<FILE-date="2008/01/01/19">
<article-nb="2008/01/01/19-1">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1">  Pour aider ceux qui veulent renoncer au tabac, pharmaciens et mdecins proposent timbres cutans et inhalateurs. Efficacit compare des diffrents traitements, avis des spcialistes... et mthodes alternatives.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1">   
    L 'interdiction de la cigarette dans tous les lieux accueillant du
    public devrait relancer chez certains l'envie d'arrter de fumer.
    Faut-il ou non dans ce cas prendre des mdicaments ? "Les traitements
    sont destins aux fumeurs qui montrent les signes d'une dpendance
    physique  la nicotine", rappelle Anne Borgne, tabacologue  l'hpital
    Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis).
 
 
    Pour ceux qui ne veulent pas consulter un mdecin, le pharmacien
    constitue un premier recours. "Nous pouvons valuer le degr de
    dpendance du fumeur grce  des tests, comme celui de Fagerstrm, et
    lui conseiller un traitement appropri", explique Philippe Besset, de
    la Fdration des syndicats pharmaceutiques de France. Des symptmes de
    manque, comme une humeur dpressive, l'insomnie, l'irritabilit,
    l'anxit, plaident galement en faveur d'une aide pharmacologique.
 
    Les traitements les plus accessibles sont les substituts nicotiniques
    en vente libre. Ils consistent  obtenir des concentrations sanguines
    de nicotine proches de celles observes chez le fumeur, soit en continu
    (avec les timbres cutans ou patchs), soit au coup par coup (avec les
    comprims, gommes et inhaleurs) et de les diminuer progressivement.
    "Leur avantage majeur est leur innocuit totale associe au fait qu'ils
    multiplient par deux les chances d'arrter de fumer", considre le
    docteur Borgne.
 
    Au bout d'un an, 18 % des patients qui ont pris un traitement de
    substitution nicotinique durant trois mois sont encore abstinents
    contre 10 % de ceux qui ont pris un traitement placebo (dnu de tout
    effet).
 
    En dehors d'une allergie au patch, rien  craindre donc si ce n'est un
    risque d'accoutumance aux gommes. "De 5  10 % des gens qui ont arrt
    de fumer ainsi vont devenir des utilisateurs chroniques", souligne le
    docteur Borgne, sans effet nocif sur leur sant.
 
    Avec les substituts nicotiniques, il faut plutt craindre le
    sous-dosage que le surdosage. Chez les fumeurs trs dpendants, deux
    timbres, dans un premier temps, sont parfois ncessaires. Patchs et
    formes orales de substitut nicotinique peuvent galement tre associs,
    les secondes prsentant l'avantage de grer, dans l'instant, des
    situations qui appellent la cigarette (repas avec des fumeurs par
    exemple).
 
    Dans tous les cas, le traitement sera d'autant plus efficace que le
    fumeur sera motiv et soutenu. "Le tabagisme est une toxicomanie  part
    entire qui a un retentissement sur l'quilibre mental et ncessite un
    accompagnement", explique le docteur Anne Castot, chef du dpartement
    de la gestion des risques des mdicaments  l'Agence franaise de
    scurit sanitaire des produits de sant (AFSSPS).
 
    Ainsi, ceux qui arrtent seuls prsentent des risques de prise de
    poids, de dpression ou de manque qui sont autant de motifs de rechute.
    Le soutien peut se limiter aux proches ou passer par le mdecin
    traitant, voire, pour les cas les plus difficiles, par un tabacologue.
    Parfois peut tre associ aux mdicaments d'aide au sevrage un
    traitement par antidpresseurs.
 
    RISQUE DE CONVULSION
 
    A ct des substituts nicotiniques, deux mdicaments font partie des
    traitements prescrits dans le sevrage tabagique. Le Zyban (bupropion)
    de GlaxoSmithKline est un psychotrope utilis comme antidpresseur aux
    Etats-Unis. Commercialis en 2001, il a t trs vite assez peu
    prescrit en raison de ses contre-indications (risque notamment de
    convulsions chez les patients ayant des antcdents). Il est un peu
    plus efficace que les timbres (49 % d'efficacit  l'arrt d'un
    traitement de neuf semaines contre 36 % pour le timbre et 23 % pour un
    placebo).
 
