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<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1">  La &#38;#34;sous capitalisation&#38;#34; des journaux qui &#38;#34;ne permet pas aux organes de presse d&#38;#39;investir&#38;#34; est un problme, selon Nicolas Sarkozy. 
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-1">      L a "sous capitalisation" des journaux qui "ne permet pas aux organes
    de presse d'investir" est un problme, selon Nicolas Sarkozy. La
    concentration de la proprit des mdias, en revanche, n'en est pas un.
    "Que des gens qui ont des moyens investissent dans un journal, c'est
    une trs bonne nouvelle", a dclar le chef de l'Etat lors de sa
    confrence presse, mardi 8 janvier. "On ne peut pas dire que la presse
    est une industrie, et refuser d'avoir des actionnaires pour financer
    cette industrie", a-t-il lanc. Et ce, au moment o le secteur est
    confront au repli de ses recettes publicitaires.
 
 
    Il a critiqu  ce titre les "grandes dclarations un peu ridicules
    auxquelles nous avons assist rcemment sur la proprit de tel ou tel"
    journal, faisant ainsi rfrence  la bataille de la rdaction des
    Echos contre le rachat du quotidien conomique par LVMH, le groupe
    dirig par Bernard Arnault.
 
    Ces propos interviennent au moment o les journalistes sont de plus en
    plus inquiets pour leur indpendance. Et o le contrle des mdias par
    de grands patrons proches de Nicolas Sarkozy, comme Martin Bouygues,
    Serge Dassault, Vincent Bollor ou Arnaud Lagardre est rgulirement
    dnonc.
 
    "FORMIDABLE ENCOURAGEMENT"
 
    Pour M. Sarkozy, "ce qui nuit  l'indpendance c'est qu'on ne puisse
    pas acheter son journal parce qu'il n'y a plus d'endroits o on le
    vend". Ainsi, le prsident a insist sur le fait que "le premier
    problme" de la presse franaise tait celui de sa distribution. Dans
    ce contexte, a-t-il expliqu, le gouvernement de Franois Fillon est
    prt " aller trs loin" dans un "plan de modernisation de la
    distribution de la presse".
 
    Ces propos sont un "formidable encouragement" au plan de modernisation
    engag par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), a
    estim mardi Rmy Pflimlin, directeur gnral des NMPP. Principale
    socit charge de la distribution de la presse en France, les NMPP
    veulent enrayer la baisse du nombre de marchands de journaux. "Pour la
    premire fois depuis dix ans, la cration de points de vente de presse
    est redevenue positive. Avec un solde positif de 574 points de vente
    fin 2007", soulignent les NMPP. Jusqu'ici, le solde tait ngatif
    d'environ 500 points de vente chaque anne.
 
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<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2">  Canal + et la Fnac vont coproduire, en association avec le producteur de spectacles Radical, un festival musical itinrant autour de l&#38;#39;mission de la chane crypte &#38;#34;La musicale&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2">      C anal + et la Fnac vont coproduire, en association avec le producteur
    de spectacles Radical, un festival musical itinrant autour de
    l'mission de la chane crypte "La musicale". Du 15 au 20 mars, "La
    Musicale en tourne" va prendre les routes de France avec des tapes 
    Toulouse, Lyon, Paris, Nantes et Lille. Le concert du 18 mars 
    l'Olympia de Paris sera film et diffus sur Canal+.
 
 
    Lance en mars 2003 et anime par Emma de Caunes, "La Musicale" est une
    mission o les artistes se produisent en direct devant un public
    restreint. Pour Rodolphe Belmer, directeur gnral de Canal+, le
    passage du programme du petit cran  la salle de spectacles est une
    suite logique dans le cadre de la politique ditoriale de la chane,
    qui souhaite crer des "vnements" autour de ses "marques".
 
