<FILE-date="2008/01/10/19">
<article-nb="2008/01/10/19-1">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  L&#38;#39;Union africaine a annonc que les deux parties &#38;#34;sont convenues de travailler&#38;#34; avec M. Annan &#38;#34;en vue d&#38;#39;un rglement de leurs divergences et de toutes les questions en suspens&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      L a crise qui paralyse le Kenya depuis la rlection fin dcembre du
    prsident sortant, Mwai Kibaki, pourrait tre en passe de se rsoudre.
    L'Union africaine (UA), dont le prsident, John Kufuor, a jusqu'ici
    jou le rle de mdiateur entre M. Kibaki et son rival, Raila Odinga, a
    annonc, jeudi 10 janvier, que les deux parties s'taient engages 
    poursuivre "le dialogue, sous les auspices de l'UA (et)  une cessation
    immdiate" de la violence, ajoutant que l'ancien secrtaire gnral de
    l'ONU, Kofi Annan, est  son tour charg d'une mdiation.
 
 
    "Les parties sont convenues de travailler avec un groupe de
    personnalits africaines minentes dirig par Kofi Annan en vue d'un
    rglement de leurs divergences et de toutes les questions en suspens, y
      compris les rformes constitutionnelles et lectorales", a affirm un
    communiqu de l'UA. L'arrive de M. Annan  Nairobi pourrait faciliter
    une rencontre entre M. Kibaki et M. Odinga, ce dernier ayant rpt 
    plusieurs reprises qu'une telle runion ne serait possible qu'en
    prsence d'un mdiateur international.
 
    M. KIBAKI POURSUIT LA MISE EN PLACE DE SON GOUVERNEMENT
 
    Alors que les tractations diplomatiques se poursuivaient jeudi entre
    Raila Odinga et des missaires de la communaut internationale,
    notamment les ambassadeurs amricain, franais et anglais, le prsident
    Kibaki a poursuivi la mise en place de son gouvernement "d'ouverture"
    en procdant  la prestation de serment de plusieurs de ses membres.
 
    Les violences qui ont suivi le scrutin lectoral du 27 dcembre ont
    fait au moins 600 morts et plus de 250 000 dplacs. Si la tension est
    retombe depuis plusieurs jours, le climat reste lourd,
    particulirement  Nairobi. Une manifestation  l'appel de la branche
    fminine du principal parti d'opposition, le Mouvement dmocratique
    orange (ODM), a t disperse au gaz lacrymogne, jeudi, sans faire de
    blesss. Kenyans for Peace with Truth and Justice, une ONG cre aprs
    les lections, a par ailleurs demand que les vingt-deux membres de la
    commission lectorale soient poursuivis en justice, notamment pour
    fraude, faux et usage de faux.
 
<article-nb="2008/01/10/19-2">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  L&#38;#39;ancien candidat  la prsidentielle de 2004 devrait apparatre aux cts de Barack Obama lors d&#38;#39;un meeting, jeudi, en Caroline du Sud.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      J ohn  Kerry, candidat dmocrate  l'lection prsidentielle de 2004,
    devrait   annoncer son soutien au snateur de l'Illinois, jeudi 10
    janvier, lors d'un   meeting lectoral  Charleston, en Caroline du
    Sud, selon Bill Burton, porte-parole de Barack Obama.
 
    Selon le snateur du Massachusetts, M. Obama serait le mieux plac pour
    unifier le   pays. Cette dcision apparat comme un dsaveu pour John
    Edwards, autre prtendant dmocrate et qui avait fait campagne avec
    John Kerry en 2004, et dont il serait devenu le vice-prsident en cas
    de victoire. John Kerry, qui avait un temps envisag de briguer
    lui-mme une nouvelle fois l'investiture dmocrate, demeure une
    personnalit influente au sein du Parti   dmocrate. Le site
    spcialis Politico.com, qui rapporte galement l'information,
    estime que ce geste permettrait notamment au jeune snateur de
    l'Illinois de prouver qu'"il peut attirer des soutiens plus
    traditionnels et rallier  son camp les dcideurs de son parti".
 