    L'arrive du Champix (varnicline), de Pfizer, en fvrier 2007, a
    lamin ses parts de march, tomb  1,3 % en novembre 2007 (en mois de
    traitement) contre plus d'un quart pour le Champix et pas loin des
    trois quarts pour les substituts nicotiniques.
 
    Au bout d'un an, l'efficacit du Champix (aprs trois mois de
    traitement) demeure de 21,1 % contre 16,4 % pour le Zyban et 8,4 % pour
    un placebo. Des essais cliniques sont en cours pour mesurer son
    efficacit, compare aux substituts nicotiniques. Il peut tre prescrit
    de trois  six mois.
 
    "Ses avantages rsident dans son efficacit et son utilisation
    pratique, explique le docteur Borgne. Ses inconvnients portent sur les
    effets indsirables." Prs de 30 % des patients souffrent de nauses
    pouvant, dans des cas rares, imposer l'arrt du traitement, moins de 10
    % d'insomnies, cphales, rves anormaux. Le Champix est cependant sous
    haute surveillance. L'AFFSAPS a signal des tentatives de suicide et
    des ides noires chez des patients, sans pouvoir, nanmoins, tablir de
    liens avec le traitement. "Ce mdicament n'est pas forcment prescrit
    dans de bonnes conditions, considre le docteur Borgne. Les mdecins
    doivent le rserver exclusivement aux gens qui ont une dpendance
    physique et les surveiller rgulirement."
 
    Reste un des obstacles majeurs des traitements contre la cigarette :
    ils ne sont pas rembourss, et leurs prix sont libres. En revanche, ils
    donnent droit, sous prescription mdicale,  un remboursement
    forfaitaire de 50 euros par an.
 
    Les prix des substituts nicotiniques varient du simple au double d'une
    pharmacie  l'autre. Patchs, gommes, comprims ou inhaleur : chaque
    officine va privilgier une marque sur laquelle elle proposera des prix
    plus intressants. Pour indication, le prix moyen constat en France du
    Nicopatch, des laboratoires Fabre (28 dispositifs transdermiques doss
     21 mg de nicotine), est de 51 euros, celui d'une bote de Niquitin de
    GlaxoSmithKline (72 comprims,  2 ou 4mg) est de 17,65 euros, soit 45
    euros par mois  raison de 6 comprims par jour.
 
    Le prix moyen du Champix est de l'ordre de 60 euros pour un mois de
    traitement, mais l encore avec des carts importants. Celui du Zyban
    est de 93 euros pour une bote de 60 comprims (soit un mois de
    traitement).
 
    En dehors des mdicaments, il existe des mthodes alternatives.
    L'acupuncture et l'homopathie ont t values, mais les rsultats
    contradictoires ne permettent pas d'en tirer des conclusions fiables.
    Quant  la msothrapie et  l'hypnose, les effets restent aussi sujets
     caution.
 
<article-nb="2008/01/01/19-2">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2">  La direction gnrale de la police nationale note une baisse du nombre des vhicules incendis,  et une stabilit du nombre des interpellations. Quatre policiers lgrement blesss.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2">   
    "L a nuit a t relativement calme, sans incidents notables, il y a eu
    trs peu d'affrontements directs avec les forces de scurit, tandis
    que dans les quartiers sensibles la tension a t nettement moins forte
    que les annes prcdentes", a rsum un porte-parole de la direction
    gnrale de la police nationale (DGPN),  mardi 1^er janvier.
 
 
    Le nombre des vhicules brls tait en rgression  6 heures : 372
    vhicules avaient t incendis, contre 397 l'anne prcdente, soit
    une baisse de 6,72 %. 273 vhicules ont t"volontairement" incendis (
    12,78 % sur un an), les 99 autres ayant brl "par propagation".
 
    Le nombre des interpellations est stable : 259, contre 258 il y a un
    an. La DGPN fait tat par ailleurs de quatre fonctionnaires de police
    "lgrement blesss" et souligne qu'"aucun dgt sur les biens
    immobiliers, tant privs que publics" n'a t observ.
 
    La traditionnelle concentration de foule aux Champs-Elyses pour
    clbrer le passage  l'anne nouvelle, qui a rassembl quelque 400 000
    personnes, autant que l'anne dernire, n'a pas donn lieu 
    d'incidents notables. De mme, au Champ de Mars et au Trocadro o 45
    000 personnes s'taient donn rendez-vous, contre 40 000 l'an dernier.
 
