<FILE-date="2008/01/10/19">
<article-nb="2008/01/10/19-1">
<article-nb="2008/01/10/19-2">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  L&#38;#39;Union africaine a annonc que les deux parties &#38;#34;sont convenues de travailler&#38;#34; avec M. Annan &#38;#34;en vue d&#38;#39;un rglement de leurs divergences et de toutes les questions en suspens&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      L a crise qui paralyse le Kenya depuis la rlection fin dcembre du
    prsident sortant, Mwai Kibaki, pourrait tre en passe de se rsoudre.
    L'Union africaine (UA), dont le prsident, John Kufuor, a jusqu'ici
    jou le rle de mdiateur entre M. Kibaki et son rival, Raila Odinga, a
    annonc, jeudi 10 janvier, que les deux parties s'taient engages 
    poursuivre "le dialogue, sous les auspices de l'UA (et)  une cessation
    immdiate" de la violence, ajoutant que l'ancien secrtaire gnral de
    l'ONU, Kofi Annan, est  son tour charg d'une mdiation.
 
 
    "Les parties sont convenues de travailler avec un groupe de
    personnalits africaines minentes dirig par Kofi Annan en vue d'un
    rglement de leurs divergences et de toutes les questions en suspens, y
      compris les rformes constitutionnelles et lectorales", a affirm un
    communiqu de l'UA. L'arrive de M. Annan  Nairobi pourrait faciliter
    une rencontre entre M. Kibaki et M. Odinga, ce dernier ayant rpt 
    plusieurs reprises qu'une telle runion ne serait possible qu'en
    prsence d'un mdiateur international.
 
    M. KIBAKI POURSUIT LA MISE EN PLACE DE SON GOUVERNEMENT
 
    Alors que les tractations diplomatiques se poursuivaient jeudi entre
    Raila Odinga et des missaires de la communaut internationale,
    notamment les ambassadeurs amricain, franais et anglais, le prsident
    Kibaki a poursuivi la mise en place de son gouvernement "d'ouverture"
    en procdant  la prestation de serment de plusieurs de ses membres.
 
    Les violences qui ont suivi le scrutin lectoral du 27 dcembre ont
    fait au moins 600 morts et plus de 250 000 dplacs. Si la tension est
    retombe depuis plusieurs jours, le climat reste lourd,
    particulirement  Nairobi. Une manifestation  l'appel de la branche
    fminine du principal parti d'opposition, le Mouvement dmocratique
    orange (ODM), a t disperse au gaz lacrymogne, jeudi, sans faire de
    blesss. Kenyans for Peace with Truth and Justice, une ONG cre aprs
    les lections, a par ailleurs demand que les vingt-deux membres de la
    commission lectorale soient poursuivis en justice, notamment pour
    fraude, faux et usage de faux.
 
<article-nb="2008/01/10/19-3">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Selon un cabinet de recrutement new-yorkais, son rle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rmunration de plus d&#38;#39;un million de dollars par an.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L 'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, a t embauch,
    jeudi 10 janvier, comme conseiller  temps partiel par la banque
    amricaine JP Morgan, a annonc celle-ci dans un communiqu. M. Blair
    conseillera la direction gnrale de la banque, "apportant son immense
    exprience internationale pour lui fournir un avis stratgique et une
    vision de l'intrieur sur les questions politiques mondiales et sur les
    tendances mergentes", se flicite JP Morgan dans le communiqu.
 
 
    L'ancien premier ministre participera de surcrot, au nom de JP Morgan,
     certains vnements et confrences, selon la banque. Cit dans le
    communiqu, M. Blair a soulign pour sa part "cette grande occasion de
    pouvoir contribuer au travail de JP Morgan Chase", qualifie de
    "compagnie de premier ordre  la pointe de l'conomie mondiale, avec
    une prsence pratiquement dans chaque partie du monde".
 
    UNE RMUNRATION DE PLUS D'UN MILLION DE DOLLARS
 
    Selon un cabinet de recrutement new-yorkais cit jeudi par le Financial
    Times, son rle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rmunration
    de plus d'un million de dollars (680 000 euros) par an.
 
    M. Blair, 54 ans, dsormais reprsentant du Quartet pour le
    Proche-Orient, a lui-mme confi au Financial Times qu'il comptait
    prochainement accepter "une petite poigne" de postes similaires de la
    part de diffrentes entreprises dans des secteurs varis. Tony Blair a
    galement indiqu au quotidien qu'il dsirait lancer une fondation
    cumnique, alors qu'il vient lui-mme de se convertir au catholicisme,
    et qu'il allait probablement travailler aussi sur le changement
    climatique.
 
<article-nb="2008/01/10/19-4">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Le pdophile a t condamn  la rclusion  perptuit en 2004.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      L 'affaire Marc Dutroux va, un temps encore, hanter la Belgique. Le
    tueur en srie a t jug et condamn, en 2004,  Arlon,  la rclusion
    criminelle  perptuit. Mais son dossier n'a jamais t rellement
    referm, huit annes d'enqute n'ayant pas permis d'lucider certains
    mystres. Lundi 7 janvier, une chambre du tribunal de Lige s'est une
    nouvelle fois refuse  mettre un point final  l'affaire qui avait
    boulevers la Belgique.
 
 
    La chambre des mises en accusation de Lige a ordonn au juge
    d'instruction Jacques Langlois, le magistrat qui avait boucl le
    dossier de 450 000 pages avant le procs de 2004, de demander l'avis
    d'experts sur quelque six mille traces - taches, cheveux... -
    retrouves dans la cache que le tueur avait amnage dans sa maison.
    Celle-ci fut dcouverte en aot 1996, ce qui avait permis la libration
    de deux jeunes filles, Laetitia Delhez et Sabine Lejeune. Marc Dutroux
    avait, avant cela, tu quatre fillettes, dont les petites Julie et
    Melissa, et viol deux autres.
 
