<FILE-date="2008/01/11/19">
<article-nb="2008/01/11/19-1">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Daniel Pcaut, directeur d&#38;#39;tudes  l&#38;#39;Ecole des hautes tudes en sciences sociales (EHESS), revient sur les circonstances de la libration de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez et analyse le nouveau rapport de forces.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">   
 
 
<article-nb="2008/01/11/19-2">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Querelles d&#38;#39;hritiers, pices manquantes, soupons de contrefaon... Le partage des biens du sculpteur, mort en 1998, n&#38;#39;est toujours pas rgl. Un procs va s&#38;#39;ouvrir, Bercy est saisi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      A ssise dans le bureau de son avocat, la dernire compagne de Csar,
    mort en dcembre 1998, aimerait enfin parler de "choses positives".
    Comme cette exposition ddie au sculpteur, qui ouvrira ses portes  la
    Fondation Cartier,  Paris, au mois de juin. Mais l'ordre du jour est
    "encore" la succession de l'artiste, soupire Stphanie Busuttil : un
    long feuilleton sur les oeuvres disparues ou contrefaites, qui devrait
    connatre, sous peu, de nouveaux rebondissements.
 
 
    Neuf ans aprs la mort de Csar, la succession n'est toujours pas
    rgle - elle est place sous administration judiciaire - et le partage
    des biens n'a pas eu lieu. Deux clans s'affrontent depuis 2000 : d'un
    ct, la famille de Csar, sa veuve, Rosine Baldaccini, son unique
    fille, Anna Baldaccini-Puigsegur et le mari de cette dernire, Didier
    Puigsegur. De l'autre, Stphanie Busuttil,  qui Csar a lgu le droit
    moral et la moiti de sa fortune.
 
    Qui n'tait pas mince. N pauvre en 1921,  Marseille, o son pre
    tait tonnelier, Csar tait devenu un des artistes franais les plus
    populaires. Sa faconde et sa malice, ses tenues tudies d'ouvrier
    mtallurgiste arbores chez Castel, les reportages rguliers que lui
    consacrait Paris Match, ont souvent fait oublier qu'il tait un des
    plus importants sculpteurs franais du sicle. Un grand amoureux des
    femmes, aussi.
 
    Sa jeune hritire a reu le soutien d'Alain-Dominique Perrin, ancien
    PDG des "must de Cartier", crateur de la Fondation Cartier pour l'art
    contemporain et actuel patron de Richemont, groupe de luxe mondial. Un
    homme influent, ami de Csar qui se trouve tre aujourd'hui son
    excuteur testamentaire.
 
    Ennemies devant les tribunaux, les deux parties sont bien obliges de
    s'entendre pour rgler les affaires courantes : un jour, c'est la
    verrire de l'atelier de la rue Roger,  Paris, qui doit tre rpare ;
    un autre, c'est le propritaire du local o sont entreposes les
    oeuvres de Csar qui rclame son loyer. "On vend une sculpture et on
    paie celui qui crie le plus fort", rsume l'avocat de M^me Busuttil,
    M^e Stphane Guillotteau, que ce dossier "empoisonne".
 
    Au Muse national d'art moderne du Centre Pompidou,  Paris, on
    s'impatiente aussi : alors que les hritiers ont propos une
    quarantaine de pices du sculpteur en dation, en 1999, les experts de
    Beaubourg n'ont toujours pas accs aux oeuvres. "Si une telle situation
    devait se prolonger, elle finirait par faire chouer la procdure",
    prvient le prsident de Beaubourg, Alain Seban, ancien conseiller de
    Jacques Chirac  l'Elyse.
 
    Les avocats ne dsesprent pas, pourtant, de conclure enfin cette
    affaire : le droit moral et la qualit de lgataire de M^me Busuttil,
    contests par la famille de Csar, ont t reconnus jusque devant la
    Cour de cassation, le dernier arrt datant de novembre 2007. M^e
    Olivier Schnerb, qui dfend la fille et l'ancienne pouse du sculpteur,
    a perdu tous ses procs. L'avocat n'en revient pas. Au moins, se
    console-t-il, ce chapitre est clos.
 