 
    Les prochaines grandes tapes pour les dmocrates se jouent le 19
    janvier au Nevada, puis le 26 janvier en Caroline du Sud. M. Obama
    espre reprendre  cette occasion l'avantage sur sa rivale, Hillary
    Clinton, revenue dans la course  la faveur de sa victoire dans la
    primaire du New Hampshire.
 
 
<article-nb="2008/01/10/19-3">
<article-nb="2008/01/10/19-4">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Selon un cabinet de recrutement new-yorkais, son rle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rmunration de plus d&#38;#39;un million de dollars par an.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L 'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, a t embauch,
    jeudi 10 janvier, comme conseiller  temps partiel par la banque
    amricaine JP Morgan, a annonc celle-ci dans un communiqu. M. Blair
    conseillera la direction gnrale de la banque, "apportant son immense
    exprience internationale pour lui fournir un avis stratgique et une
    vision de l'intrieur sur les questions politiques mondiales et sur les
    tendances mergentes", se flicite JP Morgan dans le communiqu.
 
 
    L'ancien premier ministre participera de surcrot, au nom de JP Morgan,
     certains vnements et confrences, selon la banque. Cit dans le
    communiqu, M. Blair a soulign pour sa part "cette grande occasion de
    pouvoir contribuer au travail de JP Morgan Chase", qualifie de
    "compagnie de premier ordre  la pointe de l'conomie mondiale, avec
    une prsence pratiquement dans chaque partie du monde".
 
    UNE RMUNRATION DE PLUS D'UN MILLION DE DOLLARS
 
    Selon un cabinet de recrutement new-yorkais cit jeudi par le Financial
    Times, son rle chez JP Morgan lui vaudra sans doute une rmunration
    de plus d'un million de dollars (680 000 euros) par an.
 
    M. Blair, 54 ans, dsormais reprsentant du Quartet pour le
    Proche-Orient, a lui-mme confi au Financial Times qu'il comptait
    prochainement accepter "une petite poigne" de postes similaires de la
    part de diffrentes entreprises dans des secteurs varis. Tony Blair a
    galement indiqu au quotidien qu'il dsirait lancer une fondation
    cumnique, alors qu'il vient lui-mme de se convertir au catholicisme,
    et qu'il allait probablement travailler aussi sur le changement
    climatique.
 
<article-nb="2008/01/10/19-5">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Invit en &#38;#34;chat&#38;#34; sur Le Monde.fr, le maire de Bordeaux, candidat  sa propre succession, a assur qu&#38;#39;il renonait  toute ambition nationale  &#38;#34;tant qu&#38;#39;il sera maire&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      S auvage 84 : Comment faites-vous avec un bilan globalement positif
    pour vous retrouver en si mauvaise posture  chaque lection ?
 
    Alain Jupp : Curieuse question. Je vous rappelle que le 8 octobre
    2006, j'ai t rlu dans une lection municipale partielle avec 56 %
    des voix ds le premier tour. C'est de nature  vous rassurer. Il est
    vrai qu'en juin j'ai perdu 670 voix, mais je suis trs confiant pour le
    9 mars prochain.
 
 
    Luc : Vous tes en train de faire de Bordeaux un petit paradis pour
    nous, les bobos, les bien-ns,les bien-logs,les bien-aims...
    Accessoirement, si vous tes rlu, comment comptez-vous acclrer le
    repli vers les banlieues des mal-ns, des mal-logs, des mal-aims ?
 
    Alain Jupp : Je me demande si vous connaissez bien Bordeaux. Nous
    sommes en train de raliser dans le cur historique de la ville une
    opration de rnovation qui permettra de maintenir toute la population
    de ces quartiers trs populaires et colors au cur de la cit. On ne
    fera pas  Bordeaux ce qu'on a fait par exemple  Paris dans le
    quartier du Marais.
 
    Je signale d'ailleurs que depuis une dizaine d'annes, ce sont 15 000
    habitants supplmentaires qui sont venus s'installer  Bordeaux, de
    tous ges, de toutes catgories sociales.
 
