<FILE-date="2008/01/11/19">
<article-nb="2008/01/11/19-1">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Daniel Pcaut, directeur d&#38;#39;tudes  l&#38;#39;Ecole des hautes tudes en sciences sociales (EHESS), revient sur les circonstances de la libration de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez et analyse le nouveau rapport de forces.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">   
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-2">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  La Russie doit reconstruire sa flotte militaire afin de se faire  nouveau respecter par le reste du monde, a estim le vice-premier ministre, Dmitri Medvedev.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      L a Russie doit reconstruire sa flotte militaire afin de se faire 
    nouveau respecter par le reste du monde, a dclar, vendredi 11
    janvier, le vice-premier ministre et grand favori de l'lection
    prsidentielle, Dmitri Medvedev, en visitant la base navale de
    Mourmansk, sur les rives de la mer de Barents. Une zone
    particulirement sensible, objet de convoitises internationales en
    raison des rserves d'hydrocarbures de l'Arctique, et thtre aussi de
    rivalits entre marins pcheurs russes et norvgiens.
 
 
    "Il est vital de faire renatre notre flotte militaire pour que la
    Russie soit  nouveau une puissance maritime", a dclar M. Medvedev
    dans le quartier gnral de la flotte du Nord. "Nous tions respects
    lorsque nous tions une puissance maritime. Nous travaillons l-dessus,
    peut-tre plus lentement que nous le souhaiterions mais nous nous y
    attelons pour la premire fois en vingt ans", a-t-il dclar.
 
    M. Medvedev a dbut ces derniers jours une tourne  travers le pays
    en vue de l'lection prsidentielle du 2 mars, pour laquelle il est
    donn largement gagnant. Le prsident Vladimir Poutine doit quitter son
    poste en mai aprs deux mandats successifs de quatre ans. La
    Constitution lui interdit de se reprsenter pour un troisime mandat
    conscutif.
 
<article-nb="2008/01/11/19-3">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Un responsable des peshmergas a fait tat vendredi de tirs d&#38;#39;artillerie turque au Kurdistan irakien, d&#38;#39;o Ankara tente de dloger des rebelles du PKK.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L 'artillerie turque a bombard, vendredi 11 janvier, des secteurs du
    nord de l'Irak, a annonc un responsable kurde irakien. "Il y a eu des
    tirs d'artillerie dans le secteur au nord de Dohouk", a dclar le
    gnral Jabbar Yawar, porte-parole des peshmergas, qui assurent la
    scurit dans la province autonome irakienne. Les  bombardements
    auraient dur deux heures et visaient deux zones proches de la localit
    d'Amadiyah. On ignore s'il y a eu des victimes.
 
 
    Le Kurdistan irakien sert de base arrire aux sparatistes du Parti des
    travailleurs du Kurdistan (PKK) pour leurs oprations   dans le Sud-est
    anatolien,  majorit kurde. L'arme turque, autorise en octobre par
    le Parlement turc  intervenir dans le nord de l'Irak, y a men depuis
    dcembre au moins trois raids ariens et une opration terrestre de
    faible ampleur. Selon l'tat-major, 150  175 rebelles ont t tus
    lors du premier raid le 16 dcembre, qui a dtruit quelque 200 cibles,
    dont des bases de commandement, d'entranement et de logistique, des
    caches, des batteries anti-ariennes et des dpts de munitions du PKK.
 
    Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a prvenu fin dcembre
    que ces oprations se poursuivraient.
 
<article-nb="2008/01/11/19-4">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Tandis que le prsident de la rserve fdrale amricaine promet une nouvelle baisse  des taux directeurs, dmocrates et rpublicains divergent sur les moyens de stimuler l&#38;#39;activit.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      P atron de la Rserve fdrale amricaine (Fed), Ben Bernanke a laiss
    entrevoir, jeudi 10 janvier, une prochaine baisse des taux directeurs,
    la quatrime depuis septembre 2007, et d'une dimension suprieure aux
    deux prcdentes (d'un quart de point). Il a motiv une "action
    supplmentaire substantielle" de la Fed par les "risques pesant sur la
    croissance".
 
 
    Alors que certains conomistes estiment que les Etats-Unis connaissent
    d'ores et dj les prmices d'une rcession, lui a rfut cette vision
    "la Fed ne prvoit pas de rcession", a-t-il dit , mais il a signal,
    pour fonder son diagnostic d'un "ralentissement" prononc de la
    croissance, la flambe des prix du ptrole, les consquences de
    l'clatement de la bulle immobilire et la baisse des marchs des
    actions. Il a ajout que "si l'emploi se dtriore, les risques sur les
    dpenses de consommation crotront".
 
    En ralit, mentalement, l'Amrique se place dj dans la perspective
    d'une rcession. Les indicateurs abondent en ce sens : le volume du
    crdit en chute libre, les chiffres trs dcevants des ventes au dtail
    en dcembre, le recul des prix de l'immobilier et enfin l'emploi le
    taux de chmage est pass de 4,4 % en mars 2007  5 % en dcembre. "On
    ne peut plus tenir la croissance pour garantie", a admis le prsident
    George W. Bush le 5 janvier aprs avoir rpt, des mois durant, que
    "les fondamentaux de l'conomie amricaine" contiendraient toute
    rcession.
 
