<FILE-date="2008/01/01/19">
<article-nb="2008/01/01/19-1">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Un document confidentiel, que s&#38;#39;est procur &#38;#34;Le Monde&#38;#34;, trace les contours du dsastre entran par le scrutin du 27 dcembre, qui vient de plonger le Kenya dans une vague de violences.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">   
    U n document confidentiel de sept pages, que s'est procur Le Monde,
    trace les contours du dsastre entran par le scrutin du 27 dcembre
    2007, qui vient de plonger le Kenya dans une vague de violences. Le
    texte recense les irrgularits constates par les observateurs des
    partis. Il a t annot par un participant lors d'une runion discrte
    rassemblant des partis en lice. Cette runion s'est tenue au cours de
    la nuit du samedi 29 au dimanche 30 dcembre, celle prcdant l'annonce
    des rsultats de la prsidentielle.
 
 
 
 
           Au moins 15 personnes brles vives dans un
    glise dans l'ouest du Kenya
 
 
 
    L'incendie criminel d'une glise dans laquelle s'taient rfugis
    plusieurs centaines de personnes cherchant  fuir les violences
    post-lectorales a fait entre quinze et trente morts  Eldoret, mardi
    1er janvier, selon les sources. "Une foule norme a attaqu l'glise",
    a expliqu un tmoin  l'agence AP, faisant tat "de 15  20 corps". Un
    commandant de police cit anonymement par l'AFP a quant  lui affirm
    qu'"au moins 30 personnes sont mortes brles". Eldoret est l'une des
    villes les plus touches par les meutes qui ont fait au moins 299
    morts depuis les lections gnrales contestes du 27 dcembre. (Avec
    AFP, Reuters et AP.)
 
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    M. Kibaki, lu en 2002 pour lutter contre la
    corruption
 
 
 
    Ministre depuis 1965, lu une premire fois prsident de la Rpublique
    en 2002, aprs deux checs successifs, le prsident Mwai Kibaki a fait
    campagne sur le thme de la continuit avec l'appui de la puissante
    Eglise catholique et des milieux d'affaires. Il a favoris le
    dveloppement conomique du Kenya grce  l'agriculture et au tourisme
    , mais dans un climat de corruption gnralis. Il avait pourtant fait
    de la lutte contre ce flau un thme central de sa campagne en 2002.
    Ag de 76 ans, dot d'une solide fortune mais d'une sant prcaire, le
    prsident Kibaki n'est pas rput tre un grand travailleur. Il a
    refus tout dbat  la tlvision avec son adversaire  la
    prsidentielle, Raila Odinga, son ancien alli en 2002.
 
                                                              
 
 
 
    Le bilan en est atterrant. Juxtaposes, les irrgularits dans le
    processus de dcompte dmontrent que l'tendue des fraudes est si vaste
    qu'elle remet en question le rsultat final. Les premiers rsultats
    partiels donnaient l'opposant Raila Odinga en tte, avec une avance
    atteignant,  un moment donn, un million de voix (sur 8 millions de
    votants). Au tout dernier moment, un revirement a subitement fait
    fondre cette avance.
 
    Sur un exemplaire de la liste complte des circonscriptions, un
    participant a recens tous les cas litigieux, assortis de commentaires.
    Dans plus de dix cas, les fonctionnaires chargs de l'acheminement des
    rsultats compils dans les circonscriptions ont purement et simplement
    disparu. Selon un participant anonyme  la runion inter-partis, ces
    reprsentants de la commission lectorale ont prfr s'enfuir plutt
    que de devoir signer, comme on le leur demandait depuis Nairobi, des
    bordereaux o les chiffres du parti du prsident Kibaki avaient t
    gonfls.
 
    Dans 88 circonscriptions (sur 210 au total), une anomalie entache le
    formulaire officiel recensant les rsultats de la circonscription. Soit
    ce document a disparu, soit il n'est pas sign, soit un exemplaire
    postrieur, non sign par les autorits comptentes, a t introduit 
    la dernire heure sous forme de photocopie ou de faux grossier.
 
    Dans une circonscription de la province centrale, bastion du prsident
    sortant, Mwai Kibaki, l'ensemble des bordereaux issus des diffrents
    bureaux de vote sont signs par la mme personne. A Kieni, dans la mme
    rgion, on enregistre une diffrence de 20000 voix entre le nombre de
    votants pour les lgislatives et pour la prsidentielle, cart
    irraliste tmoignant d'un "gonflage" du premier chiffre.
 
