<FILE-date="2008/01/10/19">
<article-nb="2008/01/10/19-1">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1">  Selon un cabinet de recrutement new-yorkais, son rle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rmunration de plus d&#38;#39;un million de dollars par an.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1">      L 'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, a t embauch,
    jeudi 10 janvier, comme conseiller  temps partiel par la banque
    amricaine JP Morgan, a annonc celle-ci dans un communiqu. M. Blair
    conseillera la direction gnrale de la banque, "apportant son immense
    exprience internationale pour lui fournir un avis stratgique et une
    vision de l'intrieur sur les questions politiques mondiales et sur les
    tendances mergentes", se flicite JP Morgan dans le communiqu.
 
 
    L'ancien premier ministre participera de surcrot, au nom de JP Morgan,
     certains vnements et confrences, selon la banque. Cit dans le
    communiqu, M. Blair a soulign pour sa part "cette grande occasion de
    pouvoir contribuer au travail de JP Morgan Chase", qualifie de
    "compagnie de premier ordre  la pointe de l'conomie mondiale, avec
    une prsence pratiquement dans chaque partie du monde".
 
    UNE RMUNRATION DE PLUS D'UN MILLION DE DOLLARS
 
    Selon un cabinet de recrutement new-yorkais cit jeudi par le Financial
    Times, son rle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rmunration
    de plus d'un million de dollars (680 000 euros) par an.
 
    M. Blair, 54 ans, dsormais reprsentant du Quartet pour le
    Proche-Orient, a lui-mme confi au Financial Times qu'il comptait
    prochainement accepter "une petite poigne" de postes similaires de la
    part de diffrentes entreprises dans des secteurs varis. Tony Blair a
    galement indiqu au quotidien qu'il dsirait lancer une fondation
    cumnique, alors qu'il vient lui-mme de se convertir au catholicisme,
    et qu'il allait probablement travailler aussi sur le changement
    climatique.
 
<article-nb="2008/01/10/19-2">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  Le pdophile a t condamn  la rclusion  perptuit en 2004.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      L 'affaire Marc Dutroux va, un temps encore, hanter la Belgique. Le
    tueur en srie a t jug et condamn, en 2004,  Arlon,  la rclusion
    criminelle  perptuit. Mais son dossier n'a jamais t rellement
    referm, huit annes d'enqute n'ayant pas permis d'lucider certains
    mystres. Lundi 7 janvier, une chambre du tribunal de Lige s'est une
    nouvelle fois refuse  mettre un point final  l'affaire qui avait
    boulevers la Belgique.
 
 
    La chambre des mises en accusation de Lige a ordonn au juge
    d'instruction Jacques Langlois, le magistrat qui avait boucl le
    dossier de 450 000 pages avant le procs de 2004, de demander l'avis
    d'experts sur quelque six mille traces - taches, cheveux... -
    retrouves dans la cache que le tueur avait amnage dans sa maison.
    Celle-ci fut dcouverte en aot 1996, ce qui avait permis la libration
    de deux jeunes filles, Laetitia Delhez et Sabine Lejeune. Marc Dutroux
    avait, avant cela, tu quatre fillettes, dont les petites Julie et
    Melissa, et viol deux autres.
 
    En 2001, un dossier "Dutroux bis" fut ouvert afin d'identifier des
    lments qui n'auraient pas figur dans le dossier  soumettre aux
    assises. Il s'agissait non seulement de trancher un litige entre le
    juge Jacques Bourlet et le procureur qui supervisait l'enqute, mais de
    tranquilliser l'opinion et une partie des mdias.
 
    Depuis la capture de Dutroux, la Belgique - et la justice - tait, en
    effet, divise en deux camps. Dans le premier se retrouvaient ceux qui,
    comme le juge Langlois, avaient la conviction que Dutroux avait agi
    pour son propre compte, en "prdateur solitaire". Dans l'autre taient
    rassembls ceux qui penchaient pour la thse selon laquelle le tueur
    oeuvrait pour un rseau criminel auquel il aurait fourni des enfants.
 
    C'est ce conflit qui perdure et que, semble-t-il, la justice belge
    n'ose pas encore trancher. Le juge Langlois, lui, se voit contraint
    d'interroger des experts, mais a dj fait savoir  plusieurs reprises
    qu'il jugeait inutile de multiplier des travaux qui n'apporteront aucun
    lment neuf sur les crimes de Marc Dutroux.
 