    En 2001, un dossier "Dutroux bis" fut ouvert afin d'identifier des
    lments qui n'auraient pas figur dans le dossier  soumettre aux
    assises. Il s'agissait non seulement de trancher un litige entre le
    juge Jacques Bourlet et le procureur qui supervisait l'enqute, mais de
    tranquilliser l'opinion et une partie des mdias.
 
    Depuis la capture de Dutroux, la Belgique - et la justice - tait, en
    effet, divise en deux camps. Dans le premier se retrouvaient ceux qui,
    comme le juge Langlois, avaient la conviction que Dutroux avait agi
    pour son propre compte, en "prdateur solitaire". Dans l'autre taient
    rassembls ceux qui penchaient pour la thse selon laquelle le tueur
    oeuvrait pour un rseau criminel auquel il aurait fourni des enfants.
 
    C'est ce conflit qui perdure et que, semble-t-il, la justice belge
    n'ose pas encore trancher. Le juge Langlois, lui, se voit contraint
    d'interroger des experts, mais a dj fait savoir  plusieurs reprises
    qu'il jugeait inutile de multiplier des travaux qui n'apporteront aucun
    lment neuf sur les crimes de Marc Dutroux.
 
<article-nb="2008/01/10/19-5">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Publie mercredi 9 janvier sur le site Internet du &#38;#34;New England Journal of Medicine&#38;#34;, l&#38;#39;tude s&#38;#39;appuie sur des donnes recueillies au cours d&#38;#39;une enqute sur la sant des familles irakiennes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      U ne tude mene par le gouvernement de Bagdad et l'Organisation
    mondiale de la sant (OMS) fait tat de 151 000 dcs par mort violente
    en Irak durant les trois premires annes de la guerre, entre mars 2003
    et juin 2006. Publie mercredi 9 janvier sur le site Internet du New
    England Journal of Medicine, l'tude s'appuie sur des donnes
    recueillies au cours d'une enqute sur la sant des familles
    irakiennes. La mort violente est devenue la principale cause de dcs
    pour les hommes irakiens gs de 15  59 ans. L'tude ne permet pas de
    dire si ces dcs auraient eu lieu sans la guerre, mais "les taux de
    mortalit pour 2002 et le dbut de l'anne 2003 montraient que la
    mortalit due  des causes violentes tait basse avant l'invasion
    (amricaine)", indique l'OMS.
 
 
    L'enqute a t mene sur le terrain auprs de 9 345 familles,
    reprsentant plus de 60 000 personnes, dans un millier de villes et
    villages rpartis dans les 18 gouvernorats du pays. Le taux annuel de
    morts violentes depuis l'invasion de l'Irak a t estim  1,67 dcs
    pour 1 000 habitants, ce qui correspond  151 000 dcs pour la priode
    tudie. "Auparavant, ce taux tait de 0,1 pour 1 000, tout en sachant
    que plus on remonte dans le temps, moins les donnes taient prcises",
    nuance Mohamed Ali, un statisticien de l'OMS qui a particip  l'tude.
 
    Compte tenu des difficults  recueillir les donnes (dplacements de
    population, inscurit...), les auteurs estiment que le nombre de dcs
    par mort violente se situe entre 104 000 et 223 000.
 
    Les auteurs prviennent de l'incertitude inhrente  ce type d'enqute.
    "Toutefois, en l'absence d'une comptabilisation complte des dcs par
    les services d'tat civil et les hpitaux, les enqutes sur les mnages
    sont le meilleur moyen dont nous disposons", affirme M. Ali.
 
    Dans la premire anne qui suivit l'invasion de l'Irak en mars 2003, le
    taux de dcs par mort violente a t de 128 Irakiens tus par jour. Au
    cours de la deuxime anne, la moyenne a t de 115 dcs par mort
    violente par jour. Elle est remonte  126 dcs quotidiens au cours de
    la troisime anne.
 
    "CRISE HUMANITAIRE"
 
    La mortalit due  des causes autres que la violence s'est galement
    accrue d'environ 60 %, passant de 3 dcs pour 1 000 habitants avant
    l'invasion  4,9 dcs pour 1 000 habitants aprs celle-ci. Ces taux
    sont cependant analogues  ceux d'autres pays de la rgion.
 
    Les estimations du nombre de dcs par mort violente de cette tude
    sont nettement infrieures  celles d'une enqute publie en 2006 dans
    l'hebdomadaire mdical britannique The Lancet, qui avanait pour la
    mme priode le chiffre de 601 027 dcs par mort violente. Une
    diffrence que l'OMS explique par les dimensions cinq fois plus
    restreintes de l'chantillon de l'tude du Lancet, source d'une plus
    grande imprcision.
 
    De son ct, l'ONG britannique Iraq Body Count, qui s'appuie uniquement
    sur des donnes statistiques vrifies, a recens 47 668 dcs par mort
    violente pour la mme priode de trois ans. Elle affirme, tout en
    prcisant que son bilan n'est pas exhaustif, que le nombre de dcs par
    mort violente se situe aujourd'hui entre 80 000  87 000.
 
    Dans leur conclusion, les auteurs de l'article du New England Journal
    of Medicine soulignent que leur enqute "pointe un tribut de morts
    massif dans la foule de l'invasion de 2003 et ne reprsente qu'une des
    nombreuses consquences sanitaires et humaines d'une crise humanitaire
    en cours".
 
<article-nb="2008/01/10/19-6">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  L&#38;#39;institution montaire europenne a dcid, jeudi, de laisser son principal taux directeur inchang  4 %. Le prsident de la BCE, Jean-Claude Trichet, a toutefois prvenu que l&#38;#39;institution montaire tait prte  agir &#38;#34;de faon prventive&#38;#34; pour viter tout risque de drapage des prix.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      C omme au mois de dcembre dernier, la Banque centrale europenne (BCE)
    a laiss, jeudi 10 janvier, son principal taux  directeur inchang, une
    dcision largement   attendue. Le taux de refinancement, qui dtermine
    le niveau du crdit dans   les quinze pays de la zone euro, reste ainsi
     4 %, son niveau depuis   juin.
 
 
    La Banque d'Angleterre   avait, plus tt, annonc elle aussi un statut
    quo sur son principal taux    5,5 % aprs l'avoir abaiss il y a un
    mois.
 