    Toujours dans cette rgion, un bureau de vote o taient enregistres
    1200 personnes est devenu, aprs l'adjonction d'un zro opportun, un
    bureau o 12000 personnes ont vot, de manire crasante en faveur du
    prsident Kibaki. Plusieurs dizaines de circonscriptions ont vu leurs
    chiffres gonfls jusqu' 70000 voix en plus entre le moment du dcompte
    en public, de la signature par tous les agents lectoraux et l'arrive
    de chiffres diffrents au centre national de dcompte.
 
    Les distorsions les plus patentes sont observes dans des
    circonscriptions aux rsultats favorables au prsident sortant mais le
    camp de l'opposition n'est pas pargn par les irrgularits graves.
    Dans l'ouest du pays, son bastion, les agents lectoraux du parti
    prsidentiel ont mis en vidence des cas de fraude avrs. Ils ne
    semblent pas,  la lecture du document synthtique, atteindre l'ampleur
    de ceux du camp prsidentiel.
 
    Au terme de cette nuit d'"audit", les participants se sont spars en
    semblant admettre que l'annonce de rsultats tait impossible en
    l'tat. C'est pourtant ce qui a t fait le lendemain. Le Kenya s'est
    embras.
 
 
<article-nb="2008/01/01/19-2">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  La guerre pour l&#38;#39;investiture rpublicaine dans l&#38;#39;Iowa, dont le caucus du 3 janvier est capital, fait rage entre les deux hommes. M. Huckabee, qui a effectu une perce inattendue, est en tte selon les derniers sondages.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">   
    L e candidat rpublicain Mike Huckabee a bien fait rire la presse
    rassemble un 31 dcembre 2007  Des Moines, dans l'Iowa, par moins 8
    degrs centigrades. "Je vais tenir une confrence de presse trs
    diffrente de celle que j'avais prvue", a-t-il commenc. Autour de
    lui, la pice tait dcore d'autocollants "Assez, c'est assez". M.
    Huckabee en avait assez des attaques "malhonntes" de son principal
    adversaire pour l'investiture rpublicaine, Mitt Romney.
 
 
    A l'approche du vote des militants, runis en caucus jeudi 3 janvier,
    jour du coup d'envoi des primaires dsignant les candidats 
    l'investiture des deux grands partis pour l'lection prsidentielle de
    novembre, M. Romney s'est mis  diffuser des publicits en noir et
    blanc. On y voit un bagnard qui sort de prison grce  M. Huckabee,
    l'homme qui a accord "1 033 grces et commutations de peine" lorsqu'il
    tait gouverneur de l'Arkansas.
 
    Les journalistes avaient t convis par M. Huckabee  voir le produit
    de sa colre : une publicit ngative qui allait montrer que M. Romney
    n'avait pas toujours t le pur et dur qu'il prtend. Un projecteur
    tait prt. M. Huckabee a pris l'air sombre de l'homme qui vient
    d'opter pour une dcision impopulaire. "J'ai dcid de retirer la
    publicit", a-t-il dit. Le candidat, un ancien pasteur baptiste, a
    expliqu qu'il avait choisi de ne pas succomber  la tentation de
    rendre coup pour coup. "Nous parlons souvent de changer le ton de la
    politique et puis nous faisons la mme chose, s'est-il justifi. Il
    n'est pas trop tard pour bien faire."
 
    ATTIRER LES MDIAS
 
    L-dessus, il a invit la presse  visionner cette publicit qu'il
    avait dcid de ne pas montrer. "Nous ne vous donnerons pas de copie.
    C'est votre seule chance de la voir", a-t-il averti. Le pasteur n'a pas
    la fortune de son adversaire. Il compense en attirant les mdias, en
    les invitant  aller avec lui chez le coiffeur, comme lundi, ou 
    l'couter jouer de la guitare avec son groupe de rock. Il a dmenti
    avoir essay de diffuser gratuitement son message. "J'espre que c'est
    une publicit que l'on ne verra pas dans l'Iowa", a-t-il rpt sous
    les exclamations mi-amuses, mi-indignes des journalistes...
 
    Entre Mike Huckabee et Mitt Romney, la guerre pour l'investiture
    rpublicaine fait rage dans l'Iowa. Le dernier sondage du quotidien
    local, le Des Moines Register, redonne  M. Huckabee une avance qu'il
    avait perdue dans le prcdent sondage... Pour M. Huckabee, qui a
    effectu une perce inattendue en quelques semaines, l'enjeu des caucus
    du 3 janvier est capital. Il doit montrer qu'il peut largir son
    audience au-del des chrtiens conservateurs. Pour M. Romney, c'est une
    tape qui doit l'amener  l'affrontement suivant, dans le New Hampshire
    contre le snateur John McCain, puis dans le Sud, contre Rudolph
    Giuliani, l'ancien maire de New York.
 