    Sitting : Vous avez dclar vouloir "reconqurir la place Saint-Michel"
    (quartier populaire du centre-ville). Cela signifie-t-il clairement
    qu'il faut expulser les populations les plus modestes vers les cits
    des banlieues ?
 
    Alain Jupp : J'ai indiqu de manire rpte et claire que ce qui fait
    la spcificit de Saint-Michel, notamment la prsence le samedi et le
    dimanche d'un march trs color, sera prserv, et mme dvelopp. Je
    vous fais remarquer que si telle tait ma politique, je serais sans
    doute rlu triomphalement  chaque lection.
 
    Moned : A quand la grande mosque de Bordeaux ?
 
    Alain Jupp : Nous sommes en discussion avec la communaut musulmane.
    Nous avons d'excellentes relations avec ses principaux leaders. J'ai
    dj indiqu qu'un terrain leur serait propos. Ils sont en train
    d'laborer leur projet, qui, je l'espre, pourra se raliser dans les
    prochaines annes.
 
    Jean Bauer : Deuxime port ngrier et premier port colonial, la ville
    de Bordeaux a bti une partie de sa fortune sur le commerce des
    esclaves. Que fait la mairie de Bordeaux pour rpondre  ce devoir de
    mmoire ?
 
    Alain Jupp :  Fort heureusement, les Bordelais sont tourns vers
    l'avenir, et non vers le pass, comme vous semblez l'tre. Cela dit, ce
    pass, nous l'assumons pleinement. Aprs Nantes, effectivement,
    Bordeaux a t une ville ngrire.
 
    Une commission de rflexion, anime par l'crivain Denis Tillinac, a
    travaill sur ce sujet. Des gestes forts ont dj t raliss pour
    rappeler ce pass : l'amnagement d'un site ddi  Toussaint
    Louverture, par exemple. Et d'ici quelques mois, une salle entire de
    notre Muse d'Aquitaine sera consacre  la traite et  cette priode
    de notre histoire.
 
    Mais mon projet pour Bordeaux, c'est 2013-2015, ce n'est pas le XVIII^e
    sicle, si je peux me permettre de vous le faire remarquer.
 
    Davy : Quand Bordeaux deviendra-t-elle une ville verte, tant au niveau
    du traitement des dchets (tri slectif) qu'au niveau des espaces verts
    (implantations d'arbres en centre-ville) ? Pourriez-vous prendre des
    mesures pour inciter les Bordelais  investir dans les nergies
    renouvelables, la rcupration d'eau, etc. ? Quels sont vos projets
    dans le domaine cologique pour notre belle ville si les Bordelais vous
    renouvellent leur confiance aux municipales de 2008 ?
 
    Alain Jupp : Je voudrais vous inviter  visiter avec moi le cours du
    Chapeau-Rouge ou les quais de Bordeaux, o des milliers d'arbres
    viennent d'tre plants.
 
    Le tri slectif sera gnralis dans Bordeaux d'ici  la mi-2009, et
    dj la moiti de la ville est desservie. Je rappelle que c'est de la
    responsabilit non pas de la ville, mais de la Communaut urbaine de
    Bordeaux.
 
    D'autre part, je vous invite samedi 19 janvier  l'Athne municipal de
    Bordeaux, pour la grande rencontre cocitoyenne qui va conclure le
    cycle de concertation qui s'est droul dans Bordeaux depuis septembre
    dernier, et qui nous permettra d'laborer notre Agenda 21.
 
    D'ores et dj, la ville s'est dote d'une charte municipale d'cologie
    urbaine qui nous a permis de diminuer notre consommation d'lectricit
    dans les btiments municipaux, de diviser par deux la consommation
    d'eau dans nos trs vastes espaces verts, de diminuer de manire
    importante notre consommation de papier, d'acheter des vhicules
    hybrides lectriques, etc.
 
    Le prochain grand quartier de Bordeaux, qui va s'appeler Bastide-Niel,
    sur la rive droite, sera un quartier, je l'espre, exemplaire en termes
    de dveloppement durable. J'tais rcemment  Fribourg en Allemagne
    pour m'inspirer des meilleures ides dans ce domaine.
 