    Le prsident de la BCE, Jean-Claude Trichet, a indiqu que le conseil
    des gouverneurs de la banque a discut de la possibilit de remonter
    les taux directeurs jeudi, et a finalement opt "de faon consensuelle"
    pour un statut quo montaire. Entre les risques inflationnistes et le
    ralentissement conomique dans la zone euro, la BCE a choisi la
    prudence.
 
    Mais M. Trichet a prvenu que l'institution montaire tait prte 
    agir "de faon prventive" pour viter tout risque de drapage des
    prix. Il est "absolument essentiel" d'viter les effets de second tour,
    c'est--dire un emballement gnralis des prix nourris par les
    salaires, a-t-il martel, alors que dbutent jeudi en Allemagne,
    premire conomie de la zone euro, les ngociations salariales pour les
    fonctionnaires de l'Etat et des communes. Les syndicats allemands se
    montrent trs offensifs pour les nouvelles ngociations, demandant
    jusqu' 8 % d'augmentation salariale.
    BAISSE PROBABLE DES TAUX FIN 2008
 
    Une majorit d'conomistes jugent toutefois que le ralentissement en
    vue de l'conomie en zone euro et les   incertitudes pesant sur
    l'impact de la crise du crdit immobilier aux Etats-Unis rendent   un
    nouveau durcissement des taux peu probable. Une baisse de taux, dans la
    foule des Etats-Unis et de la   Grande-Bretagne, reste tout aussi peu
    probable pour le moment, la majorit   des conomistes la situant
    plutt vers la fin de l'anne. "La BCE (...)   est prte  tolrer un
    ou deux trimestres de croissance en dessous du   potentiel pour
    attnuer les pressions inflationnistes avant de commencer   tout dbat
    sur une baisse des taux", estime Holger Schmieding, conomiste    la
    Bank of America.
 
    Un expert de la Commerzbank, Michael Schubert, pense que la BCE "va
    probablement s'inquiter de plus en plus de la performance conomique
    (de la zone euro), et moins des risques inflationnistes".
 
<article-nb="2008/01/10/19-7">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Le prsident amricain a commenc une visite historique en Isral en affirmant sa volont d&#38;#39;une &#38;#34;paix durable&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">   
 
 
<article-nb="2008/01/10/19-8">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Le commando dmantel aurait t constitu en 2001 par Jos Antonio Aranibar Armendoz, lieutenant de Mikel Garicoitz Aspiazu &#38;#34;Txeroki&#38;#34;, l&#38;#39;un des chefs militaires supposs de l&#38;#39;ETA.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      L a police espagnole a port un nouveau coup svre  l'ETA en arrtant
    deux des auteurs de l'attentat qui, le 30 dcembre 2006, avait tu deux
    personnes  l'aroport de Madrid. Le ministre de l'intrieur espagnol,
    Alfredo Prez Rubalcaba, a annonc, mercredi 9 janvier, que les deux
    hommes interpells par la Garde civile dimanche  Mondragon, au Pays
    Basque, Igor Portu et Martn Sarasola, faisaient partie du commando qui
    avait dtruit l'un des parkings du nouveau terminal de Barajas. Un
    troisime excutant, Mikel San Sebastian, est recherch, ainsi qu'un
    quatrime membre de ce commando, Joseba Iturbide.
 
 
 
 
           L'immigration et l'ETA au sommet
    franco-espagnol
 
 
 
    La lutte contre l'ETA figure au programme de la rencontre entre Jos
    Luis Rodriguez Zapatero et Nicolas Sarkozy,  Paris, jeudi 10 janvier.
    Les deux hommes devaient donner un cadre officiel  l'unit de police
    conjointe permanente, dont la cration a t annonce en dcembre,
    aprs le meurtre par deux indpendantistes basques de deux gardes
    civils espagnols en France,  Capbreton. Le sommet franco-espagnol
    devait galement aborder la question de l'immigration et faire avancer
    le projet de ligne lectrique  trs haute tension entre Grone et
    Perpignan, encalmin depuis plus de quinze ans. - (Corresp.)
 
                                                              
 
 
 
    Ce spectaculaire attentat  la voiture pige avait interrompu les
    ngociations lances quelques mois plus tt par le gouvernement
    espagnol avec le groupe clandestin pour mettre fin  la violence au
    Pays basque. Selon le ministre de l'intrieur, Martn Sarasola aurait
    lui-mme livr  la police les dtails sur l'activit du commando,
    compos de membres "lgaux", c'est--dire non clandestins car non
    fichs par la police, de l'ETA. "Il a tout racont", a insist le
    ministre.
 
    Selon plusieurs mdias espagnols, ce commando se prparait  commettre
    un nouvel attentat  la voiture pige de grande envergure  Madrid. La
    cible aurait t, cette fois, un parking d'Azca, un quartier  la fois
    commercial et d'affaire du centre de Madrid, proche galement du stade
    Santiago Barnabeu, celui du club de football du Real Madrid. A
    l'occasion de ces arrestations, les forces de police ont aussi
    dcouvert, lundi et mardi, deux caches o l'organisation
    indpendantiste avait entrepos 150 kg de substances explosives, douze
    dtonateurs, neuf rouleaux de cordon de mise  feu et cinq
    retardateurs.
 
    CONTUSIONS ET CTES CASSES
 
    Le commando dmantel aurait t constitu en 2001 par Jos Antonio
    Aranibar Armendoz, lieutenant de Mikel Garicoitz Aspiazu "Txeroki",
    l'un des chefs militaires supposs de l'ETA. Initialement, la mission
    de ses membres tait de faire franchir la frontire franco-espagnole,
    d'abord  des hommes de l'ETA, puis  des armes et  des explosifs. En
    2005, il se serait mis  commettre lui-mme des attentats. Il aurait
    notamment pos la bombe qui a dtruit une discothque basque en
    dcembre 2005. En aot 2007, ses membres, se croyant reprs, avaient
    fait exploser prs de Castelln, dans la rgion de Valence, une
    fourgonnette remplie d'explosif et destine  commettre un attentat de
    grande ampleur.
 