    LE BILAN DE GEORGE BUSH, UN TABOU
 
    Les deux rivaux de l'Iowa incarnent deux visages trs diffrents du
    Parti rpublicain. Mitt Romney, gouverneur, fils de gouverneur, issu
    d'une grande famille de mormons, est l'homme de l'establishment
    rpublicain. Il sduit particulirement les protestants des catgories
    suprieures. Mike Huckabee rassemble plutt dans la petite classe
    moyenne. "Les gens qui ont deux jobs, qui souffrent d'anxit
    conomique et aussi sociale car le taux de divorce dans ces catgories
    est deux fois plus lev que parmi les diplms d'tudes suprieures",
    indique le chroniqueur conservateur David Brooks.
 
    Les deux hommes ont aussi fait des choix diffrents sur l'un des tabous
    de la campagne rpublicaine : le bilan du prsident George Bush. M.
    Romney a choisi d'afficher son soutien  l'quipe au pouvoir. Il a reu
    le soutien tacite de la famille Bush et du pre de l'actuel prsident.
    M. Huckabee est le seul  avoir bris le silence qui convenait  la
    plupart des candidats (aucun d'entre eux ne souhaite l'intervention de
    M. Bush mais le prsident reste un formidable collecteur d'argent). Il
    a attaqu "l'arrogance" de la politique trangre de la Maison Blanche,
    ce qui lui a valu de se faire remettre  sa place par la secrtaire
    d'Etat, Condoleezza Rice.
 
    Pour l'ditorialiste de la droite classique George Will, M. Huckabee
    prsente un dfaut majeur pour le parti : il menace l'quilibre
    traditionnel des factions, en se montrant "activement hostile" aux
    prceptes rpublicains de gouvernement rduit et de "respect des
    marchs et du monde des affaires".
 
<article-nb="2008/01/01/19-3">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Pour aider ceux qui veulent renoncer au tabac, pharmaciens et mdecins proposent timbres cutans et inhalateurs. Efficacit compare des diffrents traitements, avis des spcialistes... et mthodes alternatives.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">   
    L 'interdiction de la cigarette dans tous les lieux accueillant du
    public devrait relancer chez certains l'envie d'arrter de fumer.
    Faut-il ou non dans ce cas prendre des mdicaments ? "Les traitements
    sont destins aux fumeurs qui montrent les signes d'une dpendance
    physique  la nicotine", rappelle Anne Borgne, tabacologue  l'hpital
    Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis).
 
 
    Pour ceux qui ne veulent pas consulter un mdecin, le pharmacien
    constitue un premier recours. "Nous pouvons valuer le degr de
    dpendance du fumeur grce  des tests, comme celui de Fagerstrm, et
    lui conseiller un traitement appropri", explique Philippe Besset, de
    la Fdration des syndicats pharmaceutiques de France. Des symptmes de
    manque, comme une humeur dpressive, l'insomnie, l'irritabilit,
    l'anxit, plaident galement en faveur d'une aide pharmacologique.
 
    Les traitements les plus accessibles sont les substituts nicotiniques
    en vente libre. Ils consistent  obtenir des concentrations sanguines
    de nicotine proches de celles observes chez le fumeur, soit en continu
    (avec les timbres cutans ou patchs), soit au coup par coup (avec les
    comprims, gommes et inhaleurs) et de les diminuer progressivement.
    "Leur avantage majeur est leur innocuit totale associe au fait qu'ils
    multiplient par deux les chances d'arrter de fumer", considre le
    docteur Borgne.
 
    Au bout d'un an, 18 % des patients qui ont pris un traitement de
    substitution nicotinique durant trois mois sont encore abstinents
    contre 10 % de ceux qui ont pris un traitement placebo (dnu de tout
    effet).
 
    En dehors d'une allergie au patch, rien  craindre donc si ce n'est un
    risque d'accoutumance aux gommes. "De 5  10 % des gens qui ont arrt
    de fumer ainsi vont devenir des utilisateurs chroniques", souligne le
    docteur Borgne, sans effet nocif sur leur sant.
 
    Avec les substituts nicotiniques, il faut plutt craindre le
    sous-dosage que le surdosage. Chez les fumeurs trs dpendants, deux
    timbres, dans un premier temps, sont parfois ncessaires. Patchs et
    formes orales de substitut nicotinique peuvent galement tre associs,
    les secondes prsentant l'avantage de grer, dans l'instant, des
    situations qui appellent la cigarette (repas avec des fumeurs par
    exemple).
 