    L'ENJEU DU SCRUTIN PRSIDENTIEL
 
    Que faire pour parer aux risques ? Le dbat est engag aux Etats-Unis.
    Elment-cl : il a lieu en anne lectorale, alors que la campagne pour
    la dsignation des candidats rpublicain et dmocrate bat son plein.
    L'enjeu du scrutin prsidentiel, qui aura lieu le 4 novembre, influe
    largement sur les options des divers intervenants. La Maison Blanche
    devrait privilgier une baisse accrue et substantielle des impts, tant
    pour les particuliers que pour les entreprises, justifie par la
    ncessit de librer des liquidits pour relancer la consommation. "On
    ne peut rien faire de plus intelligent que de continuer  baisser les
    impts", dclarait encore M. Bush.
 
    Mais, pour rpondre aux attentes des classes moyennes dans les domaines
    de la couverture sociale et mdicale, de l'abaissement du cot de
    l'ducation, de la facilitation de l'accs au crdit et de la
    protection des victimes de la crise immobilire, les dmocrates, eux,
    privilgieront une rorganisation de l'assiette fiscale, incluant une
    augmentation de la pression sur les plus fortuns. Et parce qu'ils ont
    accd aux demandes du prsident quant aux augmentations des dpenses
    militaires, et que M.Bush a us de son veto pour faire barrage  une
    srie de projets de loi qu'ils ont prsente, les dmocrates ne sont
    gure enclins, aujourd'hui, au compromis avec la Maison Blanche.
 
    En mme temps, ils apparaissent diviss, entre ceux qui privilgient la
    "discipline budgtaire", comme l'ancien secrtaire au Trsor de Bill
    Clinton, Bob Rubin, et ceux qui appellent  une intervention massive de
    l'Etat fdral. Le premier a parl d'un "paquet" de mesures d'urgence
    de 75 milliards de dollars (50,8 milliards d'euros), les seconds
    envisagent une somme avoisinant 250 milliards de dollars, incluant
    diverses aides aux plus dmunis et le lancement de "grands chantiers"
    publics pour amliorer les infrastructures.
 
    On devrait mieux connatre les "recettes" proposes par la Maison
    Blanche lors du discours sur "l'tat de l'Union", que M.Bush prononcera
    le 28 janvier. D'ici l, on doit s'attendre  une offensive politique
    des dmocrates pour favoriser l'adoption au plus tt d'un "paquet" de
    mesures destines  soutenir les revenus moyens et faibles. La
    prsidente de la Chambre, la dmocrate Nancy Pelosi, a form un "groupe
    d'experts" (parmi lesquels l'ancien secrtaire au Trsor Lawrence
    Summers et le banquier d'affaires Felix Rohatyn) chargs de lui
    prsenter un "plan d'action" en cas d'aggravation de la situation
    conomique.
 
    Quant aux candidats rpublicains  l'lection prsidentielle, ils
    balancent entre le maintien de l'tendard de la rduction du train de
    vie de l'Etat et la crainte qu'une politique au long terme ne les
    plonge, dans l'immdiat, dans la difficult. Si l'Amrique entrait en
    rcession, le candidat rpublicain, quel qu'il soit, devrait
    logiquement en ptir politiquement.
 
    D'ores et dj, ils se heurtent, dans leur propre base,  une attente
    accrue d'une intervention des pouvoirs publics pour garantir une
    couverture mdicale universelle. "Nous avons le meilleur systme de
    protection mdicale au monde", dclarait le candidat rpublicain Rudy
    Giuliani lors d'un dbat le 5 dcembre 2007. Le lendemain, les
    commentateurs indiquaient que les Amricains en taient de moins en
    moins convaincus. Si l'emploi et le pouvoir d'achat connaissaient une
    baisse encore plus substantielle dans les mois  venir, les
    rpublicains peuvent lgitimement craindre que toute leur "philosophie"
    conomique en serait rendue responsable par l'opinion.
 
<article-nb="2008/01/11/19-5">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  A plusieurs reprises au cours de son voyage en Terre sainte qui s&#38;#39;est termin, vendredi 11 janvier, le prsident amricain George Bush a rpt qu&#38;#39;il est d&#38;#39;une nature &#38;#34;optimiste&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      A plusieurs reprises au cours de son voyage en Terre sainte qui s'est
    termin, vendredi 11 janvier, le prsident amricain George Bush a
    rpt qu'il est d'une nature "optimiste". C'est pourquoi il est
    "persuad qu'un trait de paix sera sign" avant qu'il ne quitte ses
    fonctions (janvier 2009), a-t-il dclar  Ramallah en prsence de
    Mahmoud Abbas, prsident de l'Autorit palestinienne.
 
 
    Un peu plus tard, lors d'une dclaration solennelle, il a ajout que
    "cet accord doit stipuler qu'il y aura une fin  l'occupation (de la
    Cisjordanie) qui a commenc en 1967" aprs la guerre des Six Jours.
    Dans son lan, le prsident Bush a affirm qu'"un accord de paix
    ncessitera des ajustements ngocis  la ligne d'armistice de 1949
    pour tenir compte des ralits et assurer que l'Etat palestinien sera
    viable et continu".
 
    Comment parvenir  cet objectif, c'est--dire "une Palestine qui soit
    la patrie du peuple palestinien, tout comme Isral est la patrie du
    peuple juif", comme il l'a souhait ? M. Bush n'a fourni aucune
    formule. Mais, a-t-il indiqu devant Mahmoud Abbas tout sourire, "c'est
    non seulement possible, mais c'est ncessaire". Ravi, M. Abbas a ajout
    : "Nous avons discut de tout et nous sommes d'accord sur tout." Pour
    M. Bush, "la cration de l'Etat palestinien a trop tard. Le peuple
    palestinien le mrite".
 
    Pour la premire fois, le prsident amricain a propos de mettre en
    place "un mcanisme international incluant des indemnisations afin de
    rsoudre la question des rfugis". Au total, 4,1 millions de
    Palestiniens sont dplacs en Cisjordanie et dans les pays
    environnants.
 
