flotte militaire pour que la
    Russie soit  nouveau une puissance maritime", a dclar M. Medvedev
    dans le quartier gnral de la flotte du Nord. "Nous tions respects
    lorsque nous tions une puissance maritime. Nous travaillons l-dessus,
    peut-tre plus lentement que nous le souhaiterions mais nous nous y
    attelons pour la premire fois en vingt ans", a-t-il dclar.
 
    M. Medvedev a dbut ces derniers jours une tourne  travers le pays
    en vue de l'lection prsidentielle du 2 mars, pour laquelle il est
    donn largement gagnant. Le prsident Vladimir Poutine doit quitter son
    poste en mai aprs deux mandats successifs de quatre ans. La
    Constitution lui interdit de se reprsenter pour un troisime mandat
    conscutif.
 
<article-nb="2008/01/11/19-2">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  Un responsable des peshmergas a fait tat vendredi de tirs d&#38;#39;artillerie turque au Kurdistan irakien, d&#38;#39;o Ankara tente de dloger des rebelles du PKK.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      L 'artillerie turque a bombard, vendredi 11 janvier, des secteurs du
    nord de l'Irak, a annonc un responsable kurde irakien. "Il y a eu des
    tirs d'artillerie dans le secteur au nord de Dohouk", a dclar le
    gnral Jabbar Yawar, porte-parole des peshmergas, qui assurent la
    scurit dans la province autonome irakienne. Les  bombardements
    auraient dur deux heures et visaient deux zones proches de la localit
    d'Amadiyah. On ignore s'il y a eu des victimes.
 
 
    Le Kurdistan irakien sert de base arrire aux sparatistes du Parti des
    travailleurs du Kurdistan (PKK) pour leurs oprations   dans le Sud-est
    anatolien,  majorit kurde. L'arme turque, autorise en octobre par
    le Parlement turc  intervenir dans le nord de l'Irak, y a men depuis
    dcembre au moins trois raids ariens et une opration terrestre de
    faible ampleur. Selon l'tat-major, 150  175 rebelles ont t tus
    lors du premier raid le 16 dcembre, qui a dtruit quelque 200 cibles,
    dont des bases de commandement, d'entranement et de logistique, des
    caches, des batteries anti-ariennes et des dpts de munitions du PKK.
 
    Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a prvenu fin dcembre
    que ces oprations se poursuivraient.
 
<article-nb="2008/01/11/19-3">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  Le ministre roumain des affaires trangres, en visite  Paris jeudi 10 et vendredi 11 janvier, explique que la rponse  la question rom passe davantage par l&#38;#39;intgration conomique et sociale des travailleurs qui se dplacent dans l&#38;#39;Union que par une politique commune d&#38;#39;immigration.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      F ace aux problmes d'intgration des Roms rencontrs en Italie, en
    Espagne, en France, chacun se renvoie la balle, se tournant tantt vers
    la Roumanie, tantt vers Bruxelles. Le ministre roumain des affaires
    trangres, Adrian Cioroianu, en visite  Paris jeudi 10 et vendredi 11
    janvier, explique que la rponse  la question rom passe davantage par
    l'intgration conomique et sociale des travailleurs qui se dplacent
    dans l'Union que par une politique commune d'immigration.
 
 
    S'il adhre  l'ide d'une politique europenne de l'immigration, il
    insiste sur le fait qu'"aprs l'adhsion d'un Etat membre de l'Union
    europenne nous ne parlons plus d'immigration mais de libre
    circulation. Les Roms ont droit  la libre circulation comme les autres
    Roumains. L'ide de les renvoyer  Bucarest est inutile. Nous devons
    les intgrer ensemble".
 
    "Sans vouloir se drober d'une responsabilit qui est la ntre, le
    problme des Roms n'est pas seulement le problme des Etats dont ils
    sont les ressortissants, explique-t-il. Les solutions d'intgration
    prsupposent des projets, des aides financires et sociales,
    avance-t-il. Et ces solutions doivent tre le rsultat de nos efforts
    communs au niveau europen."
 
    Les Roms sont une minorit de quelque 7 millions de personnes dont prs
    de 2 millions sont de nationalit roumaine. Les autorits de Bucarest
    assument pleinement leurs responsabilits quant  l'amlioration de la
    situation des Roms qui vivent en Roumanie, insiste-t-il.
 
    Le ministre Cioroianu a rappel l'ouverture roumaine " toute
    coopration bilatrale sur le plan policier et judiciaire pour rgler
    les problmes de ressortissants roumains qui enfreignent les lois,
    quelle que soit leur appartenance ethnique". Pour la Roumanie, "la
    rponse  la question rom ne sera ni roumaine, ni italienne, ni
    franaise, insiste-t-il. Ce sera une rponse europenne".
 