    Dans tous les cas, le traitement sera d'autant plus efficace que le
    fumeur sera motiv et soutenu. "Le tabagisme est une toxicomanie  part
    entire qui a un retentissement sur l'quilibre mental et ncessite un
    accompagnement", explique le docteur Anne Castot, chef du dpartement
    de la gestion des risques des mdicaments  l'Agence franaise de
    scurit sanitaire des produits de sant (AFSSPS).
 
    Ainsi, ceux qui arrtent seuls prsentent des risques de prise de
    poids, de dpression ou de manque qui sont autant de motifs de rechute.
    Le soutien peut se limiter aux proches ou passer par le mdecin
    traitant, voire, pour les cas les plus difficiles, par un tabacologue.
    Parfois peut tre associ aux mdicaments d'aide au sevrage un
    traitement par antidpresseurs.
 
    RISQUE DE CONVULSION
 
    A ct des substituts nicotiniques, deux mdicaments font partie des
    traitements prescrits dans le sevrage tabagique. Le Zyban (bupropion)
    de GlaxoSmithKline est un psychotrope utilis comme antidpresseur aux
    Etats-Unis. Commercialis en 2001, il a t trs vite assez peu
    prescrit en raison de ses contre-indications (risque notamment de
    convulsions chez les patients ayant des antcdents). Il est un peu
    plus efficace que les timbres (49 % d'efficacit  l'arrt d'un
    traitement de neuf semaines contre 36 % pour le timbre et 23 % pour un
    placebo).
 
    L'arrive du Champix (varnicline), de Pfizer, en fvrier 2007, a
    lamin ses parts de march, tomb  1,3 % en novembre 2007 (en mois de
    traitement) contre plus d'un quart pour le Champix et pas loin des
    trois quarts pour les substituts nicotiniques.
 
    Au bout d'un an, l'efficacit du Champix (aprs trois mois de
    traitement) demeure de 21,1 % contre 16,4 % pour le Zyban et 8,4 % pour
    un placebo. Des essais cliniques sont en cours pour mesurer son
    efficacit, compare aux substituts nicotiniques. Il peut tre prescrit
    de trois  six mois.
 
    "Ses avantages rsident dans son efficacit et son utilisation
    pratique, explique le docteur Borgne. Ses inconvnients portent sur les
    effets indsirables." Prs de 30 % des patients souffrent de nauses
    pouvant, dans des cas rares, imposer l'arrt du traitement, moins de 10
    % d'insomnies, cphales, rves anormaux. Le Champix est cependant sous
    haute surveillance. L'AFFSAPS a signal des tentatives de suicide et
    des ides noires chez des patients, sans pouvoir, nanmoins, tablir de
    liens avec le traitement. "Ce mdicament n'est pas forcment prescrit
    dans de bonnes conditions, considre le docteur Borgne. Les mdecins
    doivent le rserver exclusivement aux gens qui ont une dpendance
    physique et les surveiller rgulirement."
 
    Reste un des obstacles majeurs des traitements contre la cigarette :
    ils ne sont pas rembourss, et leurs prix sont libres. En revanche, ils
    donnent droit, sous prescription mdicale,  un remboursement
    forfaitaire de 50 euros par an.
 
    Les prix des substituts nicotiniques varient du simple au double d'une
    pharmacie  l'autre. Patchs, gommes, comprims ou inhaleur : chaque
    officine va privilgier une marque sur laquelle elle proposera des prix
    plus intressants. Pour indication, le prix moyen constat en France du
    Nicopatch, des laboratoires Fabre (28 dispositifs transdermiques doss
     21 mg de nicotine), est de 51 euros, celui d'une bote de Niquitin de
    GlaxoSmithKline (72 comprims,  2 ou 4mg) est de 17,65 euros, soit 45
    euros par mois  raison de 6 comprims par jour.
 
    Le prix moyen du Champix est de l'ordre de 60 euros pour un mois de
    traitement, mais l encore avec des carts importants. Celui du Zyban
    est de 93 euros pour une bote de 60 comprims (soit un mois de
    traitement).
 
    En dehors des mdicaments, il existe des mthodes alternatives.
    L'acupuncture et l'homopathie ont t values, mais les rsultats
    contradictoires ne permettent pas d'en tirer des conclusions fiables.
    Quant  la msothrapie et  l'hypnose, les effets restent aussi sujets
     caution.
 