    Des forces de scurit en nombre trs important avaient t mobilises.
    En Ile-de-France, quelque 13 000 policiers et gendarmes taient requis,
    dont 4 500 pour la seule capitale, alors que consigne avait t donne
    aux forces de l'ordre d'occuper le terrain  des fins de dissuasion et
    dans un esprit de fermet devant toute vellit de dsordre. Pierre
    Mure, directeur de l'ordre public et de la circulation, avait mis
    l'accent sur la ncessit d'"occuper le terrain en se montrant
    extrmement visible, particulirement aux sorties de mtro".
 
<article-nb="2008/01/01/19-3">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3">  Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 dcembre, puis au cours de la suivante, au centre de rtention 1 de Vincennes, des &#38;#34;retenus&#38;#34; ont refus de regagner leur chambre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3">   
    D epuis le 20 dcembre 2007, plusieurs dizaines d'trangers sans
    papiers placs dans les centres de rtention administrative du
    Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) et de Vincennes (Val-de-Marne) tentent
    d'alerter l'administration et l'opinion sur les conditions de leur
    arrestation et de leur dtention, qu'ils jugent "indignes et
    arbitraires".
 
 
    Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 dcembre, puis au cours de la
    suivante, au centre de rtention 1 de Vincennes, des "retenus" ont
    refus de regagner leur chambre. Certains n'ont pas pris leur ration
    alimentaire. Les forces de l'ordre sont intervenues pour rtablir le
    calme. Selon la prfecture de police de Paris, qui voque "un mouvement
    d'humeur pour des raisons multiples et confuses", l'intervention n'a
    fait aucun bless.
 
    Lundi, des intervenants de la Cimade - seul organisme habilit 
    intervenir au quotidien dans les centres - ont vu un homme avec des
    bleus aux ctes. Deux retenus joints par tlphone affirment qu'il a
    reu des coups.
 
    Quelques jours auparavant, dans le centre du Mesnil-Amelot, situ prs
    de l'aroport de Roissy, des retenus avaient rdig une liste de
    dolances : manque d'hygine, sentiment d'tre "traits comme du
    btail", "fouilles humiliantes"... Une majorit des 120 retenus avaient
    entrepris une grve de la faim (Le Monde du 29 dcembre 2007).
 
    Mais depuis le transfert  Vincennes de l'un des porte-parole du
    mouvement du Mesnil-Amelot, finalement libr samedi, la rsignation
    semble avoir eu raison des protestataires. Deux personnes poursuivaient
    leur grve de la faim, lundi aprs-midi, selon une intervenante de la
    Cimade.
 
    OBJECTIFS CHIFFRS
 
    A Vincennes, au mme moment, la tension restait palpable. Deux retenus
    joints le mme jour  une cabine tlphonique du centre exprimaient
    leur dsespoir de se voir "traits comme des repris de justice". Mvobi
    Kimuabi, 49 ans, pre d'enfants franais, arriv en France en 1987,
    dnonce "l'arrogance et l'agressivit des policiers", "les placements 
    l'isolement sans motif", l'interdiction des stylos et briquets, les
    comptages la nuit qui empchent de dormir, des chambres parfois sans
    chauffage. "On nous fait vivre comme des btes sauvages", rsume ce
    chanteur compositeur qui devait se produire en concert pour le
    rveillon.
 
    Pour Damien Nantes, responsable du service de dfense des trangers
    reconduits  la Cimade, cette exaspration est moins lie  une
    dgradation des conditions matrielles qu' la politique d'objectifs
    chiffrs de reconduites  la frontire. Pour 2007, l'objectif tait de
    25 000 expulsions pour la mtropole. Il sera de 26 000 en 2008, et 28
    000 en 2010. Depuis ce durcissement, la Cimade dit avoir constat une
    augmentation des actes de dsespoir (automutilations, grves de la
    faim, tentatives de suicide). Rseau ducation sans frontires (RESF)
    s'indigne galement de cette "course aux chiffres" et soutient les
    retenus.
 
    Au ministre de l'immigration, on refuse de lier la protestation 
    cette politique du chiffre : "Il y a ni plus ni moins d'abus que les
    mois prcdents, tous les trangers en situation irrgulire ont
    vocation  retourner dans leur pays."
 
<article-nb="2008/01/01/19-4">