    Car un autre va bientt s'ouvrir : le procs des "faux Csar", devant
    le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes). Ds l'automne
    2001, les gendarmes de la section de Marseille avaient saisi des faux,
    parmi lesquels des dessins. Trois personnes taient mises en examen,
    dont le principal faussaire du rseau, Eric Piedoie. Selon l'enqute,
    M^me Busuttil a fourni des certificats d'authenticit  des oeuvres qui
    se sont rvles fausses. "Elle s'est trompe. Cela peut arriver aux
    meilleurs connaisseurs", assure son avocat, qui tient  minimiser
    l'impact du trafic. Toute cette publicit n'est pas bonne pour la cote
    de l'artiste...
 
    Mais le sujet le plus sensible, celui qui est au centre de toutes les
    discussions entre avocats, concerne les oeuvres dites manquantes.
    L'imbroglio a commenc  l't 2000 : l'administration fiscale a
    rclam des explications sur prs de 350 oeuvres qui restaient
    introuvables, sur un stock de 1 200 (compressions, bronzes, fers
    souds...). Aprs moult recoupements, le nombre d'oeuvres disparues a,
    certes, t revu  la baisse, autour de 170.
 
    Mais, mme  ce niveau-l, le montant du redressement fiscal atteignait
    des sommets vertigineux. La famille de Csar a vite souponn Stphanie
    Busuttil d'avoir dtourn des pices  son profit. En tant que
    cogrante de la Socit civile atelier Csar (SCAC), n'avait-elle pas
    particip activement  la gestion des oeuvres de l'artiste ?
 
    "DES CADEAUX"
 
    En 2001, une information tait ouverte contre X... En dcembre 2004, la
    brigade de rpression de la dlinquance astucieuse (BRDA) concluait que
    M^me Busuttil avait dissip sciemment quelque 200 oeuvres et commis
    l'infraction d'abus de confiance. "Un rapport  charge !", dnonce
    l'avocat de la jeune hritire, M^e Gattigneau. En avril 2006, M^me
    Busuttil a t blanchie par une ordonnance de non-lieu, d'o il ressort
    que seule une trentaine de pices manquent  l'appel, parmi lesquelles
    "aucune oeuvre majeure".
 
    Comment en est-on arriv l ? "Au fur et  mesure de l'instruction, il
    est apparu que certaines oeuvres comportaient une incohrence de
    numrotation, d'autres n'avaient pas t tires, d'autres avaient t
    retrouves sur les diffrents inventaires de 1999, d'autres avaient
    chang de nom, d'autres encore taient en ralit des oeuvres rputes
    vendues ou dtruites, des oeuvres non identifies (...), revendiques
    par des tiers comme tant des cadeaux", lit-on dans l'ordonnance de
    renvoi. La dcision de justice confirme par ailleurs le point de vue de
    Denyse Durand-Ruel, auteure du catalogue raisonn de l'oeuvre de Csar.
 
    L'histoire n'est pas finie ! C'est le fisc qui fixera le nombre
    d'oeuvres manquantes. En effet, l'administration fiscale n'est pas
    tenue par les dcisions de justice. En l'espce, suivra-t-elle les
    conclusions de l'ordonnance de non-lieu ? Les deux parties y ont
    intrt et jouent dsormais sur le mme terrain. Concrtement,
    l'affaire va se rgler dans les cabinets ministriels, et tout
    particulirement  Bercy. "Csar est un artiste majeur du XX^e sicle.
    Il faut rgler cette affaire le plus intelligemment possible. On avait
    nou des contacts avec l'ancien ministre dlgu au budget,
    Jean-Franois Cop. Maintenant, on travaille avec l'quipe d'Eric
    Woerth", indique M^e Guilloteau. En esprant qu'un prochain remaniement
    gouvernemental ne vienne pas compromettre le dnouement tant attendu...
 