<article-nb="2008/01/01/19-4">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Les chercheurs ont &#38;#34;saut&#38;#34; la mutation gntique responsable de cette grave maladie et provoqu la production de la protine jusqu&#38;#39;alors absente chez les quatre patients participants  cet essai dit de phase 1.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">   
    L a premire tape d'une nouvelle approche pour traiter la myopathie de
    Duchenne, actuellement incurable, vient d'tre valide par un essai dit
    de phase 1. Mene par la socit de biotechnologie Prosensa et le
    centre mdical de l'universit nerlandaise de Leyde, cette tude a t
    publie, jeudi 27 dcembre 2007, dans le New England Journal of
    Medicine. Elle a t finance par l'Association franaise contre les
    myopathies (AFM), grce au Tlthon. Les chercheurs ont "saut" la
    mutation gntique responsable de cette grave maladie et provoqu la
    production de la protine jusqu'alors absente chez les quatre patients
    participants.
 
 
    Ne touchant que les garons - les filles peuvent cependant transmettre
    la maladie  leurs enfants -, la dystrophie musculaire de Duchenne est
    une myopathie qui affecte prs d'un nouveau-n sur 3 500. Elle se
    traduit par un affaiblissement progressif de la force des muscles
    squelettiques, une atteinte du muscle cardiaque et une insuffisance
    respiratoire. Des atteintes crbrales sont galement possibles. Elle
    aboutit presque inluctablement  confiner les enfants dans un fauteuil
    roulant vers l'ge de 12 ans. Les progrs de la prise en charge ont
    permis de prolonger leur vie jusqu' un ge pouvant aller de 25  35
    ans.
 
    La myopathie de Duchenne rsulte d'une mutation d'un gne qui code
    normalement la production d'une protine appele dystrophine,
    indispensable  l'intgrit des cellules musculaires. Cette mutation
    empche la synthse de la protine. Des altrations moins importantes
    aboutissent  une forme attnue de myopathie, avec une production de
    dystrophine seulement tronque. Ce constat a fait natre l'ide
    d'orienter la maladie vers sa forme la moins svre.
 
    La mutation gntique en cause affecte une portion codante de l'ADN,
    appele exon. L'exon mut se retrouve dans l'ARN, support gntique de
    la synthse des protines, model sur l'ADN. Gert-Jan van Ommen et ses
    collgues de l'universit de Leyde ont eu recours au "saut d'exon" :
    cette technique fait appel  des morceaux d'ADN synthtiss en
    laboratoire, les "oligonuclides antisens", qui se collent comme du
    ruban adhsif  l'ARN, au niveau de la mutation. L'exon dfectueux est
    ainsi mis hors circuit.
 
    L'essai prsent est destin  valider la faisabilit de la
    thrapeutique et  s'assurer de sa bonne tolrance. Il portait sur
    quatre enfants de 10  13 ans, atteints de la myopathie de Duchenne et
    ne prsentant aucun signe de production de dystrophine. Les chercheurs
    leur ont inject par voie intramusculaire, dans la jambe, un compos
    synthtique antisens.Un prlvement de cellules musculaires a t
    effectu 28 jours aprs cette injection.
 
    Des fibres musculaires porteuses de dystrophine ont t retrouves dans
    les diffrents prlvements effectus, ce qui "indique une dispersion
    du compos dans la zone injecte", notent les auteurs. Les niveaux de
    dystrophine retrouvs allaient de 3 %  12 % de ceux de fibres
    musculaires normales. "la restauration de la production de dystrophine
    tait limite  la zone traite et il n'y a pas eu d'amlioration du
    muscle entier", prcise l'article. les effets indsirables ont t
    ngligeables.
 
    D'autres essais sont en prparation, afin de poursuivre la validation
    de cette approche. Une quipe franco-italienne a rcemment utilis la
    technique du saut d'exon pour corriger la mutation dans des cellules
    souches humaines, injectes ensuite dans des souris modles de la
    myopathie de duchenne (Le Monde du 14 dcembre). Les performances
    musculaires des souris en ont t amliores.
 
<article-nb="2008/01/01/19-5">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Le juriste belge est devenu procureur du Tribunal pnal international pour l&#38;#39;ex-Yougoslavie (TPIY) le 1er janvier. La promotion fulgurante de ce spcialiste du droit international a provoqu de vives ractions.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">   
    L e procureur aspire dsormais  des joies simples : cuisiner chez lui,
    sortir entre amis, faire un footing sans se soucier des snipers... Non
    pas que son nouveau poste,  la tte du Tribunal pnal international
    pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), soit sans danger. Serge Brammertz a pour
    mission de traduire en justice Radovan Karadzic et Ratko Mladic, deux
    fugitifs serbes accuss de gnocide. Les gardes du corps, il s'y est
    rsign, feront toujours partie de son quotidien. Mais compare aux
    deux annes qu'il vient de passer au Liban, la fonction exsude un
    parfum de normalit.
 