    Contraint par le brouillard de se rendre en voiture  Ramallah, George
    Bush a eu un petit aperu des ralits sur le terrain constitues par
    les colonies et les mandres du mur. Il a fait remarquer que si son
    cortge de 45 voitures avait franchi, sans "tre stopp", les
    check-points, il comprenait "les frustrations massives" des
    Palestiniens souhaitant que, "un jour, il n'y ait plus de mur et de
    check-points et que les gens puissent se dplacer librement dans un
    Etat dmocratique".
 
    UN ETAT "CONTINU"
 
    "Le statu quo est inacceptable. Il ne faut pas s'enliser dans le
    pass", a martel M. Bush, en faisant remarquer qu'il fallait que le
    futur Etat palestinien soit "continu" et ne ressemble pas  "un
    gruyre". Une claire allusion au dcoupage en cantons isols de la
    Cisjordanie pour les ncessits de la colonisation et les exigences
    scuritaires d'Isral. A ce propos, il a non seulement ritr sa
    volont qu'il soit mis fin  l'extension des colonies et au
    dmantlement des implantations sauvages, mais il a indiqu que "les
    Israliens devraient faciliter, non entraver, la modernisation des
    forces palestiniennes de scurit".
 
    Avant de se rendre  Bethlem pour une visite  la basilique de la
    Nativit - "le lieu o notre Sauveur est n" -, le prsident Bush a
    totalement boud,  Ramallah,  la Mouqata'a, sige de l'Autorit
    palestinienne, le mausole de Yasser Arafat, leader palestinien qu'il
    n'a jamais rencontr et qu'il avait dcid de mettre "hors jeu", le
    considrant comme "un terroriste".
 
    En revanche, au cours d'un dner officiel, George Bush a fait l'loge
    d'Ehoud Olmert, le premier ministre isralien, demandant a ses
    ministres d'en "prendre soin", car "c'est un homme fort".
 
    Selon son conseiller pour la scurit nationale, Stephen Hadley, le
    prsident amricain pourrait revenir dans la rgion avant la fin de son
    mandat.
 
<article-nb="2008/01/11/19-6">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  Paris augmente sa participation en hommes et en matriels pour sauver l&#38;#39;Eufor, au risque de conforter ceux qui la souponnent d&#38;#39;en profiter pour consolider ses positions en Afrique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      P our sauver la force europenne (Eufor) charge de scuriser l'est du
    Tchad et le nord de la Centrafrique, aux confins du Darfour, la France
    paiera la note. Paris fournira les hommes et les hlicoptres qui
    manquent, permettant de lancer, en principe, au dbut de fvrier
    l'opration voulue par le ministre des affaires trangres, Bernard
    Kouchner. Souhaite sur le terrain, cette opration suscite des
    rticences, notamment, en Allemagne. Aprs ce "coup de pouce" dcid 
    l'Elyse, les militaires de l'Union europenne runis  Bruxelles,
    vendredi 11 janvier, devraient constater que les besoins identifis
    sont runis.
 
 
 
 
           Le Soudan concde avoir attaqu "par erreur"
    la force UA-ONU
 
 
 
    Le Soudan a reconnu, jeudi 10 janvier, avoir ouvert le feu, lundi, sur
    un convoi de ravitaillement de la force de maintien de la paix Union
    africaine-Nations unies au Darfour (Minuad). Dmentant les propos de
    l'ambassadeur soudanais  l'ONU, qui avait ni l'implication de son
    pays dans l'incident, un porte-parole des forces armes soudanaises a
    toutefois expliqu que l'accrochage tait le rsultat d'une "erreur
    partage".
 
    Selon lui, la Minuad, contrairement  ce qu'elle prtend, n'avait pas
    prvenu les forces soudanaises qu'elle passerait dans la rgion. Des
    soldats soudanais ont alors tir sur le convoi de la Minuad qui se
    rendait  Tin, au Darfour occidental.
 
    Khartoum a expliqu que ses soldats avaient pris la force de maintien
    de la paix pour des rebelles, trs actifs dans la rgion. Un chauffeur
    civil soudanais touch par plusieurs balles est dans un tat critique.
    - (Reuters, AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    La contribution franaise en soldats qui,  l'origine, devait tre
    minoritaire, pourrait tre porte  2 100 hommes, soit un niveau
    compris entre 50 % et 60 % de l'effectif total, a prcis, jeudi, le
    ministre de la dfense, Herv Morin. Paris comblera aussi le manque
    d'hlicoptres et d'avions de transport qui retardait le dploiement de
    l'opration autorise par une rsolution de l'ONU vote en septembre
    2007. Paralllement, des discussions se poursuivent avec des pays
    non-membres de l'UE mais susceptibles de fournir du matriel arien
    (Suisse, Albanie, Ukraine, Russie). Les ministres des affaires
    trangres de l'Union devraient dcider  l'unanimit l'envoi des
    troupes au Tchad le 28 janvier.
 
    "DFI LOGISTIQUE"
 
    C'est la premire fois qu'un nombre aussi important de pays europens
    participe  un tel dispositif sous la bannire communautaire. Outre les
    Franais, 400 Irlandais et autant de Polonais devraient constituer le
    noyau de deux bataillons, ainsi que 200 Sudois et 150 Roumains. Des
    soldats autrichiens, belges, espagnols, nerlandais, portugais,
    slovnes et sudois les accompagneront. Vingt et un pays sont
    reprsents au sein de l'tat-major install au Mont-Valrien, prs de
    Paris, sous la houlette du gnral irlandais Patrick Nash.
 