<article-nb="2008/01/11/19-3">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Tandis que le prsident de la rserve fdrale amricaine promet une nouvelle baisse  des taux directeurs, dmocrates et rpublicains divergent sur les moyens de stimuler l&#38;#39;activit.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      P atron de la Rserve fdrale amricaine (Fed), Ben Bernanke a laiss
    entrevoir, jeudi 10 janvier, une prochaine baisse des taux directeurs,
    la quatrime depuis septembre 2007, et d'une dimension suprieure aux
    deux prcdentes (d'un quart de point). Il a motiv une "action
    supplmentaire substantielle" de la Fed par les "risques pesant sur la
    croissance".
 
 
    Alors que certains conomistes estiment que les Etats-Unis connaissent
    d'ores et dj les prmices d'une rcession, lui a rfut cette vision
    "la Fed ne prvoit pas de rcession", a-t-il dit , mais il a signal,
    pour fonder son diagnostic d'un "ralentissement" prononc de la
    croissance, la flambe des prix du ptrole, les consquences de
    l'clatement de la bulle immobilire et la baisse des marchs des
    actions. Il a ajout que "si l'emploi se dtriore, les risques sur les
    dpenses de consommation crotront".
 
    En ralit, mentalement, l'Amrique se place dj dans la perspective
    d'une rcession. Les indicateurs abondent en ce sens : le volume du
    crdit en chute libre, les chiffres trs dcevants des ventes au dtail
    en dcembre, le recul des prix de l'immobilier et enfin l'emploi le
    taux de chmage est pass de 4,4 % en mars 2007  5 % en dcembre. "On
    ne peut plus tenir la croissance pour garantie", a admis le prsident
    George W. Bush le 5 janvier aprs avoir rpt, des mois durant, que
    "les fondamentaux de l'conomie amricaine" contiendraient toute
    rcession.
 
    L'ENJEU DU SCRUTIN PRSIDENTIEL
 
    Que faire pour parer aux risques ? Le dbat est engag aux Etats-Unis.
    Elment-cl : il a lieu en anne lectorale, alors que la campagne pour
    la dsignation des candidats rpublicain et dmocrate bat son plein.
    L'enjeu du scrutin prsidentiel, qui aura lieu le 4 novembre, influe
    largement sur les options des divers intervenants. La Maison Blanche
    devrait privilgier une baisse accrue et substantielle des impts, tant
    pour les particuliers que pour les entreprises, justifie par la
    ncessit de librer des liquidits pour relancer la consommation. "On
    ne peut rien faire de plus intelligent que de continuer  baisser les
    impts", dclarait encore M. Bush.
 
    Mais, pour rpondre aux attentes des classes moyennes dans les domaines
    de la couverture sociale et mdicale, de l'abaissement du cot de
    l'ducation, de la facilitation de l'accs au crdit et de la
    protection des victimes de la crise immobilire, les dmocrates, eux,
    privilgieront une rorganisation de l'assiette fiscale, incluant une
    augmentation de la pression sur les plus fortuns. Et parce qu'ils ont
    accd aux demandes du prsident quant aux augmentations des dpenses
    militaires, et que M.Bush a us de son veto pour faire barrage  une
    srie de projets de loi qu'ils ont prsente, les dmocrates ne sont
    gure enclins, aujourd'hui, au compromis avec la Maison Blanche.
 
    En mme temps, ils apparaissent diviss, entre ceux qui privilgient la
    "discipline budgtaire", comme l'ancien secrtaire au Trsor de Bill
    Clinton, Bob Rubin, et ceux qui appellent  une intervention massive de
    l'Etat fdral. Le premier a parl d'un "paquet" de mesures d'urgence
    de 75 milliards de dollars (50,8 milliards d'euros), les seconds
    envisagent une somme avoisinant 250 milliards de dollars, incluant
    diverses aides aux plus dmunis et le lancement de "grands chantiers"
    publics pour amliorer les infrastructures.
 