    Pass dans la clandestinit en 2003, Jos Antonio Aranibar Armendoz a
    t arrt le 2 juillet 2007  Saint-Jean-Pied de Port, alors qu'il
    venait de livrer  deux comparses une fourgonnette charge d'explosifs.
    Deux mois plus tard, dans un pavillon de Cahors, dans le Lot, la police
    avait dmantel une cellule de l'ETA qui se consacrait, entre autre, 
    fabriquer des bombes. Celles de l'aroport de Madrid pourraient en
    provenir.
 
    Une polmique est ne ces dernires heures aprs qu'Igor Portu eut d
    tre hospitalis dans un service de soins intensifs quinze heures aprs
    son arrestation, avec de multiples contusions et une cte casse. Des
    proches d'Igor Portu ont dnonc des actes de torture. Le gouvernement
    basque a mis en doute la version des forces de l'ordre, qui attribuent
    son tat  une arrestation muscle due  une tentative de fuite des
    intresss.
 
    M. Rubalcaba s'est dit dispos  faire la lumire sur cette affaire.
    Mercredi, lors de sa confrence de presse, il a mis en doute la thse
    des mauvais traitements. Selon lui, Martn Sarasola lui-mme aurait
    dclar devant un mdecin asserment ne pas avoir subi de mauvais
    traitements et le lgiste ayant examin Igor Portu aurait conclu que
    ses lsions sont compatibles avec une arrestation en force. Un juge de
    l'Audience nationale, la plus haute juridiction pnale espagnole,
    devait se rendre  l'hpital de Saint-Sbastien jeudi pour interroger
    Igor Portu.
 
 
<article-nb="2008/01/10/19-9">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Aprs un long dbat public, le gouvernement britannique a officiellement annonc,  la mi-journe, la relance de la construction de centrales nuclaires. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      A prs un long dbat public, le gouvernement de Gordon Brown a
    officiellement annonc, jeudi 10 janvier, la relance de la construction
    de centrales nuclaires au Royaume-Uni, qui possde le plus vieux parc
    d'Europe occidentale.
 
    A lire le Livre blanc prsent aux Communes par le ministre des
    entreprises et des rformes administratives, John Hutton, la
    construction de nouvelles centrales, dont le nombre n'a pas t
    prcis, ne recevra aucune aide de l'Etat.
 
 
    Comme l'avait prvu le rapport sur l'nergie publi en juillet 2007, le
    cot du dmantlement, de la construction des nouvelles centrales et de
    l'limination des dchets, soit quelque 75 milliards de livres (100
    milliards d'euros) selon une premire estimation, sera entirement
    assur par le secteur priv. Pour attirer les investisseurs, qui
    devraient attendre une dizaine d'annes avant de retirer les premiers
    bnfices, aucune limite n'a t fixe pour la quantit d'lectricit
    produite.
 
    Pour l'heure, les quatorze centrales en activit fournissent 20 % de
    l'lectricit produite, contre 40 % pour les centrales au gaz et 33 %
    pour celles au charbon. La Grande-Bretagne doit construire 10 000 MW de
    capacits (18 % de l'lectricit consomme) dans les vingt prochaines
    annes pour remplacer les vieilles centrales. Neuf racteurs doivent
    tre ferms d'ici  2015. En 2020, faute de construction d'une nouvelle
    gnration de centrales, il ne restera plus qu'un site en activit,
    Sizewell B (comt de Suffolk, sud-est du pays).
 
    Pour leur part, les pouvoirs publics s'engagent  faciliter la
    dlivrance de permis de construire, pnalise par de longues enqutes
    publiques. En raison de la lourdeur du processus de planification, la
    construction de la dernire centrale, Sizewell B, a ainsi pris quatorze
    ans. Pour limiter les protestations des cologistes ou des riverains,
    les nouveaux racteurs seront installs sur les sites existants.
 
    Diversification des sources nergtiques et baisse des missions de gaz
     effet de serre : tels sont les deux objectifs de cette relance du
    nuclaire. A l'heure de l'puisement des rserves d'hydrocarbures de la
    mer du Nord et de la fin de trois dcennies d'autosuffisance, Londres
    entend rduire sa dpendance vis--vis du gaz russe et du ptrole du
    Proche-Orient. Par ailleurs, la baisse de l'usage du charbon
    participera  l'ambitieux objectif officiel de diminution des missions
    de dioxyde de carbone de 60 % d'ici  2050.
 
    Sur le plan parlementaire, le gouvernement travailliste peut compter
    sur le soutien du Parti conservateur, traditionnellement proche des
    milieux d'affaires. En revanche, le Livre blanc a provoqu une leve de
    boucliers de la part des organisations cologistes, qui estiment que
    les nergies renouvelables, les conomies d'nergie et les technologies
    propres permettraient de mieux faire face aux besoins du pays.
    Greenpeace affirme qu'au maximum, grce au nuclaire, les missions du
    royaume ne seront diminues que de 4 % aprs 2025.
 
    Les organisations de dfense des consommateurs redoutent, elles, que
    les producteurs d'lectricit augmentent leurs tarifs, dj trs
    levs, pour amortir plus vite leurs dpenses.
 
    Les groupes, qui se partagent le march de l'lectricit, l'un des plus
    matures au monde, sont intresss par cette relance : les britanniques
    British Energy, Centrica et Scottish & Southern Energy ; le franais
    EDF Energy; les allemands E.ON UK et RWEnpower; l'espagnol Iberdrola,
    qui a rachet Scottish Power. Le franais Suez est aussi dans la
    course. De leur ct, les fabricants de racteurs (Areva,
    Toshiba-Westinghouse, General Electric) s'activent dj pour vendre
    l'lot nuclaire.
 
    Ce march britannique est important  plus d'un titre. Par son poids
    financier d'abord, puisqu'il porte sur plusieurs dizaines de milliards
    d'euros. Par son mode de financement, ensuite, exclusivement priv. Et
    enfin par la position d'autres pays comme l'Allemagne, la Belgique et
    la Sude, qui ont des moratoires de sortie du nuclaire, faisant de la
    Grande-Bretagne une aubaine pour les lectriciens.
 