 
 
 
           PARCOURS
 
 
 
    1962
 
    Naissance  Eupen
 
    (Belgique).
 
    1985
 
    Licence de droit
 
     l'universit
 
    de Louvain-la-Neuve.
 
    2002
 
    Procureur fdral
 
    du Royaume de Belgique.
 
    2003
 
    Procureur adjoint, charg des enqutes,  la Cour pnale
    internationale.
 
    2006
 
    Dirige la commission d'enqute sur
 
    l'assassinat de Rafic Hariri.
 
    2008
 
    Procureur du Tribunal pnal international pour l'ex-Yougoslavie.
 
                                                              
 
 
 
    Retranch, prs de Beyrouth, dans un htel mdiocre transform en
    forteresse, Serge Brammertz a dirig, de janvier 2006  dcembre 2007,
    la commission d'enqute internationale charge d'lucider l'assassinat
    de l'ancien premier ministre, Rafic Hariri, et les attentats qui ont
    ensanglant le pays depuis. Sur les bords de la Mditerrane, sous la
    protection tatillonne de centaines de militaires, le magistrat belge,
    g de 45 ans, a got  une forme de vie carcrale. Le paradoxe le
    fait sourire, lui qui s'est surnomm "le prisonnier de Monteverde", du
    nom de l'tablissement o il a travaill, mang et dormi durant prs de
    700 jours.
 
    Serge Brammertz n'ignorait pas qu'il serait un homme  abattre pour les
    tueurs qui terrorisent le Liban. Mais Kofi Annan l'avait convaincu de
    quitter un prestigieux poste de procureur adjoint  la Cour pnale
    internationale (CPI), dans la paisible ville de La Haye. "Je me suis
    dit que si moi, non mari, sans enfants, je refusais ce genre de job,
    qui le ferait ?" L'arrive au Liban est un choc : les cohortes de
    journalistes, les convois blinds - le sien et les autres - censs
    faire diversion. Son prdcesseur, l'Allemand Detlev Mehlis, avait trs
    publiquement mis en cause des responsables des services syriens et
    libanais. Mais Serge Brammertz constate que le dossier est maigre.
 
    Juriste mthodique et minutieux, Serge Brammertz procde  un
    changement de style radical. La presse et le Conseil de scurit ne
    sauront plus rien de l'enqute, tant, dit-il, pour viter de "donner un
    avantage  l'adversaire" que pour ne pas "crer un risque pour ceux qui
    cooprent". Son objectif est de ficeler un dossier qui tienne devant un
    tribunal international, notamment en respectant la prsomption
    d'innocence. "Les personnes qui sont vises ont aussi des droits."
 
    Le procureur, qui,  l'ge de 16 ans, voulait devenir policier,
    s'attache  tablir les faits. Un an aprs l'attentat contre Rafic
    Hariri, une tente est jete sur la scne du crime, qu'il dcide de
    "repasser au peigne fin". En creusant 1 mtre sous le cratre de
    l'explosion, son quipe retrouve une bote de vitesses et tablit que
    la bombe n'avait pas t enterre sous la chausse, mais avait bien t
    place dans un vhicule pig. En "soulevant chaque pierre", il
    retrouve des fragments humains, des cheveux, des os, des dents, autant
    de "cartes de visite" qui lui permettent d'baucher un portrait du
    kamikaze.
 
    Peru comme un technicien, respectueux de ses interlocuteurs, le
    procureur normalise les relations de la commission avec les autorits
    syriennes. "Il tait important que la manire dont nous travaillions
    ft respecte par tout le monde." Cela lui permet d'enquter en Syrie,
    o il s'entretiendra avec le prsident Bachar Al-Assad. Pour sa
    premire visite dans l'ancienne puissance tutlaire, l'arme libanaise
    l'escorte jusqu' la frontire dans un convoi tapageur d'une vingtaine
    de vhicules et deux hlicoptres. Le discret magistrat, adepte des
    voitures banalises, est furieux, se souvient un collaborateur.
    L'enqute est complexe. Il faut lier les auteurs  la scne du crime,
    les commanditaires aux auteurs.
 