    Scaramouche : Comment pouvez-vous prtendre  l'exemplarit cologique
    avec ce projet de pont pharaonique, le pont Bacalan-Bastide, qui,
    n'ayant plus rien d'urbain, va polluer tout un quartier et encourager
    l'usage exponentiel de l'automobile ?
 
    Alain Jupp : Pour l'instant, aucun coup de chapeau  l'extraordinaire
    mtamorphose de Bordeaux depuis douze ans ? Aucune rfrence au
    classement de Bordeaux dans le Patrimoine mondial de l'Unesco ? Aucune
    rfrence  notre qualification parmi les quatre plus grandes villes
    franaises ayant vocation  devenir capitale culturelle europenne en
    2013 ? Je voudrais quand mme un peu "positiver".
 
    Cela dit, si nous prtendons dans certains domaines  l'exemplarit
    cologique, c'est que nous avons 44 km de tramway qui ont permis de
    rduire trs significativement la circulation automobile dans le centre
    de Bordeaux. Il n'y a pas d'autre ville de France qui, en dix ans, ait
    ralis 44 km de tramway. Aucune.
 
<article-nb="2008/01/10/19-6">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Thierry de La Brosse a indiqu qu&#38;#39;il allait dmissionner de &#38;#34;toutes ses fonctions&#38;#34; au sein du club.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L e directeur gnral de l'Olympique de Marseille (L1), Thierry de La
    Brosse, a indiqu, jeudi 10 janvier, qu'il allait dmissionner de
    "toutes ses fonctions" au sein du club, estimant ne "plus avoir la main
    sur la totalit des dossiers" concernant les engagements financiers
    lors des transferts de joueurs. "Il y a trop de dcisions concernant le
    sportif, sur les contrats et les transferts, qui ne me sont jamais
    prsentes avant d'tre signes. Ce qui est absolument contraire aux
    rgles statutaires et  la rgle de gouvernance mise au conseil de
    surveillance", a dclar M. de La Brosse.
 
 
    "Ces rgles transgresses, en l'absence de sanction de l'actionnaire
    (Robert Louis-Dreyfus), je ne suis plus en capacit de garantir au
    conseil de surveillance que la gestion du club est absolument saine et
    rigoureuse. Dans le doute, je prfre m'en aller", a poursuivi le
    directeur gnral de l'OM et vice-prsident du directoire.
 
    "LES VRITABLES RAISONS DE SON DPART NE SONT PAS  SON HONNEUR"
 
    Thierry de La Brosse tait en conflit depuis plusieurs mois avec le
    prsident du club, Pape Diouf. Les deux hommes ne se parlaient plus.
    Leurs relations s'taient notamment envenimes lorsque Thierry de La
    Brosse avait soutenu l'association Football Avenir professionnel, cre
    par le prsident de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, et cense
    dfendre les intrt de grands clubs franais lors de l'appel d'offres
    sur les droits tlvisuels.
 
    Pape Diouf n'a pas tard  rpondre aux attaques le visant. "La vraie
    question concernant (le) dpart de (Thierry de La Brosse),  laquelle
    il n'a pas rpondu, est : 'Pourquoi part-il seulement maintenant ?' Or
    les vritables raisons de son dpart ne sont pas  son honneur", a
    dclar le prsident de l'OM. "Ce qui se fait au club est d'une grande
    transparence, comme l'ont tmoign les commissaires aux comptes, dont
    les derniers ont d'ailleurs t recruts par ses soins", a-t-il encore
    assur.
 
<article-nb="2008/01/10/19-7">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Quelque 47 % des socits franaises du secteur des technologies de l&#38;#39;information et de la communication cres entre 1998 et 2001 ont t vendues  des socits trangres
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      A prs avoir soutenu l'investissement en capital-risque, le
    gouvernement serait bien inspir de favoriser l'mergence de PME de
    grande taille, pour aider les plus petites  natre, estime Olivier
    Passet, auteur d'une Note sur l'efficacit des incitations publiques en
    faveur du capital-risque, publie mardi 7 janvier par le Centre
    d'analyse stratgique (ex-Commissariat au Plan).
 