    Quelques heures avant l'annonce des Britanniques, le premier ministre
    espagnol, Jos Luis Rodriguez Zapatero, confirmait qu'en cas de
    rlection le 9 mars, il s'engageait  "ne pas augmenter l'nergie
    nuclaire dans notre pays, mais plutt  la rduire progressivement et
     faire un effort collectif en faveur des nergies renouvelables".
 
    Cependant, tout n'est pas encore rgl en Grande-Bretagne. Pour
    construire quatre EPR, le racteur de troisime gnration propos par
    Areva, EDF souhaite avoir des garantiessur la comptitivit de
    l'lectricit (si l'on intgre le cot du CO dans l'lectricit
    d'origine thermique) et sur la gestion des dchets radioactifs. Comme
    ses concurrents, il ngocie avec British Energy, qui possde 8 des 14
    sites nuclaires britanniques.
 
    De son ct, Areva, qui propose de fournir aussi du combustible,
    ngocie la construction de centrales quipes d'un EPR avec E.ON, RWE,
    Iberdrola ou Suez, ce dernier tant aussi prt  exploiter des
    centrales dotes de l'AP 1000 de Toshiba-Westinghouse. Entre la
    certification des racteurs, les tudes et les travaux, la premire
    centrale de troisime gnration n'entrera pas en service avant 2017.
 
<article-nb="2008/01/10/19-10">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Le taux d&#38;#39;pargne  des mnages nippons  est tomb  3,2 %  du revenu, contre 23,1 %  en 1975. Il est devenu l&#38;#39;un des plus faibles au monde
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L 'volution dmographique continue de faire baisser le taux d'pargne
    au Japon. A 3,2 % de leur revenu au terme de l'exercice fiscal du 1^er
    avril 2006 au 31 mars 2007, il poursuit une baisse amorce en 1997,
    anne o il avait atteint les 11,4 %. En 1975, il s'tablissait  23,1
    %.
 
    Ces chiffres annoncs, mercredi 9 janvier, par le Bureau du
    gouvernement refltent l'impact du vieillissement de la population, de
    la baisse des salaires, de la prcarisation de l'emploi ainsi que du
    faible attrait des placements financiers (march boursier atone, taux
    d'intrt extrmement bas).
 
 
    Le Japon occupe aujourd'hui la deuxime place des pays qui pargnent le
    moins, derrire les Etats-Unis o le taux d'pargne est ngatif, et
    loin des nations europennes, comme la France o il atteint 12 %.
 
    Dans l'archipel, l'anne 2007 a concid avec l'arrive  l'ge de la
    retraite de la gnration du baby-boom ne dans les annes 1947-1949.
    La proportion des plus de 65 ans dpasse les 20 % de la population
    depuis 2005, le niveau le plus lev au monde. Ayant cess leurs
    activits, ces personnes ont tendance  puiser dans leurs conomies
    pour maintenir leur niveau de vie. Dans le mme temps, les revenus
    continuent de stagner, voire de rgresser. En novembre 2007, le salaire
    mensuel moyen des employs rguliers des entreprises de plus de cinq
    personnes a recul, pour le troisime mois conscutif, de 0,2 %  289
    466 yens (1 802 euros).
 
    A cela s'ajoute la multiplication des emplois prcaires, en hausse en
    novembre, et sur un an, de 3,2 %  11 563 000 personnes (26 % de la
    population active). Ces salaris touchent gnralement des revenus ne
    leur permettant pas de se constituer une pargne.
 
    UN RISQUE  LONG TERME
 
    Lors d'une intervention  la Maison franco-japonaise en dcembre 2006,
    le professeur Charles Yuji Horioka, de l'universit d'Osaka, faisait
    remarquer qu'une pargne leve au Japon n'avait rien d'une constante
    dans l'histoire. Avant la guerre, elle tait trs faible, voire
    ngative.
 
    Sa progression jusque dans les annes 1980 dcoulait de la jeunesse de
    la population et de la croissance rapide des revenus, conjugus  un
    trs faible niveau des systmes de Scurit sociale et d'accs au
    crdit. Dans le mme temps, le gouvernement avait men, jusqu'en 1988
    une politique d'incitation  l'pargne, avec notamment une
    dfiscalisation des intrts sur les dpts bancaires et postaux. Cette
    politique, interrompue sous la pression des Etats-Unis qui souhaitaient
    voir la consommation progresser dans l'archipel, avait conduit les
    Japonais  devenir les plus gros pargnants de la plante.
 
    La baisse rgulire du taux d'pargne des mnages ne suscite pas de
    grandes inquitudes pour l'conomie japonaise  court terme. L'argent
    qui n'est pas mis de ct soutient la consommation. Dans le mme temps,
    l'Etat et les entreprises continuent  pargner.
 
    Aujourd'hui  1 540 000 milliards de yens (9 338 milliards d'euros), le
    total de l'pargne reste  un niveau trs lev. Mais comme le fait
    remarquer un expert, " moyen et long terme, la poursuite de la baisse
    pourrait se rvler problmatique. Un phnomne d'"amricanisation" de
    l'pargne japonaise aurait des consquences graves". Avec une dette 
    150 % du produit intrieur brut et une pargne en berne, la croissance
    du Japon ne dpendrait plus que des performances de ses entreprises.
 
<article-nb="2008/01/10/19-11">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Des ministres sociaux-dmocrates sortent de leur rserve.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      A l'occasion de l'ouverture des ngociations salariales dans la
    fonction publique allemande jeudi 10 janvier, le Parti social-dmocrate
    allemand (SPD) et les unions chrtiennes CDU-CSU, runis au sein du
    gouvernement allemand de grande coalition, ont relanc le dbat sur le
    pouvoir d'achat.
 