    On devrait mieux connatre les "recettes" proposes par la Maison
    Blanche lors du discours sur "l'tat de l'Union", que M.Bush prononcera
    le 28 janvier. D'ici l, on doit s'attendre  une offensive politique
    des dmocrates pour favoriser l'adoption au plus tt d'un "paquet" de
    mesures destines  soutenir les revenus moyens et faibles. La
    prsidente de la Chambre, la dmocrate Nancy Pelosi, a form un "groupe
    d'experts" (parmi lesquels l'ancien secrtaire au Trsor Lawrence
    Summers et le banquier d'affaires Felix Rohatyn) chargs de lui
    prsenter un "plan d'action" en cas d'aggravation de la situation
    conomique.
 
    Quant aux candidats rpublicains  l'lection prsidentielle, ils
    balancent entre le maintien de l'tendard de la rduction du train de
    vie de l'Etat et la crainte qu'une politique au long terme ne les
    plonge, dans l'immdiat, dans la difficult. Si l'Amrique entrait en
    rcession, le candidat rpublicain, quel qu'il soit, devrait
    logiquement en ptir politiquement.
 
    D'ores et dj, ils se heurtent, dans leur propre base,  une attente
    accrue d'une intervention des pouvoirs publics pour garantir une
    couverture mdicale universelle. "Nous avons le meilleur systme de
    protection mdicale au monde", dclarait le candidat rpublicain Rudy
    Giuliani lors d'un dbat le 5 dcembre 2007. Le lendemain, les
    commentateurs indiquaient que les Amricains en taient de moins en
    moins convaincus. Si l'emploi et le pouvoir d'achat connaissaient une
    baisse encore plus substantielle dans les mois  venir, les
    rpublicains peuvent lgitimement craindre que toute leur "philosophie"
    conomique en serait rendue responsable par l'opinion.
 
<article-nb="2008/01/11/19-4">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  La plus haute juridiction administrative franaise a dbout la chane crypte de sa demande de suspension du droit de production des images de la Ligue 1 par la LFP, se dclarant incomptente sur le dossier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L e Conseil d'Etat a indiqu, vendredi 11 janvier, avoir rejet la
    requte de Canal+,   qui contestait  la Ligue de football
    professionnel (LFP) le droit   de produire elle-mme des images dans le
    cadre de son appel d'offres   des droits audiovisuels de la L1. La plus
    haute juridiction   administrative franaise s'est dclare
    incomptente pour statuer sur   une dcision qui "ne met en uvre aucune
    prrogative de puissance publique", selon elle.
 
 
    La chane crypte reproche  la LFP d'avoir formul un appel d'offres
    sur les   droits de diffusion du championnat de France de Ligue 1 pour
    la priode   2008-2012, dans lequel elle propose d'assurer elle-mme la
    production d'images de   l'ensemble des matches, tout en laissant le
    choix aux acheteurs des douze lots disponibles de prendre en charge
    cette production. Les avocats de Canal+ ont estim que   la loi ne
    permettait pas  la Ligue de "s'automandater" le droit de produire ses
    propres images.
 
    "RECRER UNE CONCURRENCE"
 
    Pour le prsident de la Ligue, Frdric Thiriez, cette dmarche vise 
    "recrer une concurrence-l o la fusion TPS-Canal+ a cr une position
    ultradominante".  Depuis 2005, Canal+ paye 600 millions d'euros par an
    pour les droits du football franais. En passant de six  douze lots,
    la LFP espre attirer de nouveaux prtendants et rcolter une somme
    plus importante, alors que la chane crypte a fait savoir qu'elle ne
    comptait pas faire flamber les enchres comme cela avait t le cas il
    y a trois ans.
 
    "La premire tape du marathon judiciaire dcid par Canal+, et par
    Canal+ seul, dans le but vident d'empcher ou de retarder au maximum
     la procdure normale de mise en concurrence des droits du football,
    est   ainsi close, de manire logique et prvisible", s'est rjoui
    Frdric Thiriez  l'annonce de la dcision. Ce n'est pas pour autant
    la fin des procdures lances par la chane crypte  l'encontre de la
    LFP. En effet, les avocats de la chane doivent engager une procdure
    de rfr devant le TGI de Paris, mercredi 16 janvier, pour tenter
    cette fois-ci d'obtenir la suspension pure et simple de l'appel 
    candidatures des droits tlviss. Outre les appels d'offres de la LFP,
    Canal+ avait initialement contest devant le TGI de Paris la
    programmation d'un magazine le dimanche soir, la possibilit pour la
    Ligue d'engager, le cas chant, des ngociations de gr  gr avec les
      oprateurs ou   encore le prix de rserve par groupe de lots dpos
    par la LFP. Ces actions en justice ne sont pas suspensives en
    elles-mmes et le tribunal doit se prononcer le 19 fvrier.
 