    Les Franais n'ont pas russi  obtenir que Londres et Berlin, qui
    n'envoient pas d'hommes, contribuent au-del de leur quote-part
    minimale. Le cot de l'opration - 400 millions, thoriquement pour un
    an - devrait donc largement incomber  la France.
 
    La position dominante des Franais dans l'Eufor risque de conforter les
    positions de ceux qui, parmi les partenaires europens, voient dans
    cette opration un moyen pour Paris de renforcer ses positions dans son
    "pr carr" africain et son soutien au prsident tchadien Idriss Dby.
    Le Quai d'Orsay s'est employ  temprer cette critique. Au-del de la
    politique europenne, des inquitudes concernent les conditions
    d'engagement de l'Eufor dans une zone o se replient les rebelles du
    Darfour aids par Idriss Dby,  un moment d'intenses tensions entre le
    Soudan et le Tchad. Une tude amricaine, trs critique, ralise pour
    le Centre d'tudes internationales du Massachusetts Institute of
    Technology et publie en novembre, qualifie le dploiement de l'Eufor
    de "dfi logistique".
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-7">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Contrairement  l&#38;#39;engagement pris par le prsident Pervez Musharraf, la justice n&#38;#39;a pas allg sa pression sur Asif Ali Zardari qui prside dsormais le principal parti d&#38;#39;opposition.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      L e rgime pakistanais maintient la pression judiciaire sur le clan de
    l'ancien premier ministre Benazir Bhutto et sur son mari, Asif Ali
    Zardari, qui lui a succd aprs sa mort, le 27 dcembre 2007,  la
    tte du Parti du peuple pakistanais (PPP), principale formation
    d'opposition dans le pays. L'avocat suisse du Pakistan, M^e Jacques
    Python, a indiqu, jeudi 10 janvier, au Monde que le pays maintenait sa
    plainte contre M. Zardari dans une affaire de blanchiment d'argent
    instruite par la justice helvtique. L'enqute porte sur des
    commissions verses par des entreprises suisses dans les annes 1990.
    Le couple Bhutto avait t inculp dans cette affaire aux cts d'un
    avocat intermdiaire.
 
 
    La justice genevoise suspecte M. Zardari d'avoir reu 13 millions de
    dollars (environ 9 millions d'euros) de l'entreprise suisse Cotecna
    pour obtenir un march au Pakistan. L'argent aurait t vers sur l'un
    de ses comptes  Genve. Les investigations auraient mis en vidence
    d'autres oprations du mme type ayant donn lieu  des mouvements de
    fonds suspects d'un montant total de 54 millions de dollars entre la
    Suisse et des paradis fiscaux.
 
    Les poursuites visant M^me Bhutto, qui se sont teintes avec sa mort,
    reposaient sur l'achat d'une montre de plusieurs centaines de milliers
    de dollars  Londres. L'argent aurait t prlev sur le compte de son
    mari  Genve. Avant son retour au Pakistan, le 18 octobre, M^me Bhutto
    avait ngoci avec le prsident Pervez Musharraf l'abandon des
    poursuites engages par le Pakistan contre elle et son mari dans le
    pays comme  l'tranger. Un dcret d'amnistie avait mme t annonc,
    le 5 octobre 2007, par le prsident Musharraf.
 
    "Le gouvernement du Pakistan n'est pas tenu par une amnistie, corrige
    Shazad Akbar, porte-parole du Bureau national anticorruption
    pakistanais. L'ordonnance de rconciliation nationale n'est pas en
    vigueur puisque cinq citoyens pakistanais ont dpos des recours devant
    la Cour suprme. Quant  la Suisse, nous ne pouvons nous ingrer dans
    une procdure trangre souveraine en matire judiciaire."
 
    Pour sa part, le procureur gnral de Genve, Daniel Zapelli, assure
    que "l'avenir de la procdure dpend du Pakistan qui a initi cette
    enqute en tant que partie civile". "S'il retirait sa plainte,
    ajoute-t-il, il n'y aurait plus de victime. Le plus grand flou rgne
    sur la volont du Pakistan dans ce dossier."
 
    En effet, pour condamner M. Zardari, le parquet gnral de Genve
    dpend du Pakistan qui doit lui faire connatre la nature de
    l'infraction initiale qui a donn lieu au blanchiment vis dans cette
    affaire. M. Zardari a effectivement t condamn pour corruption  la
    fin des annes 1990. Mais cette condamnation a t casse par la Cour
    suprme car il est apparu, selon les documents officiels transmis  la
    justice suisse, que le prsident du tribunal avait t soudoy.
 
    L'avenir des procdures judiciaires pakistanaise et suisse est donc
    entre les mains de la Cour suprme pakistanaise. Or la proximit de
    cette Cour avec le prsident Musharraf s'est accrue depuis qu'il a
    limog et plac en rsidence surveille les membres de cette instance
    pour avoir voulu invalider sa rlection le 6 octobre au poste de chef
    de l'Etat.
 
    Cette incertitude parat tre un moyen de pression sur M. Zardari et le
    PPP avant les prochaines lections lgislatives, le 18 fvrier. C'est
    aussi un message adress aux responsables du PPP les invitant 
    marginaliser son nouveau leader menac par la justice. Stratgie
    confirme par les contacts qui existent actuellement entre le prsident
    Musharraf et le PPP. Par ailleurs, M. Musharraf peut chercher 
    satisfaire les attentes des Etats-Unis, dsireux de faire revivre
    l'alliance avec le PPP sans M. Zardari, peu apprci.
 
    Enfin, l'avenir en suspens du chef du PPP peut affaiblir une ventuelle
    alliance de l'opposition PPP-Pakistan Muslim League de Nawaz Sharif
    contre M. Musharraf. Le prsident veut viter d'avoir  affronter un
    Parlement hostile  l'issue des lections. Cette tactique judiciaire ne
    peut donc que servir le dessein prsidentiel.
 