    Dans la perspective des lections rgionales le 27 janvier en
    Basse-Saxe et en Hesse ainsi que le 24 fvrier  Hambourg, les deux
    partis veulent marquer des points sur ce terrain. Beaucoup d'Allemands
    ont le sentiment de ne pas profiter du retour de la croissance depuis
    2006. Ces derniers jours, des membres sociaux dmocrates du
    gouvernement sont sortis de leur rserve pour rclamer de fortes
    augmentations de salaire. "Le temps est venu pour d'honorables
    augmentations de salaires", a dclar le ministre du travail Olaf
    Scholz (SPD) dimanche 6 janvier. Cette position a t reprise dans un
    document adopt par la direction du SPD lundi 7 janvier. Selon les
    sociaux-dmocrates, les salaris sont en droit d'attendre une meilleure
    rmunration car "ils ont permis la relance en faisant preuve de
    retenue sur les revendications salariales pendant plusieurs annes".
    Les calculs tablis par le ministre des finances montrent que le
    salaire net moyen des Allemands se situe aujourd'hui en dessous du
    niveau de 1991.
 
 
    La position du SPD ne peut que ravir les syndicats qui veulent cette
    anne en finir avec la modestie  l'instar de Ver. di et de la
    fdration des fonctionnaires allemands (DBB) qui dfendent les
    intrts des employs du service public et des fonctionnaires. Les deux
    syndicats rclament 8 % de hausse de salaire ou au moins 200 euros
    supplmentaires par mois et voquent dj un mouvement social pour
    imposer leurs exigences. Les revendications d'autres branches vont dans
    le mme sens. Le syndicat du secteur de la chimie et de l'nergie dont
    les ngociations collectives dbutent fin fvrier, voque une
    augmentation des salaires de jusqu' 7 %. Quant  IG Metall, il demande
    plus 8 % pour les salaris des aciries.
 
    RDUCTION D'IMPTS
 
    Sceptique face  ces exigences, la chancelire Angela Merkel (CDU) ne
    peut pas malgr tout, ignorer les attentes de la population. "L o se
    trouvent des marges de manoeuvres, les salaris doivent bien sr
    profiter d'une augmentation des revenus", dclarait t-elle au tablod
    Bild am Sonntag, le 6 janvier.
 
    Les membres de la CDU-CSU prfrent recourir  des baisses d'impts
    pour faire remonter les revenus. Le ministre de l'conomie Michael Glos
    (CSU) a voqu une rduction d'impt notamment pour les tranches
    d'impositions infrieures. La direction de la CDU souhaite, prsenter
    au dbut de l'anne 2009 un concept fiscal avec des taux d'imposition
    plus bas. Le SPD refuse de parler de rductions d'impts tant que
    l'tat fdral n'aura pas prsent des comptes  l'quilibre,
    c'est--dire d'ici  2011. Sur ce point, la chancelire partage l'avis
    de son ministre fdral des finances Peer Steinbrck (SPD). "Les
    propositions du SPD et de la CDU-CSU ne sont pas  prendre au srieux
    en cette priode de campagne lectorale, car elles ne permettent pas de
    savoir comment la perte des recettes fiscales dans un cas ou
    l'augmentation des dpenses dans l'autre, sera compense", rsume
    Stefan Kooths, expert auprs de l'institut berlinois de recherches
    conomiques (DIW).
 
<article-nb="2008/01/10/19-12">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Hashim Thaci, 39 ans, issu de cette gnration due par la rsistance pacifique des annes 1990 et ex-chef politique de la gurilla de l&#38;#39;Arme de libration du Kosovo (UCK), a t lu par les dputs au poste de premier ministre.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      A u nom d'un intrt suprieur  leurs yeux - l'indpendance du Kosovo
    "d'ici  quelques semaines" -, le prsident Fatmir Sejdiu et le premier
    ministre Hashim Thaci ont li, mercredi 9 janvier, leurs destins
    politiques, malgr leurs divergences.
 
    Fatmir Sejdiu, 55 ans, hritier de la lutte pacifiste pour
    l'indpendance mene par Ibrahim Rugova jusqu' sa mort en janvier
    2006, a t reconduit, par le Parlement kosovar,  la prsidence des
    institutions autonomes de la province de Serbie, sous administration
    internationale depuis 1999. Hashim Thaci, 39 ans, issu de cette
    gnration due par la rsistance pacifique des annes 1990 et ex-chef
    politique de la gurilla de l'Arme de libration du Kosovo (UCK), a
    t lu par les dputs au poste de premier ministre.
 
 
    Devant les parlementaires runis pour la premire fois depuis le
    scrutin lgislatif du 17 novembre 2007, M. Thaci a rappel que "le but
    est de faire du Kosovo un Etat indpendant au dbut de cette anne".
    "Ce rve et ce droit vont devenir une ralit prochainement. Le Kosovo
    sera indpendant", a-t-il dclar.
 
    Aucune date n'a t fixe pour ce jour attendu depuis la fin de la
    guerre avec la Serbie, en juin 1999, par les dirigeants de la
    communaut albanaise, qui rassemble 90 % des quelque 2 millions de
    Kosovars. Les Etats-Unis et la majorit des pays de l'Union europenne,
    qui soutiennent une "indpendance du Kosovo sous supervision
    internationale", ont demand  Pristina de patienter. Au moins jusqu'
    l'lection prsidentielle serbe prvue les 20 janvier et 3 fvrier. Le
    scnario occidental est de favoriser la rlection de l'actuel chef de
    l'Etat, Boris Tadic, proeuropen, menace par le candidat
    ultranationaliste Tomislav Nikolic. "Le Kosovo ne fera rien sans
    l'accord de Washington ni de Bruxelles : pas d'action unilatrale", a
    promis M. Thaci.
 
    "APPROBATION INTERNATIONALE"
 
    Cette patience s'explique aussi par l'assurance,  Pristina, que le
    jour de l'indpendance est proche. Malgr l'opposition de Belgrade et
    de Moscou, qui plaident pour un prolongement des ngociations entre
    Serbes et Kosovars albanais, conclues par un chec en dcembre. Le
    prsident Fatmir Sejdiu en est donc certain : "Le Kosovo aura bientt
    l'approbation de la communaut internationale pour son indpendance
    (...), qui rpond  la volont du peuple."
 