<article-nb="2008/01/11/19-4">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  Jeudi 10 janvier, MM. Sarkozy et Zapatero ont dcid d&#38;#39;engager la construction d&#38;#39;une ligne  trs haute tension dans les Pyrnes et de renforcer leur coopration antiterroriste.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      A deux mois des lections lgislatives espagnoles de mars 2008, le
    prsident Nicolas Sarkozy a raffirm, jeudi 10 janvier  Paris, devant
    les gouvernements franais et espagnol runis pour leur sommet annuel 
    l'Elyse, sa volont de faire des relations entre les deux pays un axe
    fort de sa politique europenne. Il a soulign l'importance qu'il
    attachait  la relance des projets d'interconnexion transfrontalire en
    matire de transport et d'lectricit, ainsi qu' sa coopration avec
    Madrid contre le terrorisme de l'organisation indpendantiste basque
    ETA.
 
 
    Le prsident du gouvernement espagnol, le socialiste Jos Luis
    Rodriguez Zapatero, qui s'est longtemps mfi des relations
    privilgies que le chef de l'Etat franais entretient avec son
    prdcesseur de droite, Jos Maria Aznar, n'a pas marchand son
    bonheur. "Il n'y a pas de prcdent d'autant de cordialit,
    d'excellence, d'envie de faire des choses ensemble dans nos relations",
    s'est-il plu  souligner, profitant de l'occasion pour dire qu'il n'y
    aurait pas de sa part de nouveau compromis dans la lutte contre l'ETA.
 
    Le sommet intervient au lendemain de l'annonce par les autorits
    espagnoles de la capture de deux indpendantistes basques souponns
    d'tre les auteurs de l'attentat commis en dcembre 2006 contre
    l'aroport de Madrid, qui avait tu deux personnes et avait interrompu
    les timides efforts de Madrid pour amorcer un dialogue sur la paix au
    Pays basque espagnol.
 
    Ces efforts avaient valu de violentes critiques au gouvernement
    socialiste espagnol de la part de l'opposition de droite. Depuis,
    Madrid mise sur la coopration policire entre l'Espagne et la France
    pour montrer qu'il ne cdera pas  la violence.
 
    Le sommet a confirm le renforcement des dispositifs de coopration
    policire contre le terrorisme. "On ne laissera pas assassiner
    impunment en France", a soulign le prsident Sarkozy en voquant la
    mort des deux policiers espagnols tus par des etarras  Capbreton,
    dans les landes, en octobre.
 
    MM. Sarkozy et Zapatero ont dcid de dbloquer le dossier de la
    construction d'une ligne  trs haute tension dans les
    Pyrnes-Orientales afin de rapprocher l'Espagne du march nergtique
    europen. Le projet tait en suspens depuis une quinzaine d'annes en
    raison de l'opposition des collectivits locales concernes, appuyes
    par les dfenseurs de l'cologie.
 
    Une socit commune aux deux rseaux nationaux de transports de
    l'lectricit va tre constitue ; le projet prvoit l'enfouissement de
    la ligne sur une partie de son trajet dans les Pyrnes.
 
    La socit a jusqu'au mois de juin pour lancer l'opration, qui a le
    soutien de la Commission europenne. L'ancien commissaire Mario Monti,
    coordinateur du projet pour le compte de l'Union europenne, a propos
    jeudi  Paris d'indemniser les collectivits concernes au moyen d'une
    covignette sur les futures ressources et s'est engag  rencontrer
    leurs reprsentants.
 
<article-nb="2008/01/11/19-5">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5">  Le tribunal a lanc un dbat indit dans le royaume en se demandant s&#38;#39;il ne fallait pas priver des condamns pour des faits de terrorisme de la nationalit belge qu&#38;#39;ils ont acquise.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5">      L e tribunal correctionnel de Bruxelles a condamn, jeudi 10 janvier,
    les membres d'une "filire irakienne", un groupe terroriste implant en
    Belgique et dmantel en dcembre 2005, peu aprs l'attentat-suicide
    commis, en Irak, par Muriel Degauque. Cette convertie  l'islam avait
    tu des policiers et bless des civils. Les membres de cette cellule,
    dcrite comme "l'une des plus dangereuses qui soient" par Pierre
    Heynderickx, prsident du tribunal, avaient facilit l'acheminement de
    la jeune femme et de son mari, un autre converti, tu par les troupes
    amricaines avant qu'il ne passe  l'action.
 
 
    L'un des prvenus, Youns Loukili, a racont devant le tribunal, en
    octobre 2007, comment il avait perdu une jambe dans des combats 
    Fallouja. Pascal Cruypeninck, galement converti  l'islam, tait quant
     lui en train de prparer sa fiance, une Rwandaise de 17 ans,  un
    sjour en Irak, o elle tait cense commettre un autre attentat. M.
    Loukili a t condamn  cinq ans de prison avec sursis, M. Cruypeninck
    - dtenteur d'un casier judiciaire charg -  une peine de cinq ans
    ferme.
 