    Serge Brammertz se dbat avec la bureaucratie onusienne pour recruter
    son quipe. Selon des proches, c'est un patron "accessible,
    consciencieux, travailleur, dou", qui retourne au bureau aprs dner
    et y reste jusqu' minuit. Mais il est aussi "exigeant, strict, sr de
    lui" ou "jaloux de son pouvoir, plus flic que juge". Pour l'quipe qui
    vit  Monteverde, en quasi-rsidence surveille, les conditions sont
    difficiles. Certains craquent.
 
    Ct vie prive, c'est le dsert. S'il dne dans un restaurant, des
    tireurs d'lite sont posts sur les toits, des agents dans la cuisine
    et des soldats  l'entre. On lui reproche de snober les mondanits
    libanaises, mais il pense que sa libert est  ce prix. Il concde tre
    devenu "un peu asocial", mais assure "qu'on s'habitue" et que personne
    ne l'a forc. Les dsagrments "sont largement compenss par le dfi"
    et le sentiment d'tre utile.
 
    Deux ans de ce rgime usent un homme, et lorsque le bon soldat
    Brammertz demande  prendre la relve de Carla Del Ponte au TPIY, le
    secrtaire gnral de l'ONU, Ban Ki-moon, et le Conseil de scurit lui
    confient le poste. Au tribunal, une partie des personnels a fait
    campagne en faveur de l'adjoint de M^me Del Ponte, l'Amricain David
    Tolbert. Ils souponnent le Belge d'tre proche des grandes puissances
    qui pressent le coteux tribunal de clore ses travaux.
 
    Si Serge Brammertz a conserv de nombreux amis rencontrs dans les
    postes qu'il a occups, il a aussi ses dtracteurs, au rang desquels
    figure son ancien patron, le procureur de la CPI, Louis Moreno-Ocampo.
    Les deux hommes se sont livr une lutte fratricide dont aucun n'est
    sorti grandi.
 
    Dans le petit monde de la justice internationale, Serge Brammertz jouit
    du respect de ses pairs, mais on lui reproche parfois d'tre m par une
    ambition dvorante qui le fait grimper un peu vite de poste en poste,
    sans toujours finir ce qu'il a commenc. Certains voient en lui un
    "technocrate de la justice", efficace et comptent. Pas plus. Lui
    revendique cette approche modeste du mtier. N d'un pre menuisier et
    d'une mre au foyer, dans une famille nombreuse d'Eupen, dans la
    Belgique germanophone, il ne se pose pas en justicier et ne se drape
    pas dans son indpendance. "Il ne faut jamais s'identifier
    personnellement  une enqute."
 
    Serge Brammertz a-t-il quitt le Liban avec le sentiment d'avoir
    lucid le crime ? "Ce n'est pas si simple, c'est comme un puzzle avec
    beaucoup de pices, et j'ai un avis sur certaines pices", nuance-t-il.
    Il assure toutefois tre plus optimiste, car "certaines pistes, si
    elles se confirment, peuvent faire avancer considrablement l'enqute".
    Le procureur n'a certes pas men cette mission  son terme. Mais y
    avoir survcu est dj une victoire.
 
 
<article-nb="2008/01/01/19-6">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  En prennant le relais du Portugal  la tte de l&#38;#39;Union europenne, mardi, la Slovnie est devenue le premier ancien pays du bloc communiste, ainsi que le premier nouveau membre,  prsider l&#38;#39;UE.-
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">   
    E n prennant le relais du Portugal  la tte de l'Union europenne,
    mardi 1er janvier, la Slovnie est devenue le premier nouveau membre 
    prsider l'UE. Pendant les six mois pendant lesquels elle dirigera les
    destines de l'Union, Ljubljana entend en priorit s'occuper de la
    situation dans les Balkans, et notamment de l'indpendance du Kosovo,
    ainsi que d'une ratification rapide du trait de Lisbonne.
 
 
    "La prsidence de l'UE se dplace de l'Atlantique vers la mer
    Mditerrane, vers la cte Adriatique de la Slovnie, de l'ouest vers
     l'est", a dclar le ministre des affaires trangres slovne,
    Dimitrij Rupel, lors de la prise en charge officielle de la prsidence.
    "Devant   nous se prsente un dfi majeur, l'un des plus grands de ceux
    auxquels   la Slovnie a t confronte depuis son accession 
    l'indpendance", en 1991, a prcis le premier ministre, Janez Jansa.
 
    Pour le secrtaire d'Etat aux affaires europennes, Janez Lenarcic, le
    but sera galement d'"acclrer le processus d'adhsion"  l'UE de
    toutes les anciennes rpubliques yougoslaves : "Nous   ne demandons pas
    un rabotage des critres d'adhsion, mais nous   souhaitons que
    l'Europe soit plus volontariste dans l'assistance  ces   pays et ne se
    contente pas d'attendre passivement".
 