    Or, soulignent les avocats de la chane crypte, cette dcision
    interviendra aprs la date de remise des dossiers   pour les douze lots
    mis en vente le 22 janvier et la fin de la procdure   d'appel
    d'offres  le 31 janvier. "On ne peut pas remettre les offres dans une
    priode d'incertitudes comme celle-l",   note Pascal Wilhelm, un des
    avocats de Canal+.
 
<article-nb="2008/01/11/19-5">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  L&#38;#39;lection prvue samedi au Parlement libanais pour lire un prsident a t reporte au 21 janvier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      F aute d'accord entre la majorit et l'opposition malgr les mdiations
    internationales, l'lection prvue samedi 12 janvier au Parlement
    libanais pour lire un prsident a t reporte au 21 janvier.
    L'annonce en a t faite vendredi par le porte-parole du prsident du
    Parlement. Il s'agit du douzime report depuis le 25 septembre, date de
    la premire session parlementaire consacre  cette lection.
 
 
    Le prsident du Parlement, Nabih Berri, a dcid de reporter la sance
    aprs une rencontre avec le secrtaire gnral de la Ligue arabe, Amr
    Moussa, arriv mercredi  Beyrouth pour proposer une solution  la
    crise. "En raison de la poursuite des ngociations, le prsident du
    Parlement a dcid de reporter le vote", a dclar Ali Hamdane,
    porte-parole de M. Berri. Le Liban est priv de chef de l'Etat depuis
    l'expiration du mandat du pro-syrien Emile Lahoud, le 23 novembre 2007.
 
    Le plan adopt le 6 janvier par les ministres des affaires trangres
    de la Ligue arabe prconise l'lection immdiate du gnral Michel
    Souleimane, chef d'tat-major de l'arme libanaise et candidat de
    consensus, la formation rapide d'un cabinet d'union nationale et
    l'adoption d'une nouvelle loi lectorale en vue des lgislatives
    prvues l'anne prochaine. C'est un compromis entre les exigences de la
    majorit pro-occidentale au pouvoir  Beyrouth et celles de
    l'opposition, dont la Syrie est la principale allie.
 
<article-nb="2008/01/11/19-6">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Jackie Selebi est  la tte d&#38;#39;Interpol depuis 2004.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L e procureur gnral d'Afrique du Sud a dcid d'inculper le chef de
    la police nationale et prsident d'Interpol, Jackie Selebi, pour
    corruption et entrave  la justice, a indiqu, vendredi 11 janvier, son
    porte-parole, Tlali Tlali. M. Selebi a aussitt saisi la justice en
    urgence pour lui demander d'interdire aux services du procureur gnral
    de l'inculper et d'mettre un mandat d'arrt  son encontre. Cette
    demande a t rejete.
 
 
    Dans des documents remis au tribunal, M. Selebi est accus d'avoir reu
    de l'argent du magnat minier Brett Kebble et du meurtrier prsum de ce
    dernier, Glenn Agliotti. "A tort, il a directement ou indirectement
    accept et propos d'accepter des gratifications d'Agliotti et de
    Kebble", crivent les services du procureur gnral. M. Selebi, qui est
    le chef de la police sud-africaine depuis 2000, rejette ces
    accusations. Il a cependant reconnu tre ami avec Agliotti, qui vient
    d'tre condamn pour trafic de drogue et attend son procs pour le
    meurtre en 2005 de Kebble. En septembre, le procureur gnral avait
    dj mis un mandat d'arrt  l'encontre du chef de la police, qui
    avait ensuite t annul.
 