    Pour les trois autres prvenus, les juges ont prononc des peines
    allant de vingt-huit mois  dix ans, une peine applique au chef de ce
    rseau, Bilal Soughir, un Belge d'origine tunisienne. C'est le maximum
    prvu par le droit belge pour le membre d'un groupe terroriste qui n'a
    pas commis d'attentat. Fils d'un imam intgriste, le jeune homme
    recrutait et slectionnait des candidats au djihad (guerre sainte). Il
    coordonnait un rseau s'occupant tout  la fois de procurer des faux
    papiers aux combattants, de financer leurs activits ou de les
    exfiltrer. Son frre, Kotob, est sans doute mort en Irak en 2004.
 
    "Archtype de l'idologue islamiste", selon le tribunal, Bilal Soughir
    tait en contact avec les rseaux de divers pays. On a retrouv sa
    trace et celle de son adjoint, Nabil Karmun - condamn  cinq ans de
    prison, dont trois avec sursis - en Irak, au Maghreb, en Inde, au Kenya
    et en Ukraine. En Turquie, il tait en troite liaison avec Abou Mazen,
    lieutenant d'Abou Moussab Al-Zarkaoui, devenu chef d'Al-Qaida en Irak.
    En France, il tait un proche du Tunisien Ahmed Bentaieb, arrt et mis
    en examen en 2005 dans le cadre d'une enqute sur l'acheminement de
    djihadistes en Irak.
 
    Bilal Soughir rgnait sur "des jeunes en dcrochage, psychologiquement
    fragiliss, voyant dans le "djihad" la possibilit d'acqurir une
    reconnaissance sociale", a soulign le prsident Heynderickx. Dans son
    trs long jugement, le magistrat a dmont point par point
    l'argumentation de la dfense. Les avocats avaient demand que l'on
    considre leurs clients comme des rsistants, confronts  l'invasion
    "injuste" de l'Irak.
 
    "Leur objectif n'tait pas de chasser les troupes amricaines, mais de
    mener une croisade anti-occidentale et une guerre de religions", a
    estim M. Heynderickx, soulignant toutefois au passage la "motivation
    douteuse" de l'intervention amricaine, dont les objectifs rels
    furent, selon lui, "inexprims, apparemment inavouables".
 
    Enfin, le tribunal a lanc un dbat indit dans le royaume en se
    demandant s'il ne fallait pas priver des condamns pour des faits de
    terrorisme de la nationalit belge qu'ils ont acquise.
 
<article-nb="2008/01/11/19-6">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6">  Jusqu&#38;#39; prsent dpourvu de paroles, l&#38;#39;hymne espagnol a t officiellement dot d&#38;#39;un texte par le Comit olympique espagnol.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6">      L 'hymne national espagnol, jusqu' prsent dpourvu de paroles, a t
    officiellement dot d'un texte, slectionn par un jury spcialement
    mis sur pied par le Comit olympique espagnol (COE), annonce, vendredi
    11 janvier, le quotidien ABC. La "Marche royale", encore appele
    "Marche du grenadier", ne s'accompagnait jusqu' prsent dans les
    stades que des "la-la-la !" des supporteurs.
 
 
       Le prsident du COE, Alejandro Blanco, a eu l'ide de trouver des
    paroles  ce vieil air espagnol, d'un compositeur inconnu, remontant au
    XVIII^e sicle. Un texte compos de quatre courtes strophes a t
    slectionn parmi plus de 7 000 propositions, explique vendredi ABC,
    qui prcise que l'auteur est un homme mais son identit reste pour
    l'heure inconnue.
 
    "VIVE L'ESPAGNE !"
 
    Le texte retenu glorifie de manire consensuelle et neutre la "patrie"
    et la "fraternit" dans la diversit. Ainsi, la premire strophe: "Vive
    l'Espagne !/Nous chanterons tous ensemble/d'une voix distincte/et d'un
    seul cur."
 
    Les mots "justice et grandeur/dmocratie et paix" terminent l'hymne.
    Les paroles ont t officiellement communiques, jeudi 10 janvier, au
    Comit olympique espagnol par le jury, compos de spcialistes de
    musique, de littrature, d'histoire et de droit ainsi que de sportifs.
 
    Elles devraient tre officiellement dvoiles le 21 janvier. A cette
    date, le tnor espagnol Placido Domingo interprtera pour la premire
    fois l'hymne  Madrid, accompagn par l'orchestre symphonique de la
    rgion, selon ABC.
 
 