    Cependant, la Slovnie, qui n'a adhr qu'en 2004 et est membre de la
    zone euro depuis le 1^er janvier 2007, sait que sa marge de manuvre
    sera limite. Le calendrier dont elle a hrit est prtabli, et
    Ljubljana sera suivi au second semestre   par un poids lourd de l'UE,
    la France. "C'est une conscration pour un pays qui n'tait pas encore
      indpendant il y a dix-sept ans et qui, depuis, a russi sa
    dmocratisation   et son intgration a l'UE", veut quand mme croire M.
    Lenarcic, qui espre que son pays sera capable de relever "cet norme
    dfi".
 
<article-nb="2008/01/01/19-7">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Au moins trente personnes ont t tues et trente-huit autres blesss, mardi,  Bagdad, lorsqu&#38;#39;un kamikaze s&#38;#39;est fait exploser au milieu d&#38;#39;une foule assistant  des funrailles. Il s&#38;#39;agit de l&#38;#39;attentat le plus meurtrier depuis cinq mois dans la capitale irakienne
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">   
    A u moins trente personnes ont t tues et trente-huit autres blesss,
    mardi 1^er janvier  Bagdad, lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser au
    milieu d'une foule assistant  des funrailles, selon un bilan tabli
    par les autorits.
 
    L'attentat, le plus meurtrier  frapper depuis cinq mois la  capitale,
    a eu lieu dans le quartier de Zayouna lors des obsques d'un ancien
    officier chiite de l'arme. Selon la police, l'ancien officier avait
    succomb  des blessures subies dans un attentat  la voiture pige le
    28 dcembre dans un quartier majoritairement chiite de la capitale.
 
 
    Les attentats restent frquents  Bagdad, mme si les violences y ont
    considrablement diminu ces derniers mois grce notamment  un renfort
    de troupes   amricaines et  une accalmie dans les violences
    confessionnelles entre   sunnites et chiites. L'arme amricaine et les
    autorits irakiennes affirment que les   attaques ont diminu de 62 %
    depuis le mois de juin, en particulier  Bagdad, o   les forces
    amricaines ont lanc une vaste offensive en fvrier 2007.
 
    Au moins 568 Irakiens - civils, miliciens, policiers et soldats - ont
    t tus en dcembre dans des attaques et attentats, soit le bilan le
    plus bas depuis le mois de fvrier 2006, selon les chiffres obtenus par
    l'AFP auprs de trois ministres irakiens.
 
<article-nb="2008/01/01/19-8">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Une ressortissante franaise a t tue et une autre grivement blesse, lundi, quand le vhicule dans lequel elles circulaient a t mitraill, selon la police locale.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">   
    U ne ressortissante franaise travaillant pour l'ONG Action contre la
    faim a t tue et une autre a t grivement blesse par balle au
    Burundi, lundi 31 dcembre, selon un porte-parole de la police locale.
    "Trois Franaises travaillant pour Action contre la faim taient en
    train de reconduire deux collgues burundaises au chef-lieu de la
    province de Ruyigi ( l'est de la capitale Bujumbura) ; tout  coup un
    homme a surgi et mitraill leur vhicule, blessant deux Franaises
    parmi ces expatries", a dclar un porte-parole de la police
    burundaise, ajoutant qu'"une des deux jeunes femmes a succomb  ses
    blessures. La deuxime blesse a t transfre de Gitega (dans le
    centre du pays)  Bujumbura ce matin".
 
 
    Sur son site, Action contre la faim confirme qu'une psychologue
    d'une trentaine d'annes travaillant pour l'ONG "est dcde de la
    suite de ses blessures  l'arrive  l'hpital de Gitega". "On n'avait
    aucune indication de problmes de scurit dans cette rgion",   a
    dclar sur l'antenne de LCI Franois Danel, directeur gnral
    d'Aaction contre la faim, soulignant qu'il ne s'agissait apparemment
    pas d'un crime crapuleux.
 
    Les autorits burundaises n'taient pas en mesure de donner davantage
    de dtails sur l'affaire, mardi, affirmant qu'"une enqute est en cours
    pour identifier et retrouver cet assassin".
 
 
<article-nb="2008/01/01/19-9">
<filnamedate="20080101"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080101"><AAMMJJHH="2008010119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9">  Retrouvez l'ensemble des d&#233;p&#234;ches sur http://www.lemonde.fr
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9">   
 
 
 
<article-nb="2008/01/01/19-10">
<article-nb="2008/01/01/19-11">
<article-nb="2008/01/01/19-12">