<article-nb="2008/01/11/19-8">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  La Chine a enregistr un excdent commercial de 262,2 milliards de dollars en 2007 (178,8 milliards d&#38;#39;euros), en hausse de prs de 50 % par rapport au prcdent record de l&#38;#39;anne 2006, selon des statistiques officielles publies vendredi. Cette hausse devrait accrotre davantage les pressions sur la monnaie chinoise, le yuan.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      L a Chine a enregistr un nouveau record d'excdent commercial en 2007,
    de 262,2 milliards de dollars (178,8 milliards d'euros), en hausse de
    prs de 50 % par rapport au prcdent record de l'anne 2006, selon des
    statistiques officielles publies vendredi 11 janvier. La progression a
    t de 47,7 % sur un an, compare aux rsultats 2006 de 177,47
    milliards de dollars (121 milliards d'euros), a annonc l'agence
    officielle Chine nouvelle, en s'appuyant sur les chiffres fournis par
    les douanes.
 
 
    Les changes commerciaux entre la Chine et ses partenaires ont totalis
    2 170 milliards de dollars (1 480 milliards d'euros). Le gant
    asiatique avait ds la fin du troisime trimestre 2007 battu son propre
    record annuel d'excdent commercial, et les conomistes tablaient alors
    sur un surplus annuel de 260 milliards  280 milliards de dollars en
    fin d'anne.
 
    PRESSIONS POUR RVALUER LE YUAN
 
    Bien qu'attendu, cet emballement de l'excdent commercial devrait
    accrotre davantage les pressions sur la monnaie chinoise, le yuan.
    Lasss de leurs propres dficits face au gant asiatique, les
    partenaires amricains et europens exercent depuis quelques annes de
    multiples pressions sur Pkin pour obtenir des changes plus
    quitables, et tentent de convaincre la Chine de rendre son rgime de
    change plus flexible. Ils estiment notamment que la sous-valuation du
    yuan fausse la concurrence, en maintenant les exportations chinoises
    trop bon march.
 
    Mais les autorits chinoises s'en tiennent  leur credo d'une
    apprciation "graduelle", double d'"une amlioration progressive" du
    systme de change, le tout pour prserver "la stabilit de la monnaie".
    Le yuan s'est progressivement apprci contre le billet vert depuis sa
    rvaluation de juillet 2005, gagnant plus de 11,5 %. Mais il a suivi
    un chemin inverse par rapport  l'euro.
 
<article-nb="2008/01/11/19-9">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Aprs l&#38;#39;chec de la mdiation de l&#38;#39;Union africaine, le parti de Raila Odinga a dcid de contester dans la rue la rlection de Kibaki. L&#38;#39;ex-secrtaire gnral de l&#38;#39;ONU, Kofi Annan, va conduire  Nairobi une quipe de mdiateurs africains.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      L a police knyane a interdit les manifestations nationales annonces,
    vendredi 11 janvier, par le parti de l'opposant Raila Odinga pour
    les 16, 17 et 18 janvier. "Les restrictions (interdiction des
    rassemblements) que nous avions mises en place concernant les
    manifestations post-lectorales restent en place", a dclar le chef de
    la police nationale, Mohamed Hussein Ali, lors d'un point presse.
 
 
    Le parti de l'opposition avait auparavant appel  la reprise des
    manifestations, au lendemain de l'chec de la mdiation de l'Union
    africaine (UA) pour rsoudre la crise avec le prsident Mwai Kibaki,
    dont la rlection est conteste. "Nous avons pris acte du fait que le
    gouvernement n'tait intress par aucune rsolution ngocie de la
    crise dans notre pays", avait expliqu le porte-parole du Mouvement
    dmocratique orange (ODM), Salim Lone.
 
    Aprs une mission de deux jours, le prsident de l'UA et chef de l'Etat
    ghanen, John Kufuor, a obtenu de MM. Kibaki et Odinga une "cessation
    de la violence". Il n'est pas parvenu  les faire se rencontrer : M.
    Odinga, qui accuse M. Kibaki d'avoir vol l'lection, a fait savoir
    qu'il ne rencontrerait ce dernier qu'en prsence d'un mdiateur
    international, alors que son rival veut des discussions directes.
 
    MAISONS INCENDIES DANS L'OUEST
 
    Avant de quitter le pays, M. Kufuor a obtenu l'engagement des deux
    parties  travailler avec un groupe de personnalits africaines conduit
    par l'ex-secrtaire gnral de l'ONU Kofi Annan. "Nous attendons cette
    nouvelle mdiation avec l'espoir qu'un accord de partage du pouvoir
    sera trouv", a indiqu le porte-parole de l'ODM. Kofi Annan n'arrivera
    pas  Nairobi avant mardi, a indiqu son bureau  Genve. La mdiatrice
    envoye par les Etats-Unis la semaine dernire devait, elle, quitter
    Nairobi vendredi soir et tentait d'organiser auparavant une runion
    avec le prsident Kibaki, selon une source diplomatique.
 
    Les violences, qui ont suivi l'annonce de la victoire de M. Kibaki et
    qui ont fait au moins 600 morts et 255 000 dplacs, ont diminu
    d'intensit ces derniers jours. Mais vendredi, six maisons ont t
    incendies et une personne a t blesse lors de violences prs de
    Kisii, dans l'ouest du Kenya, ont indiqu vendredi des sources
    policires. "La tension est trs leve, les gens fuient, mais nous
    avons dploy assez de policiers dans la zone pour faire redescendre
    cette tension", a dclar un chef de la police provinciale, ajoutant
    que des suspects avaient t arrts.
 