<article-nb="2008/01/10/19-3">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  L&#38;#39;institution montaire europenne a dcid, jeudi, de laisser son principal taux directeur inchang  4 %. Le prsident de la BCE, Jean-Claude Trichet, a toutefois prvenu que l&#38;#39;institution montaire tait prte  agir &#38;#34;de faon prventive&#38;#34; pour viter tout risque de drapage des prix.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      C omme au mois de dcembre dernier, la Banque centrale europenne (BCE)
    a laiss, jeudi 10 janvier, son principal taux  directeur inchang, une
    dcision largement   attendue. Le taux de refinancement, qui dtermine
    le niveau du crdit dans   les quinze pays de la zone euro, reste ainsi
     4 %, son niveau depuis   juin.
 
 
    La Banque d'Angleterre   avait, plus tt, annonc elle aussi un statut
    quo sur son principal taux    5,5 % aprs l'avoir abaiss il y a un
    mois.
 
    Le prsident de la BCE, Jean-Claude Trichet, a indiqu que le conseil
    des gouverneurs de la banque a discut de la possibilit de remonter
    les taux directeurs jeudi, et a finalement opt "de faon consensuelle"
    pour un statut quo montaire. Entre les risques inflationnistes et le
    ralentissement conomique dans la zone euro, la BCE a choisi la
    prudence.
 
    Mais M. Trichet a prvenu que l'institution montaire tait prte 
    agir "de faon prventive" pour viter tout risque de drapage des
    prix. Il est "absolument essentiel" d'viter les effets de second tour,
    c'est--dire un emballement gnralis des prix nourris par les
    salaires, a-t-il martel, alors que dbutent jeudi en Allemagne,
    premire conomie de la zone euro, les ngociations salariales pour les
    fonctionnaires de l'Etat et des communes. Les syndicats allemands se
    montrent trs offensifs pour les nouvelles ngociations, demandant
    jusqu' 8 % d'augmentation salariale.
    BAISSE PROBABLE DES TAUX FIN 2008
 
    Une majorit d'conomistes jugent toutefois que le ralentissement en
    vue de l'conomie en zone euro et les   incertitudes pesant sur
    l'impact de la crise du crdit immobilier aux Etats-Unis rendent   un
    nouveau durcissement des taux peu probable. Une baisse de taux, dans la
    foule des Etats-Unis et de la   Grande-Bretagne, reste tout aussi peu
    probable pour le moment, la majorit   des conomistes la situant
    plutt vers la fin de l'anne. "La BCE (...)   est prte  tolrer un
    ou deux trimestres de croissance en dessous du   potentiel pour
    attnuer les pressions inflationnistes avant de commencer   tout dbat
    sur une baisse des taux", estime Holger Schmieding, conomiste    la
    Bank of America.
 
    Un expert de la Commerzbank, Michael Schubert, pense que la BCE "va
    probablement s'inquiter de plus en plus de la performance conomique
    (de la zone euro), et moins des risques inflationnistes".
 
<article-nb="2008/01/10/19-4">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  Aprs un long dbat public, le gouvernement britannique a officiellement annonc,  la mi-journe, la relance de la construction de centrales nuclaires. 
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      A prs un long dbat public, le gouvernement de Gordon Brown a
    officiellement annonc, jeudi 10 janvier, la relance de la construction
    de centrales nuclaires au Royaume-Uni, qui possde le plus vieux parc
    d'Europe occidentale.
 
    A lire le Livre blanc prsent aux Communes par le ministre des
    entreprises et des rformes administratives, John Hutton, la
    construction de nouvelles centrales, dont le nombre n'a pas t
    prcis, ne recevra aucune aide de l'Etat.
 
 
    Comme l'avait prvu le rapport sur l'nergie publi en juillet 2007, le
    cot du dmantlement, de la construction des nouvelles centrales et de
    l'limination des dchets, soit quelque 75 milliards de livres (100
    milliards d'euros) selon une premire estimation, sera entirement
    assur par le secteur priv. Pour attirer les investisseurs, qui
    devraient attendre une dizaine d'annes avant de retirer les premiers
    bnfices, aucune limite n'a t fixe pour la quantit d'lectricit
    produite.
 
    Pour l'heure, les quatorze centrales en activit fournissent 20 % de
    l'lectricit produite, contre 40 % pour les centrales au gaz et 33 %
    pour celles au charbon. La Grande-Bretagne doit construire 10 000 MW de
    capacits (18 % de l'lectricit consomme) dans les vingt prochaines
    annes pour remplacer les vieilles centrales. Neuf racteurs doivent
    tre ferms d'ici  2015. En 2020, faute de construction d'une nouvelle
    gnration de centrales, il ne restera plus qu'un site en activit,
    Sizewell B (comt de Suffolk, sud-est du pays).
 