    En attendant ce jour, le Kosovo sera dirig par une coalition
    runissant le Parti dmocratique du Kosovo (PDK) de Hashim Thaci,
    vainqueur des lgislatives de novembre, et la Ligue dmocratique du
    Kosovo (LDK) du prsident Sejdiu. 85 parlementaires sur 120 ont
    approuv cette alliance gouvernementale qui, au-del de l'agenda
    indpendantiste, devra grer une situation conomique trs dgrade.
 
<article-nb="2008/01/10/19-13">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  Aprs l&#38;#39;attaque d&#38;#39;un convoi de la Minuad, Jean-Marie Guhenno, chef des oprations de maintien de la paix de l&#38;#39;ONU, a mis en garde le Conseil de scurit contre un risque d&#38;#39;&#38;#34;chec&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">      A u lendemain d'une attaque contre les forces internationales au
    Darfour, le chef des oprations de maintien de la paix de l'ONU,
    Jean-Marie Guhenno, a mis en garde le Conseil de scurit, mercredi 9
    janvier, contre le risque "d'chec" d'une mission qui ptit d'un
    "manque tragique de moyens essentiels". Evoquant le spectre des
    tragdies des annes 1990, notamment en Bosnie, M. Guhenno a prvenu
    que la nouvelle force de l'ONU au Darfour n'aurait pas, "avant
    plusieurs mois, les personnels ou l'quipement ncessaires pour mettre
    en oeuvre son mandat".
 
 
 
 
           Bombardements tchadiens au Soudan
 
 
 
    Des hlicoptres de combat tchadiens ont bombard, lundi 7 janvier, une
    zone situe en territoire soudanais, non loin de la frontire, o
    taient installs, selon N'Djamena, des rebelles tchadiens, a-t-on
    appris mercredi. "Comme ils (les rebelles) viennent du Soudan, ce n'est
    pas surprenant qu'on les frappe l d'o ils sortent", a expliqu, sous
    couvert d'anonymat, une source militaire tchadienne. Dimanche, le Tchad
    avait bombard, dans la mme zone du Soudan, une autre base rebelle,
    selon les autorits soudanaises. Celles-ci se sont dites prtes  faire
    face  toute "agression".
 
    Les incursions de l'arme tchadienne au Soudan sont "extrmement
    inquitantes", a estim le chef des oprations de maintien de la paix
    de l'ONU, Jean-Marie Guhenno, qui craint que le conflit prenne "des
    dimensions internationales". L'impact pour les rfugis, de part et
    d'autre de la frontire, risque d'tre "dvastateur", a prvenu le
    diplomate onusien.
 
    D'autant que la mise en oeuvre, par les Europens, de l'opration
    Eufor, destine  protger les rfugis dans l'Est du Tchad, tarde  se
    dployer faute de moyens financiers et humains.
 
                                                              
 
 
 
    Depuis le 1^er janvier, les Nations unies ont incorpor les troupes de
    la Mission au Soudan de l'Union africaine (AMIS) au sein d'une force
    commune, la Minuad, cense compter 26 000 hommes. Alors que le Darfour
    connat, selon M. Guhenno, un regain de violence "dramatique", l'ONU
    n'a pour l'heure que 9 000 soldats sur le terrain, majoritairement des
    hommes de l'Union africaine (UA) ayant troqu leur bret vert pour un
    bret bleu. Or la Minuad "n'est pas une opration de maintien de la
    paix conue pour se dployer ou fonctionner dans une zone de guerre", a
    prvenu M. Guhenno.
 
    En dpit des suppliques de l'ONU, les pays contributeurs de troupes
    n'ont toujours pas fourni les 18 hlicoptres de transport et les 6
    hlicoptres de combat indispensables  la mobilit de la force, sur un
    territoire de la taille de la France. En consquence, la Minuad est
    contrainte de procder au ravitaillement de ses troupes par de lents
    convois. Le premier a t attaqu, le 7 janvier, par les forces
    soudanaises.
 
    Une vingtaine de camions blancs "clairement signaliss", qui se
    dplaaient  vitesse rduite dans le Darfour Ouest, entre Um Baru et
    Tine, ont essuy, vers 22 h 30 et durant plus de dix minutes, des tirs
    d'armes lgres et de lance-grenades. Le gouvernement soudanais et les
    mouvements rebelles avaient t informs par avance du convoi, a
    affirm l'ONU. Bien qu'un chauffeur soudanais de la Minuad ait t
    touch  sept reprises, "les troupes de la Minuad ont dcid de ne pas
    riposter aux tirs", a expliqu M. Guhenno.
 
    Le 14 novembre 2007, alors qu'il tentait, dj, d'alerter le Conseil de
    scurit sur les risques d'une "humiliation" de l'ONU au Darfour, le
    responsable onusien voquait la possibilit que la nouvelle force soit
    "teste" par les belligrants aux premiers jours de son dploiement et
    tale sa faiblesse au grand jour.
 
    Selon l'ONU, aprs l'attaque, la Minuad a reu d'un gnral soudanais
    la confirmation qu'une unit de l'arme soudanaise tait  l'origine
    des tirs. Mais face  la presse, l'ambassadeur du Soudan  l'ONU,
    Abdelmahmoud Abdelhalim Mohamad, a affirm qu'il s'agissait d'un "grand
    mensonge". Il a rejet la faute sur les rebelles du Mouvement pour la
    justice et l'galit (JEM). Le rgime soudanais continue par ailleurs
    de se livrer  des tactiques dilatoires, en s'opposant au dploiement
    au sein de la force commune d'units pourtant indispensables, en
    provenance de Thalande, du Npal et des pays nordiques. La Minuad
    n'est autorise  effectuer des vols de nuit qu' condition de rnover
    les aroports soudanais. Tous les terrains ncessaires  l'ONU n'ont
    pas t fournis et Khartoum conteste aux Africains de la force
    internationale le droit de porter le bret bleu.
 