<article-nb="2008/01/11/19-10">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Jusqu&#38;#39; prsent dpourvu de paroles, l&#38;#39;hymne espagnol a t officiellement dot d&#38;#39;un texte par le Comit olympique espagnol.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L 'hymne national espagnol, jusqu' prsent dpourvu de paroles, a t
    officiellement dot d'un texte, slectionn par un jury spcialement
    mis sur pied par le Comit olympique espagnol (COE), annonce, vendredi
    11 janvier, le quotidien ABC. La "Marche royale", encore appele
    "Marche du grenadier", ne s'accompagnait jusqu' prsent dans les
    stades que des "la-la-la !" des supporteurs.
 
 
       Le prsident du COE, Alejandro Blanco, a eu l'ide de trouver des
    paroles  ce vieil air espagnol, d'un compositeur inconnu, remontant au
    XVIII^e sicle. Un texte compos de quatre courtes strophes a t
    slectionn parmi plus de 7 000 propositions, explique vendredi ABC,
    qui prcise que l'auteur est un homme mais son identit reste pour
    l'heure inconnue.
 
    "VIVE L'ESPAGNE !"
 
    Le texte retenu glorifie de manire consensuelle et neutre la "patrie"
    et la "fraternit" dans la diversit. Ainsi, la premire strophe: "Vive
    l'Espagne !/Nous chanterons tous ensemble/d'une voix distincte/et d'un
    seul cur."
 
    Les mots "justice et grandeur/dmocratie et paix" terminent l'hymne.
    Les paroles ont t officiellement communiques, jeudi 10 janvier, au
    Comit olympique espagnol par le jury, compos de spcialistes de
    musique, de littrature, d'histoire et de droit ainsi que de sportifs.
 
    Elles devraient tre officiellement dvoiles le 21 janvier. A cette
    date, le tnor espagnol Placido Domingo interprtera pour la premire
    fois l'hymne  Madrid, accompagn par l'orchestre symphonique de la
    rgion, selon ABC.
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-11">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Sous l&#38;#39;effet &#38;#34;de second tour&#38;#34; que pourrait crer la baisse du taux directeur conjugue au ralentissement de la croissance et  l&#38;#39;inflation, le taux directeur de la BCE a t maintenu  4%.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      L a banque centrale europenne (BCE) a maintenu  4 % son taux
    directeur, jeudi 10 janvier, comme prvu. Son prsident, Jean-Claude
    Trichet, a fait savoir que le conseil de la Banque avait soigneusement
    pes "les pour et les contre d'une hausse des taux directeurs". A aucun
    moment, il n'a voqu leur baisse. Cette posture est le rsultat de
    l'impossibilit o se trouve la BCE de modifier sa politique montaire.
    Le ralentissement de la croissance et le recul de la confiance aussi
    bien des entrepreneurs que des consommateurs lui interdisent de relever
    ses taux.
 
 
    De la mme faon, l'acclration de l'inflation, qui a atteint 3,1 %
    sur un an dans la zone euro, en dcembre 2007 -au plus haut depuis six
    ans et demi -, l'empche de baisser le prix de l'argent, comme le
    souhaiteraient nombre de gouvernements europens inquiets de la
    langueur de leurs conomies. M. Trichet n'avait donc  sa disposition
    que le verbe et il a choisi de hausser le ton. Il redoute l'effet "de
    second tour", c'est--dire, que l'inflation ne de la hausse des prix
    de l'nergie et des produits agricoles se traduisent par des
    augmentations salariales.
 
    "ELLE ABOIE MAIS NE MORD PAS"
 
    Les 8 % de plus rclams en Allemagne par les syndicats de la fonction
    publique et par le syndicat de la mtallurgie IG Metall l'inquitent et
    il a dclar que la BCE "ne tolrera pas une spirale
    inflation-salaires" demandant aux participants aux ngociations
    salariales "de se comporter convenablement", car "tout schma
    d'indexation des salaires sur les prix doit tre limin". Il a dit la
    BCE "prte"  agir "de faon prventive".
 
    Celle-ci "aboie, mais ne mord pas", selon la formule de Michael
    Schubert, conomiste  la Commerzbank, cit par l'AFP. Car la majorit
    des analystes ne partagent pas l'optimisme de M. Trichet en matire de
    croissance.
 
    Lui pense que la dcrue du chmage tomb  7 % en fin d'anne 2007 est
    l'un des signes qui prouvent que l'tat de l'conomie europenne est
    "sain". La baisse des indicateurs de confiance ne l'meut pas car,
    selon lui, ces derniers refltent encore une croissance.
 
    Les analystes pensent que la BCE ne pourra pas ignorer le marasme
    actuel. "Elle doit agir, sans attendre que tout le monde se rende
    compte que l'Europe ralentit", a dclar Henier Flassbeck, directeur 
    la Confrence des Nations unies pour le commerce et le dveloppement
    (Cnuced), qui plaide pour une baisse de ses taux, faute de quoi le
    dollar pourrait se dprcier de 20 % supplmentaires.
 
    La divergence des politiques suivies par la BCE et par la Rserve
    fdrale amricaine (Fed), qui prvoit une baisse de ses taux, a fait
    monter l'euro de 1,46  1,48 dollar, le 11 janvier.
 