    Pour leur part, les pouvoirs publics s'engagent  faciliter la
    dlivrance de permis de construire, pnalise par de longues enqutes
    publiques. En raison de la lourdeur du processus de planification, la
    construction de la dernire centrale, Sizewell B, a ainsi pris quatorze
    ans. Pour limiter les protestations des cologistes ou des riverains,
    les nouveaux racteurs seront installs sur les sites existants.
 
    Diversification des sources nergtiques et baisse des missions de gaz
     effet de serre : tels sont les deux objectifs de cette relance du
    nuclaire. A l'heure de l'puisement des rserves d'hydrocarbures de la
    mer du Nord et de la fin de trois dcennies d'autosuffisance, Londres
    entend rduire sa dpendance vis--vis du gaz russe et du ptrole du
    Proche-Orient. Par ailleurs, la baisse de l'usage du charbon
    participera  l'ambitieux objectif officiel de diminution des missions
    de dioxyde de carbone de 60 % d'ici  2050.
 
    Sur le plan parlementaire, le gouvernement travailliste peut compter
    sur le soutien du Parti conservateur, traditionnellement proche des
    milieux d'affaires. En revanche, le Livre blanc a provoqu une leve de
    boucliers de la part des organisations cologistes, qui estiment que
    les nergies renouvelables, les conomies d'nergie et les technologies
    propres permettraient de mieux faire face aux besoins du pays.
    Greenpeace affirme qu'au maximum, grce au nuclaire, les missions du
    royaume ne seront diminues que de 4 % aprs 2025.
 
    Les organisations de dfense des consommateurs redoutent, elles, que
    les producteurs d'lectricit augmentent leurs tarifs, dj trs
    levs, pour amortir plus vite leurs dpenses.
 
    Les groupes, qui se partagent le march de l'lectricit, l'un des plus
    matures au monde, sont intresss par cette relance : les britanniques
    British Energy, Centrica et Scottish & Southern Energy ; le franais
    EDF Energy; les allemands E.ON UK et RWEnpower; l'espagnol Iberdrola,
    qui a rachet Scottish Power. Le franais Suez est aussi dans la
    course. De leur ct, les fabricants de racteurs (Areva,
    Toshiba-Westinghouse, General Electric) s'activent dj pour vendre
    l'lot nuclaire.
 
    Ce march britannique est important  plus d'un titre. Par son poids
    financier d'abord, puisqu'il porte sur plusieurs dizaines de milliards
    d'euros. Par son mode de financement, ensuite, exclusivement priv. Et
    enfin par la position d'autres pays comme l'Allemagne, la Belgique et
    la Sude, qui ont des moratoires de sortie du nuclaire, faisant de la
    Grande-Bretagne une aubaine pour les lectriciens.
 
    Quelques heures avant l'annonce des Britanniques, le premier ministre
    espagnol, Jos Luis Rodriguez Zapatero, confirmait qu'en cas de
    rlection le 9 mars, il s'engageait  "ne pas augmenter l'nergie
    nuclaire dans notre pays, mais plutt  la rduire progressivement et
     faire un effort collectif en faveur des nergies renouvelables".
 
    Cependant, tout n'est pas encore rgl en Grande-Bretagne. Pour
    construire quatre EPR, le racteur de troisime gnration propos par
    Areva, EDF souhaite avoir des garantiessur la comptitivit de
    l'lectricit (si l'on intgre le cot du CO dans l'lectricit
    d'origine thermique) et sur la gestion des dchets radioactifs. Comme
    ses concurrents, il ngocie avec British Energy, qui possde 8 des 14
    sites nuclaires britanniques.
 
    De son ct, Areva, qui propose de fournir aussi du combustible,
    ngocie la construction de centrales quipes d'un EPR avec E.ON, RWE,
    Iberdrola ou Suez, ce dernier tant aussi prt  exploiter des
    centrales dotes de l'AP 1000 de Toshiba-Westinghouse. Entre la
    certification des racteurs, les tudes et les travaux, la premire
    centrale de troisime gnration n'entrera pas en service avant 2017.
 