    Ancien reprsentant de l'Afrique du Sud  l'ONU, Jackie Selebi a t
    lu  la tte d'Interpol en octobre 2004 pour un mandat de 4 ans, et en
    est le premier prsident africain. Interpol est une organisation cre
    en 1923 qui regroupe les polices de 186 pays membres et a pour but de
    promouvoir la coopration policire.
 
<article-nb="2008/01/11/19-7">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Le  prsident PS de la rgion Ile-de-France rpond  Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris : &#38;#34;s&#38;#39;il s&#38;#39;agit de faire du billard politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est trs mal engage&#38;#34;, prvient-il.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      N icolas Sarkozy a dfendu le projet de Grand Paris, lundi 7 janvier,
    en prvenant qu'il ne laissera pas ce projet s'enliser. Que lui
    rpondez-vous ?
 
    Si j'ai bien compris Nicolas Sarkozy est surtout proccup de grands
    gestes urbanistiques et architecturaux. Il souhaite laisser des traces
    de son passage. Il n'y a rien  redire  cela. C'est parfaitement
    lgitime que le chef de l'Etat s'intresse  l'image de la rgion
    capitale. Cela a mme t une pratique constante des monarques
    rpublicains clairs.
 
 
    Le fond de l'affaire concerne les moyens de dveloppement de la rgion.
    Je constate que, pour ce qui concerne les transports, la gestion est
    rgle dans un cadre rgional avec le STIF, sous l'autorit de la
    rgion. Que, pour ce qui est du foncier, nous avons galement les
    outils appropries. Qu'avec le schma directeur pour la rgion
    Ile-de-France nous avons une vision et un projet de dveloppement
    ambitieux. A quoi pourrait donc servir une structure supplmentaire ?
    Si certains veulent faire table rase de ce qui fonctionne, nous sommes
    plutt pour des cooprations renforces et pour faciliter les relations
    entre les partenaires.
 
    De deux choses l'une. O il veut aider la rgion capitale  franchir
    une tape dcisive dans son dveloppement, et il faut pour cela que
    l'Etat apporte de l'argent au pot. Nous ne pouvons pas nous contenter
    de dclarations d'amour. Les discours amoureux, c'est bien beau, mais
    nous prfrons des preuves d'amour. S'il s'agit de faire du billard
    politique en cherchant  jouer Paris contre la rgion, la partie est
    trs mal engage. En tout cas, je ne vois pas comment on pourrait
    mettre en place une instance de concertation sans commencer par
    entendre ce qu'ont  en dire les principaux intresss.
 
<article-nb="2008/01/11/19-8">
<filnamedate="20080111"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080111"><AAMMJJHH="2008011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  La Russie doit reconstruire sa flotte militaire afin de se faire  nouveau respecter par le reste du monde, a estim le vice-premier ministre, Dmitri Medvedev.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      L a Russie doit reconstruire sa flotte militaire afin de se faire 
    nouveau respecter par le reste du monde, a dclar, vendredi 11
    janvier, le vice-premier ministre et grand favori de l'lection
    prsidentielle, Dmitri Medvedev, en visitant la base navale de
    Mourmansk, sur les rives de la mer de Barents. Une zone
    particulirement sensible, objet de convoitises internationales en
    raison des rserves d'hydrocarbures de l'Arctique, et thtre aussi de
    rivalits entre marins pcheurs russes et norvgiens.
 
 
    "Il est vital de faire renatre notre flotte militaire pour que la
    Russie soit  nouveau une puissance maritime", a dclar M. Medvedev
    dans le quartier gnral de la flotte du Nord. "Nous tions respects
    lorsque nous tions une puissance maritime. Nous travaillons l-dessus,
    peut-tre plus lentement que nous le souhaiterions mais nous nous y
    attelons pour la premire fois en vingt ans", a-t-il dclar.
 
    M. Medvedev a dbut ces derniers jours une tourne  travers le pays
    en vue de l'lection prsidentielle du 2 mars, pour laquelle il est
    donn largement gagnant. Le prsident Vladimir Poutine doit quitter son
    poste en mai aprs deux mandats successifs de quatre ans. La
    Constitution lui interdit de se reprsenter pour un troisime mandat
    conscutif.
 
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