    Mais la Banque est plus soucieuse de conjoncture qu'elle ne veut le
    reconnatre. M. Trichet a annonc qu'en janvier, elle founirait des
    liquidits supplmentaires comme en dcembre 2007. Ce coup de pouce
    prendra la forme de deux oprations de 10 milliards de dollars (6,7
    milliards d'euros) chacune en coopration avec la Fed. La premire sera
    lance le 17 janvier  taux fixe et pour 28 jours afin de fournir aux
    banques de la zone euro les dollars dont elles ont besoin, notamment
    pour leurs activits aux Etats-Unis.
 
<article-nb="2008/01/11/19-12">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Le ministre roumain des affaires trangres, en visite  Paris jeudi 10 et vendredi 11 janvier, explique que la rponse  la question rom passe davantage par l&#38;#39;intgration conomique et sociale des travailleurs qui se dplacent dans l&#38;#39;Union que par une politique commune d&#38;#39;immigration.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      F ace aux problmes d'intgration des Roms rencontrs en Italie, en
    Espagne, en France, chacun se renvoie la balle, se tournant tantt vers
    la Roumanie, tantt vers Bruxelles. Le ministre roumain des affaires
    trangres, Adrian Cioroianu, en visite  Paris jeudi 10 et vendredi 11
    janvier, explique que la rponse  la question rom passe davantage par
    l'intgration conomique et sociale des travailleurs qui se dplacent
    dans l'Union que par une politique commune d'immigration.
 
 
    S'il adhre  l'ide d'une politique europenne de l'immigration, il
    insiste sur le fait qu'"aprs l'adhsion d'un Etat membre de l'Union
    europenne nous ne parlons plus d'immigration mais de libre
    circulation. Les Roms ont droit  la libre circulation comme les autres
    Roumains. L'ide de les renvoyer  Bucarest est inutile. Nous devons
    les intgrer ensemble".
 
    "Sans vouloir se drober d'une responsabilit qui est la ntre, le
    problme des Roms n'est pas seulement le problme des Etats dont ils
    sont les ressortissants, explique-t-il. Les solutions d'intgration
    prsupposent des projets, des aides financires et sociales,
    avance-t-il. Et ces solutions doivent tre le rsultat de nos efforts
    communs au niveau europen."
 
    Les Roms sont une minorit de quelque 7 millions de personnes dont prs
    de 2 millions sont de nationalit roumaine. Les autorits de Bucarest
    assument pleinement leurs responsabilits quant  l'amlioration de la
    situation des Roms qui vivent en Roumanie, insiste-t-il.
 
    Le ministre Cioroianu a rappel l'ouverture roumaine " toute
    coopration bilatrale sur le plan policier et judiciaire pour rgler
    les problmes de ressortissants roumains qui enfreignent les lois,
    quelle que soit leur appartenance ethnique". Pour la Roumanie, "la
    rponse  la question rom ne sera ni roumaine, ni italienne, ni
    franaise, insiste-t-il. Ce sera une rponse europenne".
 
<article-nb="2008/01/11/19-13">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  Les quelque 250 000 familles, qui habitent Rotterdam, aux Pays-Bas, recevront prochainement le livre d&#38;#39;un historien juif, Isaac Lipschits. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">      L es quelque 250 000 familles, qui habitent Rotterdam, aux Pays-Bas,
    recevront prochainement le livre d'un historien juif, Isaac Lipschits.
    Onbestelbaar - que l'on peut traduire par "Inconnu  cette adresse" -
    est une longue lettre de souvenirs personnels que l'auteur a crite 
    sa mre il y a une quinzaine d'annes. Elle n'a jamais pu la lire car,
    comme 102 000 des 107 000 juifs nerlandais dports pendant la seconde
    guerre mondiale, elle n'est jamais rentre d'Auschwitz.
 
 
    Un diteur, Verbum, et le Comit Auschwitz nerlandais, appuy par la
    mairie, ont pris l'initiative de remettre gratuitement l'ouvrage de 76
    pages  tous les habitants  l'occasion de l'anniversaire de la
    libration du camp. Les auteurs du projet et la ville - o des milliers
    de juifs furent dports - esprent sensibiliser les jeunes aux dangers
    de la discrimination. "Inconnu  cette adresse" pourra aussi tre
    gratuitement tlcharg sur Internet.
 
    L'initiative n'est pas anodine dans une ville qui a vu natre, il y a
    quelques annes, un virulent populisme incarn par le tribun Pim
    Fortuyn. Assassin en 2002, celui-ci avait manipul les thmes de
    l'immigration de masse et d'une prtendue islamisation du royaume. Les
    questions des rapports avec l'islam et de l'intgration des trangers
    forment, aujourd'hui, le fonds de commerce de ses hritiers, comme
    l'ex-ministre Rita Verdonk et le dput Geert Wilders.
 
    COLLABORATION
 
    L'autre intrt du projet est d'obliger les Nerlandais  continuer de
    s'interroger sur leur attitude durant la guerre. Depuis quelques
    annes, des dbats sur la restitution des biens juifs - dont
    d'importantes collections d'art - ou la sortie du film Black Book, du
    cinaste Paul Verhoeven, ont mis en lumire que la collaboration avec
    l'occupant nazi n'avait, contrairement  une opinion courante, pas t
    plus faible aux Pays-Bas qu'ailleurs en Europe. Quant aux juifs, ils
    n'ont pas bnfici d'une protection particulire, puisque 80 % d'entre
    eux furent envoys vers les camps.
 