<article-nb="2008/01/10/19-5">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5">  Hashim Thaci, 39 ans, issu de cette gnration due par la rsistance pacifique des annes 1990 et ex-chef politique de la gurilla de l&#38;#39;Arme de libration du Kosovo (UCK), a t lu par les dputs au poste de premier ministre.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5">      A u nom d'un intrt suprieur  leurs yeux - l'indpendance du Kosovo
    "d'ici  quelques semaines" -, le prsident Fatmir Sejdiu et le premier
    ministre Hashim Thaci ont li, mercredi 9 janvier, leurs destins
    politiques, malgr leurs divergences.
 
    Fatmir Sejdiu, 55 ans, hritier de la lutte pacifiste pour
    l'indpendance mene par Ibrahim Rugova jusqu' sa mort en janvier
    2006, a t reconduit, par le Parlement kosovar,  la prsidence des
    institutions autonomes de la province de Serbie, sous administration
    internationale depuis 1999. Hashim Thaci, 39 ans, issu de cette
    gnration due par la rsistance pacifique des annes 1990 et ex-chef
    politique de la gurilla de l'Arme de libration du Kosovo (UCK), a
    t lu par les dputs au poste de premier ministre.
 
 
    Devant les parlementaires runis pour la premire fois depuis le
    scrutin lgislatif du 17 novembre 2007, M. Thaci a rappel que "le but
    est de faire du Kosovo un Etat indpendant au dbut de cette anne".
    "Ce rve et ce droit vont devenir une ralit prochainement. Le Kosovo
    sera indpendant", a-t-il dclar.
 
    Aucune date n'a t fixe pour ce jour attendu depuis la fin de la
    guerre avec la Serbie, en juin 1999, par les dirigeants de la
    communaut albanaise, qui rassemble 90 % des quelque 2 millions de
    Kosovars. Les Etats-Unis et la majorit des pays de l'Union europenne,
    qui soutiennent une "indpendance du Kosovo sous supervision
    internationale", ont demand  Pristina de patienter. Au moins jusqu'
    l'lection prsidentielle serbe prvue les 20 janvier et 3 fvrier. Le
    scnario occidental est de favoriser la rlection de l'actuel chef de
    l'Etat, Boris Tadic, proeuropen, menace par le candidat
    ultranationaliste Tomislav Nikolic. "Le Kosovo ne fera rien sans
    l'accord de Washington ni de Bruxelles : pas d'action unilatrale", a
    promis M. Thaci.
 
    "APPROBATION INTERNATIONALE"
 
    Cette patience s'explique aussi par l'assurance,  Pristina, que le
    jour de l'indpendance est proche. Malgr l'opposition de Belgrade et
    de Moscou, qui plaident pour un prolongement des ngociations entre
    Serbes et Kosovars albanais, conclues par un chec en dcembre. Le
    prsident Fatmir Sejdiu en est donc certain : "Le Kosovo aura bientt
    l'approbation de la communaut internationale pour son indpendance
    (...), qui rpond  la volont du peuple."
 
    En attendant ce jour, le Kosovo sera dirig par une coalition
    runissant le Parti dmocratique du Kosovo (PDK) de Hashim Thaci,
    vainqueur des lgislatives de novembre, et la Ligue dmocratique du
    Kosovo (LDK) du prsident Sejdiu. 85 parlementaires sur 120 ont
    approuv cette alliance gouvernementale qui, au-del de l'agenda
    indpendantiste, devra grer une situation conomique trs dgrade.
 
<article-nb="2008/01/10/19-6">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6">  Le commando dmantel aurait t constitu en 2001 par Jos Antonio Aranibar Armendoz, lieutenant de Mikel Garicoitz Aspiazu &#38;#34;Txeroki&#38;#34;, l&#38;#39;un des chefs militaires supposs de l&#38;#39;ETA.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6">      L a police espagnole a port un nouveau coup svre  l'ETA en arrtant
    deux des auteurs de l'attentat qui, le 30 dcembre 2006, avait tu deux
    personnes  l'aroport de Madrid. Le ministre de l'intrieur espagnol,
    Alfredo Prez Rubalcaba, a annonc, mercredi 9 janvier, que les deux
    hommes interpells par la Garde civile dimanche  Mondragon, au Pays
    Basque, Igor Portu et Martn Sarasola, faisaient partie du commando qui
    avait dtruit l'un des parkings du nouveau terminal de Barajas. Un
    troisime excutant, Mikel San Sebastian, est recherch, ainsi qu'un
    quatrime membre de ce commando, Joseba Iturbide.
 