    "La musique a toujours t importante pour Canal+, explique M. Belmer.
    Aujourd'hui nous cherchons  faire dborder nos missions du cadre
    tlvisuel. Pour tre en phase avec notre public, il faut crer des
    manifestations polymorphes et sortir de notre pr carr." Dans le
    domaine du sport, la chane crypte vient de signer un accord dans le
    but d'acqurir Occade, socit spcialise dans l'organisation
    d'vnements sportifs. Avec toujours la mme ambition pour Canal+,
    celle d'organiser ses propres "spectacles".
 
    Pour "La musicale en tourne", le partenariat vise avant tout  faire
    dcouvrir de nouveaux talents. Gossip et The Kills sont les deux
    premiers groupes choisis pour cette tourne. "Nous n'avons pas tard 
    nous mettre d'accord sur le choix des artistes, reconnat Denis
    Olivennes, le PDG de la Fnac. Nous avons la mme volont de soutenir la
    diversit des nouveaux talents." Pour l'enseigne culturelle, cette
    activit de production de spectacles s'inscrit dans la ligne des 2 000
    "showcase" organiss chaque anne dans ses magasins. "Nous n'avons pas
    encore de stratgie pour l'avenir, mais si l'exprience est positive
    nous poursuivrons dans cette voie", indique M. Olivennes.
 
<article-nb="2008/01/10/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3">  Aprs l&#38;#39;annonce de la suppression de la publicit sur le service public, les dirigeants et les personnels de la holding veulent dfendre le primtre du groupe.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3">      L e secret avait t bien gard. Mardi 8 janvier, au moment o Nicolas
    Sarkozy annonait la suppression de la publicit sur tlvision
    publique, aucun des ministres concerns par cette "rvolution" n'avait
    t mis dans la confidence et encore moins les dirigeants de France
    Tlvisions.
 
    "Cela a t une vraie surprise", confie un membre du cabinet de
    Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication.
    "Jusqu' ces derniers jours, cette hypothse n'tait qu'une piste parmi
    d'autres", poursuit-on du ct du ministre des finances. A la
    prsidence de France Tlvisions, on avoue tre "tomb des nues" mme
    si "on sentait bien qu'il y avait quelque chose dans les tuyaux, mais
    pas de cette importance-l".
 
 
 
 
           Michel Rocard "tout  fait en accord" avec
    Nicolas Sarkozy
 
 
 
    Dans la synthse des travaux de la commission sur l'volution du mtier
    d'enseignant qui devrait tre remise  la fin du mois au ministre de
    l'ducation nationale Xavier Darcos, les membres de cette commission
    prside par Marcel Pochard, ancien directeur de la Fonction publique,
    recommanderont eux aussi la suppression de la publicit sur le service
    public.
 
    L'ancien chef de gouvernement socialiste Michel Rocard, qui fait partie
    de cette commission compose de 12 membres, se dclare "tout  fait en
    accord" avec la dcision de Nicolas Sarkozy. "Je suis un vieux partisan
    de cette mesure et c'est une bataille de longue date que j'avais dj
    propose  Franois Mitterrand lorsque j'tais son premier ministre.
    Mais il a toujours refus de l'appliquer", explique au Monde l'ancien
    premier ministre.
 
    "Aprs avoir consult les syndicats et les associations de parents
    d'lves, nous allons recommander de supprimer la publicit sur le
    service public car c'est une condition ncessaire pour la
    revalorisation des missions d'ducation et d'information qui incombent
    au service public", poursuit M. Rocard.
 
                                                              
 
 
 
    L'annonce de M. Sarkozy a mme sem le trouble  la direction du
    dveloppement des mdias (DDM), organisme dpendant de Matignon o, ce
    mme matin, sa directrice Laurence Franceschini avait convoqu les
    dirigeants des radios prives (RTL, RMC, NRJ et les indpendants) pour
    leur expliquer le projet du gouvernement... d'ouvrir plus largement les
    antennes de Radio France  la publicit ! Alerte par une secrtaire
    des dclarations de M. Sarkozy, M^me Franceschini a d annuler en plein
    milieu cette runion en reconnaissant que les propos du prsident de la
    Rpublique "posaient un problme par rapport au projet pour Radio
    France"...
 