    Pendant ce temps, selon Jean-Marie Guhenno, une "guerre est en cours"
    au Darfour Ouest. Le 29 dcembre 2007, les rebelles du JEM, accuss par
    l'ONU d'une "posture belliqueuse", ont pris le contrle de la ville de
    Seleia, au nord d'Al-Geneina, la capitale locale, puis, deux jours plus
    tard, celui de Sirba et Abou Sourouj. Ils menacent d'attaquer
    Al-Geneina. Les combats ont fait plusieurs morts, parmi les civils, et
    ont contraint 283 personnels humanitaires  quitter ces secteurs.
 
    Par mesure de rtorsion, les renseignements militaires soudanais ont
    emprisonn le reprsentant du JEM auprs de la commission du
    cessez-le-feu d'Al-Fasher, le major gnral Bashir, dont la protection
    tait assure par l'UA. L'arrestation complique un peu plus un
    processus de paix qui reste au point mort.
 
    "J'appelle le Conseil (de scurit) et toute la communaut
    internationale  l'aide", a conclu M. Guhenno. Il a invoqu la
    "responsabilit collective" des Etats membres des Nations unies au
    Darfour, o, depuis 2003, prs de 200 000 personnes ont pri, selon
    l'ONU, des consquences du conflit.
 
 
<article-nb="2008/01/10/19-14">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  Ils doivent comparatre lundi 14 janvier devant le tribunal correctionnel de Crteil, qui doit commuer leur condamnation en peine d&#38;#39;emprisonnement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">      T rois des six membres de l'Arche de Zo ont t prsents, mercredi 9
    janvier, au juge parisien Yann Daurelle, codsign pour instruire ce
    dossier avec Martine Vezant.
 
    Mercredi, Alain Pligat, le logisticien de l'association, a t mis en
    examen pour "aide au sjour irrgulier de mineurs trangers en France".
    Dominique Aubry, pompier logisticien, et Nadia Merimi, infirmire, ont
    t entendus sous le statut de tmoins assists.
 
 
    Le parquet de Paris n'tait pas en mesure de confirmer, jeudi matin, le
    placement en garde  vue du prsident de l'association, Eric Breteau,
    ni celui de son assistante Emilie Lelouch, et du mdecin Philippe Van
    Winkelberg. Mais, selon des sources proches du dossier, ces derniers
    devaient tre prsents aux juges dans la journe. "Nous avons t un
    peu surpris par la rapidit de cette convocation. Nous pensions que la
    justice attendrait que le tribunal de Crteil adapte en droit franais
    les peines de travaux forcs prononcs par la justice tchadienne", a
    dclar au Monde M^e Cline Lorenzon, l'avocate de l'Arche de Zo.
 
    PEINE D'EMPRISONNEMENT
 
    Rapatris en France le 28 dcembre 2007, les six membres de l'Arche de
    Zo, condamns  huit ans de travaux forcs par la cour criminelle de
    N'Djamena le 26 dcembre, sont incarcrs  Fresnes (Val-de-Marne). Ils
    doivent comparatre lundi 14 janvier devant le tribunal correctionnel
    de Crteil, qui doit commuer leur condamnation en peine
    d'emprisonnement.
 
    Selon Christine Pligat, la mise en examen de son mari s'explique par
    le fait que celui-ci appartenait au Collectif des familles des
    orphelins du Darfour,  la diffrence de M. Aubry et de M^me Mrimi.
    "Mon mari est dans une phase o il est compltement abattu. Il se dit
    que a recommence comme au Tchad", a indiqu M^me Pligat  l'AFP.
 
    Pour M^e Olivier Dessandre-Navarre, dfenseur de Dominique Aubry, joint
    par Le Monde jeudi, les interrogatoires de premire comparution devant
    le juge ont montr que "contrairement  la justice tchadienne, la
    justice franaise faisait la part des choses".
 
    "Pour la premire fois dans cette affaire, mon client a pu se faire
    entendre et expliquer que rien n'avait pu veiller sa mfiance eu gard
     l'illgalit de l'opration monte par Eric Breteau, a-t-il soulign,
    tout en se rjouissant que "le rle respectif de chacun est valu  sa
    juste mesure".
 
    Le dossier couvre "l'aide au sjour irrgulier" et les chefs
    "d'exercice illgal de l'activit intermdiaire en vue d'adoption et
    d'escroquerie". Selon les deux avocats, un seul aspect a t abord par
    les magistrats.
 
<article-nb="2008/01/10/19-15">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  Faute de voix et d&#38;#39;argent, le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, pourrait, selon son entourage, annoncer qu&#38;#39;ill renonce  briguer l&#38;#39;investiture dmocrate pour l&#38;#39;lection prsidentielle amricaine. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">      L e gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, pourrait se retirer
    de la course  l'investiture dmocrate pour l'lection prsidentielle
    amricaine. Arriv en quatrime position des caucus de l'Iowa et des
    primaires du New Hampshire, o il a recueilli respectivement 2 % et
    moins de 5 %, loin derrire Hillary Clinton, Barack Obama et John
    Edwards. Bill Richardson pourrait annoncer son retrait jeudi 10
    janvier. "Pas assez de voix, pas assez d'argent", a dclar  la chane
    d'information continue CNN l'un des conseillers de M. Richardson.
 
 
    Son quipe de campagne a refus de commenter cette dcision prise,
    selon ces sources, lors d'une runion avec ses conseillers mercredi au
    Nouveau-Mexique. Hispano-amricain, Bill Richardson est un ancien
    membre du Congrs, secrtaire  l'nergie de Bill Clinton et
    ambassadeur aux Nations unies.
 
    Lors de sa campagne, il a mis en avant son exprience en tant que
    diplomate indpendant en promettant notamment de retirer les troupes
    amricaines d'Irak. Mais il n'a jamais russi  lancer une dynamique
    autour de sa candidature, la course  l'investiture dmocrate restant
    domine par Hillary Clinton et Barack Obama. Aprs son retrait, reste 
    savoir vers quel candidat dmocrate se tourneront ses partisans.
 
 