 
 
 
           L'immigration et l'ETA au sommet
    franco-espagnol
 
 
 
    La lutte contre l'ETA figure au programme de la rencontre entre Jos
    Luis Rodriguez Zapatero et Nicolas Sarkozy,  Paris, jeudi 10 janvier.
    Les deux hommes devaient donner un cadre officiel  l'unit de police
    conjointe permanente, dont la cration a t annonce en dcembre,
    aprs le meurtre par deux indpendantistes basques de deux gardes
    civils espagnols en France,  Capbreton. Le sommet franco-espagnol
    devait galement aborder la question de l'immigration et faire avancer
    le projet de ligne lectrique  trs haute tension entre Grone et
    Perpignan, encalmin depuis plus de quinze ans. - (Corresp.)
 
                                                              
 
 
 
    Ce spectaculaire attentat  la voiture pige avait interrompu les
    ngociations lances quelques mois plus tt par le gouvernement
    espagnol avec le groupe clandestin pour mettre fin  la violence au
    Pays basque. Selon le ministre de l'intrieur, Martn Sarasola aurait
    lui-mme livr  la police les dtails sur l'activit du commando,
    compos de membres "lgaux", c'est--dire non clandestins car non
    fichs par la police, de l'ETA. "Il a tout racont", a insist le
    ministre.
 
    Selon plusieurs mdias espagnols, ce commando se prparait  commettre
    un nouvel attentat  la voiture pige de grande envergure  Madrid. La
    cible aurait t, cette fois, un parking d'Azca, un quartier  la fois
    commercial et d'affaire du centre de Madrid, proche galement du stade
    Santiago Barnabeu, celui du club de football du Real Madrid. A
    l'occasion de ces arrestations, les forces de police ont aussi
    dcouvert, lundi et mardi, deux caches o l'organisation
    indpendantiste avait entrepos 150 kg de substances explosives, douze
    dtonateurs, neuf rouleaux de cordon de mise  feu et cinq
    retardateurs.
 
    CONTUSIONS ET CTES CASSES
 
    Le commando dmantel aurait t constitu en 2001 par Jos Antonio
    Aranibar Armendoz, lieutenant de Mikel Garicoitz Aspiazu "Txeroki",
    l'un des chefs militaires supposs de l'ETA. Initialement, la mission
    de ses membres tait de faire franchir la frontire franco-espagnole,
    d'abord  des hommes de l'ETA, puis  des armes et  des explosifs. En
    2005, il se serait mis  commettre lui-mme des attentats. Il aurait
    notamment pos la bombe qui a dtruit une discothque basque en
    dcembre 2005. En aot 2007, ses membres, se croyant reprs, avaient
    fait exploser prs de Castelln, dans la rgion de Valence, une
    fourgonnette remplie d'explosif et destine  commettre un attentat de
    grande ampleur.
 
    Pass dans la clandestinit en 2003, Jos Antonio Aranibar Armendoz a
    t arrt le 2 juillet 2007  Saint-Jean-Pied de Port, alors qu'il
    venait de livrer  deux comparses une fourgonnette charge d'explosifs.
    Deux mois plus tard, dans un pavillon de Cahors, dans le Lot, la police
    avait dmantel une cellule de l'ETA qui se consacrait, entre autre, 
    fabriquer des bombes. Celles de l'aroport de Madrid pourraient en
    provenir.
 
    Une polmique est ne ces dernires heures aprs qu'Igor Portu eut d
    tre hospitalis dans un service de soins intensifs quinze heures aprs
    son arrestation, avec de multiples contusions et une cte casse. Des
    proches d'Igor Portu ont dnonc des actes de torture. Le gouvernement
    basque a mis en doute la version des forces de l'ordre, qui attribuent
    son tat  une arrestation muscle due  une tentative de fuite des
    intresss.
 
    M. Rubalcaba s'est dit dispos  faire la lumire sur cette affaire.
    Mercredi, lors de sa confrence de presse, il a mis en doute la thse
    des mauvais traitements. Selon lui, Martn Sarasola lui-mme aurait
    dclar devant un mdecin asserment ne pas avoir subi de mauvais
    traitements et le lgiste ayant examin Igor Portu aurait conclu que
    ses lsions sont compatibles avec une arrestation en force. Un juge de
    l'Audience nationale, la plus haute juridiction pnale espagnole,
    devait se rendre  l'hpital de Saint-Sbastien jeudi pour interroger
    Igor Portu.
 
 