 
    Dans certains cas, en effet, David peut avoir besoin d'un Goliath pour
    vivre. Ainsi en est-il des petites socits innovantes. Un petit nombre
    d'entre elles arrivent  crotre par elles-mmes,  l'instar de
    Microsoft ou de Google, qui ont pu trouver  la Bourse les moyens de
    grandir. Mais, en Europe continentale, o la Bourse n'accueille que
    parcimonieusement les socits innovantes, elles n'ont souvent d'autres
    solutions que de se vendre  une entreprise de plus grande taille. Or
    le tissu de grandes socits innovantes faisant dfaut en Europe, de
    nombreuses start-up cres sur le Vieux Continent finissent par se
    vendre  des groupes amricains souvent, japonais parfois, et
    dornavant aussi indiens ou chinois.
 
    Prs de la moiti (47 %) des socits franaises du secteur des
    technologies de l'information et de la communication cres entre 1998
    et 2001 ont t vendues  des socits trangres, et 31 %  des
    socits non europennes, a calcul Jean Redis, enseignant-chercheur 
    l'Institut suprieur de technologie et management (ISTM). Les rsultats
    d'une tude globale, tous secteurs confondus, qu'il est sur le point de
    terminer, seraient quivalents. La quasi-totalit des acteurs s'en
    meut. " Quand on met sur le march une socit technologique ayant un
    bon savoir-faire et des brevets, les grands groupes franais
    n'enchrissent pas. Ils prfrent acheter plus cher, plus tard. Alors
    que les socits amricaines sont  l'afft", constate Philippe
    Capdevielle, prsident du directoire de la socit de capital-risque
    Emertec Gestion.
 
    Son collgue Herv Schricke, prsident de XAnge, constate que le
    phnomne prend de l'ampleur. Aux offres amricaines s'ajoutent celles
    des pays mergents. D'Inde en particulier, " parce que,  la diffrence
    du dollar, la roupie est forte et que le march domestique indien n'est
    pas suffisant pour amortir les cots de dveloppement", explique M.
    Schricke. Rcemment, il a vendu Vox Nobili, une socit de logiciels de
    synchronisation pour assistants personnels,  une socit indienne,
    OnMobile. "Celle-ci s'est prsente spontanment. Son offre tait
    financirement suprieure  celles des groupes europens. En outre, ses
    dirigeants ont su crer un climat de confiance avec les fondateurs de
    Vox Nobili. Le dynamisme des Indiens, leur dtermination, leur rapidit
    d'action, mais aussi leur souplesse" leur ont permis de remporter la
    mise.
 
    Globalement, quand des acqureurs europens se prsentent, leur offre
    est en moyenne de 25 %  35 % infrieure  celle des groupes
    amricains, estime Philippe Grand, associ chez Ernst & Young : "La
    diffrence dpend des secteurs. Elle est plus importante dans les
    biotechnologies."
 
    L'EUROPE MORCELE
 
    Plusieurs raisons expliquent ce phnomne. Tout d'abord, "les groupes
    franais ne voient pas les profits qu'ils peuvent tirer d'une
    acquisition, mais plutt les investissements passs. Les Amricains
    font le contraire, analyse Daniel Kahn, avocat rompu aux ngociations
    de socits technologiques. Les Franais savent que la socit a t
    cre avec des bouts de ficelle, grce  des crdits impts recherche,
    des aides d'Oso (l'tablissement public d'aide aux PME). Ils ne
    peuvent envisager de la payer 30 millions de dollars ! Alors qu'un
    groupe amricain est prt  mettre le prix pour acqurir une quipe de
    dix ingnieurs issus d'un grand centre de recherche comme l'Inria, qui
    ont cr leur socit et dpos des brevets. Ils calculent ce que a
    leur aurait cot de faire la mme chose aux Etats-Unis et le temps
    qu'ils vont ainsi gagner".
 