    Jean-Paul Cluzel, prsident de la radio publique, a d'ailleurs
    radicalement rectifi son discours. "La rforme souhaite par le
    prsident de la Rpublique ne concerne pas au premier chef
    Radio-France. Mais nous pouvons en bnficier. Nous ne pourrons que
    nous rjouir, si,  l'avenir, nous dpendons encore moins de la
    publicit", a t-il dclar, jeudi 10 janvier, lors de la prsentation
    de ses voeux aux salaris.
 
    UN COMIT DE GROUPE VENDREDI
 
    Mise au point par les conseillers conomiques de M. Sarkozy, cette
    "rvolution audiovisuelle" a t dcide en tout petit comit. Mme
    Georges-Marc Benamou, conseiller pour l'audiovisuel du prsident,
    n'tait pas dans la confidence. "C'est une rflexion que le prsident a
    mrie au fil de ces derniers mois aprs des rencontres avec quelques
    professionnels de l'audiovisuel", explique un producteur qui a toujours
    plaid pour cette dcision. "C'est une vieille revendication datant de
    1981, au moment de l'lection de Franois Mitterrand qui n'a jamais
    voulu trancher le dbat. Sarkozy l'a fait", poursuit-il.
 
    Mercredi 9 dcembre, c'tait "la gueule de bois"  France Tlvisions.
    Personnels inquiets, dont les 300 salaris de la rgie publicitaire,
    syndicats sur le pied de guerre, journalistes abasourdis. Patrick de
    Carolis, PDG de la holding, qui estimait, mardi, que la dcision
    prsidentielle offrait "une clarification du mode de fonctionnement" du
    service public, a reu plusieurs syndicats de l'entreprise pour tenter
    de les rassurer. Mercredi matin, il a eu un entretien avec M^me Albanel
    afin de commencer  fixer un calendrier prcis pour cette rforme.
    Vendredi, il doit prsider un comit de groupe et recevoir les socits
    de journalistes de France 2 et France 3.
 
    "Il faut que les pouvoirs publics sortent du brouillard le plus
    rapidement possible", souligne Patrice Duhamel, directeur gnral de
    France Tlvisions, qui souhaite tre rapidement inform sur l'ampleur
    financire de la compensation, sur le futur financement du service
    public et sur son primtre qui, selon lui, doit tre "scuris". "Nous
    allons raffirmer notre stratgie ditoriale car il n'est pas question
    de faire un "super Arte"", prvient-il. En attendant des prcisions, la
    Socit des journalistes (SDJ) de France 2 a appel le personnel  une
    assemble gnrale jeudi "pour dfinir une position commune". La SDJ
    estime que "ce qui tait prvisible depuis des mois devient clair
    aujourd'hui. Nous voulions plus de moyens, plus de recettes
    publicitaires pour financer nos efforts. (...) Nous n'avons finalement
    droit qu' la disparition pure et simple d'une grande partie de notre
    financement".
 
    Avec l'annonce de M. Sarkozy, le spectre de la privatisation d'une
    chane publique est revenu en force. "La rduction du primtre du
    service public n'est pas  l'ordre du jour", a toutefois dclar M^me
    Albanel, mercredi 9 janvier sur Europe 1. La ministre, qui n'est pas
    favorable  une augmentation de la redevance, a rappel les pistes
    voques par le prsident de la Rpublique comme la taxation des
    recettes publicitaires des chanes prives et une taxation des
    fournisseurs d'accs  Internet et de la tlphonie mobile. De son
    ct, le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a expliqu que
    le but du gouvernement "tait de donner un vrai sens au service public
    en France et dans le paysage audiovisuel".
 
 