    L'auteur d'"Inconnu  cette adresse" a dnonc dans d'autres ouvrages -
    dont l'un tait intitul La Petite Shoah - le sort rserv aux juifs
    nerlandais aprs la guerre, lorsque leurs demandes visant  rcuprer
    leurs droits et leurs biens se heurtrent  une froide bureaucratie.
    Isaac Lipschits a aussi labor sur Internet une sorte de "monument
    digital" ddi  la communaut juive des Pays-Bas. On y retrouve,
    jusque dans les moindres dtails, de quoi tracer le portrait trs
    prcis de beaucoup de dports : nom, adresse, profession, mobilier,
    livres, instruments de musique ou oeuvres d'art qu'ils pouvaient
    possder. Une sorte d'hommage posthume auquel un homme aujourd'hui g
    de 77 ans, qui a perdu toute sa famille  Auschwitz, hormis un jeune
    frre, a consacr une bonne partie de sa vie.
 
<article-nb="2008/01/11/19-14">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  Aprs deux membres de l&#38;#39;ONG, mercredi, Philippe van Winkelberg et Emilie Lelouch ont t  leur tour mis en examen dans le volet franais du dossier pour &#38;#34;aide au sjour irrgulier de mineurs trangers en France&#38;#34;, &#38;#34;exercice illgal de l&#38;#39;activit d&#38;#39;intermdiaire en vue d&#38;#39;adoption&#38;#34; et &#38;#34;escroquerie&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">      A prs Alain Pligat, le logisticien de l'association, le mdecin
    Philippe van Winkelberg et Emilie Lelouch, assistante d'Eric Breteau,
    ont  leur tour t mis en examen, jeudi 10 janvier, dans le volet
    franais du dossier pour lequel ils ont dj t condamns par la
    justice tchadienne. Ils sont poursuivis pour "aide au sjour irrgulier
    de mineurs trangers en France", "exercice illgal de l'activit
    d'intermdiaire en vue d'adoption" et "escroquerie", selon leur avocat,
    M^e Thierry Mudry.
 
 
    Ces dlits sont respectivement passibles de 10 ans d'emprisonnement et
      750 000 euros d'amende, d'un an de prison et 15 000 euros   d'amende
    et de 5 ans de prison et 375 000 euros d'amende. Mercredi, Alain
    Pligat avait t mis en examen par la justice franaise pour "aide au
    sjour irrgulier de mineurs trangers". Egalement entendus,
    l'infirmire Nadia Merimi et le pompier Dominique Aubry ont finalement
    bnfici du statut de tmoin assist.Eric Breteau, seul membre de
    l'ONG  ne pas avoir t prsent devant les juges chargs de cette
    information judiciaire, est toujours hospitalis en raison de son tat
    de sant.
 
<article-nb="2008/01/11/19-15">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  C&#38;#39;est ce que vient d&#38;#39;annoncer le premier ministre libral Donald Tusk dans un entretien publi, lundi 7 janvier, par l&#38;#39;hebdomadaire &#38;#34;Newsweek Polska&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">      L a Pologne attendra encore au moins un an pour le remboursement de
    l'insmination artificielle. C'est ce que vient d'annoncer le premier
    ministre libral Donald Tusk dans un entretien publi, lundi 7 janvier,
    par l'hebdomadaire Newsweek Polska. "Nous ne pouvons pas mettre en
    place de nouvelles procdures mdicales onreuses", s'est-il expliqu,
    affirmant qu'il souhaitait tout d'abord "sauver un navire qui prend
    l'eau - le systme de financement de la sant".
 
 
    Le chef du gouvernement espre surtout se sortir de l'embarrassante
    polmique dclenche, un mois plus tt, par une dclaration de sa
    ministre de la sant, Ewa Kopacz, sur un possible financement par
    l'Etat de la fcondation in vitro. En Pologne, 4 000  6 000
    fcondations sont pratiques chaque anne, pour un prix moyen variant
    de 6 000  12 000 zlotys (1 620  3 200 euros).
 
    Le projet avait aussitt dclench les protestations de l'Eglise
    polonaise, puissante dans un pays  90 % catholique. Dans une lettre
    envoye le 18 dcembre aux dputs polonais, l'piscopat dnonait une
    mthode "indigne et inadmissible", qui "fait prir de nombreux
    embryons, ce qui constitue une sorte d'avortement raffin". "Un enfant
    n'est pas un objet, et mme les futurs parents ne peuvent dire qu'ils y
    ont droit, surtout qu'un tel droit a pour prix la mort de ses frres et
    soeurs", disait la lettre.
 
    "FROIDE" ET "INSOLENTE" EGLISE
 
    La classe politique est reste partage. Les conservateurs de Droit et
    Justice (PiS) se sont largement rangs derrire l'piscopat. Plus
    htrogne, la droite librale de Donald Tusk (Plateforme civique, PO),
    qui mle des mouvances librales et conservatrices, et apparat
    soucieuse de ne pas se couper de son lectorat catholique, n'a pas
    affich de position claire et unanime. Au contraire favorable au
    remboursement, le camp social-dmocrate (Alliance de la gauche
    dmocratique, SLD) a ragi. Sur son blog, la vice-prsidente du SLD,
    Joanna Senyszyn, s'en est pris  la "riche", "froide" et "insolente"
    Eglise.
 
    Le quotidien de gauche Gazeta Wyborcza a par ailleurs rappel les
    failles du systme polonais : vide juridique et refus de ratifier
    depuis 1997 la convention biothique du Conseil de l'Europe. Avanant 
    ttons, le gouvernement a laiss entendre ces derniers jours qu'il
    confierait le dossier aux mains de la Commission conjointe du
    gouvernement et de l'piscopat, qui doit se runir en janvier.
 
    "Le gouvernement avait mal choisi son moment pour mettre sur la table
    un dossier si complexe, d'ordre thique, alors mme que les mdecins et
    les infirmires haussent la voix et menacent de grve ou de dmission",
    commente Marek Rymsza, directeur du programme de politique sociale 
    l'Institut des affaires publiques  Varsovie.
 