    Les dirigeants des grands groupes amricains, comme Microsoft, Google
    ou Oracle, ont un pass de crateurs d'entreprises. "Ils ont fait leurs
    classes dans des start-up. Ils savent que la proprit intellectuelle
    et le savoir-faire font la valeur de l'entreprise, et non le chiffre
    d'affaires ou l'excdent brut d'exploitation. Ils ne nous envoient pas
    cinq bataillons d'experts pour nous expliquer pourquoi la socit ne
    vaut rien", rsume M. Capdevieille. En Europe,  part dans quelques
    entreprises comme Nokia, peu de dirigeants de groupes ont cette
    culture, constatent les intresss. "250 socits de logiciels sont
    cotes aux Etats-Unis, et la plupart ont une capitalisation boursire
    suprieure  0,5 milliard de dollars. En Europe, une vingtaine
    seulement ont cette dimension", explique Julie Langley, directrice
    gnrale de Jefferies International, banque d'investissement amricaine
    trs implique dans les entreprises technologiques.
 
    La taille du march amricain permet aussi de rentabiliser les cots
    d'acquisition plus rapidement qu'en Europe, o l'on n'a encore qu'une
    addition de marchs morcels. C'est particulirement vrai dans le
    domaine des biotechnologies : " Le systme de sant allemand est
    diffrent des systmes italien ou espagnol. Les cots de mise sur le
    march sont plus levs qu'aux Etats-Unis", explique M. Grand. Mais
    c'est aussi le cas dans les technologies de l'information et de la
    communication (TIC).
 
    S'il semble trs difficile de rsoudre ce problme d'oeuf et de poule
    dans les TIC et les biotechnologies, les places sont encore  prendre
    dans les technologies propres, les clean-tech, qui suscitent une vague
    de crations d'entreprises dans le monde.
 
<article-nb="2008/01/10/19-8">
<filnamedate="20080110"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080110"><AAMMJJHH="2008011019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Le pdophile a t condamn  la rclusion  perptuit en 2004.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      L 'affaire Marc Dutroux va, un temps encore, hanter la Belgique. Le
    tueur en srie a t jug et condamn, en 2004,  Arlon,  la rclusion
    criminelle  perptuit. Mais son dossier n'a jamais t rellement
    referm, huit annes d'enqute n'ayant pas permis d'lucider certains
    mystres. Lundi 7 janvier, une chambre du tribunal de Lige s'est une
    nouvelle fois refuse  mettre un point final  l'affaire qui avait
    boulevers la Belgique.
 
 
    La chambre des mises en accusation de Lige a ordonn au juge
    d'instruction Jacques Langlois, le magistrat qui avait boucl le
    dossier de 450 000 pages avant le procs de 2004, de demander l'avis
    d'experts sur quelque six mille traces - taches, cheveux... -
    retrouves dans la cache que le tueur avait amnage dans sa maison.
    Celle-ci fut dcouverte en aot 1996, ce qui avait permis la libration
    de deux jeunes filles, Laetitia Delhez et Sabine Lejeune. Marc Dutroux
    avait, avant cela, tu quatre fillettes, dont les petites Julie et
    Melissa, et viol deux autres.
 
    En 2001, un dossier "Dutroux bis" fut ouvert afin d'identifier des
    lments qui n'auraient pas figur dans le dossier  soumettre aux
    assises. Il s'agissait non seulement de trancher un litige entre le
    juge Jacques Bourlet et le procureur qui supervisait l'enqute, mais de
    tranquilliser l'opinion et une partie des mdias.
 
    Depuis la capture de Dutroux, la Belgique - et la justice - tait, en
    effet, divise en deux camps. Dans le premier se retrouvaient ceux qui,
    comme le juge Langlois, avaient la conviction que Dutroux avait agi
    pour son propre compte, en "prdateur solitaire". Dans l'autre taient
    rassembls ceux qui penchaient pour la thse selon laquelle le tueur
    oeuvrait pour un rseau criminel auquel il aurait fourni des enfants.
 
    C'est ce conflit qui perdure et que, semble-t-il, la justice belge
    n'ose pas encore trancher. Le juge Langlois, lui, se voit contraint
    d'interroger des experts, mais a dj fait savoir  plusieurs reprises
    qu'il jugeait inutile de multiplier des travaux qui n'apporteront aucun
    lment neuf sur les crimes de Marc Dutroux.
 
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